#Rugby – Fed1 / J.Veniat (Vienne) : «Nous sommes vraiment en train de voir le bout du tunnel!»

Nous sommes allés prendre des nouvelles du CS Vienne, victime d’une épidémie de Covid19, avec l’un des nouveaux coaches du club, Julien Véniat. Loin de sombrer dans le fatalisme, le club Isèrois tente dans le respect des protocoles et dans une volonté viscérale de protéger l’intégrité des joueurs et des proches du club ,d’endiguer ce phénomène qui touche l’ensemble du rugby français . Mais celui qui partagera le co-management avec Thomas Trautmann cette saison, n’en oublie pas de se projeter vers la saison 2020-2021, le CSV du fait de son dernier exercice (3ème Ex æquo poule 1) fait office de prétendants assumés pour les playoffs.

 

 

Pour tes débuts à Vienne, on ne peut pas parler de débuts rêvés puisque le club est en plein dans l’actualité et dans l’épidémie de Covid-19. Première question légitime : comment allez-vous à Vienne et est-ce que la situation est un peu en train de se rétablir ? 

 

C’est en train de s’éclaircir doucement. On prend des précautions puisque, comme on le voit dans l’actualité, on n’est sûr de rien. Mais, clairement, c’est en train de s’éclaircir comme il faut, nous n’avons plus de joueur à symptôme et les joueurs vont mieux. Pour les plus longs, les symptômes ont duré entre 4 et 5 jours donc nous sommes vraiment en train de voir le bout du tunnel. Nous avons passé un dernier test pour revalider tout cela et repartir de bon pied. 

 

On va refaire un peu la genèse de ce foyer à Vienne. Comment se sont passés tous ces événements ? 

 

C’était clairement un cluster. On a eu un joueur qui a eu des symptômes et qui est vite allé se faire tester. Dès qu’il nous a dit qu’il était positif, on a mis tout le monde en quatorzaine et on a testé tout le monde, nous avons suivi les recommandations. Je tiens à souligner et tirer un grand coup de chapeau à notre médecin référent, Gabriel Franger, qui nous a géré ça d’une main de maître. On a surtout essayé, avec comme maître mot dès le départ la santé des joueurs et de leurs entourages et surtout aussi, au-delà du rugby, éviter que cela ne se propage. J »ai pu entendre que ça avait été mal géré, qu’il y avait eu un cas puis 19 mais non, ce n’est pas du tout ça. Comme en-dehors du rugby et dans toute la France en ce moment, il y a beaucoup de médecins, il y a beaucoup de gens qui se découvrent des années de médecine donc … Ça a été bien géré mais malheureusement, les symptômes se sont déclarés le lundi 10, tout le monde a été testé le mardi ou le mercredi matin suivant, on a fait les tests rapidement et tout le monde a été mis en quatorzaine mais le mal était fait. Ça ne partait pas forcément de ce joueur mais nous avions fait des entraînements le lundi et le mardi ainsi que la semaine d’avant où, je pense que le mal était fait et, malheureusement, ça a contaminé pas mal de joueurs. 

 

C’est quand même impressionnant de voir comment, en quelques jours, un joueur peut déclencher une telle dynamique sanitaire. Cela montre que le rugby est un sport à beaucoup protéger par rapport à cette problématique car c’est un sport de contact mais aussi un sport où il y a de la camaraderie et de la proximité. C’est aussi cela qui doit faire que, dans tous les clubs de rugby, quand il y a un ou deux cas, on en arrive très vite à 10 ou 15 ? 

 

Oui, c’est assez hallucinant et en plus, on est dans l’inconnue complète. On ne sait pas si ça vient de la salle de muscu, de la camaraderie même si on a essayé de limiter tout cela, on demande à tout le monde de prendre une bouteille personnelle, on prend vraiment toutes les précautions d’usage. On leur demande de faire attention, de ne pas se faire la bise mais, à côté de ça, on fait des mêlées et on refait du contact donc c’est assez paradoxal. C’est très délicat à gérer sportivement et humainement parce-que là, il y a aussi pas mal de conjointes qui ont été touchées. Je ne veux pas dramatiser, j’entends que le CS Vienne est dans la tourmente mais non, pas du tout, j’ai la faiblesse de croire que le CS Vienne a bien géré et tout mis sous contrôle. Ça nous est tombé dessus malheureusement et je ne le souhaite à personne car c’est très, très lourd à gérer humainement et sportivement mais, je pense que nous avons simplement ouvert le bal avec le Stade Français. On voit bien que c’est en train de flamber un peu partout et malheureusement, du jour au lendemain et même avec un test négatif, on peut croiser quelqu’un de positif et refaire flamber. Nous nous sommes bien mis derrière les décisions de notre médecin, tout est sous contrôle et tout est en train de rentrer dans l’ordre. 

 

J’imagine qu’il y a eu des échanges avec la Fédé et la Ligue AURA ? 

 

Bien sûr, il y a eu des échanges permanents avec la Fédé et la Ligue. Nous avons essayé de faire au mieux en suivant tous les protocoles et toutes les précautions nécessaires. Comme je te le disais, je pense que nous sommes en train de voir le bout du tunnel. C’est la fin de la quatorzaine pour tous les joueurs en espérant que les derniers tests soient bons, que l’on voit le bout du tunnel et qu’on puisse enfin parler rugby. Tout au long de ce gros souci, nous avons mis la santé des joueurs et de leur entourage en avant et tant pis pour le rugby. Si on veut parler purement sportif, nous avons pris trois grosses semaines de retard parce-que, même avec la reprise, nous n’allons prendre aucun risque avec les mecs, surtout avec ceux qui ont été positifs. Il y a un bilan cardiaque qui doit être fait et tant qu’il ne sera pas réalisé, on n’avancera pas plus que ça sur l’intensité. Donc oui, nous avons pris 3 semaines / 1 mois de retard mais la santé des mecs et de leurs entourages était vraiment le maître mot avant tout. Du coup, le sportif passe largement au second plan et tant pis pour le retard. Si nous ne sommes pas prêts pour le premier match de championnat, parce-que ça nous a fait sauter le stage et deux matches amicaux, c’est comme ça et c’est clairement anecdotique. Si on perd les deux premiers matches de championnat, c’est malheureux à dire mais c’est comme ça. On va tout faire pour être prêt car il y a maintenant un gros appétit des mecs, au-delà de tout le confinement et de l’appétit qu’il y avait déjà au début, il y en a maintenant encore plus en ayant pris ces trois semaines de retard. Il y a beaucoup d’appétit et nous allons tout faire pour être prêt mais, si nous avons pris du retard et que ça se sent et que nous perdons les deux premiers matches de championnat, ce sera comme ça. On ne va pas se réfugier là-dessus, nous allons maintenant essayer d’être pragmatiques sur les 2 / 3 semaines qu’il reste pour se préparer au mieux pour le championnat. Mais, ce sera malheureusement anecdotique par rapport à la situation que nous avons vécue. 

 

Dans votre malheur, vous avez quand même un brin de chance avec celui d’être exempts pour la première journée. Ça peut laisser une cartouche pour jouer un match amical contre un autre club de Fédérale 1 qui sera lui aussi exempt ? 

 

Complètement, c’est ce que nous nous sommes dit. Il s’est aussi posé une autre question : si nous n’avions pas été exempts, est-ce que nous allions envoyer nos joueurs au feu sans aucun match amical et sans match depuis six mois ? Nous avions clairement évoqué la possibilité de faire forfait parce qu’encore une fois, au-delà du Covid, sans match amical, la santé de nos joueurs passe avant tout et nous ne voulons vraiment prendre aucun risque. Là, nous sommes exempts, ça laisse une cartouche pour faire un autre match amical et essayer de se préparer au mieux, malgré toutes ces péripéties, pour le match à Issoire. 

 

Tu nous parlais du protocole de la Fédération Française de Rugby. Pour le moment, dans ce dernier, il y a quelque chose qui n’est pas stipulé : l’obligation de se tester pour les clubs de Fédérale 1, de Nationale ou même de Fédérale 2 ou Fédérale 3. Est-ce que tu penses que cette obligation de se tester est quelque chose qui doit naître et se mettre en place ? 

 

C’est assez délicat. Dans des périodes comme cela, il y a assez de donneurs de leçons, je le vois au quotidien. On a plein de médecins qui se découvrent, tout le monde donne son avis. 

 

Des Docteurs Raoult ? 

 

Ah oui, des Docteurs Raoult, il y en a un paquet et c’est peut-être cela le plus fatiguant et le plus usant. Mais c’est comme ça, il faut juste le savoir et faire la part des choses. Tester, je ne sais pas, je n’en sais rien, je ne suis pas spécialiste. Je ne sais pas parce qu’on voit bien le LOU qui s’est testé jeudi dernier juste avant le match contre le Racing et où tout était négatif. Finalement, du jour au lendemain, il y en a un qui a eu des symptômes après le match et ils ont été retestés lundi. Ils se testent tous les trois jours et ils arrivent peut-être à avoir un positif au milieu, et encore une fois, je prends beaucoup de réserves et beaucoup de pincettes parce-que je n’en sais rien. Malheureusement, cela veut bien dire que, du jour au lendemain, en croisant des personnes autres que les joueurs et l’entourage du club, ça peut repartir. Donc, c’est assez délicat, même en pro ils n’y arrivent pas donc, c’est compliqué. Je n’en sais rien, je n’ai pas la vérité mais, si quelqu’un l’a, qu’il la donne rapidement. Par contre, tous les clubs qui ne se testent pas n’ont pas de positif et, dès qu’on teste un peu, on le voit bien au niveau de la France, on trouve donc, c’est assez malheureux et ça fait prendre du retard. Mais je pense que c’est une conscience professionnelle, même vis à vis de mes joueurs, et qu’il n’y a pas d’hésitation à avoir mais ça, ça n’est que mon point de vue. 

 

Quand tu vas aller jouer en championnat et que tu vas affronter une équipe dont tu sais qu’elle n’est pas testée, tu ne vas pas avoir quelques réticences ? 

 

C’est délicat mais, si on a des réticences, on ne commence pas le championnat, on ne monte pas dans le bus à 60 avec les espoirs. Et puis, si on avait des réticences, on n’aurait pas repris le contact. On a décidé de le faire, sous le protocole de la Fédé, pareil sur la reprise du championnat mais, c’est assez délicat. Et puis, encore une fois, dans des périodes comme cela et hormis des comportements vraiment irresponsables, c’est un peu à la mode d’aller chercher la responsabilité des joueurs. Moi, je tiens à saluer la réactivité, le sérieux et la responsabilité de mes joueurs qui ont été exemplaires durant cette période, qui se sont tenus à carreau et qui ont fait attention. C’était aussi une volonté de tous donc c’est bien mais, sur ta question et encore une fois, je n’en sais rien. Dans ce cas, on annule le début de la reprise du championnat : si on en est à se dire qu’il faut tester tous les joueurs ou alors, avant chaque match ou qu’on a des réticences, je pense que dans ces moments-là, il ne faut surtout ni incriminer personne ni ne faire culpabiliser qui que ce soit. C’est quelque chose que nous n’avons pas voulu faire, il y a de grandes chances que notre joueur qui s’est fait tester en premier ne soit pas celui qui ait fait flamber le tout. On n’en sait rien et, en fait, on ne veut pas savoir, même si ce serait utile mais, c’est impossible. En fait non, ce n’est pas qu’on ne veut pas savoir, au contraire, mais c’est impossible de savoir. Est-ce que c’est venu de la salle de muscu, est-ce que c’est venu d’un entraînement, est-ce que c’est venu d’une séance de mêlée ou d’une personne extérieure qui est venue au stade qui a serré la main de l’un qui lui-même à serrer la main à d’autres ? On n’en sait rien, ce n’est pas qu’on ne voudrait pas savoir parce qu’on voudrait éviter de refaire l’erreur mais on n’en sait rien. Mais surtout, évitons d’incriminer ou de faire culpabiliser qui que ce soit parce qu’après, c’est la porte ouverte à pas mal de choses et nous ne sommes pas comme ça. 

 

Et puis, les joueurs ont des vies privées et sociales, ils ont des compagnes, ils ont des parents. Ça peut aussi venir de l’entourage familial ? 

 

Oui et surtout, nous, nous avons un système pluriactif. Les mecs vont au boulot donc, est-ce c’est en allant acheter la baguette, est-ce que c’est en allant au travail ? On se pose tellement de questions et, malheureusement, on n’a aucune réponse. On aimerait les avoir pour éviter de refaire les mêmes erreurs si on en a fait mais c’est très, très délicat. 

 

Maintenant que, je reprends tes propos, vous voyez le bout du tunnel, quel va être le plan de marche, le plan de reprise pour les matches amicaux ? 

 

Nous avons un match amical contre Aubenas qui est prévu lorsque nous aurons fini les tests cardio et que tout le monde sera sur le pont. Si tout le permet, ce sera le vendredi 4 chez nous et ensuite, nous essayons de caler un match amical sur la première journée de championnat contre une exempt ou, malheureusement, peut-être contre une équipe qui aura match annulé et qui sera testée, je n’en sais rien, j’extrapole un petit peu. Sinon, nous ferons une opposition en interne mais surtout, c’est se remettre au boulot. Nous avions bien commencé, ça s’était bien passé et puis, on a pris un grand coup d’arrêt, un coup d’arrêt qui, encore une fois, ne sera, je l’espère, pas rédhibitoire. On va se remettre au boulot avec de l’entrain, de l’appétit, de l’enthousiasme et nous allons faire en sorte d’optimiser les trois semaines qui nous restent. 

 

On va parler aussi de ton nouveau poste à Vienne, toi qui arrive de Rumilly, et de ta prise de fonction. Comment cela s’est-il passé pour tes premiers pas ?

 

Très bien, je connaissais quand même l’environnement du club et pas mal de joueurs. Il y a eu du bon boulot qui a été fait par les staffs précédents puisque le club était en passe de se qualifier. Il y a eu un gros, gros turn-over de joueurs, plus ou moins voulu, et un nouveau staff, nous mettons en place de nouvelles choses donc, il faut que ça prenne. Pour l’instant, les joueurs ont l’air de bien adhérer, nous allons voir par la suite mais moi, je suis comme les joueurs, avec beaucoup, beaucoup d’enthousiasme et l’envie de bien faire. 

 

Tu es également arrivé avec quelques joueurs de Rumilly dans ta valise ? Je pense entre autres à Chris Tafili

 

Oui, trois joueurs de Rumilly m’ont sollicité. Le but n’était pas de dégarnir Rumilly mais c’est le jeu et ils m’ont sollicité pour continuer à travailler avec moi. Je ne voyais pas trop pourquoi m’en priver pour le coup puisque ce sont des joueurs avec qui j’ai l’habitude de travailler et qui, je pense étaient contents de continuer à travailler avec moi puisque ce sont eux qui en ont fait la demande. Donc oui, je suis content car ce sont des joueurs qui connaissent mes systèmes et ma façon de travailler et il est sûr que c’est quand même plus confortable. 

 

En arrivant dans un nouveau club, ça te permet aussi d’avoir quelques entrées relais dans le vestiaire ? 

 

Par contre, ce n’est pas le but et ce n’est pas du tout ce que je leur demande. Je n’ai pas envie qu’ils soient catalogués comme ça donc non, ce n’est pas le but. J’ai des relais qui ont été mis en place et quI me permettent de passer outre mes anciens joueurs. 

 

Avec ton binôme Thomas Trautmann, comment est-ce que vous vous organisez ? 

 

Pour Thomas, ce sont ses premiers pas sur les seniors donc, il a un gros, gros boulot à côté sur le club puisqu’il a structuré et pris en charge toute la formation du club. C’est assez lourd puisqu’il y a énormément de boulot, il y a un grosse politique de jeunes au niveau du club donc, c’est quelque chose qui est très, très intéressant mais également très, très prenant. C’est sa première expérience donc, pour le moment, j’ai plus ou moins chapeauté les choses le temps qu’il prenne ses marques. Il a beaucoup d’enthousiasme, une grosse envie de bien faire et de travailler donc, pour l’instant, tout va très bien. Je rajouterai le nouveau préparateur physique qui nous a rejoints en provenance de Vannes, Maxence Turpeau, qui a fait un super travail de pré-saison. 

 

Il a fait une belle diagonale ! Vannes / Vienne, il a traversé la France ? 

 

A Vannes, il était sur le centre de formation et il a fait la diagonale avec la volonté de prendre en main l’effectif senior avec nous. On s’est vite retrouvé sur des valeurs de boulot et d’exigence sur nos premiers contacts donc, ça s’est vite fait. Ça s’est confirmé sur les premières semaines de boulot où les mecs ont vraiment adhéré sur sa volonté et son exigence et surtout sur sa compétence donc ça se passait bien. Nous allons faire en sorte de faire très attention à nos joueurs, surtout les positifs, avec les bilans cardio et puis, repartir de bon pied en espérant que les négatifs se seront entretenus et qu’on arrive à remettre les positifs rapidement sur pied pour, encore une fois, optimiser les trois semaines qui nous restent. 

 

J’imagine que, sur les cendres d’une saison qui avait une belle dynamique mais qui n’a pu se terminer, l’objectif cette année est d’aller accrocher les play-offs coûte que coûte ? 

 

Oui, la qualification est clairement un objectif. On me dit qu’il y a la Nationale, que les cadors sont partis, c’est une évidence et on ne va pas le nier, mais la poule est très homogène et très dense. Il y a vraiment beaucoup d’équipes qui ont réussi à stabiliser les effectifs malgré le Covid. Il y a aussi des équipes qui ont beaucoup et bien recruté, qui se sont structurées donc, il y a une très belle poule, c’est excitant et ça va être raide. 

 

Si tu avais une pancarte de favori à mettre à l’un des clubs de la poule, tu la mettrais sur qui ? 

 

Je ne sais pas si des équipes vont se démarquer, je pense comme ça à Bédarrides et à Mâcon. Après, on verra, Bédarrides s’est structuré avec l’arrivée d’Arnaud Vercruysse et avec un gros, gros recrutement. Ils avaient déjà pas mal de potentiel l’année dernière qui va, je pense, se confirmer. Pareil pour Mâcon qui a un recrutement XXL donc, je pense que ce sont les deux équipes qui auront la pancarte de favoris. Mais il va y avoir tellement d’aléas cette année par rapport à ce Covid mais aussi, malheureusement, ceux liés aux blessures des joueurs cadres qui peuvent quand même rebattre les cartes. Mais comme ça, en regardant de près, Mâcon et Bédarrides vont être du solide. 

 

En parlant des clubs de la poule, il y en a un autre qui est un peu dans le même cas que vous, c’est le Stade Métropolitain, ex Villeurbanne qui a lui aussi été touché par le Covid. On parle souvent de solidarité dans le rugby et, est-ce qu’il y a eu des échanges lorsque vous avez appris que le Stade Métropolitain connaissait la même situation que vous ? Y a-t-il eu une sorte de pack, de maul qui s’est fait entre les clubs de cette poule 2 ? 

 

Pour moi, c’est en plus assez particulier car l’ASVEL est mon ancien club donc, j’ai encore pas mal de contacts et de joueurs avec qui je m’entends très bien. Avant toute chose, avant de parler rugby, c’est surtout prendre des nouvelles et savoir un peu ce qu’il en est parce qu’on n’est jamais à l’abri d’une mauvaise surprise sur un joueur positif ou sur un asthmatique ou autre. Donc, c’était surtout prendre des nouvelles d’un club qui m’est cher aussi. Là aussi, c’est toujours malheureusement délicat et c’est un constat que l’on commence à faire sur la Fédérale 1 : nous avons juste ouvert le bal et c’est en train de partir d’un peu partout, en plus, il y a les stages de pré-saison qui peuvent être un facteur aggravant. S’ils en ont besoin, nous sommes bien entourés et nous avons en plus le même médecin référent, il connaît bien la musique maintenant et il va chapeauter tout cela avec sérieux et compétences comme il l’a fait avec nous, je ne me fais aucun souci pour eux. On prend des nouvelles et quant au protocole de reprise, c’est pareil, nous sommes bien encadrés mais c’est vrai qu’il faut être sérieux et bien mettre tout le monde en sécurité. 

 

Comme d’habitude, tu vas avoir droit à la question décalée. Pendant le confinement, quand on avait Beaune, Châteauneuf-du-Pape ou encore Mâcon, nous avons souvent digressé vers le sujet viticole. Et, sur les réseaux sociaux, il y a un certain Yann Arnaud, Directeur Général des Services du CS Vienne, qui nous a dit  » Il faut parler de Vienne car nous avons aussi de bons produits avec la Côte Rôtie « . Est-ce que, quand tu es arrivé, il t’en a offert un pour te mettre en appétit ? 

 

Non, d’ailleurs, c’est une bonne remarque et je vais lui en faire part tout de suite. A Vienne, nous avons les coteaux justes au-dessus du stade et nous sommes servis là-dessus. En regardant la poule de près, c’est vrai qu’il y a de bons produits à peu près partout et tant mieux, ça permettra aux supporters de suivre un peu toutes les équipes et de faire, je l’espère et je croise les doigts, un peu de monde dans les stades si on nous le permet et si la situation nous le permet. Ce sera de bons moments de partage et tout le monde est en attente de cela. Malheureusement, il faut aussi que l’on fasse attention et qu’on se plie aux contraintes sanitaires, c’est primordial et c’est vraiment d’intérêt public. Mais c’est vrai que ça laisse présager de bons moments de partage. 

 

Et mis à part la santé, que peut-on souhaiter au CS Vienne cette saison ? 

 

Qu’on parle un petit peu de rugby parce qu’entre le débat sur la Nationale et maintenant ce Covid qui nous tombe dessus, c’est vrai qu’on a maintenant envie d’être sur le pré, de travailler, de repasser des moments de partage et de convivialité. La saison risque d’être délicate et, en essayant d’être résolument optimiste, souhaiter que la vie reprenne un peu son cours normal. On sait que ça va être difficile mais on souhaite une belle saison, que la mayonnaise prenne avec les nouveaux joueurs et le nouveau staff et que le public vienne nombreux au stade partager des bons moments et viser cette qualification. 

 

Au Mag Sport – Radio Albigès, on va d’abord vous souhaiter que tous vos ennuis liés à la crise sanitaire du Coronavirus soient derrière vous pour regarder l’horizon et les nouveaux défis sportifs qui vous attendent

 

Merci beaucoup 

Propos recueillis par Loïc Colombié

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Julien Véniat lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges » du 25 août 2020

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