#Rugby – Fed1 / J.Capdeillayre (La Seyne) : «Ne nous emballons pas, faisons preuve d’humilité!»

La Seyne-sur-Mer, fait son comeback en fédérale1 cette saison, et espère bien faire un retour remarqué dans l’élite du rugby amateur. Avec un recrutement XXL, et des noms qui causent (Andreu, Magnaval, Graaff, Fourcade,Perenise, ou encore Quarrie) l’US Seynoise, malgré un statut de promu, fait office de favoris dans cette Poule 3 très axée sur le Midi-Toulousain. Julien Capdeillayre, le manager du l’USS nous a donc posé le cap de cette nouvelle aventure sportive des varois, tout en mettant un bémol sur les ambitions que les suiveurs prêtent à son club , car le technicien seynois ne veut surtout pas mettre la charrue avant les bœufs.

 

 

Julien c’est le come-back de La Seyne en Fédérale 1 et quel come-back car il va falloir voyager dare-dare. Les poules sont sorties, la Seyne-sur -Mer et Hyères-Carqueiranne se retrouvent avec le midi toulousain. J’imagine que ça doit vous enjouer du côté rugbystique de la chose mais côté transport, ça doit couiner un petit peu ? 

 

Vous avez tout résumé. Le côté un petit peu géographique avec les transports ne va pas être une mince affaire sachant que quasiment tout l’effectif est pluriactif. Mais côté toulousain et ravi de pouvoir retourner sur ma terre d’origine. 

 

C’est donc un come-back en Fédérale 1 et quand on voit le recrutement que vous faîtes, vous n’allez pas conter fleurette aux autres équipes. Vous ne venez pas en Fédérale 1 pour ramasser des pâquerettes ? 

 

Du fait de l’expérience d’être redescendu il y a deux ans, on s’est rendu compte qu’il fallait avoir un effectif conséquent, chose que nous n’avions pas il y a deux ans. Avec Jérémy et Gaël Fickou, Martial et Frédéric, on s’est attaché à construire un effectif capable de pouvoir bien figurer en Fédérale 1. 

 

On a vu Andreu qui est arrivé mais aussi Lolo Magnaval, un ancien Albigeois qui revient aux sources pour jouer avec son frère. Là-aussi, c’est une belle histoire qui est en train de s’écrire à La Seyne ? 

 

Ce sont des joueurs qui ont un gros, gros vécu professionnel et qui s’inscrivent pleinement dans le projet. Une reconversion, un emploi, une formation donc, au-delà de joueur de rugby, on essaie aussi de prendre des hommes et de les préparer au mieux à l’après-rugby. 

 

Même si vous êtes un promu, lorsqu’on parle de votre recrutement avec certains clubs de la poule Midi / Toulousain / Côte d’Azur, vous faîtes déjà office de quasi favori. Tout le monde vous craint déjà ? 

 

Vous savez, sur le papier, c’est une chose. Nous avons des joueurs d’expérience, un effectif qui sera bien fourni pour pouvoir suivre la cadence de ce championnat. Mais ne nous emballons pas, faisons preuve d’humilité, nous venons de remonter et notre projet s’inscrit sur plusieurs années, prenons le temps de construire. Je sais que les clubs du Sud-Ouest et notamment de la banlieue toulousaine prônent un rugby de mouvement et de déplacement, à nous de nous adapter aussi à ce nouveau type de jeu. Le rugby n’est pas une science exacte, si c’était une somme d’individualités, ça serait trop facile donc nous allons nous atteler à créer un collectif, une cohésion d’équipe. Et on va surtout essayer de se régaler pour prendre un maximum de plaisir. 

 

Et on vous a quand même laissé ce qu’on peut appeler un derby avec Hyères-Carqueiranne La Crau. Ca va aussi être quelque chose qui va valoir son pesant de cacahuètes parce qu’on le sait, les derbys entre Hyères et la Seyne, d’habitude, ça frotte ? 

 

Bien sûr. Tous les clubs de France croisent les doigts en cette période de poule pour savoir s’ils vont être avec le club voisin parce qu’on sait que ça attire énormément de monde. Même si ça n’a plus rien à voir avec les derbys d’il y a 15 ou 20 ans, ça suscite en tous cas un intérêt, ça met le rugby en avant, l’esprit un petit peu clocher. Ça ravive les souvenirs un peu d’antan donc, c’est toujours agréable de jouer ces matches-là. 

 

On a compris votre credo, c’est l’humilité avant tout mais soyons honnête : si en fin de saison, La Seyne n’est pas en phases finales de Fédérale 1, il y aura quand même un sentiment de déception ? 

 

Non car, comme je vous le disais dès le départ, la première des choses est d’assurer le maintien le plus rapidement. Evidemment qu’au fur et à mesure des premiers résultats, on sera ambitieux et on aura des objectifs mais c’est quelque chose que l’on aime bien construire avec Martial, Fred, les frères Fickou et les joueurs. C’est quelque chose qui nous appartient et à nous de définir un petit peu les objectifs de la saison qu’on se fixera et on mettra tout en œuvre pour les réaliser, tout simplement. Prenons les choses dans l’ordre : gérons déjà l’après-Covid, la reprise, les différentes phases que la Fédé nous demande. Et après, petit à petit, le sportif et le rugby à proprement parler reprendra le dessus. 

 

Une nouvelle division s’est créée, comment ne pas le savoir avec tout le barouf qui s’est fait autour. Est-ce que pour La Seyne, cela peut-être un objectif à moyen terme d’intégrer cette Nationale et d’aller se frotter à ce qui se fait de mieux dans le rugby semi-pro / semi-amateur ? 

 

On va regarder un petit peu ce qu’il se passe. C’est un petit peu une année de transition avec une poule Nationale qui a été créée d’une façon un petit peu rapide. On va aussi se renseigner de manière précise sur le cahier des charges notamment les doléances en termes d’infrastructures, en termes financiers, tout ce que cela représente et puis, si après, on colle au projet et que les présidents mettent tout en œuvre tout au long de la saison, pourquoi pas ? On verra ce qu’il sera possible de faire. 

 

Une question un brin décalée : tous les clubs qui vous voient recruter comme ça se demandent  » mais comment font-ils  pour recruter autant de joueurs de renom et de talents ? « . Est-ce que vous avez une recette miracle ou bien est-ce l’effet de la mer qui permet de faire venir ces joueurs sous le soleil ? 

 

Je crois que nous avons la chance d’avoir un réseau de partenaires autour du club qui est très, très dense. Nous avons aussi la chance d’avoir deux jeunes présidents qui sont très dynamiques donc, on surfe là-dessus. Après, nous avons un soutien inconditionnel de la ville de La Seyne-sur-Mer et tout ça mis bout à bout permet d’avoir des opportunités de reconversions, de formations, d’accompagnements, tout simplement. Nous sommes sur un plan de construction professionnelle, également de vie familiale pour les joueurs. Nous ne sommes pas uniquement sur la dimension rugby mais on essaie d’aller sur le côté familial et professionnel. 

 

On sait qu’il y a deux présidents : Jérémy Fickou et un encore plus illustre, Gaël Fickou, qui fait une très, très belle carrière. Une fois sa carrière en pro finie, est-ce que ça ne serait pas un rêve pour vous d’avoir un joueur / président du talent de Gaël Fickou à coacher ? 

 

Bien sûr, évidemment. Il est encore jeune avec de belles années devant lui mais moi particulièrement, pour l’avoir coaché quand il était dans les catégories plus jeunes dans le club, j’aimerai le faire jouer en 3e ligne quand il aura terminé sa carrière (rires). 

 

Le défi est lancé et la boucle serait bouclée 

 

Exactement

 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-19-juin-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Julien Capdeillayre lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges » du 19 juin 2020

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