#Rugby – Fed1 / P.Chadebech (FCO) : «Retrouver un état d’esprit à Oloron qui colle avec l’ADN du club!»

Dans le Béarn, à Oloron Sainte-Marie, le manager du FCO, Pierre Chadebech, prépare avec minutie la rentrée des classes en fédérale 1. Fort d’un recrutement accès sur les valeurs locales , et avec un groupe jeune l’ancien coach de Lille Métropole espère, cette saison évacuer rapidement le prisme du maintien. Aidé par un corps économique et un public qui se sont fédérés derrière le FC Oloron, les joueurs du « Chat » compte réenchanter la dynamique d’un club séculaire en fédérale 1. Focus sur un coach et un club, qui vont débuter à Fleurance dans le Gers, ce dimanche, un champion II pourrait faire office de renaissance.

 

 

On s’était quitté avant le confinement avec une équipe d’Oloron qui luttait pour le maintien. Entre-temps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts : il y a eu une réforme de la Fédérale 1, une poule très axée pour le Sud-Est qui a été désignée pour le FC Oloron. Quelle est votre analyse sur cette nouvelle sociologie de la Fédérale 1 ? 

 

On part un petit peu dans des choses nouvelles. C’est vrai que, l’année dernière, nous avions de très grosses pointures avec Albi et Blagnac que nous n’aurons plus donc, ça risque d’être un tout petit peu plus homogène. C’est surtout ça qui change car je pense que le niveau existe, le niveau des équipes qui sont en capacité à essayer de jouer en Pro D2 sont évidemment beaucoup plus armées que les autres. Après, est-ce que cette réforme ne s’est pas faite un peu dans l’urgence ? On peut se poser la question mais il n’empêche que le niveau existe et que notre poule devrait très certainement être plus homogène. 

 

Qui dit plus homogène dit des objectifs un peu plus élevés pour le FCO ? 

 

Nos objectifs sont de relancer une bonne dynamique au sein du club. Il y a justement eu un travail de fait avec Laurent Malié et Pierre Séréna depuis maintenant trois ans et là, il faut que ça se concrétise sur le terrain. Nous allons être quand même prudents parce-que nous sommes une équipe jeune. Nous avons réussi à étoffer le groupe en termes de nombre et aussi de qualité mais avec de jeunes joueurs. C’est évidemment l’objectif du club de bâtir pour l’avenir et cette année, nous allons quand même essayer de nous maintenir le plus vite possible et après, on verra. Mais, dans un premier temps, l’objectif principal est de pérenniser la place en Fédérale 1 avec une bonne dynamique au niveau global du club. Je pense que nous aurons une équipe espoir qui sera plus costaud que l’année dernière où l’on souffrait beaucoup. Les jeunes qui sont en entente sur le Haut-Béarn devraient eux-aussi faire un bon championnat, je pense. C’est une dynamique générale du club que l’on veut pérenniser dont, l’objectif, c’est d’abord le maintien et après, on verra. 

 

En parlant de nouvelles arrivées, il n’y a pas que des jeunes qui sont arrivés à Oloron. Il y a aussi des joueurs un peu plus aguerris ? 

 

A qui est-ce que vous pensez ? 

 

A Thomas Camy par exemple

 

Il est jeune (rires) ! 

 

Il a quand même un peu de bouteille malgré son jeune âge

 

Il a 24 ans (rires). 

 

Oui mais, quand on joue au Stado, on prend quand même un peu d’expérience ? 

 

Nous avons recruté des joueurs qui nous intéressaient mais c’est vrai que c’est un groupe jeune. 

 

Mais également des joueurs qui collent à l’esprit d’Oloron car on a aussi l’impression que, que ce soit vous-même, Laurent Malié ou Pierre Serena, vous vouliez revenir à des valeurs un peu plus ancestrales du rugby oloronais ? 

 

Oui, tout à fait, c’est l’axe de travail principal. Bien entendu, en ce qui concerne Stéphane ? (3.45), Jérémy Lafond et moi-même qui sommes plus spécifiquement sur l’équipe une des seniors, il s’agit de le transposer en technique. Mais le fil conducteur de notre travail est le même, à savoir retrouver un état d’esprit à Oloron qui colle avec l’ADN du club. 

 

L’ADN d’Oloron, c’est aussi qu’il y avait à une époque un public qui était très réputé. On a vu un travail qui a été fait tout au long de l’été avec un fameux  » club des 500 « . Cette histoire a l’air d’avoir bien marché ? 

 

Tout à fait. Il y a vraiment eu beaucoup d’engagement de la part des dirigeants et notamment de nos présidents. Il faut bien sûr maintenant que l’on prenne le relais avec les joueurs pour que cette dynamique débouche sur quelque chose de concret sur le terrain. 

 

Ça peut même limite mettre une pression positive aux joueurs de voir qu’il y a toute la vallée d’Oloron qui est en train de se re-fédèrer autour du club et qu’ils se disent  » maintenant, les gens croient en nous, ils reviennent malgré le contexte compliqué, à nous de le prouver sur le pré  » ? 

 

En tous cas, c’est dans cet état d’esprit que l’on travaille et que nous abordons la saison. 

 

Vous nous dîtes  » d’abord le maintien, après on verra « . Quels sont, pour vous, les équipes avec lesquelles vous allez jouer ce maintien ainsi que les forces en présence de cette poule ? 

 

Je crois qu’il faut attendre un peu avant de vraiment évaluer les forces en présence. Comme je l’ai dit, ça va être très homogène et je me garderai bien de dire que les promus vont obligatoirement être ceux qui vont jouer le maintien. Je crois que ce sont les équipes qui vont être prêtes, qui vont être les plus régulières, qui vont peut-être réussir à passer à travers les gouttes du Covid. Il y a beaucoup de paramètres qui vont rentrer en jeu cette année et moi, je ne suis pas devin. Nous allons nous concentrer sur nous, sur ce qu’on peut faire, sur comment on peut faire évoluer notre groupe et le faire devenir mature le plus vite possible. Il me semble prématuré de faire pour l’instant une évaluation de la poule. 

 

Vous nous parlez du Covid, on a vu qu’il y avait eu pas mal de matches amicaux qui avaient été annulés pour cette raison. A priori, Oloron n’a pas été trop impacté par cette crise sanitaire. Quels sont les enseignements que vous avez pu tirer de cette préparation et des matches amicaux ? 

 

Pour l’instant, oui, nous avons été peu impacté mais il faut faire attention parce-que nous avons un petit club très proche de chez nous qui a un souci à l’heure actuelle. L’impact qu’il y a eu, c’est que nous n’avons pas pu rencontrer d’équipe de Fédérale 1 et nous n’avons fait des matches amicaux qu’avec des équipes de Fédérale 2. Ce sont des matches qui ont été très intéressants et très riches d’enseignements, qui nous ont justement permis d’évaluer les recrues, de mieux les connaître, de mieux voir quels étaient leurs potentiels et leurs caractéristiques pour les intégrer dans le groupe afin de construire le groupe le plus cohérent possible. Donc, ça a été une bonne chose de faire ces trois matches, le petit bémol est de ne pas avoir pu trouver d’équipe de Fédérale 1. 

 

Il y a une question que nous, les suiveurs, nous nous posons. Quand une équipe de Fédérale 1 comme la vôtre rencontre une équipe de Fédérale 2, comment faites-vous pour les mêlées ? Une mi-temps avec mêlées poussées et une mi-temps sans ? 

 

Non, on s’adapte aux règlements de Fédérale 2.  On a justement cette petite incertitude, c’est à dire que l’on ne connait pas la valeur de notre mêlée. On en aura une petite idée la semaine prochaine mais c’est l’un des impacts négatifs du Covid mais c’est relativement peu par rapport au contexte. 

 

Quel sont, en quelques mots, l’état d’esprit et le mot d’ordre pour cette saison 2020 / 2021 ? 

 

Nous allons essayer d’être très enthousiastes, de montrer beaucoup d’engagement et sur 80 minutes, aussi bien à la maison qu’à l’extérieur. L’année dernière, nous avons eu beaucoup de difficultés à rentrer dans les matches chez nous hors, si l’on pense à l’ADN d’Oloron, c’est quelque chose qui n’est pas dans les habitudes. Normalement, à Oloron, les équipes sont reçues avec beaucoup de virulence, dans le bon sens du terme, notamment dans la première partie du terrain. Et ça, nous n’avons pas su le faire donc nous allons essayer de mettre en place ces comportements-là et de les mettre sur tous les matches parce-que, le faire de temps en temps, ce n’est pas suffisant. C’est un travail de longue haleine mais c’est l’une des priorités. 

 

Et la question bonus et décalée spéciale Le Mag Sport. Ce dimanche 6 Septembre, le Tour de France est passé à Oloron : est-ce que vous avez trouvé des sources d’inspiration dans ce sport, qui est un sport de labeur individuel mais qui est aussi un sport collectif où il faut essayer de trimer ensemble ? 

 

Pour le peu que je suis, comme tout téléspectateur et sans être spécialiste, on se rend bien compte maintenant que l’impact d’une équipe sur le cyclisme est quand même assez impressionnant, d’autant qu’ils sont devenus plus collectifs qu’ils ne l’étaient à une certaine époque. 

 

Ces équipes de cyclistes sont quasiment des mauls maintenant ? 

 

C’est vrai (rires). En tous cas, c’est l’impression que ça laisse donc, évidemment, on peut toujours s’inspirer de sports de haut-niveau et il y a toujours des choses intéressantes à prendre. Et peut-être que ces garçons qui vont jusqu’au bout de leurs forces pour amener un autre à finir et à récupérer tous les honneurs, il est vrai que ça peut se transposer dans le rugby. Comme on dit, il y a les tâches obscures et ce sont celles-là qui permettent d’avoir de beaux mouvements. L’un ne va pas sans l’autre, pour qu’il y ait du beau rugby, c’est qu’à un moment donné, le travail en amont a dû être fait même s’il est moins spectaculaire. 

 

Et puis, ça peut aussi coller avec la superstition locale à Oloron de finir la seconde mi-temps face aux montagnes pour voir ce que l’on a à gravir. C’est un peu pareil que dans le cyclisme, quand on est face à la montagne, on sait que le plus dur commence ? 

 

Vous savez, je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur (rires). 

 

Mais on a quand même remarqué qu’Oloron finit toujours face à la montagne en seconde mi-temps, c’est la tradition ? 

 

Non, ça, ce sont de fausses bonnes idées et des traditions sans intérêt pour moi. Il vaut mieux regarder d’où vient le vent (rires). 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-8-sept-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Pierre Chadebech lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges  » du 8 septembre 2020

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