#Rugby – Fed1 / N.Dupouy (ASF) : «Ça sera la 1ere fois que 3 clubs du Gers seront en Fédérale 1 !»

Nous sommes allés faire un tour dans le Gers, comme dirait Henry Broncan, dans cette terre bénie pour le rugby, avec Nicolas Dupouy, le manager de l’AS Fleurance. Pour le club du président Courtes, l’arrivée de deux pensionnaires supplémentaires issus du département, est une joie et une perspective de beaux derbys. En outre du côté de Fleurance, on aborde cette saison dans une fédérale 1 départie des clubs professionnels avec des ambitions , car l’ASF compte bien tirer son épingle du jeu. Rencontre avec un passionné qui espère, avec la culture de la convivialité du club et une expérience de 2 années consécutives en fédérale 1, faire de cette saison 2020-2021 une belle aventure humaine et sportive.

 

 

J’imagine que tu as dû, à regret, ranger au placard cette saison 2019 / 2020 qui a été arrêtée pour cause de crise sanitaire. Ca a sûrement dû être un coup dur pour Fleurance car vous commenciez à être lancés comme des frelons. Depuis le match face à Blagnac à Marius Lacoste où vous aviez fait tomber les Caouecs de Benoit Trey et de Christophe Deylaud, Fleurance était en train de faire un come-back du tonnerre dans cette poule 3 ? 

 

Oui, on l’a rangée au placard, surtout un peu déçus de ne pas terminer cette saison. On avait travaillé à l’intersaison et tout au long de cette saison pour arriver le plus haut possible dans cette poule et se maintenir le plus vite possible, chose qui était pratiquement réalisée. Derrière, il y a des choses qui sont beaucoup plus importantes dans la vie. Avec la crise sanitaire que l’on a pu vivre, on met la saison au placard. Il y en aura de belles qui arriveront donc, ce n’est pas très grave. On était en train de bien terminer la saison grâce à cette victoire contre Blagnac, nos amis blagnacais, qui nous lançait un petit peu vers une course à la qualification mais tout en restant lucides. Lannemezan avait fait le trou et était mieux structuré que nous tout au long de la saison pour atteindre cette 6e place. Donc, déçu et pas déçu, ça nous a permis de travailler autrement, d’apprendre de nouvelles méthodes pour se pencher maintenant à 300% vers la future saison. 

 

Ce match face à Blagnac a été le summum de la saison avec, en plus, une victoire un jour où aucune équipe du Gers ne jouait. Tout le monde était à Marius Lacoste, vous faîtes tomber une équipe qui joue le haut du tableau depuis quelques saisons. Pour toi, le coach, ça doit quand même être une fierté ? C’est là où l’on voit un peu un point de passage du travail accompli ? 

 

C’est une fierté pour plein de choses parce-que c’était la première fois que l’on jouait un match à samedi après-midi à Fleurance. On connaît Fleurance, le repas du dimanche midi est hyper important avec les fabuleux bénévoles que l’on a. On a testé de le faire le samedi, ça a fonctionné. On a fait un grand, grand match et les garçons ont été héroïques sur cette rencontre-là. On tombe une équipe de Blagnac qui avait perdu seulement une fois à Albi sur cette saison, qui était en plus venu avec une équipe très compétitive parce qu’ils voulaient faire le trou face à Tarbes. Ce jour-là, notre mêlée et notre milieu de terrain nous ont fait gagner. C’était un déclic pour nous parce-que cela faisait un an et demi que nous étions en Fédérale 1 et on avait déjà accroché de grosses équipes comme Narbonne où on avait fait match nul comme contre Aubenas la saison passée. Mais, nous n’avions jamais gagné à Marius Lacoste contre une très grande équipe depuis 18 mois parce-que attention, Blagnac est une très grande équipe de Fédérale 1. 

 

Qui évoluera l’année prochaine en Nationale et c’est bien la preuve que c’est loin d’être une équipe de  » peintres « 

 

Exactement. Donc du coup, oui, c’était l’aboutissement de beaucoup de travail qui nous a donné cette victoire et par conséquent, beaucoup de fierté. Derrière, ça nous permet peut-être de ne plus être des tout-petits et vraiment commencer à se battre avec tout le monde dans cette Fédérale 1. 

 

Comme on le disait, cette saison s’est arrêtée. Du fait de son arrêt prématuré, la Fédération Française de Rugby a décidé de faire monter toutes les équipes de Fédérale sans faire de descente. On a vu l’imbroglio qu’il y a eu car ça a  » bouchonné  » vers la Pro D2 avec Albi, Massy ou encore Bourg ce qui a entraîné un gros débat. Mais pour Fleurance, le débat a aussi été le format de la Fédérale 1 pour cette saison avec, au début, 5 poules de 12. Qu’as-tu pensé de cette première réforme version coronavirus ? 

 

Je pense que cette réforme 1 a été précipitée et que la Fédération a essayé de composer un petit peu comme elle pouvait pour essayer de rendre tout le monde content. Tu es aussi face à un mur et du coup, je pense qu’on n’était pas préparé à cette crise sanitaire, personne ne l’a préparée de toute façon. Donc, cette réforme aurait pu avoir lieu, moi, ça ne me dérangeait pas. La seule chose, c’était que de faire monter des clubs qui ne l’avaient pas gagné sur le terrain en phases finales, récompensait quand même leurs dynamiques et leurs positions au classement. Vous savez, en ce qui nous concerne, nous nous adaptons à ce que l’on nous demande, nous sommes fiers d’être en Fédérale 1. S’il y avait eu 60 clubs pour une saison de transition, nous l’aurions fait. Ça ne sera pas ça mais ça nous ira quand même. 

 

La réforme 2 a été la création de ce championnat National, on va dire un divorce entre le rugby semi-pro / semi-amateur et le rugby professionnel dans cette Fédérale 1. Qu’est-ce que cela t’inspire ? Peut-être un soulagement de ne plus avoir ces gros clubs ou bien une déception de ne plus pouvoir les recevoir à Marius Lacoste ? 

 

Nous sommes partagés, ce n’est ni un soulagement ni une frustration. Je dirai que c’est une bonne chose pour le niveau du rugby français. On s’aperçoit que depuis 7 / 8 ans, tous les clubs de Fédérale 1 qui montent en Pro D2 en ayant perdu un ou zéro match durant la saison redescendent aussi sec. Il faut quand même qu’on soit un petit peu patriote, le but est de faire progresser le rugby français, que ce soit au niveau des clubs avec la LNR ou au niveau national avec l’équipe de France. Pour moi, cette division-là va faire progresser le niveau du rugby français. Ceci dit, quand on est compétiteur, on aime recevoir Albi, Narbonne, Valence-Romans, Blagnac parce-que ce sont de grandes journées pour le public, pour le club et surtout pour les joueurs. Se frotter à ce qui se fait de mieux, c’est toujours bien et se frotter à d’énormes équipes comme cela, c’est toujours hyper motivant. Donc oui, ça enlève de belles affiches mais par contre, pour le rugby français, je pense que c’est une bonne chose. 

 

Souvent, dans le rugby semi-amateur / semi-pro, vous regardez ce rugby professionnel en étant un peu interloqués parce qu’il y a des choses qui ne vous parlent pas, des valeurs qui ne sont pas les vôtres. Quand vous avez vu Albi et Massy se faire claquer la porte au nez par les autres clubs de Top 14 et de Pro D2, qu’est-ce que cela a inspiré au monde amateur ? Est-ce que ce n’est pas un peu de dédain de la part de ces gros clubs ? 

 

Je ne sais pas. On ne connaît pas forcément non plus leurs problématiques donc, il est vrai qu’il fallait trouver une solution qui pouvait convenir à tout le monde. Mais, ce n’est jamais évident quand on ne le prépare pas depuis longtemps parce-que ça a été à faire sur le feu, très rapidement. Les joueurs en France jouent déjà beaucoup, beaucoup de matches au niveau professionnel, notre équipe de France s’en plaint depuis longtemps de même que les joueurs. Nous, nous n’y sommes pas au quotidien donc, on ne peut pas trop savoir. Il est clair que des clubs comme Massy, Bourg-en-Bresse, Albi voulaient monter sportivement et économiquement, ce qui est normal. Mais ça, sans descente, je pense qu’il était quand même compliqué de rajouter deux clubs de plus en Pro D2 parce-que ça allait faire beaucoup de matches. Et est-ce qu’après les joueurs allaient y arriver ? Je ne sais pas. Moi, je pense que cette poule Nationale est quand même le bon juste milieu pour cette saison et on verra si le rugby français arrive, par rapport au premier test qui avait été fait il y a 6 ou 7 ans, à garder ce niveau intermédiaire. 

 

Pour Fleurance, un jour dans l’avenir d’ici 2 à 5 ans, est-ce qu’intégrer cette poule Nationale pourrait être un objectif ou pour l’instant, cela ne vous intéresse pas du tout ? 

 

Très clairement, on n’y pense pas. Nous avons pour objectif de jouer la qualification en Fédérale 1 la saison prochaine et nous ne voulons pas brûler les étapes parce-que cela fera la 3e saison. Nous sommes une petite ville et économiquement, dans le Gers, ce n’est pas la folie. L’année prochaine, il y aura trois clubs du Gers en Fédérale 1, c’est fantastique pour le rugby du Gers, ça prouve quand même que c’est un rugby qui est fort dans le rugby national. De là à dire qu’un jour, on veut aller dans la poule Nationale, ce n’est pas l’objectif aujourd’hui, on verra en fin de saison prochaine où nous en serons. Ce qui est sûr, c’est qu’on essaiera de faire mieux chaque année et si jamais un jour, on a les structures, la formation et l’opportunité sportivement de jouer une montée, on verra derrière. Mais aujourd’hui, ce n’est pas du tout dans les objectifs du club à court terme. 

 

Et ce qui est arrivé à Auch doit aussi laisser des traces dans le Gers ? Tout le monde a en mémoire ce qui est malheureusement arrivé à Auch il y a quelques années ? 

 

Bien sûr. Ce qui est arrivé à Auch est arrivé à d’autres clubs malheureusement. 

 

Limoges, Strasbourg, Lille, Saint-Nazaire et d’autres

 

C’est ça. En ce qui concerne Auch, je pense qu’ils ont peut-être, à ce moment-là, été sanctionnés plus durement que d’autres clubs, on n’y reviendra pas. En tous cas, ils remontent le club correctement depuis maintenant 3 ans et demi / 4 ans et ce qu’ils font est quand même fort parce-que c’est une montée chaque année. Auch, de toute façon, est la capitale du Gers et demain, il doit redevenir le club phare. Même si nous serons concurrents l’année prochaine au niveau Fédéral, et j’espère qu’on sera dans la même poule et qu’on essaiera de remporter nos matches, dans l’avenir proche ou un peu moins proche, Auch a toutes les structures et la vie économique pour redevenir le N°1 du Gers. 

 

J’imagine que, dès que le calendrier et les poules seront sortis, si Auch et Lombez-Samatan sont dans la poule de Fleurance, ce qu’on vous souhaite car ce serait magnifique pour le rugby gersois, vous allez cocher les dates. Cela va être des moments, des rendez-vous du rugby gersois au sens très, très large ? 

 

Très clairement, il faut que ce soit des fêtes du rugby gersois parce qu’on a la chance d’avoir trois clubs au plus haut niveau amateur car le National, je le considérerai plus comme niveau professionnel qu’amateur la saison prochaine. Il faut que ce soit de grandes fêtes et après, le meilleur gagnera (rires). Mais oui, il faudra vraiment prendre du plaisir sur ces journées-là. 

 

Il faudrait quasiment faire un petit trophée Jacques Fouroux ou d’un nom comme ça entre ces trois clubs pour avoir la suprématie locale ? 

 

C’est ça, pourquoi pas. En tous cas, je pense que ça sera la première fois dans le rugby que trois clubs du Gers seront en Fédérale 1 en même temps. 

 

On va basculer à nouveau sur cette saison 2020 / 2021 qui va vite arriver. Nous sommes tous en manque et, pour l’instant, en attente de reprise mais le 13 Septembre sera vite là. J’imagine qu’à Fleurance, on s’est équipé pour aborder cette nouvelle saison. Est-ce que tu as quelques annonces à nous faire ? 

 

On a travaillé, on avait plusieurs objectifs. Le premier était de garder de la stabilité au niveau de nos staffs ce qui a été fait au niveau des espoirs et de l’équipe une. Le second était de garder un maximum de joueurs, ce qui correspondait à un premier recrutement, parce qu’on voulait là aussi de la stabilité, chose qui a été faite avec 26 joueurs sur 30 qui se réengagent. Sur les 4, il y a un arrêt et simplement trois départs. Ces 4 joueurs ont été remplacés poste par poste avec des joueurs expérimentés qui arriveront de Fédérale 1 et un qui vient d’Afrique du Sud. Ensuite, on a énormément travaillé sur la formation en interne depuis février et on y travaille encore parce qu’aujourd’hui, la formation dans le rugby est importante et à la fois compliquée car le rugby n’a pas non plus une super publicité actuellement. On travaille dessus et de ce fait, on travaille pas mal en collaboration avec le club d’Agen auprès de qui on a récupéré 5 joueurs qui étaient espoirs cette année et qui vont nous rejoindre l’année prochaine pour élargir notre groupe et avoir vraiment un groupe de compétiteurs pour la Fédérale 1 la saison prochaine. Donc, on ne s’est pas surarmé, on a fait un groupe homogène avec de l’expériences, des joueurs issus de Fédérale 1, certains qui ont maintenant deux saisons de Fédérale 1 et des jeunes joueurs qui vont venir un petit peu pousser derrière pour  » envoyer les vieux à la retraite « . 

 

Quand les supporters regardent ce qu’on va appeler le mercato comme au foot et qu’ils voient des équipes recruter 15 bonhommes, ils disant  » oh là, là, cette équipe s’arme, ça va être une grosse équipe « . Est-ce que tu ne penses pas que le meilleur gage de réussite, c’est ce que vous faîtes à Fleurance en misant sur la stabilité ? Parce-que, quand on recrute 15 joueurs, il faut que la mayonnaise prenne et parfois, cela prend un an ou deux. 

 

L’an dernier, nous avons changé les coaches et pas mal de joueurs donc, nous sommes repartis sur un nouveau système de jeu et sur de nouvelles personnes. On a beaucoup travaillé, on a mis du temps à s’adapter à tout cela. Aujourd’hui, si on change ne serait-ce que 30% de l’effectif, on va encore mettre trois ou quatre mois à arriver à nos fins ce qui n’est pas du tout le but. On avait quand même une équipe qui était déjà compétitive parce qu’on était milieu de tableau, loin de la zone rouge et proche de la zone des qualifiables. On a tombé un gros à la maison, on a seulement perdu deux matches sans prendre le point de bonus défensif. Donc, ces joueurs-là doivent, pour commencer, être gardés parce qu’ils le méritent. Derrière, il y a une crise financière et nous, nous sommes un petit club, nous avons baissé l’ensemble des salaires du club linéairement donc ça, c’était le premier truc important. 

 

De quel ordre environ ? 

 

On est à peu près entre 20 et 25%. 

 

On va dire dans la moyenne nationale

 

Tout à fait et du coup, on ne pouvait pas se permettre de baisser nos joueurs de 30 ou de 40% pour aller après recruter 15 joueurs. C’est pareil, nous avions un budget de recrutement que nous avons baissé de 20 à 25% ce qui fait que tout le monde sera logé à la même enseigne la saison prochaine et qu’il y ait une bonne entente entre tous. Ça a été clairement et ouvertement dit à nos joueurs il y a 15 jours. 

 

Pour toi, dans cette nouvelle Fédérale 1 où les gros calibres s’en vont dans leur championnat, qui seront les favoris pour le Jean-Prat, les play-offs ? Peut-être des clubs comme Vienne, La Seyne, qui n’étaient déjà pas loin ou quelques surprises ? 

 

Vienne peut-être, La Seyne aussi qui remonte de Fédérale 2 mais qui s’arme quand même fort. Je vois bien des clubs plus comme Saint-Jean-de-Luz qui sont là depuis longtemps, qui jouent les phases finales depuis 2 ou 3 ans même lorsqu’il y avait les gros clubs professionnels comme Albi, Massy, Bourg et autres. Je vois bien aussi des Mauléon perdurer en haut du tableau et après, bien sûr, des Rennes, etc parce qu’ils veulent progresser dans le rugby donc, je pense qu’ils vont y mettre les moyens. Mais attention aux équipes du Pays Basque, attention à certaines équipes autour de Toulouse comme Saint-Sulpice qui ont vraiment énormément d’expérience à ce niveau-là. 

 

Et ce sont aussi des clubs avec énormément d’âme 

 

Exactement donc, je pense qu’il faudra compter sur ces équipes-là la saison prochaine. 

 

Quand on parle de Saint-Jean-de-Luz, de Saint-Sulpice ou de Mauléon, c’est la prime à la stabilité parce-que ce sont des générations qui jouent ensemble depuis des années et des années face à Rennes ou à La Seyne qui sont des équipes plus dans le recrutement et sur des credo pros. On se retrouve encore sur ces deux philosophies qui s’affrontent ? 

 

Tout à fait. Franchement, ce que fait Mauléon est extraordinaire : ils montent de Fédérale 2, ils n’ont que des joueurs du cru, et ils ont un petit budget et aujourd’hui, avec un pack que je dirai pas extraordinaire, ils ont réussi à être 4es la saison dernière dans notre poule 3. Ce sont peut-être eux, après Albi, qui jouaient le mieux au rugby parce qu’ils jouent ensemble depuis tout le temps, que leur système de jeu est tout simplement respecté à la lettre et qu’il fonctionne. 

 

On parle souvent du rugby de  » french flair « , du rugby d’initiative et intuitif, eux sont en plein dedans ? 

 

Exactement. 

 

C’est vraiment un rugby qui te parle et, quand j’entends tes propos, j’imagine que tu veux arriver à cela avec Fleurance ? 

 

C’est un rugby qui me plaît et qui, à mon avis, plaît à tout le monde. C’est un rugby qui est ouvert, aéré, joli à voir donc je pense que ça plaît à tout le monde. Nous demain, si on arrive à avoir 80% de notre équipe avec des joueurs du cru, du Gers, ça serait une grande réussite. Aujourd’hui, nous n’y sommes pas mais c’est notre objectif en 2025. 

 

Comme à notre habitude au Mag Sport Radio Albigès, on va passer maintenant sur les questions un peu décalées. Tu sais qu’au club de Fleurance, il y a une personne que nous aimons beaucoup au Mag Sport, c’est ton président Michel Courtès. Est-il sorti de son confinement dans sa palombière ? 

 

Il est effectivement resté longtemps dans sa palombière, au moins 8 semaines je pense, enfermé avec la peur au ventre. Par contre, il n’a pas oublié de manger, il avait les chemises un peu justes. Mais ça y est, il est ressorti, on le croise en ville. Il n’est plus confiné à la palombière, il y retournera au mois d’Octobre pour la fameuse palombe. 

 

Et j’ai vu qu’il avait quelques recettes comme le salmis de palombe par exemple, qui sont bien sympas

 

Tout à fait, il s’est fait plaisir. 

 

Quand on est venu à Fleurance, on ne s’en est pas caché et on le dit, ça a été un des endroits où on a été le mieux reçu avec une certaine convivialité et un repas d’avant-match plus que top. Est-ce que tu peux nous envoyer la recette de la soupe au potiron et à la châtaigne ? Parce-que franchement, c’est quelque chose qui nous a marqués au Mag Sport ! 

 

Je vous ferai envoyer la recette par nos fabuleux bénévoles car je ne la connais pas personnellement, je la déguste parce qu’elle est fantastique. Chacun son boulot à l’ASF, moi, c’est le sportif et eux, c’est de recevoir du mieux possible tous les dimanches les supporters et les clubs qui nous rendent visite. Et je pense qu’il n’y a pas beaucoup de personnes qui sont déçues quand elles arrivent à Marius Lacoste. 

 

Et ce qui fait aussi le charme de ce club, c’est de garder une âme d’un club de série tout en jouant dans le haut niveau du rugby amateur ? 

 

Aujourd’hui, c’est la force du club. Nous avons une commission des festivités avec des bénévoles qui sont, je le répète, extraordinaires. On n’a pas loin de 100 bénévoles au club, chose qui n’est pas vraie partout. Tant qu’on aura cette âme, on pourra être à ce niveau-là et passer de bons moments. Et j’espère que cela perdurer le plus longtemps possible sinon, sans cela, je pense que ça sera compliqué. 

 

Et bien, on va te souhaiter une bonne saison avec l’ASF et on espère que, très rapidement, revivent les chaudes et très conviviales ambiances à Marius Lacoste et que la fête du rugby reprenne ses droits dans le Gers

 

Avec plaisir et tu seras le bienvenu quand tu veux à l’ASF

 

On ne manquera pas de venir faire un petit tour et un clin d’œil à l’ASF pour voir comment Fleurance se débrouille dans cette nouvelle Fédérale 1 dans cet An-1 post coronavirus

 

Avec plaisir et à très bientôt

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-12-juin-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Nicolas Dupouy lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges » du 12 juin 2020.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s