#Rugby – Fed1 / P.Séréna (Oloron) : «Nous rêvons de retrouver des phases finales à Saint-Pée!»

Le FC Oloron et son vice-président Pierre Séréna, nous ont dressé un premier bilan du mercato béarnais, ainsi que les perspectives pour la saison prochaine. Dans le Piémont pyrénéen, le peuple Oloronais et ses dirigeants ne rêvent que d’une chose: revoir des playoffs et ses saveurs particulières dans leur antre de Saint Pée. Dans ce bastion séculaire de l’ovalie, au grès d’un recrutement en adéquation avec les valeurs locales, et d’une poule 4 aux allures des comités d’antan ne rassemblant que des équipes semi-amateurs , l’espérance d’une nouvelle ère prolifique se fait jour.

 

 

Pierre de l’eau a coulé sous les ponts depuis notre dernier entretien puisque les gros calibres de Fédérale 1 sont partis dans une poule entre eux. Ça vous laisse un peu seuls entre rugby amateur et rugby pluriactif. Que penses-tu de ce changement de physionomie de la Fédérale 1 ? 

 

Je pense que c’est une très bonne chose d’abord parce qu’à mon avis, on va revenir à des budgets beaucoup plus équilibrés, il n’y aura peut-être plus trop ces différences qu’il y avait. Pour moi, le budget fait tout parce-que, plus on en a, plus on a d’ambition et plus on peut s’équiper. Donc, je pense que c’est une bonne chose pour le FC Oloron bien entendu car cela fait deux ans que l’on n’a pas la vie facile donc nous allons essayer de repartir de bon pied dans cette Fédérale 1. 

 

Comme tu le dis, vous jouez le maintien en Fédérale 1 depuis deux ans. Cette saison, au vu du fait qu’il n’y ait plus les gros calibres, envisager de nouveau des phases finales à Saint-Pée, ce n’est pas une utopie ? 

 

Non, bien sûr, ce n’est pas une utopie, nous rêvons de retrouver de belles affiches de phases finales à Saint-Pée. Je crois que nous avons fait un beau recrutement avec des joueurs qui vont avoir envie d’avoir les dents qui rayent un peu le parquet, des joueurs revanchards, des joueurs qui viennent aussi pour essayer de rebondir et c’est essentiel. Donc oui, on va d’abord essayer d’acquérir le maintien le plus rapidement possible et si on peut gratter un peu plus et manger un peu de gâteau, on ne laissera pas notre part. Nous allons attaquer cette saison avec d’abord beaucoup d’humilité et de travail. 

 

Est-ce que tu peux nous parler un peu du recrutement du FCO ? Quels sont les joueurs qui débarquent en terre béarnaise ou qui y reviennent ? Tu nous avais parlé de Thomas Camy, le pilier de Tarbes mais il n’y a pas que lui qui arrive

 

Nous avons une première ligne qui arrive avec Lucas Sotteau, le pilier belge qui vient de Dax mais qui était déjà passé par Oloron il y a trois ans. On récupère Thomas Camy, le talonneur de Tarbes qui a 23 ans, le pilier droit Loïc Jordana qui nous arrive de Chambéry et qui est connu dans le rugby puisque son père a porté le maillot de la Section Paloise et du Stade Toulousain. En 2e ligne, nous avons François Naudé, un jeune joueur sud-africain qui évoluait en Fédérale 2 à Rieume, un garçon avec beaucoup d’ambition et un super état d’esprit. Nous avons aussi récupéré deux 3es lignes d’Orthez, Alexandre Loustalet qui a connu la Fédérale 1 avec Bagnèresoù il a passé deux saisons et Nicolas Allouache qui est passé par les espoirs de Pau et qui vient pour relever un défi sportif. Voilà pour le paquet d’avants où l’on attend encore une recrue, un nom bien connu dans le rugby français, peut-être un ancien professionnel qui vient pour une reconversion. Nous attendons la réponde incessamment sous peu. 

 

Il ne viendrait pas d’Albi par hasard ? 

 

Non, il ne vient pas d’Albi mais je ne veux pas en dire plus (rires). 

 

On sait qu’il y a un vieux briscard qui s’appelle Romain Casals qui est sur le marché et je me suis dit  » c’est peut-être lui « 

 

Non, ce n’est pas Romain Casals et ce n’est pas son poste, c’est plus un profil de 2e ligne / 3e ligne centre. On attend sa réponse, c’est en bonne voie, il ne manque plus que quelques accords et il devrait venir nous renforcer et nous apporter de la solidité tant en 2e ligne qu’au poste de N°8. 

 

Et chez les frelons, derrière, il y a aussi quelques nouveautés ? 

 

Tu sais, en tant qu’ancien talonneur, je ne parle souvent que du 8 de devant (rires). Je plaisante, on a récupéré Jérémy Box qui arrive de Carcassonne, un jeune ouvreur. Il y a aussi Arnaud Barantol, également un jeune ouvreur qui vient d’un club juste à côté d’Oloron en Fédérale 3 mais qui a un gros potentiel. Baptiste Lafourcade, qui a fait une très belle saison l’année dernière au centre à Anglet nous rejoint aussi. On également récupéré quelques jeunes intéressant du coin donc voilà, nous avons vraiment voulu mettre le paquet et faire un gros recrutement sur le 8 de devant et derrière, nous avons aussi pas mal de jeunes qui montent de notre génération junior. Nous allons essayer de faire un amalgame de tout cela avec quelques anciens qui restent derrière. Je pense que c’est une équipe homogène mais surtout avec beaucoup plus de quantité en nombre et de qualité cette année. J’espère que l’on sortira notre épingle du jeu de cette poule qui sera quand même difficile. 

 

Quand on entend ce recrutement, mis à part Loïc Jordana qui arrive de Savoie mais qui a de grosses attaches béarnaises, c’est un recrutement quand même très  » made in Sud-Ouest  » ? 

 

Oui, nous sommes quand même un peu attachés aux valeurs locales et nous avons eu la chance cette année avec le confinement de pouvoir bien travailler et bien regarder les besoins de notre équipe. C’est vrai qu’on récupère Lucas Sotteau, il connaît le club, l’état d’esprit, la mentalité, le public, l’environnement donc, c’est important d’avoir des joueurs comme lui qui reviennent au club. Après, nous avons des joueurs comme Camy, Loustalet, Naudé qui vont vite nous apporter une plus-value sur notre 8 de devant. Avoir des joueurs locaux pour un club comme Oloron, c’est quand même important. 

 

Tu nous parlais d’une grosse poule mais c’est quand même une poule qui doit bien convenir à Oloron parce qu’elle est très régionale. Je pense que c’est la poule la plus régionale, celle où il y aura le moins de déplacements à faire et qui va permettre d’avoir de beaux derbys. Il y a celui contre Mauléon qui est préservé et ça, je sais que vous y tenez à Oloron ? 

 

C’est certain, on n’a déjà pas eu le retour cette année donc j’espère qu’on l’aura la saison prochaine. C’est une poule qui nous convient totalement mais de toute façon, qu’elle nous convienne ou qu’elle ne nous convienne pas, on n’a pas le choix. Mais, il est vrai que pour nous, elle nous convient beaucoup avec Tyrosse et de vieilles connaissances, tout simplement, de vieux bastions du rugby qui sont encore là et qui luttent. 

 

Bagnères, Lannemezan

 

Bagnères, Lannemezan mais aussi nos amis gersois de Fleurance, c’est un plaisir de les retrouver. On va aussi quand même dans un fief du rugby qui, par le passé, avait marqué toutes les années d’Henry Broncan, à savoir Auch. On va ensuite retrouver une vieille connaissance de la Fédérale 1, Lombez-Samatan. Je suis très content de revenir dans ce fief du rugby parce-que là aussi, il y a quelques années en Fédérale 1, c’était une grosse valeur. Avec le temps, ça a été compliqué financièrement et je trouve très bien qu’ils y reviennent. En plus, je suis très ami avec mon copain  » le Corse « , Julien Lauvernet, l’entraîneur de Lombez-Samatan et je suis très content pour lui que ce club où il a joué revienne en Fédérale 1 parce-que c’est bien de retrouver ces clubs à ce ce niveau. Après, on sait que ça ne sera pas simple, aller en terre gersoise n’est jamais facile. On sait à quoi s’attendre, on va aussi aller à Valence d’Agen, Castelsarrasin donc, ça sera compliqué mais je pense qu’on aura tout ce qu’il faut pour rivaliser. 

 

C’est une poule qui a aussi un gros air de l’ancien comité Armagnac-Bigorre. Ca rappelle des choses un peu  » vintages  » ? 

 

Oui, c’est ça avec la Côte Basque et Anglet, Saint-Jean-de-Luz, Mauléon juste à côté, Tyrosse. C’est vrai que pour tous les supporters et tout le monde, on aura une heure et demi de bus et deux heures de voiture grand maximum. Je trouve que c’est très bien et derrière notre club, on a lancé  » le club 500  » et on sent qu’on a de l’engouement qui arrive. 

 

Parle nous un peu de ce  » Club 500  » parce qu’on voit passer sur les réseaux sociaux des commerçants qui y adhèrent

 

Tout le monde adhère au  » Club 500  » soit par un don de participation de mécénat soit en prenant la carte pour accéder au stade l’année prochaine. Nous avons fait un effort par rapport à la crise, nous avons baissé le prix de la carte ce qui incite les gens à revenir au stade. Les gens vont peut-être aussi beaucoup plus se reconnaître dans cette équipe avec des joueurs du cru. Donc, ce qu’on a fait est très important et on sent que ça adhère beaucoup. A ce jour, je crois qu’on est à plus de 150 ou 160 adhérents en une semaine. Nous nous sommes fixés 500 donc, je pense qu’en travaillant bien et en mettant les mains dans le cambouis, on peut y arriver. Je dis toujours qu’un objectif n’est pas fait pour être atteint mais pour être dépassé donc, il faut travailler, ne pas rechigner et je pense qu’on arrivera à 500 voire plus. 

 

Retrouver cet ADN populaire, c’est quelque chose qui est important pour toi ? 

 

Oui, très important et je pense que c’est le plus important. Il faut faire revenir du monde au stade, que ce ne soit pas plein mais bien garni tous les dimanches, ça sera un signe fort que le public s’y reconnaisse et se reconnaît dans les valeurs de son équipe et ça, pour moi, c’est très important. Je pense que nous avons fait un bon recrutement, maintenant, à tout le monde de s’y mettre, d’avoir un bon état d’esprit, avoir la même direction, entraîneurs, joueurs. Et à partir de là, si on va tous dans la même direction, je pense qu’on pourra faire quelque chose de bien cette année. 

 

Quand j’analyse tes propos, tu nous fais un peu le Guy Roux du rugby en disant  » on joue d’abord le maintien et après on verra si d’aventure il y a une belle chose à faire « . Et Guy Roux, souvent, pour bien déstabiliser les adversaires, il collait des pancartes de favoris. Dans cette poule, sur qui mets-tu une pancarte de favori ? Mauléon, Saint-Jean-de-Luz, au vu des saisons qu’ils ont fait l’année passée ? 

 

Au vu des deux dernières saisons, oui, Saint-Jean-de-Luz est pour moi le favori puisqu’ils perdent rarement beaucoup de monde et qu’ils se renforcent par 3 / 4 joueurs. L’effectif ne bouge pas trop donc oui, je mets Saint-Jean-de-Luz et Mauléon qui est sur une bonne dynamique. Après attention, le danger vient toujours d’une équipe qui se renforce bien et il y a quand même Fleurance qui a aussi fait une bonne saison, même si cela s’est arrêté avec le Covid. Ça va être une poule ouverte mais tendue quand même parce-que s’il fallait désigner aujourd’hui deux clubs qui descendent, il faudrait être fort pour le faire. C’est une poule difficile. 

 

Une petite pièce sur Tyrosse parce qu’on sait que les grands bastions comme Tyrosse ne meurent jamais et se régénèrent toujours ? 

 

Tyrosse reste Tyrosse, avec des joueurs d’expérience à des postes clé et un passé à son actif. Gagner à la Fougère, c’est toujours difficile et on sait les joueurs de qualité qu’ils peuvent avoir dans cette équipe avec des Paul Dubert (qui intègre le staff) ou des Kevin Kahn. Toutes les équipes doivent être respectées et sont respectables, même les clubs qui montent quand je vois le recrutement qu’ils font. Quand on voit le recrutement de Castelsarrasin, ça sera quand même très compliqué de prendre des points là-bas. Humilité, humilité et beaucoup de travail, je rappelle qu’on sort de deux saisons très compliquées. Donc, on se prendrait pour d’autres de dire qu’on va jouer la qualification. Je pense qu’il faut remettre un peu le contexte et se dire qu’aujourd’hui, on va bien redémarrer et on fera un point à la trêve au mois de Décembre. 

 

Il y a actuellement un autre sujet de débat, la réforme des espoirs. Pour certains clubs dans l’est, ça peut être coûteux. Certes, cela permet d’avoir les deux équipes qui font club,qui jouent les mêmes entités et qui sont dans le même championnat mais c’est très coûteux en déplacements. Pour vous, dans le sud-ouest et en terre béarnaise, il n’y a quasiment que des avantages ? Il y aura le lever de rideau à l’ancienne comme on les aime et en plus, en termes de déplacements, ce n’est pas cela qui va gréver votre trésorerie ? 

 

De revenir à cette formule, c’est très bien parce qu’il n’y a rien de plus stimulant que de jouer en lever de rideau d’une équipe une pour les jeunes qui montent. Les entraîneurs de la une peuvent aussi avoir une vision des joueurs, les regarder jouer une mi-temps, se faire un avis tandis ce que là, c’était très compliqué. Il y avait une équipe à l’extérieur, une autre à la maison donc, aujourd’hui, c’est très compliqué. Pour le public aussi, avoir deux matches à domicile, arriver avant le match pour voir les jeunes, c’est important. Et pour nous, franchement, c’est une très, très bonne chose de revenir à ça et on en est très content. En plus, je pense que dans le bus, il va y avoir quelques retours où ce sera un peu la fête et c’est aussi cela qu’on veut véhiculer cette année. 

 

Il y a eu un séminaire le 5 Juin de la Fédération Française de Rugby pour, entre autres, créer la Nationale et poser les jalons de la saison 2020 / 2021. Qu’avez-vous retiré de ce séminaire à Oloron ? 

 

Je pense que le séminaire a été positif. J’ai écouté, j’ai entendu tout cela et le séminaire a été positif sur cette Nationale. Je pense qu’elle a été montée rapidement mais il le fallait et également pour ne pas rendre des gens aigris comme des clubs qui voulaient à tout prix monter en Pro D2. 

 

Donne-nous des noms 

 

Albi, Massy, tous ceux qui pouvaient prétendre à la Pro D2 et je peux le comprendre. Je l’avais dit lors de notre dernière interview, comment peut-on faire monter des clubs de National à Ligue 2 en foot, à l’exemple de Pau, alors qu’on a arrêté le rugby à cause du Covid et que des clubs de Fédérale ne peuvent pas monter en Pro D2 ? Je trouve ça un peu incohérent, si on fait monter des clubs dans un sport, pourquoi pas dans un autre ? Donc, ils ont créé cette Nationale en urgence mais pour nous, elle est salutaire parce qu’on ne peut plus lutter avec des Dax ou des Albi. Sur un match, nous sommes capables de créer l’exploit mais s’il faut répéter l’effort 4 / 5 fois, je pense que les joueurs auraient fini lessivés au bout du 3e match. Donc, c’est bien d’avoir créé cette Nationale mais ils l’ont créée il y a quelques années, on avait vu qu’au mois de Janvier, certains étaient au bord de déposer le bilan, d’autres ne pouvaient plus prétendre à la qualification parce qu’ils n’avaient plus de finances assez solides. J’espère que toutes les garanties ont été prises pour les clubs, nous sommes quand même dans une période difficile. Quand je vois certains clubs qui demandent la Nationale, ça me paraît compliqué de tenir la distance surtout que là, ce n’est pas une équipe qu’il va falloir amener en déplacement mais deux. Quand on sait qu’il va peut-être y avoir des matches le vendredi soir ou le samedi, quand on sait qu’on a des déplacements à Bourgoin ou à Cognac Saint-Jean d’Angely, ce n’est quand même pas à côté. Donc, j’espère tout simplement que dans les équipes qui accèdent à cette Nationale, tout le monde ira au bout de l’aventure. 

 

Maintenant que l’on a un brin de recul et qu’on prend le temps de se poser cinq minutes, ces deux ans en Fédérale 1 avec ce brassage professionnels / amateurs, ça a été certes un peu galère pour vous parce-que vous avez joué le maintien à chaque fois mais ça aussi été une parenthèse enchantée avec le retour des grosses écuries à Saint-Pée 

 

Bien sûr, cela fait toujours plaisir de recevoir Albi et les grosses équipes. On peut s’attendre à un exploit de notre équipe mais il ne faut pas non plus rêver. Il y a quelques années, nous étions capables de battre les meilleurs mais il n’y avait pas une grosse différence dans les budgets. C’était des budgets à 1M, 1,5M contre 500 000€ donc là, nous pouvions encore lutter. Mais là, aujourd’hui, quand tu as des budgets comme 3,5M ou 4M … L’argent ne fait pas tout mais ça aide quand même pas mal dans le recrutement, il faut le souligner. La Nationale est bien, surtout pour nous mais aussi pour les clubs qui doivent déjà se préparer à la Pro D2. Parce-que quand on est en Fédérale 1, le saut de la Fédérale 1 à la Pro D2 est énorme donc, le fait qu’il y ait une division professionnelle entre les deux évitera moins de tracas pour les clubs de Nationale qui monteront en Pro D2. 

 

On sait que tu as une vision du rugby bien à toi avec également un attachement à certaines valeurs. A l’heure actuelle, quelques semaines après le déconfinement et que la vague Covid soit passée, quelles sont pour toi les ondes positives et les ondes négatives qui ressortent de ce public et rugby ? Faisons un peu le check -point de ce sport qui te tient tant à cœur

 

Je pense que, pour l’instant, on ne peut pas trop se prononcer sur le positif et le négatif dans ce sport. Nous sommes à peine sortis du Covid, au niveau des clubs, on ne sait pas trop où on va, un peu comme tout le monde je pense. On fait un budget mais on y arrive ou on n’y arrive pas. Donc, je crois qu’on aura un prémisse d’ici trois à quatre mois et les vrais prémisses seront peut-être à la fin de la saison où l’on verra peut-être certains clubs qui n’auront pas bouclé leurs budgets. En tirer les conclusions maintenant, ça me paraît être un peu juste. Ce que je remarque par contre, c’est qu’il y a énormément de joueurs sur le carreau et c’est important de le souligner. Et je trouve par contre qu’il y a beaucoup de joueurs qui reviennent à de la formation, dans les entreprises, à passer des diplômes parce-que je trouve que cela fait un peu ouvrir les yeux à certains joueurs. Au moins, dans cette période délicate, c’est déjà beaucoup mais je pense qu’il fallait falloir attendre un peu avant de tirer une conclusion et j’espère que tous les clubs vont être un peu dans la retenue. Parce-que, quand je vois certains budgets annoncés, je me dis que, même s’il y a une baisse, ça sera compliqué pour tous les clubs de rugby. Repartir ne sera peut-être pas compliqué mais on sait que le gendarme financier vient souvent contrôler les clubs et c’est là que ça coince. Donc, c’est peut-être là qu’il faudra voir si le rugby est bien reparti et pas au mois de Septembre. 

 

Comme d’habitude, on va finir sur une question un peu plus décalée. Lorsqu’on t’avait eu en plein confinement, tu nous avais dit que tu t’étais un peu empâté et que si ça continuait, tu allais pouvoir re-signer comme pilier droit, toi qui es talon. Rassure-nous, tu es revenu à des credos plus normaux ? 

 

Je suis revenu à mon poids de forme. En fait, pendant le confinement, on a mangé le cochon et nous étions à deux doigts de tuer le petit frère. Heureusement que le confinement s’est arrêté parce-que sinon, je pense que j’allais devenir mignon. Mais bon, pour l’instant, je suis revenu à mon poids de forme. 

 

Tu es prêt à re-signer, tu peux faire président et talon pour les 10 dernières minutes en même temps, pour venir mettre quelques claques ? 

 

Non, même pas (rires). Quand tu as arrêté, tu as arrêté et je regarde cela d’un autre œil mais ça fait plaisir de se battre pour le club, tout simplement. 

 

Il ne te manque plus qu’à monter une amicale des anciens d’Oloron et faire une équipe de vétérans ? 

 

C’est ça .L’amicale existe mais il n’y a pas trop de matches d’organisés, ils se retrouvent toujours vers l’heure de midi

 

La meilleure heure

 

Voilà (rires)

 

On va te laisser sur ces notes de convivialité et de jovialité et on te dit à très bientôt

 

Merci beaucoup et à bientôt

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-19-juin-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Pierre Serena lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges » du 19 janvier 2020.

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