#Rugby – Fed1 / K.Boudot (Beaune) : «Je me sens bien, je suis bien, ici !»

En pays bourguignon sur les bords de la Bouzaise, le demi de mêlée du CS Beaune, Kevin Boudot, se sent comme un poisson dans l’eau. Pour sa 5ème saison chez les viticulteurs, l’homme du Jura voit poindre une fédérale 1, certes départie à son plus grand regret des « Grosses cylindrées », mais où, les bleus et blancs peuvent tirer leur épingle du jeu. Investi à l’école de rugby, pièce maîtresse du « système Magnat » au CSB, Kevin Boudot aimerait voir l’apothéose d’une progression collective via des playoffs historiques au printemps 2020. Focus sur un joueur issu d’une famille qui côtoie le sport de haut-niveau (son frère est le mécanicien de Romain Bardet dans la Team AG2R – La Mondiale.), et dont le passage par le révélateur de la formation Clermontoise, a forgé l’homme et le compétiteur qu’il est aujourd’hui.

Le 1/2 de mêlée du CS Beaune, Kevin Boudot / Crédit photo Stéphanie Maufoux

Tu vas entamer ta 5e saison chez les viticulteurs beaunois. L’année dernière, la saison s’est finie en queue de poisson avec le Covid-19 alors qu’au bout du bout, il y avait sûrement une grande chance pour le CS Beaune d’aller décrocher d’historiques phases finales en Du Manoir. On imagine que, du côté de la Côte d’Or, vous êtes remontés comme des coucous pour cette nouvelle saison et pour enfin aller chercher ces phases finales ?

C’est sûr que ça s’est terminé, comme pour tous les autres clubs, d’une façon qu’on ne voulait pas mais on ne l’a pas choisi. Ensuite, il restait quand même trois, quatre matches et nous étions collés avec Rumilly pour aller chercher la 6e place. C’est vrai que nous avions plutôt un calendrier favorable avec la réception d’Issoire et Drancy donc, logiquement, on aurait pu espérer se qualifier. Pour la saison à venir, même si on n’en a pas forcément parlé tout de suite, tout de suite, mais je pense que l’objectif sera la qualif et de faire aussi bien que la saison qui vient de se terminer. Parce-que même nous, en tant que joueurs, nous avions pris énormément de plaisir et nous étions sur une énorme dynamique donc on espère faire aussi bien cette année.

En parlant de la dynamique, vous montez en Fédérale 1 il y a deux ans et, pour la première année, vous avez le maintien en poche lors de l’avant avant dernière journée. La seconde année, vous n’êtes pas loin d’accrocher des phases finales. Lorsque tu as signé au CS Beaune, est-ce que tu pensais à une progression aussi linéaire et spectaculaire ?

Oui parce qu’il y avait un projet de club de monter en Fédérale 1. Pour ma part, ça nous a pris deux saisons : pour ma première, nous avions fait un tour de phases finales où nous avions été éliminés par Châteaurenard. Et, après un bon turn-over de joueurs où il y a eu une vingtaine de départs et une vingtaine d’arrivées, on fait cette saison de Fédérale 2 en arrivant en demi. On l’a fait marche par marche et ça, c’était vraiment la volonté du club. Lorsque j’ai signé, le discours du club était de monter en Fédérale 1 donc, pour l’instant, on continue et tout se passe un peu comme on l’avait prédit et comme ça devait se passer donc, pour l’instant, je ne suis pas surpris par tout ça.

L’année prochaine, il y a une poule qui va grandement ressembler à celle de l’année dernière, un peu mélangée à celle que vous aviez lors de votre première année en Fédérale 1. Que penses-tu de cette poule ? Ça va être un ruck géant ?

Moi, je la trouve très bien déjà parce-que je pense que ça va être très homogène. Je ne vois pas une équipe qui va vraiment se détacher énormément, je peux me tromper mais je ne vois pas ça. Je vois beaucoup de matches serrés, accrochés. En plus, on retrouve nos copains du sud qui avaient été soit des matches tendus soit un peu virulents (rires).

Donne-nous des noms ! Bédarrides ?

Contre Bédarrides, Châteaurenard, c’était sympa de les jouer (rires). Donc là, ça va être sympa de les retrouver et puis, nous aurons également un derby contre Nuits qu’on retrouve aussi. Non, c’est top, je trouve qu’on a vraiment une belle poule pour se faire plaisir cette année.

Vous commencez déjà à parler de ce derby contre Nuits entre joueurs à Beaune ? Puisque Dijon est parti en Nationale, ce derby côte d’orien risque d’être un des moments forts de la saison ?

Oui, c’est une évidence. Même si je sais que Seb, notre entraîneur, n’aime pas parler de derby, moi, j’en parle et nous en parlons. Nous ne sommes pas obstinés avec ça mais nous en discutons forcément : on aimerait les battre, c’est le truc classique quand il y a un derby. Donc là, c’est plutôt  » on en discute  » et on attendait le calendrier pour voir les dates auxquelles on les jouera mais forcément, ce sont deux matches à ne pas perdre, on va tout faire pour les battre.

Il y aura aussi le derby avec Mâcon, même s’ils sont un peu plus éloignés. Mâcon est une équipe qui aura des ambitions cette année et qui risque elle-aussi de vouloir aller en phases finales ?

De toute façon, dans cette poule, je pense qu’il y a 70% des équipes qui peuvent prétendre aux phases finales donc oui, Mâcon en fera forcément partie. Et puis, ça fait maintenant deux saisons qu’on perd chez eux et qu’ils perdent chez nous, on se rend coup pour coup. C’est vrai que ça va être une grosse équipe avec, en plus, un recrutement qui a l’air de qualité aussi donc, comme d’habitude, Mâcon va être rude et épais. Mais pareil, on va jouer ce derby-là pour les gagner et on verra ce qu’il se passe.

Tu nous parlais de Bédarrides et de recrutement. Il y a aussi un recrutement XXL à Bédarrides avec un nouveau coach, Arnaud Vercruysse, qui a failli intégrer le staff ou l’équipe dirigeante de Beaune l’année dernière. Cette équipe de Bédarrides est quand même l’une des favorites de la poule ?

Favorite, je ne sais pas. Et puis, j’avoue qu’avec tout ce qui s’est passé ces derniers temps, je n’ai pas trop regardé les autres équipes mais que je me suis plus attardé sur nous. On sait que Bédarrides est une grosse équipe, que c’est très rude chez eux avec, visiblement, un gros recrutement donc oui, ils seront également dans la course, c’est certain. Nous avions perdu en demi contre eux en Fédérale 2, ce sont eux qui nous avaient éliminés. Lorsqu’on les avait joués lors de la première saison de Fédérale 1, on s’est fait cartonner chez eux mais on les a cartonnés chez nous. Donc eux, c’est un peu comme Mâcon, on se rend coup pour coup à chaque fois. Encore une fois, je sais que ça va être des matches difficiles mais j’ai rarement vu un match de Fédérale 1 facile donc, on s’attend à ça et il n’y aura aucun souci, on est prêt à les jouer.

En 5 ans sous le maillot des viticulteurs Beaunois, Kevin Boudot est devenu un cadre du XV Bourguignon / Crédit photo Stéphanie Maufoux

La problématique de cette crise sanitaire Covid-19 est que ça a bien sûr impacté toute la planète, les calendriers sportifs et ça a arrêté les compétitions. Mais, ça a aussi impacté les finances du sport et des clubs et Beaune n’y a pas dérogé. On a lu dans certains articles que vous, les joueurs, aviez accepté une baisse salariale. Pour toi, de toute façon, on a eu l’impression que, malgré la baisse salariale, c’était Beaune et rien d’autre ?

De toute façon, je me sens bien, j’y suis bien, c’est ma 5e saison. En plus, je suis de Dôle à la base donc, je suis proche de ma famille donc, déjà, ça a forcément pesé dans la balance. Ensuite, le club se structure de mieux en mieux : je suis aussi éducateur et entraîneur des U16 et, de l’intérieur, on voit vraiment que ça se structure de plus en plus, il y a le centre de perfectionnement. Donc, je ne me voyais pas forcément partir et puis, tant que je me sens bien, autant rester au CS Beaune. Le club me fait confiance, et de toute façon, cette baisse salariale était bien sûr obligatoire. Nous, nous l’avons vu comme ça et, même la baisse salariale, le président est quand même resté très correct sur les propositions. Donc, je n’ai pas hésité une seconde à repartir avec le CS Beaune.

Et puis, il y a la fin d’une histoire à écrire. L’année dernière, comme je le dis souvent, c’est une saison qui s’est finie avec un point-virgule, il faut maintenant aller mettre le point final à cette saison et à ce groupe qui veut aller chercher des phases finales ?

Exactement parce qu’on a beau dire  » on aurait pu se qualifier « , ça reste  » on aurait pu  » on n’a jamais su si on était qualifié ou pas. Du coup, pour l’instant, « l’historique phases finales du CS Beaune en Fédérale 1 », il n’existe pas même si on était bien parti pour. Donc, c’est cette année qu’il faut qu’on se donne les moyens pour montrer que la saison dernière n’était pas un coup de chance, que nous sommes bien présents et que nous progressons chaque année. Nous allons viser cette chose-là parce-que les phases finales, pour en avoir joué quelques-unes, c’est un moment unique : c’est de la pression en plus, ce sont les beaux jours, des bandas, c’est top. Ce sont des moments qui font rêver donc il est sûr que ça va être l’objectif.

Comme tu nous le disais, tu es aussi très investi au club dans la formation et la pré-formation auprès des jeunes. Tu t’occupes aussi du Tournoi des 3B de l’école de rugby. Est-ce que le fait de maintenant t’investir et de transmettre auprès des jeunes t’a permis de progresser en tant que joueur ou d’acquérir de la maturité sur le terrain ?

Ça va sûrement faire rire parce-que j’ai encore quelques petits soucis, notamment avec les arbitres (rires). Mais on va dire que j’ai pris en maturité.

Tu n’as quand même pas croisé Laurent Cardona ?

Non, je ne l’ai pas croisé, pas encore (rires). Mais si Albi rejoue, peut-être qu’il va les ré-arbitrer un jour, on ne sait pas.

Il risque quand même d’être accueilli au Stadium

Je sais bien (rires). Après, oui, ça apporte de la maturité parce-que ça donne forcément des responsabilités. Il faut mettre de l’eau dans son vin parce-que, travailler avec des ados, et j’ai été ado aussi, c’est travailler avec différents caractères. Tout cela fait que ça impacte forcément sur le joueur mais aussi sur la façon d’être avec les jeunes. C’est quelque chose qui me plaît car j’ai passé mon BPJEPS que j’ai d’ailleurs obtenu cette année et là, je repars sur un autre BP. C’est vraiment quelque chose qui me plaît et je sens que je suis fait pour ça, pour retransmettre et surtout pour travailler dans le sport.

Kevin Boudot prend le large / Crédit photo Stéphanie Maufoux

J’imagine qu’il y a quelques semaines, tu as dû retrouver tes minots après le déconfinement progressif. Ça a dû être une soupape qui s’est ouverte pour eux de retrouver les terrains ? Et toi, tu as dû être très heureux de les retrouver ?

Oui, c’était réciproque, nous étions tous contents. Forcément au début, on faisait attention, il y a toujours les distances mais ils étaient heureux comme tout de retoucher le ballon, de retrouver les copains. C’est là que l’on voit qu’au final , alors que toute l’année, on peut croire qu’ils s’en foutent un peu, avec cette pause de deux mois et demi, trois mois, ils étaient quand même très, très contents de retrouver le terrain et ça, ça fait plaisir. On voit des enfants mordus et qui en veulent et ça, c’est cool.

Dans ta carrière, tu as donc été formé à Dôle mais tu es aussi passé par le centre de formation de Clermont-Ferrand et par Bourg-en-Bresse où tu as un peu tâté de la Pro D2. Maintenant que tu es bien ancré en Fédérale 1, est-ce que la Pro D2 ne te manque pas ? Ou alors, la Fédérale 1 te convient et est vraiment le championnat idoine pour toi ?

Je ne sais pas trop quoi réponde à ça … La Pro D2 n’est pas un manque, si un jour on doit y aller, on ira. Je ne me pose plus trop de questions sur ça parce-que d’ailleurs, je suis redescendu jusqu’en Fédérale 2 lorsque j’ai signé au CS Beaune. Donc, je ne me suis pas forcément focalisé sur le niveau parce-que, par exemple, j’ai pris énormément, énormément de plaisir à aller jusqu’en demi-finale de Fédérale 2 et à vivre une montée avec le CS Beaune plutôt que de jouer une dizaine de matches en Pro D2 avec Bourg-en-Bresse où je ne jouais pas trop. Donc non, ce n’est pas forcément une question de niveau, c’est juste prendre du plaisir. Je vais avoir 28 ans cette année, j’espère qu’il va me rester encore 5 / 6 saisons. C’est prendre du plaisir mais bien sûr, jouer de plus en plus haut est plaisant parce-que, si c’est avec mes potes, c’est très bien mais après, je ne fais pas du tout un focus là-dessus.

On a l’impression que ce n’est pas dans ce rugby professionnel français ultra normé, ultra schématisé que l’on prend le plus de plaisir ?

Carrément. Je prends l’exemple de Beaune, parce-que c’est vraiment un club où je me plais, mais nous sommes libres de jouer comme on veut, tout en ayant forcément des schémas avec les entraîneurs. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais nous sommes quand même libres, on fait un peu ce qu’on veut sur les terrains, si on doit prendre des initiatives, on les prend. Maintenant, tu regardes un match de Pro D2 ou de Top 14, le 9 donne 25 coups de pied par-dessus et ne fait plus une passe. Moi, je sais que j’ai un peu décroché de tout ce rugby professionnel où je ne m’y retrouve pas du tout. Ce n’est qu’un avis personnel mais je ne me retrouve pas du tout dans ce rugby pro où tout est formalisé, en tous cas, c’est l’impression que cela donne.

Pour rester sur le registre pro / amateur, que penses-tu de la séparation qu’il y a eu en Fédérale 1 entre la Nationale, le championnat des équipes professionnelles, et la Fédérale 1, qui est désormais le championnat des équipes semi-amateurs / semi-professionnelles ?

Pareil, cela n’engage que moi mais, à quoi ça sert ? Je ne parle que sportivement parce-que je ne vais pas parler de financier, tout ça n’est pas mon domaine et je ne sais pas trop en parler. Par contre, rugbystiquement, je vais juste donner un chiffre : l’an dernier, nous avions Suresnes, Chambéry et Dijon dans la poule. Nous avons battu Dijon, nous avons battu Chambéry à l’aller et au retour et nous avons aussi battu Suresnes. Donc, qu’est-ce que cela veut dire ? Que nous sommes moins bons ? Je ne sais pas comment interpréter cette nouvelle poule parce-que je ne vois pas l’intérêt rugbystique de l’avoir créée. Après, il y a peut-être d’autres intérêts mais je ne les maîtrise pas. Le problème qu’il y a au niveau rugbystique, c’est que je me rends compte qu’en créant cette poule, le rugby n’est plus la priorité. Nous, nous battons des équipes, nous faisons le forcing et en plus, c’est un prestige de jouer des équipes plus haut : nous attendions le derby contre Dijon, nous avions les crocs de jouer Chambéry qui est un grand club. Je trouve ça bête de nous supprimer ces gros matches-là, c’est mon avis, c’est comme ça, je trouve ça bête.

Et puis, tu aurais rêvé de re-rencontrer Bourg-en-Bresse, ton ancien club ?

Pourquoi pas (rires) ? Je n’ai rien contre Bourg, c’est une grosse équipe. Tu joues contre eux, tu joues devant 6 000 personnes minimum parce qu’ils ont un public génial, ce sont tous des matches qui donnent envie. Et puis après, mis à part un ou deux matches où il y a eu de gros cartons ou de gros scores, je n’ai pas vu une équipe de Fédérale 1 mettre 100 points à toutes les autres équipes pendant la saison. Donc, du point de vue rugbystique, je ne vois pas l’intérêt de cette poule mais, ils ont sûrement eu d’autres raisons avec d’autres facteurs qui rentrent en jeu mais ça, je ne le maîtrise pas du tout.

Pour continuer un peu dans l’armoire aux souvenirs, on sait que tu es passé par Bergerac, un club qui a demandé à descendre en Fédérale 2 et qui n’a pas voulu rester en Fédérale 1. Qu’est-ce que tu penses de la situation de Bergerac et du fait que la Fédérale 1 est temporairement terminée pour eux ?

J’ai passé deux saisons à Bergerac où il était plutôt plaisant d’y jouer. J’avais découvert le Sud-Ouest, ce qui était nouveau pour moi, et c’était sympa. Lorsque j’ai quitté Bergerac, il y avait déjà des petits soucis financiers donc, ça avait été compliqué, et ils nous avaient prévenus qu’il fallait retrouver un club. C’est une ville de rugby, il y a quand même du public et je sais qu’ils font le yo-yo : ils descendent souvent en Fédérale 2 pour remonter en Fédérale 1. Je leur souhaite le meilleur pour cette saison en Fédérale 2 et, si leur objectif est de repartir en Fédérale 2 pour se reconstruire, car c’est vrai qu’ils ont vraiment galéré en Fédérale 1 cette saison avec, si je ne dis pas de bêtise, une ou deux victoires et c’était vraiment compliqué pour eux, j’espère qu’ils sauront se remobiliser. J’ai vu qu’ils avaient recruté un nouveau staff donc, c’est bien pour eux et puis, s’ils peuvent repartir avec un objectif de montée, ça peut aussi être bénéfique pour un club.

Kevin Boudot durant sa formation clermontoise, pouvait encore se permettre quelques excentricités capillaires. /Crédit photo inconnu

Pour continuer dans le registre du passé, ta formation à l’ASM, à Clermont-Ferrand, est quelque chose qui a été marquant et prégnant dans le joueur que tu es ? En plus, on a appris qu’à l’époque de l’ASM, tu avais encore des cheveux

Déjà, j’avais des cheveux et en plus, pour la finale, je les avais teints en blond alors tu vois ce que ça donne (rires)

On veut les photos, on les mettra avec l’article (rires)

Il y en a quelques-unes, oui (rires). Les années Clermont, ce sont cinq années magnifiques avec deux titres de champions de France dont le premier en 2010. On fêtait les 10 ans cette année mais nous n’avons malheureusement pas pu le faire à cause du virus et ça aussi, c’est un peu frustrant. Sinon, c’était juste magnifique et en termes de jeu, si on ne parle que de jeu, on apprend tout plus vite parce-que tu as les meilleurs coaches, la formation est toujours pointilleuse, poussée au bout. C’était super, de pouvoir vivre ça, c’était vraiment top.

On entend souvent parler dans le rugby, ou dans le foot et le sport collectif, de l’institution club. Là, ce côté institutionnel est poussé à l’exégèse à Clermont ?

Ah oui ! En plus, 2010 était la première année du titre Crabos / Espoirs et Pros, les trois ont fait champions la même année. Moi, j’y suis arrivé en 2008 et les pros n’avaient toujours pas été champions, ils n’avaient pas connu ce qu’était le bouclier et tout ça donc, c’est vrai qu’il y avait cette pression-là et vraiment la pression de toute une ville. Il faut savoir qu’à Clermont, s’ils faisaient un stade de 80 000 personnes, je pense qu’il serait quasiment rempli. Là, c’est une ferveur vraiment impressionnante. Je conseille à tout le monde d’aller au moins une fois voir un match au Michelin parce-que ça vaut vraiment le coup de voir l’ambiance qu’il y a autour. Les gens sont tous derrière leur équipe, c’est une certitude.

Pour revenir dans le présent et cette saison 2020 / 2021, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter à toi et à tes copains du CS Beaune ?

Déjà, que la saison aille jusqu’au bout (rires).

Où qu’elle commence

Oui, on va aller dans l’ordre, qu’elle commence et qu’elle aille jusqu’au bout en espérant que, rugbystiquement, on aille le plus loin possible en visant une qualif. Mais surtout, qu’on s’éclate parce qu’on a vu à quel point le rugby nous manquait après trois mois à ne rien faire. Donc, qu’on s’éclate tous ensemble, qu’on prenne du plaisir et que les gens continuent à venir nous voir au stade et que ça leur plaise de nous voir jouer parce qu’on a toujours le ressenti qu’à Beaune, on produit du beau jeu. C’est toujours plaisant d’entre cela de la part des supporters donc voilà, avec le meilleur possible tout au long de de la saison.

Pour finir avec la question décalée, si vous allez en phases finales, tu nous mets une belle perruque blonde comme à l’époque clermontoise ?

Je peux, franchement, ça ne me dérange pas. Ça sera forcément une perruque parce-que, si je laisse mes cheveux, je pense que ça sera les phases finales 2050 donc je vais prendre la perruque (rires).

On me dit dans l’oreillette que tu as un rituel d’avant-match ou d’avant-entraînement, c’est de faire des grimaces à la photographe du club. C’est vrai ?

Oui, c’est vrai (rires). Mais apparemment, elle garde ces photos pour elle parce-que je ne les ai jamais vues mais c’est possible.

On va essayer de négocier pour en faire sortir une ou deux

C’est ça (rires)

On te remercie d’être venu et on te souhaite le meilleur pour cette saison 2020 / 2021 avec le CS Beaune

Merci beaucoup

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-17-juillet-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Kevin Boudot lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges » du 17 juillet 2020.

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