#Football – D2F / JM Malavelle (Montauban) : «Essayer d’aller chercher la 1ere place et éventuellement une accession.»

Nous sommes allés faire un tour d’horizon du côté du Tarn et Garonne pour ce grand retour des championnats de football féminin en France avec le président du Montauban FCTG. Jean-Michel Malavelle, pour cette nouvelle saison du MFCTG en D2F espère vivement voir ses filles continuer à grimper dans le ranking du foot féminin hexagonal et qui sait apercevoir une belle surprise en fin de saison. Mais l’homme fort du club montalbanais nous a aussi dressé un état des lieux de son club , tant économiquement, qu’infrastructurellement et en oubliant pas la section masculine. Disposant d’un complexe digne des plus grandes écuries professionnelles, et d’une gestion financière prudente, les jaunes et bleus veulent pérenniser à l’instar des féminines, cette ascension linéaire, sur les prés de Régional 2. En clair pour Jean Michel Malavelle, Montauban , aux côtés des locomotives occitanes TFC et Rodez AF (Ligue 2), doit recouvrer ses lustres d’antan et viser à moyen terme un comeback en National 3 (Ex CFA 2).

 

 

J’imagine que, comme tous les dirigeants, vous êtes en train de trépigner d’impatience à l’idée de reprendre les grandes manœuvres, à savoir le football en vrai, en dur ? 

 

Bien évidemment. Je crois que, quand on est passionné, nous avons été frustrés d’une manière générale par ce qui s’est passé, même si l’arrêt des compétitions me semblait une décision plutôt logique. Mais, aujourd’hui, cela fait six mois que l’on attend, un mois / un mois et demi que les équipes ont repris le chemin du terrain. On aime  bien s’entraîner mais je crois que rien ne vaut la compétition et effectivement, aujourd’hui, l’ensemble des équipes du club sont dans les starting-blocks et n’ont qu’une envie : en découdre et porter haut les couleurs du Montauban Football Club. 

 

A Montauban, comme partout en France, il y a dû y avoir une inquiétude qui est montée. On entend parler de crise financière liée au Covid -19 et au confinement. Il n’y a pas eu d’inquiétude de perdre des sponsors et de voir la sphère financière du MFCTG se réduire ? 

 

Sur cet aspect-là, la direction du club qui est à la manœuvre depuis une dizaine d’année maintenant, a une gestion financière extrêmement prudente. Nous n’avions pas de gros risques par rapport à ça même si ça nous a obligé à adapter certaines choses. Concernant les collectivités locales, je pense que nous avons toujours la confiance de la ville, du Département et de la Région donc, je pense que nous n’aurons pas de souci particulier sur ces financements-là. Concernant les partenaires privés, vous savez, dans ce genre de situation, c’est soit on se met dans un coin et on pleure en faisant Caliméro soit on prend le taureau par les cornes et on est proactif. Nous n’avons pas ménagé notre peine à garder le contact avec nos partenaires en partageant notre vision de la situation, la façon dont nous allions nous organiser et, évidemment, en travaillant pour que cette confiance ne s’étiole pas et que l’on puisse continuer à compter sur nos partenaires à 100%. Nous, nous sommes plutôt satisfaits de tout ce qui s’est passé et je crois que les partenaires sont aussi satisfaits du fait d’avoir vu que, pendant la crise, le club a énormément communiqué sur ses partenaires pour que, lorsque nos familles de licenciés qui avaient des besoins s’adressent plutôt à nos partenaires qu’à d’autres. Je crois que les gens et les dirigeants d’entreprises ont été sensibilisés à cette démarche et donc, je ne vais pas dire que je suis confiant mais plutôt, que je ne suis pas pleinement inquiet sur l’aspect financier. Et quand vous en avez un peu moins, moi, j’ai été élevé comme ça, on en dépense un peu moins, il suffit juste de s’y préparer. Nous, nous avons fait un budget extrêmement prudent pour la saison à venir parce qu’il y a effectivement des zones d’ombre. Nous avons anticipé ces dernières et nous nous organisons en conséquence. Nous ajusterons les décisions, les prises de décisions, les investissements et le fonctionnement du club en fonction de l’évolution de la saison et de la reprise économique parce-que c’est vrai qu »aujourd’hui je vous dis ça mais comment ça sera deux ou quatre mois ? Donc, je pense qu’aujourd’hui, c’est extrêmement prétentieux d’imaginer la façon dont va se passer la totalité de la saison. Nous sommes restés prudent, on se projette à court-terme et on va faire évoluer nos prises de décisions en fonction de l’évolution de la situation. 

 

Vous nous parliez du soutien des collectivités. Un des plus beaux soutiens que vous ont amené les collectivités, c’est le nouveau bel outil que vous avez avec ce stade, ce complexe sportif qui fait pâlir de jalousie bon nombre de clubs du coin ? 

 

Forcément, nous sommes ravis d’avoir été dotés d’un complexe de cette qualité. Ça a quand même été un travail de longue haleine avec les premiers contacts que nous avons initié avec la municipalité en 2013. Nous avons été entendus par la ville, et je dirai même entendu. Il y avait quand même nécessité à regrouper l’ensemble des catégories et des équipes sur un même site. Nous avons donc eu la bonne surprise d’être accompagnés par la ville dans la construction et dans la réalisation. On a été largement consulté pour savoir de quoi nous avions envie et de quoi nous avions besoin. Effectivement, c’est une marque de confiance extrêmement importante, l’investissement est quand même de 11M d’euro. Nous sommes extrêmement reconnaissants et donc, c’est maintenant à nous de représenter la ville de Montauban de la meilleure façon possible, en ayant d’une part des résultats sportifs. Ça, c’est une chose mais également en termes d’attitude et de comportement. On se doit rendre, de faire honneur et faire honneur, ce n’est pas uniquement gagner des matches. C’est aussi travailler sur l’attitude, le comportement pour dire qu’à Montauban, ils ont un beau terrain mais aussi que les gens sont sympas et accueillants. Quand on vient à Montauban, on passe à Montauban et ça, c’est l’objectif de l’équipe dirigeante ainsi que notre volonté au quotidien. 

 

C’est un message fort car Montauban, c’est une terre de rugby, c’est  indéniable. Là, en faisant cet effort, on va dire que c’est un petit rééquilibrage entre le foot et le rugby ? 

 

Montauban est une ville de rugby, je ne peux pas m’en cacher et je le sais d’autant plus à titre personnel puisque je suis le fils d’un champion de France de rugby. 

 

Un enfant de Sapiac ? 

 

Voilà, je suis un enfant de Sapiac et je ne peux donc pas vous dire le contraire. Nous, en interne, l’équipe phare est l’équipe féminine mais on se doit de travailler sur l’ensemble du club mais, pour la ville de Montauban, l’équipe phare, c’est bien évidemment l’équipe de rugby et depuis longtemps. Nous n’avons aucunement l’intention d’aller faire la bataille avec l’équipe de rugby mais je crois que, de par notre fonctionnement, de par notre développement et par les valeurs que nous transmettons, la ville l’a repéré et entendu et nous a doté de moyens pour nous permettre de continuer à travailler dans d’excellentes conditions. 

 

On a parlé de finances, on a parlé d’infrastructures et maintenant, on va parler de registre sportif. On voit depuis quelques saisons Montauban, qui est en D2 féminine, monter en puissance. Montauban et la D1, c’est quelque chose qui peut s’envisager à court ou moyen terme ? 

 

Je suis obligé de vous faire deux réponses, une réponse sportive où je vais vous dire bien évidemment. Il est bien évident que l’on aimerait et que l’on se doit lorsque l’on est dans un championnat et que l’on a montré, notamment la saison dernière, que l’on était capable de rivaliser avec les meilleurs, de se dire  » pourquoi pas nous ? « . Donc nous, nous nous structurons, nous nous organisons avec notre mode de fonctionnement, puisque nous n’avons aucune joueuse sous contrat. On travaille avec des étudiantes et avec ce qu’on avait mis en place au sein du club à savoir le double projet ou pour recruter une joueuse ou un joueur ou un éducateur. Puisque nous n’avons les moyens financiers de contractualiser, nous avons décidé de travailler sur le projet professionnel en parallèle du projet sportif. Donc, on essaie de se renforcer, on essaie tous les ans, en collaboration avec Soraya, de lui donner des moyens pour apporter des touches d’améliorations à son équipe et qu’évidemment, nous allons démarrer le championnat pour le gagner, ça, c’est une certitude. Ensuite, de un, il faut respecter les 11 autres équipes de la poule parce-que je pense que, cette année, la poule sera extrêmement homogène et que je crois que ce sera très, très, très difficile. Et puis après, par rapport à une accession au très haut-niveau national, il y a toujours l’aspect financier qui entre en jeu. Donc, si on performe sportivement, on ira, on acceptera la montée et on montera mais, il ne suffira pas de dire que l’on accepte de monter. Il faudra aussi travailler avec les collectivités, avec les partenaires pour donner les moyens au club et à l’équipe car, si on y accède, ce ne sera pas pour faire de la figuration. Si on monte, il faut que derrière, nous ayons les moyens sportifs et financiers pour pouvoir y rester le plus longtemps possible. 

 

On sait que dans le Midi, il y a souvent aussi les rivalités de clochers. Il n’y a pas un petit championnat dans le championnat pour avoir le leadership occitan face à Rodez, Nîmes et Albi ? 

 

Non. Vous savez, je connais la difficulté et je respecte tous ces clubs-là, tous les présidents et tous les dirigeants. Je suis en plein-dedans donc, je connais l’exigence d’un poste de président. Chacun fait avec ses idées et ce qui est important pour moi, c’est le respect. A partir du moment où tout reste dans les règles, je n’ai pas comme objectif de devenir le premier club d’Occitanie, c’est quelque chose qui ne m’intéresse pas. Moi, je préfère que l’Occitanie soit forte et que les clubs d’Occitanie soit bons. C’est pour cela que, pour moi, la descente du Toulouse Football Club n’est pas une bonne nouvelle ni pour la région ni pour personne. Evidemment que nous, par rapport à Rodez ou Albi, nous sommes le dernier né du football féminin, nous sommes neufs, un peu naïfs donc, nous apprenons. Je l’avais dit au mois d’Août lorsque nous devions recevoir le match amical entre Toulouse et Rodez chez les garçons : pour moi, Toulouse reste et doit être le club phare de la région et, en tant que président et ancien joueur régional, Rodez est pour moi un modèle. Donc, j’ai plus envie de m’appuyer sur leur expertise, la façon dont ils ont réussi à se développer, celle dont ils ont développé à la fois les filles et les garçons. Ça m’inspire, je n’ai aucune aigreur ni jalousie, je m’appuie au contraire sur ce qu’ils font et, si c’est une bonne idée, je la prends. Et, s’il me semble que ce n’est pas une bonne idée, je ne dis pas que c’est une mauvaise idée parce-que c’est la leur et qu’elle a sa raison d’être mais peut-être que je ne l’appliquerai pas chez moi. Je n’ai absolument aucune compétition lancée avec Rodez, avec Albi. Vous savez, quand vous gagnez un match, que l’on batte Rodez ou Yzeure, ça vaut trois points à la sortie donc, je n’ai pas un esprit de compétition avec les clubs d’Occitanie. Je leur souhaite une excellent saison par contre, évidemment que si on peut prendre 12 points contre Rodez et Albi pendant la saison, on ne se privera pas mais au même titre que l’on aura envie de battre l’Olympique de Marseille, Nîmes, Saint-Etienne ou Mérignac. Je le répète, Rodez est un club qui m’impressionne, je le dis comme je le pense parce-que je pense que, par rapport à nous à Montauban, ils ont 40 ans d’avance sur nous, je jouais déjà sur le complexe de Vabre il y a 40 ans quand ils venaient de le créer. Ils ont la section sportive, ils sont en avance et nous, nous faisons notre petit bonhomme de chemin comme je le disais. Sur les filles, nous avons à peu près rattrapé notre retard, sur les jeunes, nous sommes aussi plutôt compétitifs donc l’écart entre Montauban et Rodez n’est plus aussi grand qu’à une époque. Il n’y a maintenant que sur les garçons qu’il y a un gros écart entre les deux, à nous de travailler et de faire en sorte que l’on puisse faire monter l’équipe pour essayer de nous rapprocher de leur niveau. 

 

Du fait de la descente du TFC, on a vu qu’Albi avait pu récupérer quelques joueuses toulousaines. Est-ce que ça a été la même chose à Montauban, des joueuses qui ont basculé chez vous pour rester en D2F ? 

 

Une puisque nous avons récupéré Choé Mouly qui était la capitaine. Je crois qu’il y en a une deuxième, une fille qui n’a pas trop joué à Toulouse l’année dernière pour des raisons de blessure. Je crois aussi que, quand on descend, et j’ai cette sensation parce-que j’ai été joueur et que j’ai connu des descentes et des montées, c’est toujours difficile à gérer parce-que vous avez des éléments, des joueurs ou des joueuses qui souhaitent continuer à jouer au niveau. Et c’est plus important pour elles ou pour eux que de participer à la remontée de l’équipe. Je crois que Toulouse a eu les deux cas : il y a des joueuses qui sont parties parce qu’elles voulaient jouer en D2 et il y a des joueuses qui sont restées parce qu’elles aiment leur club et qu’elles ont envie de participer à la remontée. Tant mieux et nous n’avons pas tenté de  » profiter  » de la situation pour aller piocher toutes les joueurs du Football Toulouse Club. D’un autre côté, nous avions déjà un effectif assez conséquent et nous ne recrutons que parce-que nous avons un manque à tel ou tel poste et que nous considérons qu’il faut le combler en faisant un recrutement ciblé. Et évidemment, nous nous sommes un peu tournés vers Toulouse et Albi parce-que, j’entendais l’entraîneur d’Albi, Nicolas Castanier, le dire sur vos ondes il y a quelques temps, je crois qu’il faut que l’on travaille localement. Nous n’avons pas envie de faire venir des filles d’Alsace ou du Nord parce-que c’est un déracinement, nous ne contractualisons pas donc, ce n’est pas forcément facile.  Donc, pour moi, c’est vrai que quand on peut recruter local, on le fait et on compte aussi sur notre école de foot et sur notre formation pour, dès cette année, commencer à alimenter l’équipe de R1. Et nous espérons que nous aurons de jeunes joueuses, qui ont fait leurs classes sous le maillot jaune et bleu et qui, à un moment donné, vont pointer le bout de leur nez par rapport à l’équipe de Soraya. 

 

Un président est souvent un bon maçon et vous voulez d’abord faire les fondations avant de faire la toiture ? 

 

Moi, c’est mon éducation et ma façon de voir les choses. Ce que je veux, c’est que le club soit solide, qu’il tienne sur ses bases et que la pérennité de l’association ne repose pas sur une éventuelle montée ou une éventuelle performance sportive. Parce-que c’est tellement aléatoire que, de mon point de vue et de ma façon de voir les choses, je ne peux pas imaginer mettre en péril la structure juste en disant  » allez, cette année on investit parce qu’il faut qu’on monte  » mais, si on ne monte pas, on se retrouve en difficulté. Ce n’est pas mon mode de fonctionnement, je veux que l’on soit lucide et cohérent parce-que l’argent ne tombe pas non plus du ciel. Et c’est vrai que l’on investit beaucoup dans l’école de foot et dans la qualité de la formation des éducateurs. Après, les résultats sportifs viennent ou ne viennent pas, on essaie de faire en sorte qu’ils viennent mais ce n’est pas une fin en soi. Vous savez, la montée de l’équipe féminine en 2e division n’était pas programmée, nous n’avions pas dit  » on veut monter « . Le fait est que Soraya est quelqu’un d’ambitieux, elle a mis trois ans à façonner son équipe et puis, nous avons franchi le cap mais nous n’avions pas mis de moyens particuliers pour dire  » il faut que l’équipe monte « . Elle est montée avec les moyens habituels, elle est effectivement montée sur la performance sportive. Une fois montés, il a bien sûr fallu mettre les moyens pour perdurer à ce niveau mais nous essayons d’être raisonnable et d’autant plus dans cette période un peu plus compliquée où on ne sait pas trop où l’on sera dans un mois. Soyons vigilants et prudents, je crois que la performance sportive  doit être la conséquence de tout le travail qui est fait en amont. 

 

Quelle est la feuille de route que vous avez fixée au staff et aux joueuses pour cette saison ? 

 

C’est d’essayer de faire mieux que l’année dernière. 

 

Simple et efficace

 

Oui, parce qu’en fait, nous avons une progression constante. Nous avons fait trois ans de Division 2 : la première année, nous avons été barragistes, la 2e, nous avons fini 8e et la 3e, nous avons fini 4e ex-æquo. Donc, cela veut dire que nous sommes en progression constante et nous n’avons pas l’intention d’arrêter notre progression. Il faut que l’on continue sur la lancée; que l’on se positionne comme une valeur sûre de la 2e division en disant  » on y est, on y reste, on a le niveau « . Et puis, on fait la compétition pour essayer d’aller chercher la première place et, éventuellement, d’aller chercher une accession. Je n’ai pas dit à Soraya  » il faut monter  » ni  » il faut finir 4es ou 6es « . L’idée, c’est que je sais qu’elle va tout faire pour gagner le championnat et nous, nous l’encourageons dans ce sens. Mais, si on peut être au moins aussi performant que l’année dernière, ça sera quelque chose de satisfaisant. 

 

Un petit mot aussi sur les garçons ? Car, ce n’est pas qu’un club de football féminin. Comme vous aimez à le dire, Montauban est un club de foot avec un grand F. Où en sont les garçons et quel est l’objectif pour cette saison ? 

 

Le football masculin est quand même différent du football féminin dans son approche et son organisation, notamment du fait du nombre d’équipes et du nombre de divisions qui sont beaucoup plus importants que chez les filles. Donc, monter est très, très difficile et, aujourd’hui, l’équipe est en R2. Je le rappelle aussi parce qu’en 2004, il y a eu un dépôt de bilan et la direction actuelle n’est aucunement responsable du fait que l’équipe soit en R2. La seule chose que l’on pourrait nous reprocher, c’est de ne pas avoir réussi à la faire remonter. Nous sommes quand même remontés deux fois mais ça n’a pas tenu et nous sommes redescendus en R2. Donc concrètement, aujourd’hui, nous avons renforcé l’équipe parce-que, clairement, l’objectif de l’équipe cette année est la montée. Je crois que notre place, la place de Montauban, est au moins en Régionale 1. Nous avons essayé de recruter et de faire une équipe compétitive pour gagner ce championnat. Mais, comme je le dis souvent, les matches ne se gagnent pas au café du commerce ou dans la presse, les matches se gagnent sur le terrain. Nous avons sensibilisé les joueurs, parce-que le coach est complètement dans cet objectif-là, pour leur expliquer ce qu’on attendait d’eux à savoir des résultats et une accession. Mais, surtout dans une poule à 14 où cela fait quatre matches de plus que d’habitude avec des équipes et des joueurs qui n’ont pas l’habitude de faire autant de matches, le championnat va être un peu plus long et il faut donc s’y préparer. Et puis, quand on affiche ses ambitions, on est forcément attendu au virage et il faudra donc assumer nos ambitions et, sportivement et footballistiquement, il faudra tout mettre en place pour gagner des matches et aller chercher cette première place. 

 

On vous a entendu dire que la place de Montauban était a minima en R1. Imaginer Montauban dans 4 ou 5 ans en Nationale 3, l’ex CFA2, c’est quelque chose qui peut s’envisager ? 

 

Oui, on peut tout imaginer. On aimerait bien ramener le club dans le championnat de France, c’est à dire à minima en Nationale 3. Nous avons cet objectif en tête mais l’objectif ne doit justement pas faire tourner la tête. On veut y arriver parce qu’on va bien travailler et que l’on va faire comme il faut. On veut construire quelque chose qui va nous permettre d’accéder et qui nous permettra ensuite de rester à ce niveau puis de continuer à progresser. Et pourquoi s’arrêter au Nationale 3 ? Ça peut aussi être la Nationale 2. Ça sera avec moi ou avec un autre président mais moi, je mets toujours l’intérêt du club en avant donc, nous allons essayer d’aller chercher de la performance chez les garçons également. 

 

Pour résumer, si les filles finissent dans le trio de tête et les garçons montent en R1, vous serez un président comblé à la fin de la saison ? 

 

Complètement ! Et j’ajouterai que nous avons aussi notre équipe garçons U17 qui monte en championnat de France cette année, un championnat qui est extrêmement difficile et exigeant. Nous y avions goûté il y a 6 ou 7 ans et c’est là que nous avions vu que c’était très difficile car nous n’avions fait qu’un aller / retour. Là, avec la réforme des championnats qui fait que c’est l’équipe qui monte qui joue le championnat, je pense que nous avons des motifs d’espoir pour arriver à rester dans ce championnat. Si à vos deux premiers résultats, vous rajoutez le maintien des 17 ans en National, je serai un président comblé. 

 

La boucle sera bouclée comme on dit ? 

 

Oui mais après, il faudra remettre tout ça sur l’établi la saison d’après car c’est un éternel recommencement. Une performance, c’est bien, mais après, il faut y aller, il faut travailler pour rester au niveau que l’on a réussi à obtenir. C’est ce qui est intéressant et passionnant dans la conduite d’une association et d’un club de football en particulier. 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-4-septembre-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Jean Michel Malavelle lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges  » du 4 septembre 2020.

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