#Rugby – Fed1 / V.Lagassé (Drancy) : «La route et l’aventure à Drancy s’arrêtent là!»

Vincent Lagassé, est de ces personnages qui façonnent l’ovalie, tant par leur passion que par une certaine façon d’appréhender l’humain, vecteur essentiel de ce sport. Pour celui qui a brillamment réussi sa reconversion professionnelle, et dont ses élèves devront dorénavant le prénommé « Monsieur le Proviseur », cette ascension sociale marque aussi un carrefour avec sa carrière dans la rugby de haut niveau. Muté dans ses terres natales occitane , après l’obtention d’un concours interne de l’éducation nationale, celui qui s’était fondu à la vie parisienne et au rugby francilien, ne pourra plus cette saison, occupée le poste de manager du RC Drancy. Entretien avec un coach qui a vécu une année galère sportivement, mais ô combien enrichissante émotionnellement et humainement dans le 9.3 . Vincent Lagassé fend l’armure et nous livre une déclaration d’amour à une ville Paris et un club Drancy, qui resteront à jamais dans son cœur.

 

Crédit photo Patrick Olombel

 

On avait normalement prévu de venir vers toi pour parler de l’intersaison de Drancy et de la projection vers cette seconde saison de Fédérale 1. Mais entre-temps, il y a eu une très bonne nouvelle professionnelle pour toi  qui est venue un peu tout bouleverser. Ton chemin et celui de Drancy vont se séparer, non pas parce qu’il y a divorce mais  parce-que tu as eu une promotion professionnelle ? 

 

Complètement. C’est un choix qui est difficile à faire puisque mes deux carrières, qui ont coexisté jusqu’à maintenant, l’une dans l’Education Nationale et l’autre dans le rugby de haut-niveau vont devoir se séparer temporairement. Étant reçu au concours de personnel de direction des établissements scolaires de second degré, collèges et lycées, je suis sous le coup d’une affectation et d’une mutation dans l’Académie de Montpellier, ce qui n’était pas mon premier choix. J’avais positionné des vœux pour rester en région parisienne et continuer à faire coexister ces deux carrières mais, la mobilité géographique et les aléas d’être fonctionnaire avec ce devoir de mobilité géographique m’ont conduit dans l’Aude, à Limoux, où je serai proviseur adjoint l’année prochaine. J’allais dire saison parce-que je vis depuis des années au rythme des années scolaires et des saisons de rugby mais c’est la première fois que je vais me retrouver avec un mois d’Août sans rugby. Depuis l’âge de 5 ans, je suis à fond dans le rugby et c’est vrai que c’est quelque chose qui fait un peu peur. On a aussi peur de s’ennuyer un peu les week-ends mais, pour en revenir à ta question, c’est vrai que la route et l’aventure à Drancy s’arrêtent là. J’ai été très fier d’avoir été promu manager par l’équipe dirigeante pour cette saison 2020 / 2021. Ca n’aura duré que quelques semaines et quelques mois. 

 

Tu as quand même été entraîneur pendant un an ? 

 

Oui, j’ai été entraîneur pendant un an mais, ce que je veux dire, c’est que malgré tout, malgré les résultats et la saison compliquée, l’équipe dirigeante m’a renouvelé sa confiance et m’a même donné une promotion. Je tiens vraiment à remercier Benjamin Perrié, Alain Bourry, Sam Mouliom, tous les bénévoles et toute l’équipe dirigeante de ce club de Drancy qui, je le dis et je le répète, est un beau club. J’ai pu communiquer sur les réseaux sociaux en affirmant que c’était le club dans lequel je m’étais senti le mieux. Pour l’instant, c’est une belle découverte, je pense que lorsqu’on est Drancéen une saison, on le reste toujours. J’ai pu m’en rendre compte lors de nos nombreux déplacements où l’on a vu des gars qui portaient les couleurs de Drancy venir voir les anciens collègues. C’est un club qui marque, qui prône et qui défend des valeurs et c’est un club dans lequel je me sentais bien. Je l’ai mis sur Facebook, c’est un crève-cœur que de laisser sa place, d’avoir construit tout un projet pendant un an et demi et d’en plus sentir que les fruits vont être récoltés. Je pars sans aucune animosité avec qui que ce soit, c’est un club à qui je souhaite vraiment la réussite parce-que ses dirigeants et ses joueurs le méritent. Je quitte le club pour des raisons purement professionnelles, ma carrière dans l’Education Nationale devenant difficilement compatible avec un poste dans le rugby à haut-niveau en région parisienne. Donc, pour cette année, le rugby sera mis un peu entre parenthèses. 

 

Qu’est-ce que tu retiendras de cette année en Fédérale 1 avec Drancy, mis à part les parties de  » bouffes  » dans les derbys franciliens ? Que garderas-tu dans la boîte à secrets et à souvenirs ? 

 

C’est beaucoup d’émotions de retrouver les joueurs le mardi soir, quand tu n’as gagné qu’un match de la saison, et qu’à l’entraînement, ils ont toujours le sourire et ne sont jamais dans le jugement. J’étais moi personnellement l’un des responsables de ces défaites : quand tu entraînes et que tu ne gagnes pas, tu connais ton sort. On ne me l’a jamais fait sentir, que ce soit les joueurs ou les dirigeants et c’est ce que je retiendrai de ce club, de la confiance malgré les mauvais résultats. Et ça, ce sont des valeurs qui aujourd’hui dans le rugby, se perdent et n’existent pas parce-que, quand tu es en Fédérale 1, tu dois gagner. Moi, on m’a embauché pour un objectif qui était le maintien et, sportivement, le constat est un échec. Je le disais à ma compagne, c’est la saison la plus dure que j’ai connue en termes de résultats et pourtant, c’est celle qui m’a fait le plus grandir en tant que manager et que cadre. Parce qu’humainement, il faut aller chercher des ressources, que tu sois joueur, président, entraîneur, bénévole, pour continuer à fonctionner et quand tu ne gagnes pas, que tu ne gagnes plus, il faut aller chercher des ressources humaines et là, ce n’est plus du sportif. Je pense que l’on s’est resserré, le groupe a été meurtri mais on a su transformer toutes les difficultés que l’on a connues en quelque chose de positif. Et je sais que la saison prochaine, il va y avoir des résultats à Drancy. 

 

En parlant de la saison prochaine, car tu fais le modeste mais tu as quand même beaucoup travaillé sur la saison prochaine pour combler les lacunes du passé que vous aviez identifiées la saison dernière pour essayer d’exister dans cette Fédérale 1, tu peux nous dire les grandes lignes de ce projet 2020 / 2021 pour Drancy sur lequel tu travaillais encore il y a quelques jours ? 

 

C’est un projet collectif, je n’ai pas travaillé seul, nous avons travaillé ensemble : Samuel Moliom, le directeur sportif, Vincent Rousey qui nous rejoint et qui a beaucoup travaillé pour le recrutement, Boris Thomas qui monte des espoirs a aussi amené beaucoup de nouvelles choses tout comme Luis, l’entraîneur des espoirs, Damien, le nouveau préparateur physique, Alain Bourry, Benjamin Perrié et son épouse Elisabeth. C’est vraiment un travail collectif doc, je sais qu’avec ou sans Vincent Lagassé, Drancy continuera à progresser. Et cette nouvelle saison, on l’a construite en allant déjà chercher des joueurs qui manquaient à des postes clés, avec des profils bien particuliers et spécifiques. Nous ne sommes pas un club qui a 1M5 de budget et nous devons être hyper cohérents avec le budget que nous avons. Dans le recrutement, nous devons cibler de façon qualificative des profils qui nous manquent, on doit faire preuve de polyvalence, on doit rechercher de la suppléance et donc, c’est beaucoup plus compliqué que lorsque vous avez beaucoup d’argent et que vous pouvez acheter untel ou untel, des doublures et qu’en fait, vous ne vous cassez pas trop la tête mais vous cassez juste la tirelire. Nous, nous nous sommes beaucoup cassés la tête, on fait avec les moyens du bord et je pense que le recrutement est très qualitatif. Maintenant, nous n’allons pas faire de bruit, nous allons aussi essayer de changer un peu de discours parce-que, moi le premier, dire que le club est du 93, que nous sommes les petits. Maintenant que cette poule Elite a été créée, nous sommes débarrassés de ces gros budgets et de ces joueurs de rugby professionnels ou pseudo professionnels car, encore une fois, quand on a 21 ans, que l’on gagne 1 200€ par mois … 

 

C’est du professionnalisme au rabais ? 

 

Exactement. Je ne vois pas le professionnalisme comme ça et pour moi, il est quand même dangereux quand on fait du rugby amateur. Je pense que la future saison 2020 / 2021 est de bon augure pour Drancy. 

 

Quand on t’entend parler, c’est quasiment encore le manager qui s’exprime ? 

 

Oui parce-que le cordon n’est pas totalement coupé. Je pense que, lorsque je vais monter récupérer mes affaires à Drancy puis que je vais redescendre, les premiers kilomètres seront chargés d’émotions. Parce-que je ne quitte pas uniquement Drancy mais aussi la région parisienne et moi, l’homme du Sud-Ouest, l’homme du Tarn, je suis parti avec beaucoup d’a priori. Quatre ans après, je reviens dans le haut plateau de l’Aude, je reviens dans le Tarn et en Occitanie avec la sensation d’avoir beaucoup mûri, grandi, appris, d’avoir fait beaucoup d’erreurs. L’autre jour, j’ai dit à un collègue  » je ne sais pas ce qui fait gagner au rugby, je ne sais pas ce qui fait gagner dans la vie mais je sais ce qui fait perdre « . Et je crois que l’expérience, c’est cela, c’est s’être beaucoup trompé, analyser pourquoi on s’est trompé, faire en sorte de se tromper le moins possible et je crois que c’est comme cela que l’on construit des victoires et que l’on construit un homme. J’étais très exigeant comme entraîneur sur l’aspect technique et pareil en tant que CPE ou personnel de direction. Je crois que ce qui est important, c’est de former des hommes, des femmes, des enfants aux valeurs auxquelles l’on est attaché. Et finalement, ce poste de proviseur me permet de concrétiser beaucoup de choses ingurgitées et apprises dans le milieu du rugby, dans le milieu de l’Education Nationale. Je pense que ce poste va me coller à la peau, peut-être plus que celui de manager de rugby. L’autre jour, j’ai passé un entretien avec des personnes du rectorat de Montpellier qui m’ont dit  » pourquoi ne restez-vous pas dans le rugby de haut-niveau et pourquoi, à 38 ans, vous présentez-vous comme proviseur ? « . J’ai été franc et je leur ai répondu  » je pense qu’un entraîneur de rugby ou un manager est plus en danger au niveau de la pérennité de son poste qu’un proviseur « . Et pourtant, ce sont les mêmes métiers : vous devez performer, vous devez avoir des résultats aux examens, vous devez avoir des gens qui réussissent dans leurs orientations professionnelles. C’est pareil dans le rugby, j’ai toujours été attaché à ce qu’un joueur qui n’est pas gardé ou qu’un espoir qui ne sait pas trop où aller, on l’oriente bien, de façon ascendante ou descendante. 

 

Tu nous parles souvent de double projet, de formation, de reconversion. Tu en es quand même un bel exemple car tu as arrêté ta carrière de joueur pro la trentaine arrivante, tu t’es engagé dans l’Education Nationale et tu as gravi tous les échelons en moins de dix ans. C’est un joli parcours ? 

 

C’est le parcours d’un sportif avant tout parce-que, que ce soit dans l’éducation nationale ou ailleurs, je vois des garçons à Drancy qui font de la manutention, qui travaillent à la Mairie, qui sont dans les espaces verts, qui ont leurs propres entreprises, certains sont dans l’immobilier. Je crois que le rugbyman, c’est avant tout un tempérament et peu importe le secteur d’activité et c’est là que les clubs de rugby amateur doivent vraiment aider les jeunes à trouver un métier qui leur colle à la peau. Je pense que l’éducation nationale et le rugby sont liés par rapport à cela mais je crois que le rugbyman, une fois qu’il s’engage quelque part et qu’il a trouvé chaussure à son pied au niveau professionnel mais aussi au niveau du club, reste un compétiteur. Au rugby, nous sommes des gagnants, on va sur un terrain comme on va au travail et, encore une fois, mon ascension dans l’éducation nationale s’est faite par le travail, elle est par mes convictions et mes valeurs. La région parisienne m’a vraiment offert beaucoup de choses par rapport aux rencontres et au professionnalisme des gens. J’ai rencontré des gens, dans l’éducation nationale et dans le rugby, qui sont très professionnels, que ce soit à l’ACBB en Fédérale 3 ou ailleurs. J’ai vu dans des clubs des gens posés, qui réfléchissent, qui ne sont pas dans la guéguerre de clochers avec le voisin. Cette ouverture d’esprit de la région parisienne m’a effectivement permis de connaître une ascension sur le plan professionnel mais aussi sur le plan humain, comme je le disais tout à l’heure. 

 

Pour en revenir à Drancy, comment le président Benjamin Perrié a pris ce choix de vie et ce choix professionnel que tu as décidé de prendre ? Et quelle sera l’organisation de Drancy pour l’après-Lagassé ? 

 

Pour moi, Benjamin Perrié est un président hors-norme. C’est avant tout un homme passionné par son club et par le rugby donc, du coup, il a pris la chose avec philosophie et beaucoup de compassion, de compréhension et d’accompagnement. Il m’a dit  » Vincent, c’est toi qui réfléchis et qui choisis. C’est un choix pour une carrière professionnelle, on comprendra et on va s’adapter « . Je n’ai pas senti d’animosité, le club est très sain dans sa manière d’agir et je pense que celui qui symbolise le plus ces rapports humains protégés, c’est Benjamin Perrié. Je le remercie de tout ce qu’il a fait pour moi, je le remercie de son accueil tout comme de la manière dont il a pris mon départ. Je sais que j’ai perdu un président, lui a perdu un manager mais nous avons tous les deux gagné des amis. Et pour te répondre sur la manière dont il a réagi, il m’a dit  » rejoins-moi, je suis à Saint-Jean-de-Luz en vacances. Tu es le bienvenu, viens boire un coup « . 

 

Totalement dans l’esprit rugby ? 

 

Exactement. C’est l’amitié avant tout, malgré des relations  » professionnelles « , il y a aussi beaucoup d’amitié et de temps passé à vider quelques bouteilles de vin rouge ensemble au club-house. Et je crois que ça, ça a forgé une relation de proximité qui ne s’arrêtera jamais. 

 

On va finir sur un registre un peu plus décalé : tu es d’accord avec nous, c’est toi qui as participé au mercato de Drancy cette année ? 

 

Oui, j’y ai participé, comme le reste du staff. 

 

Tu te rappelles d’un débat où tu avais parlé à Mr Frédéric Moine, le président de Rumilly, du fait qu’ils avaient des Sud-Africains dans leur équipe. Tu n’aurais pas, par hasard, recruté des Sud-Africains ? 

 

Oui mais nous avons pris les meilleurs Sud-Africains. Cornell et Pieter sont avant tout des joueurs qui ont joué en France, qui correspondaient au profil des joueurs que l’on cherchait. Très sincèrement, j’ai passé du temps avec eux, je les ai accueillis à Drancy, j’ai participé à leurs déménagements, j’ai passé leurs premières heures en région parisienne en les accueillant avec ma compagne catalane. D’ailleurs, ils étaient très déçus parce-que Jessica, la femme de Pieter, a accroché avec elle et elle était très déçue qu’elle redescende dans le sud. Au-delà de la nationalité, nous avons rentré à Drancy des joueurs qui nous manquaient. Après, force est de constater que, lorsque tu cherches des joueurs expérimentés comme Cornell, qui a quand même connu une expérience dans le super rugby, qui a 31 ans et qui fait 2 mètres, tous les critères font qu’on avait besoin de ce gars. Pieter est un droitier très expérimenté en mêlée qui était à Trélissac, il parle très bien le français, il connaît tous les gros mots. Je plaisante mais ce sont des joueurs qui nous manquaient alors, qu’ils soient Sud-Africains, Anglais, Italiens …. Nous avons recruté des hommes en qui on croit, le contact s’est très bien passé, ils savent ce que le club attend d’eux et nous avons aussi besoin de leur expérience pour former les jeunes. J’ai beaucoup parlé avec eux et je leur ai dit  » ce qu’on attend de vous, c’est que vous soyez professionnels dans votre démarche et que vous soyez des moteurs dans la mentalité  » parce qu’ils vont avoir des contrats pros. S’ils amènent les jeunes à la muscu avec eux, s’ils montrent la rigueur et l’hygiène de vie qu’il faut avoir pour jouer au rugby de haut-niveau, le pari est en fait gagné. On veut que ce soit non seulement des bons joueurs mais aussi des catalyseurs. A titre d’exemple, ce sont les joueurs que nous avons choisis à Drancy, il n’y a pas beaucoup d’étrangers mais nous comptons sur eux. Et maintenant, ils sont drancéens avant d’être sud-africains. 

 

Tu ne t’en es pas mal sorti. On sait que tu aimes la radio, que tu aimes le rugby et que tu aimes le Sporting Club Albigeois : ce sont trois bonnes raisons de venir commenter le SCA avec nous dans son aventure en Nationale ? 

 

Il y a un journaliste albigeois, qui s’appelle Loïc, qui me sollicite depuis quelques temps. 

 

Il n’habite pas à Saint-Grégoire par hasard ? 

 

(Rires) C’est ça et nous avons beaucoup d’atomes crochus. Il fait de la radio, j’ai aussi fait de la radio et c’est vrai qu’il y a pas mal de planètes qui s’alignent pour que j’aille vivre de bons moments avec lui. Il n’a pas encore eu ma réponse mais ça ne saurait tarder et en tous cas, une expérience à ses côtés devrait augurer de belles envolées pour les auditeurs de Radio Albigès. Je pense que, quoi qu’il arrive, il y aura des moments de radio sympas avec lui. 

 

C’est une très bonne nouvelle pour nos auditeurs et on te félicite encore pour ta promotion au sein de l’Education Nationale. Et du coup, on te dit à très bientôt en notre compagnie

 

Merci beaucoup de ton soutien et longue vie à ta radio qui continue à informer et à faire vivre la Fédérale 1 notamment mais aussi les autres divisions et qui est très, très écoutée dans les quatre coins de l’hexagone. Où que j’aille, on fait référence à toi et de plus en plus donc, je te félicite pour ton travail. 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-24-juillet-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Vincent Lagassé, lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges » du 24 juillet 2020.

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