#Rugby – Nat / A.Castant (Albi) : «Ce double projet me tient à cœur!»

Le jeune talonneur du Sporting Club Albigeois, Arthur Castant nous accordé une interview portrait, alors que ce grand espoirs du rugby albigeois arrive à un carrefour de vie. Actuellement en convalescence suite à une rupture des ligaments croisés, et à l’aube de découvrir un nouveau championnat, la division nationale, cet enfant de Saïx voit son double projet prendre corps. A l’image de son illustre prédécesseur au talonnage jaune et noir, Clément Maynadier, ce pur produit de la formation tarnaise va intégrer la prestigieuse école des mines Albi-Carmaux pour suivre un cursus d’ingénieur. Un nouvelle saison pleine de défis pour Arthur Castant, alliant rééducation, projet universitaire et ambitions sportives.

 

Crédit photo Pierre Bras – Comité animation SCA

 

Pour toi, 2020 va vraiment être une année à oublier : pas de phases finales, pas de montée en Pro D2 et en plus, au bout du bout, une rupture des ligaments croisés. Cette année, tu as la scoumoune qui te suit jusqu’au bout ? 

 

Je ne sais pas si c’est la scoumoune mais en tous cas, pour la population en général, cette année 2020 est un peu compliqué et pour moi également. C’est vrai que, la saison dernière, nous étions premiers nationaux et vraiment bien partis dans ce championnat. Il y avait vraiment une force et une sérénité qui se dégageaient de ce groupe et à l’intérieur de ce dernier, que ce soit au niveau du staff ou des joueurs, je sentais vraiment qu’on allait être prêt pour attaquer de grosses phases finales. Il y a eu après cette période de Covid qui a tout remis en question et où on nous a annoncé que nos espoirs de montée étaient réduits à néant. Pour moi, il y a eu cette décision à prendre de me faire opérer, j’avais le genou qui était abîmé depuis un petit moment et en accord avec le staff sportif et médical, nous avons pris la décision d’opérer au plus vite car c’était vraiment prendre un gros pari que de me lancer dans cette saison au risque qu’il ne s’abîme encore plus. Donc, nous avons dit que j’allais être opéré le plus tôt possible pour que je puisse revenir à 100% pour la 2e partie de saison à aider l’équipe à finir la phase régulière et, j’espère, à disputer des phases finales. 

 

Pour nos lecteurs qui ne connaissent pas obligatoirement la médecine, tu avais une rupture partielle des ligaments croisés. Avec du renforcement musculaire, tu aurais peut-être pu tenter le coup mais c’était quand même un pari ? 

 

C’est ça. J’en ai discuté avec le chirurgien qui m’a opéré à Clermont, la rupture n’était pas totale. Le ligament était encore en partie là mais il n’était vraiment plus très fonctionnel donc, même avec beaucoup de renfo, ça aurait été un énorme risque que de commencer une saison comme cela, avec la possibilité d’arriver sur un mois d’Octobre ou de Novembre à me blesser encore dessus et, cette fois, de devoir dire adieu à la fin de saison et aux phases finales. Je pense que la meilleure décision a été prise et, de toute façon, l’opération aurait dû avoir lieu dans les années à venir. Donc, le plus tôt était le mieux et je pense qu’on a pris la bonne décision de ce côté-là. 

 

Maintenant va commencer la rééducation et la convalescence. Nous en avions discuté sur les bords du terrain et tu as envie de revenir vers la fin de l’hiver / début du printemps. Pour toi, c’est une deadline sérieuse, viable et légitime ? 

 

Oui, nous en avons discuté avec le staff médical, que ce soit le kiné, le médecin ou Arnaud et nous nous sommes fixés une petite période au début de l’année civile, qui est pour moi l’objectif à atteindre. C’est vrai que, quand une attaque une rééducation, même si ce n’est pas une date précise, c’est mieux d’avoir une fenêtre de retour pour pouvoir se fixer dessus et travailler sereinement. Je sais que je vais avoir beaucoup de travail à faire, que ce soit sur le genou ou même physiquement, pour retrouver un niveau que j’espère au-dessus de celui que j’avais. Et c’est vrai que mon objectif est de revenir à 100% encore mieux que ce que j’étais, ainsi que techniquement pour finir la saison. Je sais que, si tout va bien, je devrai jouer un bon nombre de matches de la phase retour donc, revenir au début de l’année civile m’offrirait quand même la possibilité de bien finir la saison. 

 

Tu reviendras en plein milieu de ce nouveau championnat National, championnat passerelle entre la Pro D2 et la Fédérale 1. Ca va quand même être une belle aventure même si j’imagine que tu es déçu de ne pas être en Pro D2 ? Mais, à défaut de Pro D2, ce championnat National a de la gueule ? 

 

Oui, c’est vrai que je pense que ça va être un championnat intéressant. Il va y avoir de très gros clubs à affronter, la plupart se sont très bien renforcés durant la période d’intersaison.  Je pense qu’au fur et à mesure, le niveau de ce championnat va tendre progressivement vers le niveau de la Pro D2. Donc, je suis forcément très déçu de ne pas jouer en Pro D2 la saison prochaine mais personnellement, et je suis sûr que l’équipe aussi, je suis très motivé par ce nouveau challenge. On a une formule de championnat qui est très proche de celle du Top 14 ou de Pro D2 donc, notre approche va aussi être différente par rapport à celle de la saison de Fédérale 1 que nous avons pu vivre l’année dernière. Honnêtement, je suis d’un côté déçu mais aussi très motivé par ce nouveau défi, avec une ambition qui est de réaliser une grosse saison, de figurer en haut comme on l’a fait depuis quelques années et de prouver que notre place est à l’échelon supérieur. 

 

Le sentiment que l’on sent monter dans ce championnat National est que, comme Albi a dit haut et fort ses prétentions de Pro D2, il y a une amertume voire parfois une jalousie poindre de la part des autres clubs. On a l’impression qu’Albi va être, non pas la bête à abattre mais le scalp que tout le monde va vouloir ramener et que beaucoup de clubs vont vouloir  » se taper  » le SCA. Est-ce que pour vous, les joueurs, c’est quelque chose que vous ressentez et qui vous motive encore un peu plus ? 

 

Ce qui est sûr, c’est qu’il est vrai que pendant cette période de Covid, les médias ont beaucoup parlé d’Albi, de Massy et de Bourg-en-Bresse comme candidats à la montée en cas de non-phases finales. Donc, forcément, je pense que les autres écuries ont vu défiler ces noms à longueur de journée et, consciemment ou inconsciemment, ça doit aussi motiver les joueurs et les staffs pour venir nous battre. Nous, cela fait maintenant trois ans que l’on sait que ce statut de favori est présent, qu’il est là et que nous affichons nos ambitions en début de saison. On ne le cache pas donc, je pense forcément que les autres équipes vont avoir envie d’aller chercher Albi, Massy; Bourg et de montrer qu’elles sont tout autant légitimes que nous. Nous, si on nous donne ce statut de favori, on le prend et on l’accepte, ça ne changera rien à notre façon de travailler. Nous serons toujours aussi sérieux dans notre approche et nous essaierons d’être toujours autant performants sur le terrain, peu importe l’adversaire ou les conditions. 

 

Pour remettre un peu l’église au centre du village comme j’aime bien le dire, on entend certains déclarer  » Albi ne parle que de Pro D2 ce qui veut dire qu’ils s’y voient déjà et qu’ils dénigrent la Nationale « . Ce n’est pas du tout ça, c’est juste que vous savez où vous voulez aller et comment vous vous voulez y aller ? 

 

Exactement, ce n’est pas du tout une question de trop plein de confiance ou autres. Je pense que, dans la vie comme dans le sport, les objectifs font avancer et si on démarre un championnat en disant  » on verra où ça nous mène « , ce n’est, pour moi, pas la bonne stratégie. Chercher un objectif atteignable et essayer d’aller le chercher est pour moi plus intéressant. Nous, nous sommes fixés un objectif qui est d’aller en Pro D2 et on l’annonce haut et fort. On ne s’en cache pas, on n’en a pas honte, on ne va pas se chercher d’excuse ou quoi que ce soit, on annonce qu’on veut monter et on va tout faire pour monter. Ce n’est pas une question d’arrogance ou quoi que ce soit, c’est juste que je pense que les objectifs nous font avancer et là, un objectif élevé va peut-être nous motiver à travailler encore plus dur pour aller le chercher. 

 

Tu nous parlais des objectifs collectifs, d’essayer d’attraper cette Pro D2 qui file entre les doigts du Sporting Club Albigeois depuis quelques années. Pour toi personnellement, j’imagine que les objectifs ont été revus du fait de ta blessure mais, il y aussi une concurrence qui est arrivée avec Mehdi Boundjema, un talon rompu à la Pro D2 et au Top 14. Tu as aussi connu l’expérience de Romain Casals alias  » La Case « . Est-ce que de côtoyer ce genre de joueur te permet aussi de progresser ? 

 

Evidemment, c’est vrai que la concurrence fait toujours progresser. Avec cette  blessure, je vais revenir plus tard pour la 2e partie de saison mais je vais essayer d’optimiser au maximum le temps de convalescence pour travailler sur tous les points techniques et physiques, améliorer mes points forts et peut-être aller chercher des performances sur mes points faibles. Je pense que l’arrivée de Mehdi est aussi une bonne chose pour le club car, comme je le dis, la concurrence fait toujours progresser les joueurs. Quand je vais revenir, je vais avoir du boulot pour trouver une place et essayer de m’imposer donc ça fait un objectif supplémentaire. Ca va aussi me donner une grande motivation pour travailler durant ces mois de convalescence. Et je pense que, plus l’équipe est forte, plus nos chances d’accéder à l’échelon supérieur sont élevées donc je suis aussi prêt à relever ce challenge et à optimiser ma convalescence pour progresser. 

 

Un petit mot sur  » La Case  » alias Romain Casals qui, pendant trois ans, a un peu fait office de grand frère ? Parfois un peu grognon et un peu ronchon mais grand frère quand même ? 

 

C’est vrai que le départ de Romain m’a forcément aussi attristé. Je lui ai dit que je lui souhaitais le meilleur pour la suite et c’est vrai que, pendant ces trois années, il m’a beaucoup apporté puisque c’est un talonneur d’expérience qui a connu à peu près tout le gratin, que ce soit en Top 14 ou en Pro D2. C’est forcément un joueur sur lequel j’ai pu m’appuyer, notamment lorsque je n’avais pas encore joué ou bien très peu joué, sur des points techniques ou sur son expérience qu’il pouvait m’apporter au quotidien. C’était un plaisir d’avoir un joueur comme cela, plein d’expérience et plein de bons conseils, pour progresser au quotidien. 

 

Il y a un autre joueur qui joue au talon, à Bègles-Bordeaux, un international français. Il est passé par l’Ecole des Mines, et il a quand même un cursus qui te ressemble beaucoup puisque tu vas toi aussi intégrer l’Ecole des Mines, c’est Clément Meynadier. Est-ce que le parcours de Clément Meynadier est aussi quelque chose qui t’a guidé et qui a un peu ressemblé à un phare pour toi ? 

 

On a eu l’occasion de discuter un petit peu avec Clément et, comme tu le dis, son parcours est un peu un phare et un objectif. J’ai eu l’occasion de côtoyer les mêmes professeurs que lui à l’Université donc, j’ai aussi pu discuter de son parcours. Le fait que l’on joue au même poste est une coïncidence mais, le fait de savoir qu’un joueur qui était professionnel à Albi a pu réussir à valider une licence scientifique à l’Université puis un cursus d’ingénieur à l’Ecole des Mines avec un parcours exemplaire est quelque chose de très motivant. La preuve, il en est arrivé à jouer à Bordeaux dans un club qui aurait du être champion de France de Top 14 cette année et il est international donc, je pense qu’on ne peut pas viser plus haut. Moi, il est vrai que j’ai toujours eu ce double projet un peu ambitieux d’allier sport de haut-niveau et études, le fait d’avoir validé ma licence de mathématiques et intégrer cette école est pour moi une grande chance et je sais que de jouer dans ce club d’Albi et d’avoir l’Ecole des Mines, qui est une école très réputée dans l’ingénierie, dans la même ville, c’est un privilège. D’ailleurs, je remercie beaucoup les dirigeants du SCA et ceux de l’Ecole des Mines qui m’ont beaucoup accompagné, notamment dans mes démarches et dans ce projet ambitieux ainsi que Mr Patrick Blaye qui était mon correspondant un petit peu privilégié au niveau de l’Ecole des Mines et qui m’a guidé dans ce parcours pour rentrer dans cet établissement. Donc, c’est vrai que c’est une grande chance et un privilège, avec la rééducation, je vais peut-être avoir plus de temps à consacrer aux études et ça va être une bonne chose pour moi. 

 

On dit souvent que le rugby  » à papa  » était des rugbymen qui travaillaient en même temps qu’ils pratiquaient leur passion. Le rugby  » grands frères  » était souvent des rugbymen qui se reconvertissaient après carrières, et on a vu qu’il pouvait parfois y avoir des problèmes. Le rugby moderne, celui d’Arthur Castant, c’est le double projet à savoir la reconversion avant même d’avoir commencé une carrière ? 

 

Moi, j’ai toujours reçu cette éducation de la part de mes parents, c’est à dire de ne pas faire un choix strict en ne choisissant que le sport  parce-que l’on sait que cela ne mène pas forcément toujours au bon résultat. Evidemment, il y en a qui y arrivent et qui font une très belle carrière mais il y en a d’autres qui n’ont rien et qui, arrivés à 34 / 35 ans, n’ont plus de projet derrière. Ce n’est pas ma façon de voir les choses, de ne jamais délaisser le côté scolaire pour le rugby et inversement donc, c’est vrai que ce double projet me tient à cœur. Je pense que des études d’ingénieurs, c’est quelque chose de très ambitieux et qu’on ne peut pas faire beaucoup plus riche comme cursus en menant le sport de haut-niveau à côté. Je sais que ça ne sera pas facile, ça ne l’était déjà pas lors de mon passage à l’Université mais pour moi, ça a toujours été clair et évident dans le sens où, si je veux mener une vie de rugbyman professionnel, il faut que j’ai un diplôme costaud à côté. Une fois que je l’aurai obtenu, ça me libérera pleinement pour penser à ma potentielle future carrière mais en tous cas, ce fait d’étudier à côté n’a jamais été remis en question pour moi.

 

Et puis, ça t’évitera de te faire quelques cheveux blancs la trentaine arrivant ? 

 

Exactement. C’est vrai que, comme je l’ai dit, beaucoup de joueurs misent tout sur le rugby et se retrouvent parfois un peu démunis arrivant à 34 / 35 ans. Moi, je sais que j’aurai validé mon diplôme, j’aurai un projet bien défini pour la suite et au moins, je pourrai être serein et me régaler à jouer au rugby le plus longtemps possible j’espère et enchaîner derrière avec une carrière d’ingénieur qui sera bien préparée. 

 

Le calendrier du Sporting Club Albigeois est sorti. C’est épais d’entrée et ça part sur les chapeaux de roue avec un déplacement à Nice, une réception de Bourgoin et un déplacement à Bourg-en-Bresse. On rentre de suite dans le vif du sujet ? 

 

Oui, j’ai vu ça et qu’ils nous avaient gâtés pour le début de saison. D’un côté, ça va nous permettre de nous jauger et de rentrer directement dans la compétition. Il n’y aura pas de round d’observation ni de temps d’adaptation, les points vont compter d’entrée. On va jouer les grosses équipes presque dès le début donc ça va être un beau challenge, ça va rajouter, je pense, un petit peu d’excitation au niveau des matches amicaux et sur les semaines qui vont précéder ce début de saison. Je ne pense pas qu’attaquer fort avec des équipes comme cela soit forcément mauvais, peut-être que cela va nous permettre de plonger directement dans le grand bain et de basculer définitivement de la Fédérale 1 à ce championnat National. C’est vrai qu’il y a des noms connus, des noms qui ont connu la Pro D2 et même le Top 14 pour la plupart sur les dernières années. Ça va être très intéressant d’entrée, dès le 13 Septembre, ça va être une belle bataille qui va commencer. 

 

On va parler du rugby amateur et de ton club formateur de Soragout. C’est un club qui compte pour toi ? 

 

Ma famille est originaire de Saint-Grégoire et a rapidement migré sur Castres, plus précisément à Saïx. J’ai en fait commencé le rugby dans ce petit village de Saïx qui était en entente avec le village voisin de Soual pour former cette équipe de Soragout. J’ai commencé vers 4,5 / 5 ans et c’est vrai que j’ai appris ce sport, l’état d’esprit et les bases du jeu. J’y suis resté six ans, je m’y suis régalé et c’est un super club que je continue à suivre très régulièrement et à qui je souhaite le meilleur. 

 

Tu sais qu’un certain Benoît Sicart, quand il s’est fait une rupture des ligaments croisés et pendant sa rééducation, était venu faire une ou deux piges à Radio Albigès pour commenter des matches. Si ça te dit, tu es le bienvenu ! 

 

Ça serait avec grand plaisir. Tu m’appelles quand tu veux et on s’organise ça, ça me plairait beaucoup de le faire. 

 

Encore une nouvelle reconversion possible pour Arthur Castant ? 

 

Exactement, ça me fera une activité en plus. Ce n’est pas comme si je n’en avais pas assez et que je ne savais pas quoi faire de mon temps mais je viendrai commenter les matches avec toi, ça me fera bien plaisir. 

 

En plus, on pourra coupler deux originaires de Saint-Grégoire au micro ? 

 

Ça sera parfait. 

 

La boucle sera bouclée. On te remercie, on te souhaite le meilleur pour cette saison, qui commencera surtout en 2021 pour toi, et que la rééducation se passe au mieux pour que tu ne reviennes plein fer sur les terrains

 

C’est très gentil, je vais faire les efforts pour revenir plein fer comme tu le dis et être très performant dès ma reprise. Et j’espère que ce sera celle de la réussite.

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-24-juillet-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw d’ Arthur Castant lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges » du 24 juillet 2020.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s