#Rugby – Nationale / JH.Tubert (Bourgoin) : «On espère accrocher cette équipe d’Albi!»

En Berjallie, le coach du CSBJ, Jean-Henri Tubert, prépare avec humilité et respect de l’adversaire ce choc face au Sporting Club Albigeois. Après s’être dépêtré d’accrocheurs Dijonnais dans leur antre de Rajon, les berjalliens débarquent dans le Tarn pour cette seconde journée de Nationale, avec une détermination exacerbée. Après deux saisons de transition, le club présidé par Henry Guillaume Gueydan renoue avec les ambitions et voit avec cette rencontre entre ancien pensionnaires Top14/ProD2, l’occasion de frapper un grand coup. Entretien avec un fin limier du rugby hexagonal, qui avance à pas feutré mais avec des idées derrière la tête. Un match à suivre dès 18h45 sur « Le #MagSport – RadioAlbiges  » .

 

Crédit photo CSBJ

 

Pour Bourgoin, on va dire que cette saison est celle du retour des ambitions de Pro D2. On sait que Bourgoin s’est beaucoup armé à l’inter-saison avec un recrutement XXL. J’imagine que vous arrivez à Albi avec beaucoup d’ambitions et beaucoup d’intentions ? 

 

C’est gentil de dire qu’on aimerait aller en Pro D2, c’est également gentil de dire que nous avons fait un recrutement XXL mais je crois que nous avons fait un recrutement comme tous les autres clubs qui participent à cette Nationale. C’est à dire que nous avons essayé de nous renforcer quantitativement parce-que l’année dernière, nous étions justes quantitativement sur certains postes. Donc, nous avons effectivement essayé d’avoir une plus grosse longueur sur certains postes et qualitativement, nous avons essayé de prendre 2 / 3  joueurs qui nous apportaient leur expérience du niveau supérieur. Quant à l’objectif de Pro D2, on va le laisser aux 4 grosses écuries qui, l’année dernière, ont fait de 1 à 4. Nous, nous aimerions évidemment nous mêler à cette bataille mais en toute humilité, je pense que les 4 costauds vont déjà se battre entre eux. 

 

On ne va pas se le cacher, cet Albi / Bourgoin est déjà l’un des premiers chocs de cette Nationale ? 

 

Je pense que tous les samedis ou dimanches, selon la programmation du match, on aura des gros chocs, contre Dijon, nous avons déjà eu une très belle opposition. Donc, ce championnat de Nationale est très intéressant, il est passionnant pour nous, joueurs, staffs mais également pour les spectateurs. Pourvu que ça le soit tous les week-ends. 

 

On va revenir sur ce match face à Dijon. Vous vous êtes faits un peu peur parce-que les Bourguignons sont venus vous chatouiller dans votre antre de Rajon ? 

 

Tout à fait. C’est un match qui a été équilibré et en fin de rencontre, grâce à notre esprit, on a su aller chercher la victoire. Mais en face de nous, et on le savait car c’était déjà une équipe avec qui on s’était battu il y a deux ans pour la première place avant le quart de finale, on avait une équipe de Dijon armée, comme les autres équipes. Donc, c’était un beau match, engagé et sérieux de part et d’autre. 

 

Pour vous, ce championnat va se jouer en grande partie sur le physique ? Cette année, avec des blocs de 4 à 5 matches, ce seront souvent les équipes les plus endurantes qui arriveront à aller au bout ? 

 

Oui, c’est sûr. Il y a déjà effectivement ça, la capacité à maintenir un niveau physique régulier tout au long de l’année. Ensuite également, avec la richesse qualitative et quantitative des effectifs, on sait qu’il y aura des groupes d’une quarantaine de joueurs, nous, nous allons faire avec 33 / 34 mais nous sommes déjà mieux lôtis qu’on ne l’était l’année dernière. Il faudra un peu de chance parce qu’à certains moments, on peut péter des joueurs dominants et se retrouver encore en souffrance. Fort de ces trois paramètres, on fera les bilans déjà à la fin de la phase aller. 

 

Pour débarquer à Albi, votre gâchette N°1, Mister Cachet sera sur le terrain ? 

 

Non, il ne sera pas sur le terrain, il a été opéré du poignet il y a quelques temps et il n’est pas encore suffisamment rétabli. On espère le retrouver pour jouer Tarbes à domicile le week-end prochain mais il est encore en arrêt de travail. 

 

Pendant l’inter-saison et la pré-saison, Bourgoin a fait parler de lui en bien en étrillant Massy. C’est quand même un premier message que vous avez envoyé qui était assez fort ? Massy est l’une des équipes qui se dit avoir des ambitions de monter en Pro D2, ce résultat est un premier point de passage intéressant pour Bourgoin, même si c’est un match amical ? 

 

Oui, effectivement, c’était bien de faire un match de belle facture à Massy. Maintenant, des champions du monde des matches amicaux, j’en ai connu et nous, ce qu’on préfère, c’est gagner des matches de championnat. Donc, ce jour-là, Massy, pour très bien connaître son manager Morgan Champagne, avait une dizaine de blessés donc, fort de mon fonctionnement depuis maintenant de longues années que j’entraîne, humilité, respect des adversaires et attention à ne pas s’enflammer sur les matches amicaux. 

 

On sait aussi que la patte Jean-Henri Tubert, c’est souvent un gros pack et cette année, on ne déroge pas à la règle ? Bourgoin va avoir un pack maous costaud ? 

 

J’ai essayé pendant l’inter-saison de faire un effectif qui soit le plus complet possible. Je me souviens que, quand on fait le quart de finale contre Blagnac, on marque deux essais à 0, c’est Blagnac qui va en demi-finale pendant que nous, nous nous arrêtons en quart. Je me souviens que contre Dijon, samedi dernier, on a marqué plus d’essais que notre adversaire. On a tendance à mettre des étiquettes un peu dans le dos de tout le monde mais nous, nous essayons de faire un jeu le plus complet possible mais aussi le plus efficace possible. S’il faut faire 0 passe pour marquer un essai, il faut savoir le faire, s’il faut en faire 250 000 et en tenant le ballon, il faut aussi savoir le faire, c’est tout, tout simplement. 

 

Pour vous, personnellement, venir à Albi est une histoire particulière. On se souvient des échanges parfois houleux qu’il y avait avec Eric Béchu, feu l’entraîneur du Sporting Club Albigeois. Il y a une histoire qui n’est pas neutre entre vous et Albi ? 

 

C’est vrai, c’était une histoire de passion rugbystique de deux hommes qui défendaient leurs couleurs. Moi, j’ai eu beaucoup de respect pour lui comme Éric en avait pour moi. C’est vrai que ce sont un peu deux parcours qui se ressemblent parce-que nous avons beaucoup travaillé, nous nous sommes beaucoup construits dans des clubs où nous sommes restés de nombreuses années. C’est vrai qu’une fois que l’on était sur le terrain, je dirai que l’aspect compétitif prenait le pas sur tout ce respect que l’on pouvait avoir l’un pour l’autre. Et c’est vrai que, quand je viens à Albi, j’ai toujours une pensée émue pour Eric Béchu qui avait été un grand entraîneur au SC Albigeois. 

 

Parlons de votre homologue albigeois actuel, Arnaud Méla. On peut le qualifier d’héritier d’Éric Béchu ? 

 

Je ne connais pas Arnaud Méla donc, je vais m’abstenir. Vous savez, quand je ne connais pas quelqu’un, j’évite de faire des analyses et des commentaires sur la personne et sur l’équipe adverse. Je ne connais que le joueur que j’ai vu à la télé mais l’entraîneur, je ne le connais pas. 

 

En parlant de joueurs, comment est-ce que vous qualifieriez et jugeriez cette équipe d’Albi ? 

 

Déjà, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a fait un résultat très positif chez un gros. Ce gros, c’est Nice, qui a fait un recrutement XXL, c’est certain, des joueurs qui ont joué en Afrique du Sud, avec ce fameux rapprochement avec le Stade Français dont je pense que c’est vraiment un plus pour cette équipe de Nice. Je pense que faire un match nul là-bas, ça ne sera pas donné à tout le monde donc, c’est déjà un bon résultat. Cette équipe d’Albi, elle est fort quantitativement et qualitativement, ce n’est pas pour rien qu’elle a surfé dans sa poule. Je pense que ça va être l’un des costauds cette année qui prétend et qui va prétendre à la montée. 

 

Quels ont été le mot d’ordre et la feuille de route de la semaine d’entraînement qui a précédé ce déplacement à Albi ? 

 

Le mot d’ordre en début de semaine a déjà été de récupérer parce-que ce premier match de championnat ne ressemblait en rien aux matches amicaux. Il y a eu beaucoup d’intensité donc, dans un premier temps, récupération et à partir du mardi / mercredi, comme nous avons une semaine courte, on s’est déjà préparé sur notre jeu. En étant en début de championnat, nous n’avons pas de vidéos des équipes adverses donc, nous sommes obligés de nous focaliser sur notre jeu, ce qu’on a essayé de faire pour espérer accrocher cette équipe d’Albi. 

 

On va dire que maintenant, pour Bourgoin, vous êtes lancés comme des frelons dans cette Nationale. Vous allez quand même arriver à Albi pour essayer de faire un coup et envoyer un message fort ? 

 

Si on peut et qu’Albi nous laisse la porte entrouverte, ça serait bien qu’on essaie de se glisser. Mais je sais qu’Albi au Stadium et fort de son résultat à Nice va arriver avec beaucoup d’ambitions et de prétentions ce qui est normal. Si on arrive à s’accrocher le plus longtemps possible à cette équipe d’Albi, ce serait bien. 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-18-septembre-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Jean Henri Tubert lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges » du 18 septembre 2020.

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