#Football – D2F/ O.Cordier : «Je pense qu’on peut aller loin!»

Aujourd’hui, il y a un déplacement périlleux pour l’ASPTT Football de l’Albigeois, à Evian-Thonon Gaillard Grand Genève, une équipe de grande valeur et de base de la D2 féminine et qui a de grosses ambitions pour cette saison. Pour nous en parler, nous sommes allés à la rencontre d’Ophélie Cordier, la  » couteau suisse  » de l’ASPTT FA. Joueuse polyvalente qui peut jouer en défense centrale, milieu défensif, ou encore N°10, l’ex messine est devenue en à peine une saison une taulière du vestiaire rouge et jaune. Ophélie Cordier s’est donc projeté avec ambition sur ce déplacement en terre frontalière mais nous a aussi débriefé la défaite 3 à 0  face à Saint-Etienne lors de la 3eme journée, qui laisse des regrets aux albigeoise. Focus sur une battante qui espère faire perdurer avec ses coéquipières sur le pré , la dynamique positive du début de saison (2 victoires et une défaite) et vivre une belle aventure humaine et sportive.

 

Ophelie, on va revenir sur ce match face à Saint-Etienne, un match entre cadors du groupe B. Vous étiez trois équipes avec deux victoires en deux matches, Rodez, Saint-Etienne et l’ASPTT Football de l’Albigeois. Cela faisait longtemps à l’ASPTT que l’on n’avait pas préparé un match dans la peau d’un cador du trio de tête de D2F ? 

 

Oui, cela faisait longtemps que l’on n’avait pas préparé un match en étant dans le Top 3 du classement mais c’est le début de la saison et rien n’est encore joué. 

 

Et puis, ça doit faire du bien d’être dans le Top 3 et de préparer le match dans ces conditions-là ? Parce-que, l’année dernière, ça a quand même été une saison assez galère avec une course pour le maintien

 

Oui, après les deux premiers matches, nous avions 0 point, et là, nous en avons 6. 

 

Ce match contre Saint-Etienne a tenu son rang puisque d’entrée, on a vu un gros impact physique des deux équipes, ça a même été assez tendu avec un carton jaune pour Manon Cazes et un carton rouge sur Marion Moura, j’espère que tu nous donneras d’ailleurs quelques nouvelles rassurantes de Marion qui s’est fait littéralement découpée par Dali. A Saint-Etienne, ils ont dit que le rouge valait plutôt un jaune mais, tu nous confirmes que ça valait bien un rouge ? Et, comment avez-vous abordé cette supériorité numérique ?

 

Je pense que le rouge est mérité même si on voit que l’arbitre semble un peu regretter de l’avoir mis. La fille ne le fait pas exprès mais quand on voit la blessure de Marion, le rouge était mérité. 

 

Quand vous avez-vu que les Stéphanoises allaient évoluer à 10 contre 11 pendant les 4/5e de la rencontre, est-ce que vous vous êtes dits  » on tient le bon bout, il y a vraiment moyen d’aller faire un gros coup sur cette 3e journée  » ? 

 

Moi, je pense que nous avons mal géré la supériorité numérique parce-que, vu le résultat du match, il est sûr que nous n’avons pas su prendre le dessus quand nous en avons eu l’occasion. On aurait dû concrétiser et là, je pense que ça n’aurait pas été le même match et c’est ce qui, pour moi, nous a fait défaut. 

 

Ce qui a été assez frappant, c’est que jusqu’à la fin de la 1ère mi-temps, vous avez un peu bougé cette équipe de Saint-Etienne et, en revenant des vestiaires, on a eu l’impression que vous baissiez un peu de pied. C’était physiquement ou psychologiquement ? 

 

Ca a peut-être été physiquement mais, pour moi, c’est plus psychologiquement. En fait, nous sommes revenues avec la même optique qu’elles à la mi-temps, celle de gagner mais je pense que nous avons été trop  » mignonnes  » dans les duels quand nous sommes revenues alors qu’elles, mignonnes, elles ne l’étaient vraiment pas. 

 

Cette équipe de Saint-Etienne est quand même un véritable rouleau compresseur ? 

 

Saint-Etienne a toujours été une belle équipe mais je pense que, sur ce match, nous avions un gros coup à jouer. Psychologiquement, avant le match, nous étions prêtes à subir les impacts et à être intelligentes en 1ère mi-temps. Et après ce qui nous permet d’être en supériorité numérique, on n’a pas le droit de craquer à la 70e comme on l’a fait. On s’est créé des occasions pour tuer le match, on n’a pas réussi mais on a perdu une bataille, on n’a pas perdu la guerre, c’est comme ça. 

 

Il y a aussi l’entrée d’Ufren et de Galo qui a été déterminante. Ufren a fait un bijou de coup-franc, c’est quelque chose que tu connais, mais celui-ci, il est  » mignon  » comme tu dirais et pour reprendre ton langage. Ça a été un coup de poignard dans le dos ? 

 

En plus, psychologiquement, il nous a mis un coup son coup-franc ! Il y a 0-0 à la 70e, on prend un coup-franc et avec ce but, je pense que ça devient compliqué dans les têtes et en plus, nous n’avons pas su réagir de la bonne manière. Je pense qu’il faut qu’on continue à grandir mentalement pour éviter ce genre de situation. Après, on ne va pas se le cacher, Saint-Etienne avait la possession de balle et, comme je l’ai dit, elles sont rentrées sur le terrain avec l’envie de gagner comme nous sauf que nous, nous étions beaucoup trop  » mignonnes « . 

 

Quand vous vous êtes revues en début de semaine avec les filles, vous ne vous êtes pas dit entre vous  » mince, on est peut-être passé à côté de quelque chose de très, très beau  » ? 

 

Oui, on en a parlé et on s’est dit qu’on était passé à côté d’un gros coup. Dans nos têtes, on était en fait déjà dans l’optique d’aller gagner à Evian. On s’est dit que oui, nous avions perdu un match mais qu’il en restait plein derrière et que nous avons encore beaucoup de points à aller chercher. On ne s’est pas éternisé sur ce match. 

 

Justement, comment s’est passée cette semaine de travail ? Déterminée, avec cet objectif, ce focus vers Evian et ses terres frontalières ? 

 

Tout s’est bien passé, on travaille, il faut continuer à travailler pour aller chercher tous les automatismes possibles. On essaye de se créer le plus d’occasions possibles et de les concrétiser pour nous permettre de prendre l’avantage sur de gros matches comme contre Saint-Etienne. Après, nous sommes revenues sur ce match mais, dans nos têtes, nous en étions déjà au suivant et comme je l’ai dit, on se focalise vraiment sur Evian, là, maintenant et on se focalisera match après match. 

 

Les coaches et le staff vous ont fixé un nouvel objectif, essayer de ne rester pas loin de ce trio de tête et de continuer à avoir de l’ambition à l’ASPTT ? 

 

Des nouveaux objectifs, non, pourquoi faire ? Je pense que nous avons toujours le même objectif, celui de gagner le plus de matches possibles et d’avoir toujours l’envie de gagner, qu’importe le match, l’adversaire et le classement. Il y a eu une remobilisation, ça s’est fait en équipe, ça n’est qu’un match, il y en aura plein derrière et on aura encore l’occasion de rencontrer Saint-Etienne. Mais avant ça, il y a plein de points à aller chercher, à commencer par Evian. On sait certainement qu’en plus, c’est le tournant de la saison pour savoir un peu où on va aller, notre niveau et je pense que là, c’est un gros match qui nous attend. 

 

Parle-nous un peu de cette équipe d’Evian, de ta vision sur cette équipe qui est depuis des années en D2F. C’est une équipe de base, qui fait partie du terre-terre de la D2F ? 

 

Oui, en plus, ils ont bien recruté à l’intersaison. L’analyse de l’adversaire ne s’est pas encore faite et, pour le moment, nous ne sommes pas dans l’optique de savoir quelle fille on a en face. Elles ont deux bras et deux jambes comme nous donc, la balle est dans les deux camps. A nous d’arriver déterminées pour aller chercher les trois points. 

 

On a vraiment l’impression que ce groupe vit bien et que ça vous a fait du bien d’enchaîner ces deux victoires à Nîmes et au Puy en Velay, de re-goûter à cette saveur et de repartir d’un nouveau pied après une saison, l’année dernière, qui était compliquée et qui, en plus, ne s’est jamais terminée ? 

 

Oui, le groupe vit vraiment très bien. Je pense que, même si on perd comme là, face à Saint-Etienne, on arrive à se ressaisir et on est toutes ensemble. Il n’y a pas de groupe, il n’y a pas de clan, il n’y a pas de clash, c’est le foot, si on doit se dire merde, on se dira merde. Mais franchement, on a une belle mentalité cette année, je pense qu’on peut aller loin et il faut que l’on arrive à concrétiser tout ça. 

 

Ca fait à peine un an que tu es à l’ASPTT mais on a déjà l’impression que tu es une taulière ? 

 

Oui, je me suis bien intégrée l’année dernière donc, il était sûr que j’allais continuer sur ce chemin-là (rires). 

 

On te souhaite le meilleur pour ce match aujourd’hui, à toi et à tes coéquipières, en espérant que vous rameniez une victoire dans le Tarn ou au moins un point

 

Merci mais j’espère quand même une victoire (rires)

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-2-octobre-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw d’ Ophélie Cordier, lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges  » du 2 octobre 2020

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