#Football – R2 / A.Bonnet (Boulogne) « c’est la réalité Commingeoise à l’heure actuelle »

Le 22 mai dernier, nous vous offrions un débat 100% Haut-Garonnais et football sur les ondes de Radio Albigès en donnant la voix à Pibrac, Boulogne, Tournefeuille et Castanet. L’occasion pour certains auditeurs de découvrir la voix et le discours d’Arnaud Bonnet, coach de Boulogne-Péguilhan et fraîchement promu en Régional 2.

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Le président Figarol et le binôme Bonnet Barthe peuvent être ravis de leurs troupes – Crédit DDM

Lors du débat avec Castanet, Pibrac et Tournefeuille il était question de soucis de financement et des différentes politiques à ce sujet. Qu’en est-il du côté de Boulogne-Péguilhan ?

À Boulogne, nous sommes le club le plus excentré en étant au fin fond du département. Nous sommes à 30 kilomètres de Toulouse au fin fond du Comminges entre le Gers, la Haute-Garonne et les Hautes-Pyrénées. Nous partageons les structures avec le rugby sur lequel jouent quatre équipes de foot seniors, et une équipe de rugby, le tout pour trois terrains. C’est la réalité Commingeoise à l’heure actuelle. Avant de parler argent, les infrastructures nous obligent à collaborer. Par chance, ou malchance, je ne sais pas, le rugby n’a pas d’équipe réserve ni d’école de rugby. Ils ne jouent donc qu’un match le dimanche sur le terrain d’honneur.

À Boulogne comment avez-vous appréhender la question du covid-19 ?

Pour être transparent, nous l’avons géré jusqu’à savoir que nous ne reprendrions pas. À partir du moment où nous avons su que le championnat ne repartirait pas, nous avons lâché les joueurs. Certains s’entretiennent, d’autres je le sais ne font rien. Il nous faudra redémarrer la saison plus tôt. Pour cela, nous devrons savoir quand nous pourrons la redémarrer pour avoir une préparation athlétique un peu plus profonde et plus longue que d’habitude. Après, pour certains joueurs, je pense que la coupure mentale forcée ne fera pas de mal. Actuellement, ce qui me gêne, c’est de ne pas savoir quand nous allons redémarrer réellement.

Pour un club excentré comme Boulogne, la question des derbys doit être une notion assez vague non ?

Pour moi, les derbys d’avant n’existent plus. Mais évidemment pour les équipes deux, trois ou quatre du club, un derby commingeois ou avec une ville d’à côté, ça met un peu de piment dans une saison pour les joueurs, les spectateurs et le club en lui-même. Je trouve ça intéressant. Ça permet de cocher une date sur un calendrier et de titiller les joueurs différemment. C’est un argument de coaching et de management comme un autre.

Lors du débat nous avons évoqué les clivages entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon et les difficultés de bassin Toulousain pour s’élever au niveau des meilleurs équipes de la Méditerranée. Du côté de Boulogne, est-ce qu’on se sent plutôt Toulousain ou Tarbais ?

On se sent Commingeois (rires). Si vous prenez le club de Boulogne pour de la R2, si nous voulons aller chercher des joueurs apportant une plus-value. Vous avez déjà Saint-Gaudens qui monte en R2, les joueurs ne bougeront pas. Salies n’est pas loin et monte en R1. Il n’y a pas pléthore de clubs autour. Tarbes c’est déjà une heure de voiture, Toulouse c’est pareil. Ça nous fait des sélections sur les joueurs. Pour vous donner un exemple, nous nous entraînions jusque-là le mardi et le vendredi pour permettre aux joueurs quand ils avaient fini leurs études de rentrer le vendredi soir dans leur famille et non pas de se faire un nouvel aller-retour à Tarbes ou Toulouse. Ce sont aussi les limites d’être excentré par rapport à une grande ville.

Au final malgré cette situation géographique particulière, vous comptez quatre équipes séniors, ce dont ne bénéficient que très peu de clubs plus proches des grandes villes. Comment faites-vous pour avoir un tel vivier de joueurs ?

Déjà, notre meilleur recrutement c’est de garder les joueurs que l’on a. Si vous regardez 75% de l’équipe aujourd’hui, c’est celle qui était déjà montée de PL en Régional 3. Après, nous essayons d’ajouter un peu de valeur ajoutée, un état d’esprit et de garder une identité club assez forte. Après, huit joueurs sur dix sortent de l’école de foot.

À Boulogne-sur-Gesse, on est sûr de conserver cet esprit club en gardant les joueurs du centre de formation jusqu’aux séniors…

Oui, c’est important pour nous. Boulogne c’est 1600 habitants et Péguilhan c’est 350 pour vous donner un ordre d’idée. C’est important de garder ces racines et ces valeurs et de travailleurs autour.

Lors des débats précédents mettant au micro des clubs Tarnais, nous évoquions cette différence de moyens entre le Tarn et la Haute-Garonne, comme on l’a fait jusque-là lors de ce débat entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. Quelle vision avez-vous de votre côté du football Tarnais ?

Pour être clair, je vais sortir mon joker. Du fin fond du Comminges et en venant de Régional 3. Je n’ai pas de vision bien précise du football Tarnais.

 

Retrouvez le podcast de l’émission ici

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