#Rugby – Fed1 / G.Cazes (Mazamet) : «J’ai choisi un club ambitieux et celui où je me sens le mieux!»

On est allés prendre des nouvelles du Sporting Club Mazamétain, l’un des trois clubs tarnais qui évoluera en Fédérale 1 dans la poule 3 avec un ancien joueur du Sporting Club Albigeois, Guillaume Cazes. Il est arrivé en terre sud-tarnaise du côté de la chevalière cet été, après un mercato mouvementé qui l’a vu un temps annoncé à Graulhet puis à Tarbes. Pour Guillaume Cazes ce saut dans le rugby pluriactif, ne lui fait pas oublier son objectif de réaccrocher le wagon du professionnalisme. Le chemin le plus court passera sûrement par une belle saison avec des Mazametains, qui après une première saison compliqué en fédérale 1, compte bien faire de cette seconde levée, celle de la relance sportive

 

Après une saison au Sporting Club Albigeois, tu vas continuer en Fédérale 1, toujours dans le Tarn avec le Sporting Club Mazamétain. Qu’est-ce qui t’as amené dans le sud du Tarn ? 

 

Après une saison à Albi où je me suis régalé, je suis un peu plus dans le Sud à Mazamet. Ce qui m’a amené à signer ici, c’est vraiment l’histoire qui règne autour de ce club. C’est un club avec beaucoup d’ambitions et beaucoup de vie autour du rugby donc c’est ce que je recherchais, un club familial pour retrouver les valeurs que j’ai un peu perdues. Je suis très content d’être à Mazamet et j’ai hâte de commencer le nouveau championnat avec mon nouveau club. 

 

Et puis, avec un entraîneur qui est un peu dans les canons d’Arnaud Méla puisque c’était son compère en seconde ligne au Sporting Club Albigeois, c’est Philippe Guichert alias  » La Guiche  » ? 

 

C’est ça, c’est un peu un copié/collé, la Guiche est un très bon gars qui sait parler aux joueurs et je n’ai pas de doute sur le fait qu’il va nous amener le plus loin possible avec son expérience qu’il a pu avoir en tant que joueur mais aussi maintenant en tant qu’entraîneur. 

 

Avant de parler de Mazamet et de tes objectifs personnels, on va parler aussi de l’imbroglio qu’il y a eu au cœur de l’été. Au début, on t’avait annoncé à Graulhet, après, il y a eu des rumeurs sur Tarbes et au bout du bout, tu es arrivé à Mazamet. Est-ce que tu peux un peu nous expliquer ce qu’il s’est passé ? 

 

J’avais signé un pré-contrat sur Graulhet, sans doute un peu rapidement, mais ce pré-contrat signé ne valait rien. Je me suis rapproché d’un avocat et de Provale pour en savoir un peu plus sur ce pré-contrat. Mon agent m’a ensuite appelée pour me parler de Tarbes et me dire que Fortassin était très intéressé par moi. Il s’est passé beaucoup de semaines où je n’ai pas eu de nouvelles et Mazamet m’a appelé en me proposant un contrat qui tenait la route et qui était ambitieux. Moi, j’ai choisi un club ambitieux et celui où je me sens le mieux au jour d’aujourd’hui Je suis désolé pour Graulhet mais je pense à moi et à mon avenir rugbystique. 

 

On avait eu Guy Laporte, le président de Graulhet, au moins de Juin, il pestait un peu contre toi. J’imagine que tu t’attends qu’à Pélissou, il y ait une ambiance assez particulière quand tu vas débarquer à Mazamet ? 

 

Bien sûr. Après, je peux comprendre qu’il soit énervé contre moi parce-que j’ai signé à Mazamet. Je me doute très bien que je vais être attendu à Pélissou mais franchement, ce n’est pas grave, je viendrai avec les dents qui raclent le sol et je ferai mon taf avec Mazamet en espérant remporter le match là-bas et faire taire un peu toutes les rumeurs qui règnent autour de Pélissou. 

 

De toute façon, dans tous les cas, ce match entre Mazamet et Graulhet ou Graulhet et Mazamet, c’est un derby et ça fait longtemps que les deux équipes ne se sont pas côtoyées. Dans tous les cas, il y aura des étincelles ? 

 

Bien sûr. Que je sois à Graulhet ou à Mazamet, le match aurait été le même. C’est un derby et un derby, on sait comment ça se passe, ça se gagne que ce soit à domicile ou à l’extérieur. Donc, bien sûr que ce match est coché pour nous, et pour eux aussi je pense. On a hâte de les rencontrer, le premier match doit être à Mazamet mi-Octobre ou fin Octobre donc, ça va arriver vite. Et je pense que l’équipe qui sera la plus prête, va l’emporter. 

 

On parle un peu de cette poule, une poule très axée sur le Midi-Toulousain avec quelques équipes du bassin méditerranéen. C’est assez homogène et Mazamet, qui l’année dernière était promu, était tombé dans la poule de la mort va peut-être pouvoir respirer et avoir d’autres ambitions que celles de l’année dernière ? 

 

Oui, bien sûr. C’était notre souhait d’avoir des équipes vraiment axées sur le bassin Toulousain, c’est bien tombé parce qu’on y est. On a beaucoup d’équipes à proximité donc ça, c’est bien. Après, bien sûr que nous avons de gros déplacements dans le Var avec La Seyne, Hyères mais aussi à côté d’Aix à Berre l’Étang, là, il va y avoir trois gros matches. Mais, les ambitions sont clairement affichées au club, on respire un peu avec cette poule et on va vraiment pouvoir valider les ambitions que l’on a mis en début de saison. 

 

Tu nous parles de Hyères et de La Seyne, beaucoup leur mettent la pancarte de favoris. Tu valides ? 

 

Oui, je valide parce qu’ils ont maintenant un recrutement qui nous parle avec de gros joueurs. Hyères a un peu plus l’étiquette de favori parce-que ça fait un petit moment qu’ils sont en Fédérale 1 et ils ne passent pas loin de la Nationale. Donc, je pense que c’est une équipe qui va vite vouloir prendre le pas et aller en division supérieure. La Seyne monte de Fédérale 2, ils ont aussi la pancarte mais un peu moins parce qu’il faut aussi qu’ils fassent leurs preuves et qu’ils s’installent en Fédérale 1 maintenant que c’est un niveau assez compliqué pour y rester. Ils ont l’étiquette mais un peu moins et en plus, nous, ça tombe bien parce qu’on y va le premier match. Donc, nous allons pouvoir s’étalonner face à ce qui se fait de mieux en Fédérale 1 dès le premier match à La Seyne en espérant ne pas être ridicule et aller grappiller quelques points. 

 

Et ça te permettra de voir Lolo Magnaval qui a signé à La Seyne. Entre anciens du SCA, à la fin du match et autour d’une bière, vous vous raconterez quelques anecdotes ? 

 

Bien sûr, autour d’une bière à la fin du match mais aussi sur le terrain. Si je peux le coincer dans un ruck et le titiller un peu, ça me ferait plaisir. 

 

On va parler aussi du Sporting Club Albigeois. Tu as passé une belle saison au Sporting, tu étais aussi investi auprès des féminines. C’est une aventure qui t’a plus d’être éducateur et de transmettre ton savoir dans le rugby ?

 

Bien sûr, j’ai passé une année au sein du Sporting Club Albigeois formidable. Je n’en retiens que de très, très bons souvenirs, des gens avec qui j’ai passé des moments supers et des mecs supers bons. J’ai aussi de bons souvenirs avec l’équipe féminine donc oui, c’était une belle année et j’étais content de transmettre un peu mon savoir-faire aux féminines et d’apporter ce que j’ai un peu acquis en Pro D2 et un peu au Sporting Club Albigeois. C’était vraiment une belle année où je pense que les filles ont progressé et avec qui on a pu bien avancer. Dommage qu’il y ait eu ce Coronavirus qui soit venu un peu chambouler cette saison parce-que je pense qu’on avait la capacité de faire parler des féminines et d’aller très loin dans cette compétition. Donc, c’est dommage que ce Coronavirus soit venu arbitrer ce championnat mais je garde un très, très bon souvenir de cette année avec les filles. 

 

Ce rôle d’éducateur, c’est quelque chose qui te plaît ? Tu pourrais envisager de t’investir à Mazamet auprès des pitchounes pour transmettre ou tu vas peut-être attendre un peu ? 

 

Si j’ai une opportunité, je le ferai avec grand plaisir, c’est quelque chose qui me tient à cœur. Je trouve que c’est bien que des joueurs de la première descendent donner un coup de main aux pitchounes. Déjà, pour eux, ça leur fait plaisir d’avoir les gars de la première parce qu’ils s’inspirent vraiment de nous. Donc, c’est quelque chose qui me tient vraiment à cœur et bien sûr que, si on me demande d’aller donner un coup de main, ça sera un grand plaisir pour moi que d’aller aider les pitchounes de Mazamet. 

 

On va également parler du sujet d’actualité, la crise sanitaire autour du Covid-19. On voit qu’en Nationale, il y a les 3/4 voir les 9/10e des clubs qui se testent, en Fédérale 1, il n’y en a que quelques-uns. Qu’est-ce que tu penses de tout ça, de ce  » deux poids deux mesures  » où chacun fait un peu à sa façon ? 

 

Moi, je trouve que c’est un peu dommage que ce ne soit pas obligatoire pour tous parce qu’on voit au jour d’aujourd’hui que, quand les clubs sont obligés de se tester, on trouve des cas positifs. Je reviens sur la Fédérale 1, je trouve que les clubs ne sont pas assez testés. Nous les premiers, à Mazamet, nous ne sommes pas testés donc, c’est dommage, parce qu’on va aller rencontrer des équipes pas testées et c’est là où ça peut être grave, avoir des cas positifs et peut-être endommager la saison en Fédérale 1. Mais, tant que nous ne serons pas testés, on ne pourra pas avancer. 

 

Où se trouve ton objectif à titre personnel avec Mazamet ? Essayer d’empiler les feuilles de match et reprendre pleinement confiance en toi ? 

 

Mon objectif est clairement là : retrouver du temps de jeu, faire tous les matches avec Mazamet et reprendre confiance en moi pour espérer retrouver l’année prochaine une Nationale. Après, j’y vais tranquillement bien sûr, c’est quelque chose qui n’est pas évident à faire mais reprendre confiance en moi, ce sera déjà bien, retrouver mon niveau de jeu que j’ai un peu perdu ces derniers temps. Si ça me sourit, tant mieux, si ça ne me sourit pas, je n’ai que 23 ans et le temps est long pour retrouver de la Nationale 1. 

 

Tu sais qu’au Mag Sport, on aime beaucoup les stades et les ambiances enfiévrées. La Chevalière est quand même un stade historique du rugby, j’imagine qu’il te tarde de jouer avec les normes sanitaires qui seront, on l’espère, bientôt levées et un vrai public chaud bouillant de Fédérale 1 qui pousse ? 

 

La Chevalière est bien sûr un stade historique et, comme je te l’ai dit, cette ville de Mazamet tourne beaucoup autour du rugby parce qu’ici, il n’y a que le rugby. Donc, je me doute que les dimanches à 15h, ça doit être un stade où il y a beaucoup de monde, beaucoup de bruit et les supporters qui poussent derrière leur équipe. Evidemment qu’il me tarde d’arriver au premier match à domicile et j’espère voir beaucoup de supporters qui seront dans les tribunes et qui pousseront derrière nous parce qu’on aura aussi besoin d’eux cette saison malgré la saison dernière qui a été dure pour eux. Mais, je crois qu’aujourd’hui, nous avons un bon recrutement, on a une bonne équipe et on a besoin d’eux. On le voit déjà sur le bord du terrain aux entraînements, ils sont là et ça nous fait énormément plaisir de les voir et de pouvoir échanger un peu avec eux. 

 

Toujours dans le registre personnel, on sait que tu es une émanation du rugby pro, tu a fait le centre de formation d’Oyonnax. Là, tu bascules dans la pluriactivité, tu vas faire du rugby et travailler à côté en même temps. Est-ce que cela ne fait pas aussi un peu de bien de repasser dans la vie active ? 

 

Bien sûr. C’est la première fois que je passe dans la vie active et c’est vrai que c’est plaisant de travailler, de côtoyer d’autres gens au boulot. On n’est pas vraiment que sur le rugby, on est aussi un peu ouvert à l’extérieur et c’est vraiment plaisant. Après, bien sûr que, quand tu as goûté au haut-niveau et à l’entraînement tous les jours, on a envie de vite y retourner. 

 

On va aussi parler de tes anciens copains du Sporting Club Albigeois. Un nouveau défi s’annonce pour eux, la Nationale, avec bien sûr toujours leur objectif de monter en Pro D2. Là, il va falloir s’y atteler, déjà pour se qualifier en play-off et aller chercher la Pro D2, ça va être très, très ardu ? 

 

Bien sûr qu’il va falloir s’y atteler mais je ne crains pas ça parce qu’ils gardent quand même l’effectif à 80%. Il y a quelques recrues qui arrivent mais je pense que le groupe est là, il est fait. Et, connaissant Albi, ils n’ont pas eu de mal à les intégrer et on peut compter sur Albi dès le premier match à Nice pour répondre présents, en espérant qu’ils aillent chercher cette première victoire à l’extérieur qui leur fera du bien et qui lancera leur saison avant la réception de Bourgoin qui sera un très gros match au Stadium. 

 

Pour terminer dans le même registre, tu as un petit mot, un petit mot d’encouragement pour les copains du Sporting Club Albigeois avant cette saison ? 

 

Je leur souhaite tout le bonheur, plein de résultats et qu’ils aillent chercher leur objectif. Ça fait trois ans qu’ils galèrent et j’espère que cette année, il n’y aurait rien qui les empêchera d’aller sur la marche la plus haute et d’accéder à la Pro D2. Parce-que les joueurs, l’ensemble du staff et tout le peuple albigeois qui les soutient méritent amplement de monter en Pro D2. 

 

Question bonus : on compte sur toi pour le match retour du derby Mazamet / Graulhet à Pélissou pour passer le drop de la gagne à la 80e ? 

 

Pas de souci. Si ce n’est pas le drop, ce sera un essai pour faire un petit clin d’œil à Guy Laporte

 

Le ton est donné pour ce derby et on te remercie d’être venu parler sans ambages dans les colonnes du Mag Sport 

 

Avec plaisir

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-1-sept-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Guillaume Cazes lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges  » du 1 Septembre 2020.

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