#SportStory – Rugby / Un homme, un match (L.Subra) : Albi Vs Dax.

Nous avons accueilli dans l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges » du 2 octobre 2020, Lilian Subra, ancien de l’epoque Pro D2 en albigeois et acteur de la montée historique en Top 14. Voyage via notre consultant Didier Revellat et l’ex 3/4 centre du SCA, au cœur de joutes d’antan entre landais et Tarnais.

Un match à suivre en direct des 18h45 sur « Le #MagSport – RadioAlbiges »

 

 

Ce soir, à 19h au Stadium, les jaunes et noirs reçoivent Dax, nos chers amis landais qui nous ont fait des misères à plusieurs reprises mais à qui nous en avons fait aussi. Peut-être que les lecteurs auraient aimé que l’on parle de la mythique finale de 2006 mais nous avons plutôt choisi de parler du dernier match de Pro D2, le 18 Mai 2003 où Albi avait écrasé Dax 50 à 24 dans un match sans enjeu. Est-ce que tu te rappelles de ce match ? 

 

Oui, je m’en rappelle. C’était une bonne prestation, nous avions fini sur une belle victoire et sur un maintien en Pro D2. C’est un très bon souvenir. 

 

Il faut dire que vous aviez perdu le match aller par 40 points d’écart. La progression sur cette année avait quand même été énorme ? 

 

Oui, c’était une saison charnière, la première en Pro D2, il fallait absolument se maintenir et ça n’avait pas été facile. On conclut le dernier match en marquant 50 points contre Dax, une belle fin de saison. 

 

Pour rappeler cette saison, qui se jouait sur 30 matches comme actuellement, vous terminez avec 10 victoires pour 20 défaites. Vous aviez certes 5 points d’avance sur Marmande mais vous avez vraiment fini sur le fil du rasoir. Comment avez-vous vécu toute cette saison ? 

 

C’était une saison charnière, quand on fait une montée, la première année est toujours difficile. Il faut s’adapter au niveau, construire une équipe et un groupe. Il est certain que nous avions eu peu de victoires mais le plus important était le maintien et nous avons réussi à le faire. 

 

Pour revenir sur ce match contre Dax, La Dépêche titrait  » Albi finit en fanfare « . Il y a quand même eu 8 essais, je pense que c’est le seul match de cette saison où il y en a eu autant, et à l’époque, les spécialistes disaient  » il faut un gros pack, un N°10 et ça avance « . Là, on avait quand même vu la progression des Albigeois, ce qu’Éric Béchu avait d’ailleurs souligné dans ces commentaires d’après-match. Vous, les lignes arrières, vous aviez été à la fête ? 

 

C’est vrai qu’on a souvent catalogué Albi par un gros pack d’avants et un gros 10 mais on avait quand même une belle ligne de 3/4. Il y a avait Patrice Serre, Lilian Andrieu, en 10, c’était Patrice Giry, Thomas Sanchou au centre, nous avions une bonne petite équipe de 3/4. Et notamment sur ce match de fin de saison, nous avions réussi à bien nous trouver et à pratiquer un beau jeu. 

 

On rajoutera également Durand à l’aile. Sur cette rencontre contre Dax, tu ne marques pas d’essai au contraire de Liilian Andrieu qui jouait son dernier match sous les couleurs jaunes et noires pour raisons professionnelles. Est-ce que tu t’en rappelles ? 

 

Oui, je m’en rappelle. Nous avions à cœur de bien finir cette saison notamment pour faire honneur à Lilian Andrieu qui était quand même un cadre majeur du club où il avait longtemps joué. C’était une belle manière de lui rendre hommage en marquant un essai pour son dernier match. 

 

Cela fait déjà 17 ans que ce match s’est joué. On va faire un rapide aparté sur la finale Albi / Dax de 2006, tu n’étais pas titulaire mais tu rentres à 63e minute quand Frédéric Manca marque la pénalité qui porte le score à 12 à 3. Vous prenez un essai dans les 5 minutes qui suivent et ensuite, c’est défense à outrance. Tu as des souvenirs de ces instants ? 

 

Ça aussi, c’est un très, très bon souvenir. C’était quand même un match difficile, il faisait chaud, il y avait du monde, c’était en fin de saison. Mais nous avons tenu jusqu’à la fin du match pour accéder en Top 14, cette finale contre Dax est un super souvenir. 

 

On va balayer ta carrière : tu as été à Saint-Gaudens puis Narbonne avant d’arriver en 2002 dans les valises de Sébastien Pagès. Saint-Gaudens et Narbonne sont également de bons souvenirs ? 

 

En fait, Eric Béchu avait été mon premier entraîneur de rugby à Saint-Gaudens, en mini-poussins. C’est en effet par l’intermédiaire de Sébastien Pagès qu’il m’a recruté à Albi. 

 

Tu es ensuite parti joué à Limoges ? 

 

J’ai joué un an à Limoges avant de me blesser et j’ai entraîné un an au club. Malheureusement, on perd en 1/4 de finale contre Carcassonne pour la montée en Pro D2 et ma carrière d’entraîneur s’est arrêtée là, ce fut assez rapide (rires). 

 

Tu n’as pas poursuivi par choix ou par manque de clubs qui te voulaient ? 

 

J’avais besoin de couper avec le rugby, de faire une pause, mentalement, j’avais besoin de couper. 

 

C’est vrai qu’en parallèle, tu avais fait tes armes en tant qu’éducateur au Sporting Club Albigeois, je me rappelle qui tu es resté un petit moment avec l’école de rugby. Au niveau des joueurs, certains étaient pluriactifs et d’autres versés sur l’école de rugby pour apprendre aux jeunes ? 

 

C’était une volonté d’Éric Béchu que nous soyions vraiment impliqués au club, qu’on s’en imprègne. Par rapport à l’école de rugby, il fallait que le message passe de l’équipe première aux poussins et que les joueurs s’investissent dans la vie du club. On le faisait avec plaisir, on se régalait. 

 

Vous deviez surtout avoir des enfants avec les yeux qui pétillaient parce-que c’était inédit à Albi dans un statut quasiment professionnel ? 

 

Ah oui, tous les jeunes étaient contents. 

 

Tu n’es pas si ancien que ça mais aujourd’hui, le rugby est un peu derrière toi, au moins en tant que joueur. Qu’est-ce que tu deviens ? 

 

Maintenant, je suis à Pas de la Casa, en Andorre dans la restauration, à la montagne. 

 

Tu ne fais pas un peu de ski tant que tu y es ? 

 

Je marche beaucoup en montagne, je fais du snowboard et je viens de trouver les premiers cèpes. 

 

Tu vas les mettre au menu de ton restaurant ? 

 

C’est une pizzeria-brasserie au pied des pistes où on mange bien et on boit bien (rires). 

 

On va dire à tous les supporters albigeois et aux autres qu’ils peuvent venir te faire un petit coucou quand ils viendront se ravitailler

 

On les accueillera avec plaisir à la pizzeria Di Roma

 

On te remercie pour avoir un peu évoqué le passé avec nous et tu reviendras peut-être un jour au Stadium voir les jeunes

 

Si je peux le faire, je le ferai avec plaisir

Propos recueillis par Didier Revellat

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-2-octobre-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Lilian Subra lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges  » du 2 octobre 2020

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s