#Rugby – Nationale / R.Brandinelli (Nice) : «Finir dans la 1ère partie et, si possible, dans la première partie de la 1ère partie.»

Le Stade Niçois club émergent de cette nationale, est une entité en plein développement et ne manquant ni d’ambition ni de ressources. Ancrée sur un adn azuréen séculaire, le club des alpes maritimes a mis la formation au centre de son projet. Nous sommes allés à la rencontre du co-président du Stade Niçois, Régis Brandinelli, qui deviendra prochainement le nouvel homme fort de la SASP du club, une nouvelle étape structurante pour le club du bord de la Méditerranée. Le futur président, a quelques heures d’un choc inaugural face à Albi, exhorte Nice à être au rendez de la Nationale, et cela passe par des résultats sportifs en adéquation avec les ambitions affichées : jouer le haut du tableau. Focus sur des aigles niçois qui commencent à déployer leurs ailes sur l’ovalie française .

 

Crédit photo : Nice Matin – Sylvain Mustapic

 

La saison de Nationale va commencer pour le Stade Niçois, toujours de plus en plus près de cette Pro D2 que vous visez à court ou moyen terme ? 

 

Comme pas mal de clubs dans cette poule, on essaie de jouer le mieux possible et de préparer une bonne saison. Nous faisons effectivement partie des challengers, il y a de très belles équipes dans cette poule. Nous, nous essayons de jouer au maximum, on a fait un gros recrutement, on essaie de bien travailler pour, on l’espère, jouer bien sûr le haut du panier et après, on verra. Ça reste du sport, on fait le maximum pour jouer le haut du panier et après, on verra si nous sommes capables de monter. Mais, on fera en effet le maximum pour bien se positionner dans la poule. 

 

Un recrutement qui a été très qualitatif, qui a fait  » causer  » comme on dit dans le jargon et qui vous a un peu donné une étiquette d’outsider très, très sérieux pour la montée en Pro D2 ? 

 

Nous avons effectivement fait un bon recrutement pour pouvoir se préparer à court ou moyen terme à espérer pouvoir monter en Pro D2. Il faut avoir une équipe qui commence à avoir le niveau pour pouvoir y jouer donc, nous avons eu la chance et l’opportunité de pouvoir recruter de bons joueurs qui s’intégraient parfaitement dans notre projet de jeu. Nous avons donc eu un recrutement cet été qui a été qualitatif et qui s’intègre aussi bien avec les joueurs que nous avions déjà qui se sont préparés durant les deux dernières saisons à jouer le haut du tableau. Donc, nous sommes effectivement très contents de l’équipe que nous avons aujourd’hui. 

 

Le Stade Niçois est un club centenaire sous diverses appellations, qui a eu des hauts, des bas, des joies et des peines. Qu’est-ce que le Stade Niçois moderne et où en est ce club ? 

 

C’est une très bonne question (rires). Comme beaucoup de clubs, nous avons une histoire dont nous sommes plutôt fiers. Dans cette histoire, il y a eu de bons moments, il y en a eu d’autres moins agréables mais aujourd’hui, le club a presque 700 licenciés, nous avons une académie régionale et la chance d’avoir un projet qui va des tout petits jusqu’à l’équipe première et qui est le même. On a mis la formation au centre du dispositif, nous sommes un territoire qui n’est pas le Sud-Ouest mais un territoire qui a un peu moins de pratiquants de rugby. Donc, nous essayons d’attirer des jeunes et de les garder durablement pour les former et de faire aussi en sorte que l’équipe soit de plus en plus encadrée avec une ossature de joueurs qui ont été formés à la maison. Aujourd’hui, on essaie de construire dans la durée mais, comme je vous le disais tout à l’heure, nous sommes aussi conscients qu’il y a de très beaux clubs dans la poule donc nous, nous essaierons de jouer au maximum. Mais, si l’on joue bien et que l’on continue à structurer le club d’année en année, nous serons déjà très contents de cet environnement-là. Aujourd’hui, c’est donc un club qui est serein, calme et qui se voit  sur le long terme plutôt qu’en faisant des coups de temps en temps. 

 

Un club qui se structure avec la création d’une SAOS qui serait imminente ? 

 

Oui, c’est ça. En fait, comme je pense beaucoup de clubs de Nationale, nous arrivons à un moment maintenant où nous avons une structure qui devient professionnelle. Donc, avec le président Patrice Prévôt, le vice-président Régis Bauché et moi-même, nous avons décidé de créer une SAS pour avoir en fait un club qui est piloté à trois. Les structures juridiques nous permettent finalement de faire ce qu’on doit faire mais le club restera le Stade Niçois que l’on soit dans l’Association, dans la SAS ou dans une autre branche de nos investisseurs. Ça reste un club qui sera piloté avec une équipe qui permet aujourd’hui de prendre des décisions à plusieurs et de ne pas se tromper, en tous cas de se tromper un peu moins (rires). 

 

Avec la Nationale qui est vraiment un beau produit d’appel d’offres pour amener les gens à venir voir du rugby, il va peut-être y avoir un créneau pour le Stade Niçois pour essayer d’exister médiatiquement à côté de l’OGC Nice, le grand frère qui fait parfois un peu de l’ombre ? 

 

C’est sûr. Nous sommes dans une région où il y a beaucoup d’activités à faire le week-end donc, quand vous voulez remplir un stade, ce n’est pas forcément simple. Au début, quand nous étions en Fédérale 3, nous avions des passionnés que vous pouviez faire venir quand il pleuvait et même la nuit. Ensuite, au fur et à mesure, nous avons eu un certain nombre de Niçois qui se sont reconnus dans le projet de jeu du club et qui sont revenus. Aujourd’hui, c’est vrai que la médiatisation que nous avons déjà eu l’année dernière avec les matches qui étaient retransmis et avec la qualité de jeu qui était produite par nos joueurs, même si on ne gagnait pas à chaque fois, on fait que nous avons de plus en plus de monde qui vient et de plus en plus de familles qui prennent du plaisir à venir dans un stade qui a été très bien réaménagé par la municipalité et qui nous permet de recevoir correctement. Donc, nous espérons effectivement, malgré que l’on craigne le Covid du moment, réussir à remplir nos 1 500 places à chaque match, puisque pour l’instant, nous ne pouvons pas avoir plus du fait des contraintes Covid. Et on espère, comme Albi j’imagine, que nous aurons rapidement la possibilité de remplir complètement le stade. 

 

Un stade des Arboras avec une ambiance typiquement méditerranéenne, avec un peu de verve et de fougue ? 

 

Oui (rires). Pour avoir fait pas mal de tours de France des stades, les mots changent mais, en général, le contexte reste à peu près le même. Nous sommes dans un club de passionnés, comme vous l’avez dit, c’est un club historique, Nice a toujours eu un club de rugby qui était bien positionné et les Niçois ont envie de revoir un club au plus haut-niveau Donc, nous avons la chance d’avoir de plus en plus de monde qui viennent nous voir de temps en temps et qui, effectivement, s’ambiancent et s’enflamment un peu, tout en restant corrects. Notre objectif est quand même que nous soyons un club accueillant et là-aussi, nous espérons que nos collègues d’Albi seront bien accueillis et qu’ils seront contents de venir. On se dit que le rugby reste un sport et que l’objectif est que nous passions de bons moments, que ça se joue sur le terrain, qu’il y a des règles et que si on parle correctement de nos adversaires, ça ne nuit pas à la qualité du sport. 

 

Quelle est la feuille de route que vous avez donnée à votre staff pour cette première saison en Nationale ? 

 

L’objectif est à peu près clair : jouer le haut du panier pour avoir la possibilité de faire une deuxième partie de saison où nous aurons notre destin entre nos mains. Nous avons aujourd’hui une équipe qui a le potentiel pour pouvoir faire de beaux matches, objectivement, je ne connais pas la qualité des autres équipes. J’ai vu qu’il y avait eu beaucoup de recrutements dans beaucoup de clubs et on espère simplement que le projet de jeu qui a été mis en place pourra être déployé. La feuille de route que l’on a, c’est de finir dans la première partie et, si possible, dans la première partie de la première partie. 

 

Comment avez-vous senti vos hommes à quelques heures du début de ce championnat face au Sporting Club Albigeois ? 

 

Je pense qu’au Sporting Club Albigeois comme au Stade Niçois, les joueurs ont une envie folle de reprendre le chemin des terrains. Moi, en tant que dirigeant, le président Prévôt et le vice-président Bauché aussi, nous sommes comme des enfants, comme des gamins : nous n’avons qu’une envie, celle de revoir le pré, de revoir du monde dans les tribunes, de voir du spectacle, de voir des joueurs de rugby qui passent un bon moment. On a la chance ce jour-là d’avoir les cadets et les juniors qui jouent juste avant, je vous parlais de la formation donc, pour nous c’est sympa parce-que ça sera une belle journée de rugby. Franchement, aujourd’hui, ce sont le plaisir et l’envie qui sont là, les joueurs sont ultra motivés de reprendre. Après, je pense que ce sera comme Albi, ce sera un match de préparation un peu  » plus  » puisque nous n’avons pas eu l’opportunité d’en avoir 50 contre une très belle équipe d’Albi. Cela fait partie des équipes que l’on regarde en se disant qu’il y a vraiment du beau travail qui a été fait, une équipe sérieuse, bien gérée. Donc, nous essaierons de faire en sorte que ce soit une belle journée, évidemment que nous ferons le maximum pour gagner et surtout, nous espérons que ce sera un très bon match. 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

 

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-11-septembre-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Régis Brandinelli, lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges  » du 11 septembre 2020.

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