#Football – R3 / M.Bossion (US Albi) : «Partageons le plaisir d’être ensemble.»

Élu lundi 29 juin 2020, à l’issue d’une Assemblée Générale de l’US Albi qui voyait le président Laurent Lejeune rendre son tablier, Marc Bossion le nouvel homme fort du club centenaire de la cité épiscopale nous a accordé une interview exclusive. Éduqué à une certaine vision du football, par un certain Armand Alés, le nouveau président de l’USA veut pérenniser la formation, tout en rêvant d’ores et déjà d’un comeback en R2 pour les seniors. Cet anti-fusion avec l’ASPTT FA, voit le renouveau du club par un retour aux valeurs historiques, la réapparition des couleurs bleus et rouges sur les tuniques et éléments visuels de l’US Albi, en étant un des exemples les plus probants. Focus sur Marc Bossion, un capitaine de navire qui a trouvé son cap dans les calanques du vallon des Aufes : « Partager le plaisir d’être ensemble! « 

 

La nouvelle équipe dirigeante de l’US Albi / Photo fournie par Marc Bossion .

Marc Bossion, comment vous êtes vous retrouvez , à succéder à Laurent Lejeune, à la tête de l’US Albi?

Bonjour, je suis élu président depuis quelques jours, c’est tout frais. En fait, nous sommes une équipe de 14 personnes et au niveau des statuts, il y a un président, une secrétaire, une trésorière. Le principe est que le trésorier et le secrétaire général reste de fait et moi, je remplace un président qui était partant. Statutairement, il n’a pas voulu continuer l’aventure. 

 

On va remettre un peu les choses dans l’ordre parce-que, pour les passionnés de football tarnais, vous êtes une tête bien connue mais peut-être pas pour tous nos lecteurs. Vous n’êtes pas le premier venu dans ce club car Marc Bossion et l’US Albi, c’est quand même une longue histoire ? 

 

Je suis né en 1955 et j’ai intégré le club en 1968 en tant que minime sous les ordres de Mr Armand Alès

 

Un Monsieur avec un grand M

 

Plus qu’un grand M car c’est lui qui a fait partie de notre éducation en plus de nos parents. A l’époque, Mr Haas était le président, Mr Réveillon était un mécène qui a toujours été là et nous avions des dirigeants qui arrivaient de Toulouse alors que maintenant, ils toussent déjà quand ils arrivent de Saint-Juery. Donc, j’ai baigné dans cela, j’ai été éduqué avec eux, j’ai été trésorier de l’US Albi, dirigeant, j’ai fait partie du Comité Directeur. Quand je me suis fait une rupture des ligaments croisés à 27 ans, Mr Armand Alès m’a proposé de venir dans le giron des éducateurs. J’ai commencé par les 18 ans puis j’ai continué mon petit truc tranquillement et il n’y a qu’une catégorie que je n’ai pas faite qui était les U17, je suis passé par toutes les autres. En 2016, j’ai eu l’opportunité avec Mr Lejeune d’avoir la joie de pouvoir prendre la responsabilité des U16 / U17 pendant une saison. Il y avait beaucoup de premières années cette année-là et nous avions deux équipes avec Claude Nduwayo comme adjoint, que je remercie de m’avoir accompagné, mon responsable sportif était Stéphane Atcher, que je ne remercierai jamais assez. Nous avons donc joué avec des gamins qui étaient des premières années et nous avons quand même réussi à être 5e défense avec un vrai libéro. Nous nous sommes maintenus et l’équipe est montée en régionale. Au niveau sportif, c’est une grande satisfaction qui m’a coûté beaucoup d’efforts intellectuels pour me remettre dans le bain mais je suis reparti à Castelmaurou comme un jeune, ça m’a fait beaucoup de bien. 

 

On va aussi parler du projet que vous portez avec toute une équipe. Pour avoir assisté à l’assemblée générale, les mots  » valeurs, respect et citoyenneté  » ont été martelés. Ça vient peut-être aussi de cet héritage que vous avez eu d’Armand Alès, quand le football était un véritable outil d’éducation, de lien social mais aussi de formation de citoyen ? 

 

En fait, nous avions un principe qui était de se réunir tous les lundis. Chacun disait ce qu’il avait à dire mais nous avions toujours cette notion de partage et de plaisir ensemble : nous partagions, nous étions contents mais nous étions ensemble. Et quelles que soient les différences de vue de chacun, nous allions toujours dans la même direction. Moi, je n’ai entendu critiquer les éducateurs se critiquer entre eux que lorsque je suis revenu en 2016 et j’ai été choqué parce-que je ne reconnaissais plus l’US Albi. Je me disais  » ce n’est pas possible que quelqu’un attende que son collègue se plante pour dire  » tu vois, je te l’avais dit  » donc, je n’ai pas compris. 

 

Est-ce que vous pensez que c’est propre à l’US Albi ou bien propre à la société actuelle ? 

 

Je ne m’occupe pas des autres. Moi, ce que je sais, c’est que l’US Albi, c’est l’US Albi. Après, comme vous le dites, les choses ont de toute façon changé, on ne va pas refaire le monde et on ne refait pas l’histoire. Pour parler d’autre chose et de l’Amicale des Anciens de l’US Albi, qui est quelque chose de très important à mes yeux, Ghislain Bonnet a joué avec moi en minimes / cadets et on ne s’est plus revu, c’est la vie. Il prend sa retraite, il m’appelle 40 ans après et me dit  » Marc, j’ai envie de faire quelque chose « , je lui ai demandé quoi et il m’a répondu  » On va faire une Amicale de joueurs « . Je lui ai dit  » banco « , c’était fin 2019 et nous sommes 25, nous réservons la salle Maurice Rigaud, on ne se reconnaît pas car on a tous changé. On fait une partie de pétanque, on mange une paëlla mais ça a été un plaisir ! Un an après, nous sommes 117, juste par le partage et le plaisir d’être ensemble. Nous n’avons pas d’objectif si ce n’est amical : il n’y a pas de licence, pas de fédération, il n’y a rien. Et par rapport à cela, quand il s’est trouvé que le club n’avait plus statutairement de possibilité de continuer, j’ai dit  » banco, on y va « . Et qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai rappelé les anciens. Mr Lateulle voulait arrêter, on a parlé et il reste, pareillement pour Mme Julien, Mr Taillefer. Mr Khademi n’en pouvait plus mais moi, je n’ai regardé que le club. Je sais pertinemment que là où l’on va, il ne faut pas réfléchir parce-que sinon, on ne fait rien. Il n’empêche que les collectivités territoriales nous suivent, que le mécénat revient. Je suis allé chez Éric Debard et nous avons finalisé le logo et les jeux de maillots parce-que nous revenons aux couleurs traditionnelles de l’US Albi, rouge et bleu. 

 

Ça, c’est quelque chose qu’il va falloir marteler parce-que ma génération, celle qui a maintenant 35-40 ans, a toujours été habituée à voir l’US Albi en bleu et blanc ? 

 

Vous avez le bleu et blanc depuis 1992. 

 

Voilà, en 92, j’avais 7 ans donc, nous, notre génération, nous avons imprimé l’US Albi en bleu et blanc. Il va falloir maintenant faire un travail pédagogique en expliquant que les vraies couleurs historiques sont le bleu et le rouge

 

Oui, sauf que US Albi s’écrit US en bleu, Albi en rouge et 1911 en bleu. Evidemment qu’il y a un travail de fond qui va être fait. Stéphane Atcher, par exemple, n’a connu que le bleu et blanc mais l’US Albi, c’est le rouge et le bleu. Ensuite, il faudra changer les statuts de façon démocratique parce qu’à aujourd’hui, personne en-dehors du club ne peut prétendre à faire quelque chose au sein du club donc, nous allons les rendre démocratiques. Ce n’est pas pour moi parce-que, s’il y a quelqu’un qui arrive et qui dit  » moi, j’ai un nouveau projet et je veux que les dirigeants votent pour lui « , je laisserai ma place et je préparerai le changement avec grand plaisir. 

 

En suivant l’Assemblée Générale, on a vu qu’il y avait aussi une nouvelle devise. Elle vient de quelque part et elle a une histoire ? 

 

Elle vient de quelque part parce qu’elle correspond d’abord au club  » le partage, le plaisir et ensemble « . Et ensuite, il s’est trouvé que dans la dernière année de ma vie active, nous avons fait avec un collègue le périple entre Banyuls et Marseille qu’on a terminé par la Cavalerie et le chemin des Templiers. Quand on s’est arrêté à Marseille, il se trouve que dans le 8e, il y a des calanques dont une qui s’appelle  » Vallon des Auffes « . Comme de vrais touristes, nous sommes allés y manger une bouillabaisse et il y avait une piscine où ils ne changent pas l’eau car c’est la mer qui s’en occupe. Et il y avait un petit bar avec écrit au-dessus  » partageons le plaisir d’être ensemble « . Ça m’a marqué et j’avais ça en tête donc, aujourd’hui, l’occasion m’est proposée. Il faut savoir que seul les licenciés à jour dans leurs cotisations pouvaient voter et j’ai constaté avec plaisir que, sur les 64 personnes qui votaient, il y en a eu quand même 55 qui ont validé le projet. Ça m’aurait embêté d’être à 100% parce-que ça aurait fait république bananière mais là, il y en a 55. Ça ne veut pas dire que les autres sont contre le projet mais cela veut dire qu’en démocratie, si on n’accepte pas ça, on n’accepte rien. Après, nous avons renoué avec les collectivités territoriales et j’en suis heureux parce qu’il y avait 4 personnes qui représentaient la mairie nouvellement élue de la veille et qui n’étaient pas obligés de venir. 

 

Dont une qui sera dans le  » Conseil des Sages « , le Conseil d’Administration ? 

 

Voilà, et qui fera partie de la communication avec Joseph Lateulle qui est notre secrétaire. Jusqu’à présent, Joseph Lateulle était censé animer la vie du club via des articles hebdomadaires suite aux rencontres. On lui a enlevé cette possibilité en début de saison 2019 / 2020 pour des raisons que nous n’avons pas à évoquer là. Chantal Perinazzo, qui est férue de sites internet et autres, va prendre le relais avec Joseph qui en est enchanté. Il a une petite jeune pour l’accompagner et il en est enchanté. 

 

C’est une nouvelle synergie qui se crée. De l’ancienne présidence de Laurent Lejeune, qu’est-ce que vous allez garder car j’imagine que tout n’est quand même pas à jeter ? 

 

Je ne jette rien, je n’ai jamais rien jeté et je ne jetterai jamais personne. Ce que je retiens de Laurent Lejeune, c’est qu’il m’a permis de reprendre une activité sportive qui a fait que, pendant une année, j’étais à Castelmaurou parce-que cela faisait 21 ans que je ne faisais plus mais j’avais les diplômes. Il m’a permis de me remettre dans le bain, il m’a permis de connaître un garçon qui s’appelle Morgan Garès qui m’a fait un bien fou en pédagogie. Et c’est par rapport à cela que je suis revenu, j’ai insisté auprès du président mais, quand je suis arrivé et que j’ai compris qu’en fait, chacun avait une balle dans le fusil pour tirer, là, ça n’allait plus. Je n’ai rien à dire sur Laurent Lejeune, la vie continue, il a fait ce qu’il a pu avec les moyens qu’on lui a donnés en prenant, comme il l’a dit, une ardoise. 

 

A la fin de son discours, il y a eu un constat d’échec sur l’équipe senior. J’imagine que vous voulez redresser cette équipe qui était l’équipe fanion du foot tarnais il y a peu. Ça doit être l’un de vos chevaux de bataille aujourd’hui ? 

 

Non, la bataille est de continuer à former les jeunes. Avant, il y avait 80% de jeunes qui avaient U14/U15/U16/U17 qui intégrait l’effectif senior. Ça ne veut pas dire qu’il y avait 80% chaque année mais que sur chaque catégorie, il y en avait un ou deux qui restaient au club. Cela faisait qu’en finale, il y avait une ossature US Albi à 80% et nous avions besoin de l’extérieur pour garder un certain niveau. A aujourd’hui, par rapport aux U17 que j’ai eus il y a trois ans, est-ce que vous savez combien il y a de joueurs ? 

 

Non mais dites le moi

 

Un qui s’appelle Nathan Paulin. 

 

C’est fort peu

 

Et c’était pareil les trois années précédentes. Donc, on se retrouve avec un constat d’échec, qui n’est pas celui du président mais celui, pour moi, des gens qui sont à l’intérieur du club et qui n’ont pas fait en sorte de garder ces gamins à l’US Albi. Ça ne vient pas d’une personne, ça vient d’un ensemble et si on remet au goût du jour les réunions hebdomadaires des éducateurs et qu’ils apprennent à travailler ensemble, on n’a pas besoin de s’aimer ni de se faire des bisous mais on va dans la même direction. On a tous été gamins et les gamins ne sont pas des idiots, ils réfléchissent et se disent  » pourquoi rester alors qu’ils ne font rien d’autre que de s’engueuler ? « . Un autre exemple, les U18 étaient les U12 de Morgan il y a cinq ans, il en reste quatre cette année qui passent U18. J’ai côtoyé ces gamins sans les avoir éduqués puisque j’aimais bien Morgan et que je le suivais partout. Il y a des gamins qui ont arrêté le foot, d’autres qui sont partis jouer ailleurs et j’en ai appelé 4. Le samedi matin, à 9h, ils étaient dans le bureau, à prendre le dossier, à le signer pour revenir au club. Dans les 4, il y en a deux qui ont arrêté depuis deux ans. Mais l’histoire n’est pas finie, j’en ai fait venir un autre et donc, les U18 qui étaient peau de chagrin arrivent pour l’instant à 13. Et pourquoi ? Je ne suis pas menteur, je ne me prends pas pour ce que je ne suis pas, je pense être loyal et honnête. 

 

Autre sujet évoqué par Laurent Lejeune lors de son allocution de départ, ça a été son regret de ne pas avoir initié ou posé les jalons d’une fusion avec l’ASPTT ou d’autres clubs de l’Albigeois comme Saint-Juery ou Marssac.  Des échos que j’ai, vous n’êtes pas un grand tenant de ces fusions et vous préférez garder votre identité ? 

 

Pour être clair, j’ai de très bonnes relations avec Mr Espié et ça ne date pas d’aujourd’hui. Je vais voir les filles, je le faisais quand elles étaient en D1 et je continue de le faire maintenant qu’elles sont en D2. Quand on se voit avec Mr Espié, nous nous apprécions, il m’avait proposé en 2017 la responsabilité technique du club mais moi, je suis US Albi. Par rapport à cela, je me suis déjà expliqué plusieurs fois avec Mme la Maire et Michel Franques. Imaginez que vous ayez deux équipes en telle ou telle catégories, si vous pensez que deux et deux font quatre, ça n’est pas vrai. Par contre, il y a des gens de l’US Albi qui ne sont pas d’accord pour fusionner, idem pour des gens de l’ASPTT et la synergie que l’on espère avoir en calculant tout simplement, est faussée. L’US Albi, c’est l’US Albi, l’ASPTT, c’est l’ASPTT et, au final, lorsque j’ai des oppositions dans n’importe laquelle des catégories avec l’ASPTT, ça me permet d’avoir une opposition réelle en face qui me permet de grandir. Ça me permet aussi de ne pas partir au fin fond de l’Aveyron par rapport aux déplacements. 

 

Il n’y aura pas de fusion mais une chose est sûre cette année, il y aura un derby albigeois en R3 entre l’US et l’ASPTT. Et ça, ça va quand même être un moment fondateur de la saison ? 

 

Non, c’est un moment qui va se passer, il y aura deux matches, ça fait partie de la vie. Nous, nous n’avons jamais été aussi bas, eux n’ont jamais été aussi haut. La seule chose que j’espère de ces deux matches, c’est de les jouer à Rigaud, qu’il y ait du monde, un vrai partage et un plaisir de se retrouver. Mais on est d’accord, hors du terrain parce-que, si on peut les taper sur le terrain, on ne s’en privera pas. 

 

J’imagine bien, c’est l’esprit de compétiteur ? 

 

Oui (rires). Mais après, que du bonheur ! Et si la bande Espiépeut accéder plus haut, je serai content pour eux mais nous, nous allons monter et sûrement pas y rester. 

 

Pour monter, il y a quelqu’un qui va chapeauter tout le foot à 11 qui est David Welferinger. Bien entendu, vous le reconduisez dans ces fonctions, voire même vous le sanctifiez ? 

 

De toute façon, au niveau technique, c’est tout simple. C’est David qui a la responsabilité technique en tant que manager du club, Sébastien Torrès a la responsabilité de l’école de foot. Cela fait deux fois que David vient, il y a trois ans et cette année, et on lui a savonné la planche. Avec moi, il n’y a pas de savon et il n’y a même pas de planche. D’ailleurs, les gens qui n’étaient pas d’accord avec lui et qui ont fait en sorte de savonner sont partis tout seuls. Je n’ai jamais mis quelqu’un dehors de ma vie, qu’elle soit professionnelle ou associative, et je ne vais pas commencer maintenant. Mais, quand quelqu’un me dit  » je ne t’apprécie pas et moi, je ne viendrai pas avec toi ni avec David « , je prends note. J’ai répondu  » si tu ne veux pas rester, tu ne restes pas mais, même si je ne t’apprécie pas, je t’ai proposé pour prendre les U17 quand je suis parti « . Ce n’est pas une question d’appréciation, c’est une question de compétences et si tu ne veux pas, tu ne veux pas, la vie continue, ce n’est pas grave. 

 

En plus, pour motiver cette équipe 1, il y a une carotte qui n’est pas mal. Vous avez parlé d’une prime de montée de 30 000€ que se partageraient le staff et les joueurs en cas de montée. C’est assez détonnant par rapport à ce qui se fait ailleurs ? 

 

D’abord, ce n’est pas moi qui l’ai dit et ensuite, par rapport à ce qui se fait habituellement, et en tant que joueur, je suis passé par tous les cas de figure, je pense que, vu la situation qui est exceptionnelle et qu’on ne connaissait pas, l’US Albi n’est pas une carotte pour moi. On va rester soudé pendant une saison et si par chance, on accède dès la première année, il y aura une récompense. Elle ne sera pas que financière mais la récompense aura été tout au long de la saison avec des partenaires, des repas, des réunions, du plaisir de se retrouver. Et si on arrive à faire cette mayonnaise, la récompense sera un petit plus. Il y a un joueur qui est venu cette année, qui n’est pas resté, qui m’a demandé sans savoir les structures, de combien je pouvais disposer pour qu’il signe à l’US Albi. Je lui ai dit  » 2 000 par mois  » il m’a répondu  » 2 000 ?  »  » Oui, 2 000 tours de terrain par mois. En fin d’année, si tout se passe bien, tu en auras 4 000 et maintenant, tu prends tes cliques, tes claques et tu t’en vas « . Parce-que ce n’est pas du tout l’approche que j’attends de quelqu’un qui veut venir à l’US Albi, les mercenaires, ça suffit même s’il y en aura toujours. 

 

Surtout que la raison financière est l’un des gros dossiers que vous avez amené avec votre nouvelle équipe. Vous l’avez annoncé, il y a encore 70 000€ de passif

 

Non, c’est en fait 82 000 mais ce n’est pas grave

 

Partons sur 82 alors. J’imagine que c’est une somme que vous voulez essayer de lisser sur le temps ? 

 

Si nous arrivons à tenir les objectifs que nous nous sommes fixé financièrement, à savoir aller revoir les sponsors, les mécènes, les gens à qui, quelque part, nous avions tourné le dos, je pense qu’on va dès la première année le diminuer de 25 000 au minimum. 

 

Ce que vous avez annoncé en prévisionnel durant l’AG ? 

 

Oui, c’est ce qui a été annoncé mais on ira plus loin la première année. 

 

En parlant de raison financière, on sait qu’il y a un grand amoureux de l’US Albi qui est dans le milieu économique albigeois : Éric Debard. Est-ce qu’il va se réengager avec l’US Albi ? 

 

Ça y est. 

 

C’est une grande nouvelle pour l’US Albi. De tous temps modernes, il a quand même été l’un des grands argentiers de l’US Albi ? 

 

C’est une grande nouvelle pour le plaisir d’être ensemble. Nous partageons un plaisir ensemble mais pas que financier. Quand j’ai vu Éric, la question n’était pas financière mais était  » qu’est-ce qu’on peut mettre sur les nouveaux maillots, qui seront bleu et rouge, par rapport à ton logo qui est bleu et bleu ? « . On ne va pas mettre trois bleus donc, on a trouvé la solution et en plus, c’est lui qui l’a trouvée. 

 

D’habitude, entre gens de bonne volonté, les solutions se trouvent facilement ? 

 

Aussi

 

Un autre grand personnage du foot albigeois qui sera lui aide extérieure, c’est Ali Rachedi. On le sait très proche du TFC mais il va avoir un œil très averti sur son club de cœur, l’US Albi ? 

 

Pour la petite histoire, nous avons joué ensemble 4 ou 5 ans avec Ali à l’US, on s’est connu et reconnu comme le disait Jeanne Moreau et Ali, c’est le cœur. Il m’avait dit qu’il s’était de nouveau engagé avec le TFC et sa nouvelle direction et que donc, il ne pourrait pas venir faire quelque chose. Je lui ai dit que je comprenais et je lui ai demandé ce qu’il voulait faire. Il m’a répondu  » je vais renouer les liens techniques du TFC avec l’US Albi. Nous allons venir vous filer un coup de main, pas tous les jours, mais nous viendrons faire des séances spécifiques avec vous. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous nous en parlez et nous, nous nous arrangerons dans la mesure du possible.  » Parce qu’il a quand même un club qui est dans de grandes difficultés sportives pour l’instant. 

 

Ces séances spécifiques seront plus tournées vers l’école de foot ou le foot à 11 ? 

 

Vers l’école de foot et le foot à 11 jeunes. 

 

Une transversalité des minots jusqu’aux ados ? 

 

Pas des minots jusqu’aux ados mais nous prendrons la formation et la préformation. En fait, la préformation porte sur les années collège et la formation sur les années lycée. Donc, U12 à U15, c’est le collège et U16 à U18, le lycée. Pendant l’AG, David Welferinger parlait de passerelles entre la formation et les seniors et donc, c’est cela. 

 

On sait qu’à l’US Albi, il y a de la formation, il y a une équipe senior mais aussi une équipe féminine. Quel est l’objectif de l’équipe féminine à l’US Albi ? 

 

Ça va être le maintien. Le point d’interrogation que je dois régler est de savoir si on me valide ou pas l’éducatrice. Ce n’est pas moi qui suis en charge du technique, c’est elle. Ce n’est pas moi qui suis sur le terrain, ce sont les joueurs donc, c’est le technique qui va décider de ce qu’on fait. En sachant que, de toute façon, il y a un problème de fond : on a créé une équipe féminine senior sans commencer par les petits. Et normalement, une pyramide ou un immeuble commencent par des fondations. 

 

Bien entendu, avant de faire la toiture

 

Et oui. On peut faire la toiture, ça n’est pas un problème mais en général, ça ne tient pas longtemps. 

 

Laurent Lejeune est resté pendant 6 ans à la présidence de l’US Albi, on vous souhaite d’y rester aussi longtemps voire même plus. Mais si on prend cette date de six ans, comment aimeriez-vous laisser l’US Albi si vous vous en alliez à cette date ? 

 

Déjà, je ne me projette pas dans six ans mais à trois ans. Et dans trois ans, si je suis bon et si nous sommes bons, les dettes seront épurées et ce sera fini.  

 

Ce serait déjà une grosse épine enlevée du pied de l’US Albi ? 

 

Ça sera une énorme joie pour celui qui remplacera et qui prendra les commandes avec de nouveaux statuts, avec une équipe renforcée. Là, aujourd’hui, on ne peut pas faire grand-chose parce que nous sommes déjà début juillet mais nous avons une année pour préparer la deuxième saison. Tous ceux qui sont partis parce qu’ils ne savaient pas commencent déjà à comprendre des choses. On a parlé de Graulhet qui monte et c’est super, on a parlé de Patrice Insa qui devait venir à l’US mais qui vient de signer à Réalmont alors que la présidente de Graulhet vient de démissionner. Alors, on va s’occuper de nous au lieu de parler des autres. Dans chaque famille, il y a des histoires et chaque famille règle ses problèmes elle-même, on n’a pas besoin des autres. Je souhaite bonne chance aux éducateurs qui sont partis parce-que, contrairement à ce que l’on pense, je ne suis pas rancunier et, comme je l’ai déjà dit, je ne mets jamais personne dehors. Par contre, ils sont partis parce-que ce sont eux qui en ont pris la décision, ce n’est pas moi et que ce soit bien clair. Et peut-être que bientôt, nous aurons une nouvelle surprise sur un nouvel éducateur qui a été dans le monde professionnel mais je ne vous en dis pas plus, on ne sait jamais. 

 

Vous nous mettez déjà l’eau à la bouche et on reviendra rapidement vers vous pour voir ce nom qui risque d’être appétissant

 

C’est un appel du pied (rires)

 

On va vous souhaiter le meilleur à vous et à votre nouvelle équipe et on va attendre avec impatience ce nouveau nom d’un joueur professionnel qui pourrait venir au club. Il ne s’appellerait quand même pas Grégory Lacombe ? 

 

Non, vous ne le connaissez pas, il n’est pas du club. 

 

On suivra ça avec attention et on voit que les choses sont en train de bouger à l’US Albi. On espère que vous allez pouvoir redresser très rapidement la barre sportive et économique dans ce club centenaire 

 

Vous savez ce qui me ferait plaisir ? C’est qu’on parle plus souvent de l’US Albi dans vos émissions (rires).

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-3-juillet-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw Marc Bossion lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges  » du 3 juillet 2020.

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s