#Rugby – Nationale / B.Berenguel (Dijon) : «Essayer d’aller chercher une des six places!»

Du côté de la Bourgogne et de la capitale des Ducs, on s’affaire pour la réception de Bourg en Bresse, un des favoris à l’accession en Pro D2. Avec ce 1er Match à Bourillot, Bastien Berenguel, le 3e ligne aile du Stade Dijonnais espère vivement que son équipe va pérenniser les belles intentions entrevues le week-end dernier à Bourgoin. Pour celui qui compte plus de 80 capes en équipe de France à 7, ce match va être un étalon des ambitions Dijonnaises et une occasion de marquer son empreinte sur la seconde journée de Nationale. Focus sur une rencontre qui sera un des épicentres de cette division antichambre de la Pro D2, la preuve en est avec la présence au match du Président de la Fédération Française Rugby, Bernard Laporte.

 

 

J’imagine que tu es content comme un pinson. La saison a repris et vous avez repris pied au plancher en allant chatouiller Bourgoin, à Rajon, dans leur antre

 

Content oui, comme la plupart des joueurs de rugby de toute façon. Effectivement, cette reprise a fait du bien dans les têtes mais aussi physiquement, parce qu’au niveau des corps et avec le confinement, ça a été un peu délicat de s’entraîner chez soi. Donc, du bien dans la tête et un plaisir de retrouver les terrains. 

 

Et puis, une prestation quasi aboutie, vous perdez de très peu face à Bourgoin, une équipe que tout le monde place très, très haut dans cette Nationale comme l’un des favoris à l’accession en Pro D2. Vous avez envoyé un message, il va falloir compter avec Dijon cette saison ? 

 

Bourgoin a un gros pack devant, des 3/4 assez solides aussi avec un jeu très direct. On a su répondre à Bourgoin sur ce premier match et oui, cette année, on compte bien se faire entendre dans ce championnat de Nationale et gagner le plus de matches possibles en les prenant les uns après les autres pour essayer d’aller chercher une des six places. 

 

Dans cette Nationale, il n’y a pas de répit et toutes les équipes sont aux aguets. Il y a des guets-apens chaque week-end mais à Dijon, vous avez décroché le pompon sur le calendrier : premier déplacement à Bourgoin, première réception, Bourg-en-Bresse. C’est épais, c’est lourd ? 

 

Je pense que Bourgoin est plus lourd que Bourg-en-Bresse qui eux, sont très joueurs. Après, effectivement, sur le papier et ce qui avait été prévu avant le début de la saison, Bourgoin et Bourg-en-Bresse sont des favoris, nous, plutôt outsider comme doivent le prétendre certains clubs. Nous, franchement, on ne se prend pas la tête et comme je te l’ai dit, on va jouer les matches les uns après les autres. On va prendre chaque équipe très sérieusement et on fera en sorte de faire les meilleures prestations possibles chaque week-end. 

 

Un premier match à Bourillot dans votre stade qui crée une certaine adhésion populaire. On a vu passer une communication du club qui disait qu’il fallait essayer de réserver les places en amont du match. Ça montre qu’il y a quand même une attente avec la Nationale et que tout le peuple dijonnais est en train d’avoir la fibre rugby ? 

 

La Bourgogne commence à se mettre au rugby, tout simplement. Ce n’était pas trop le cas les deux dernières années mais avec les résultats du club ces deux dernières saisons, disons que les Bourguignons commencent à apprécier le rugby, peut-être pas plus que le foot mais en tous cas, ils s’y mettent. Ça fait plaisir d’avoir un peu de monde au stade et tant mieux. 

 

En plus, vous allez avoir un invité d’honneur puisque la rencontre sera suivie par Bernard Laporte, le président de la Fédération Française de Rugby. On va dire que Dijon sera l’une des capitales de la Nationale ce week-end ? 

 

J’ai vu ça. On a rien prévu d’exceptionnel, nous en tous cas, les joueurs, on a plus pensé à notre match qu’à la réception de Bernard Laporte sur ce coup. 

 

La réception de Bernard Laporte ne vous fera bien sûr pas jouer différemment mais c’est quand même un honneur pour un club comme Dijon qui, il y a 4 ou 5 saisons, était au fond du classement de Fédérale 1 et qui se retrouve maintenant avec le gratin de cette ancienne Fédérale 1 ? 

 

Il est sûr que c’est toujours un honneur de recevoir le président de la Fédération mais, comme je te l’ai dit, je pense que ça fera plus plaisir à certains dirigeants et à certaines personnes dans le public qu’à nous qui nous focalisons plus sur la rencontre. 

 

On sait qu’au Stade Dijonnais, il y a un objectif de monter en Pro D2 mais à moyen terme et peut-être pas à court terme. Est-ce que c’est une pression qui, l’année dernière, était peut-être un peu trop forte pour vous qui peut expliquer une saison un peu en-deçà de celle d’avant ? 

 

Franchement, je ne pense pas. Pression … pas tant que ça, on s’était fixé un objectif d’être dans les deux premiers sur les phases de poule pour ensuite aller chercher les quarts de finale, comme ils l’avaient fait la saison précédente contre Albi où ça s’était joué à la dernière minute. Donc, pression, je ne pense pas, nous étions dans nos objectifs et on se dirigeait plus vers un match face à Massy en quart de finale. Nous allions nous préparer pour jouer ce match de quart de finale. 

 

Tu es maintenant un Bourguignon d’adoption mais il y a un coin de France que tu connais bien, qui s’appelle Les Landes, tu as joué à Mont-de-Marsan, tu as joué à Dax. Est-ce que tu as des échos sur cette équipe de Dax et peux-tu nous en parler un petit peu ? 

 

Pas tant que ça. Je sais qu’ils ont changé le staff, les joueurs, je les côtoie toujours un peu. Ils n’ont pas joué leur premier match donc, c’est un peu difficile pour eux pour l’instant de se placer et de se focaliser sur ce championnat. Mais ils vont à Blagnac ce week-end donc, à voir comment ils vont s’en sortir et on les prend la semaine d’après. 

 

Pour toi, ça va quand même être un moment spécial de retourner à Dax ? 

 

Ah oui, ça fait toujours plaisir ! On verra bien la compo, je n’y suis pas encore  et on ne sait jamais les choix du manager mais oui, si je vais à Dax, je serai très content de retourner jouer à Maurice Boyau. C’est toujours aussi un plaisir de retrouver le sud-ouest. 

 

Tu es un quinziste mais tu as aussi la spécificité d’être un international à 7. Où en es-tu de ton parcours à 7 ? Malgré le calendrier et les gros blocs qu’il y a cette saison en Nationale, tu as le temps de continuer avec l’équipe de France à 7 ? 

 

Non, je ne côtoie plus du tout l’équipe de France à 7. Depuis que je suis parti en 2018, je n’ai plus aucun contact avec France 7. 

 

Est-ce que ce parcours en équipe de France à 7 est un bon souvenir pour toi ? C’est quelque chose qui t’a peut-être permis d’évoluer dans ton jeu à 15 ? 

 

Très, très bon souvenir, j’y ai passé deux très belles années. La première année, j’étais à moitié avec Mont-de-Marsan et à moitié avec l’équipe à 7, la deuxième, je l’ai totalement faite avec le 7. C’est un très bon souvenir, j’y ai passé de très bons moments, ça s’est très bien passé que ce soit avec les mecs ou avec le staff. Mais c’est une discipline très, très compliquée, très difficile physiquement, qui demande beaucoup, beaucoup d’implication dans la vie au quotidien, que ce soit sur l’hygiène de vie ou sur l’entraînement. Disons que deux ans, c’est très bien, j’aurai aimé faire un peu plus mais je suis très content d’avoir rebondi du côté de Dax. 

 

Et en termes de jeu, ça t’a permis d’évoluer dans ton registre de 3e ligne aile à 15 ? 

 

Oui, effectivement, ça m’a permis d’évoluer sur mon déplacement, également sur ma gestion technique, sur ma vision du jeu mais ce sont deux disciplines qui n’ont absolument rien à voir. Comparer le 15 et le 7 aujourd’hui, c’est très compliqué parce-que le 7 ressemble beaucoup plus à de l’athlétisme qu’à du rugby aujourd’hui. 

 

On va revenir sur le présent et sur le match de ce soir à 20h30 au Stade Bourillot. Quel est ton état d’esprit et celui de toute l’équipe du Stade Dijonnais avant de recevoir l’un de ces favoris de la Nationale ?

 

Je dirai content et heureux de recevoir une belle équipe dans un nouveau stade qui risque d’être plein, je l’espère, plein à sa manière en respectant les normes bien entendu. L’équipe est prête, on a fait et on a travaillé pour cette réception de Bourg-en-Bresse, tout le monde sait ce qu’il a à faire, on a les consignes du staff qui sont claires et précises. Je pense que, si on applique ce qu’on nous demande, je ne vois pas pourquoi le match de ce week-end se passerait mal. 

 

C’est tout le mal que l’on va souhaiter au Stade Dijonnais. On va vous souhaiter aussi de renverser l’ordre établi, a parce-que tous les pronostiqueurs disent que Bourg-en-Bresse sera l’une des équipes qui montera en Pro D2 et on va voir si Dijon arrive à faire taire les pronostiqueurs

 

On l’espère. On a déjà essayé de les faire taire la semaine dernière et j’espère qu’on les fera taire ce week-end. 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-18-septembre-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Bastien Berenguel lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges » du 18 septembre 2020

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