#Football – Vers un âge d’or du foot Tarnais ?

Les annonces faites hier par la Ligue Occitanie laissent rêveur dans le Tarn, cinq montées validées et une seule descente, le département semble pouvoir nourrir quelques ambitions pour les prochaines saisons.

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Marssac semble être un nouvel exemple à suivre, repoussant ses limites chaque fois un peu plus – Crédit photo Mathieu

Deux clubs Tarnais en Régional 1, ex-Division d’Honneur, bref le plus haut niveau du football régional ! Il nous a fallu enquêter et creuser un peu pour savoir à quand remonte une telle équation… Il faut remonter quasiment dix ans en arrière et la saison 2011-2012, un an après la victoire de l’US Castres en Coupe du Midi. La saison suivante n’a pas la même saveur et Castres accompagne Lavaur en Division Honneur Régional, future R2. Certes à l’époque, le foot Tarnais était encore mieux portant comptant l’US Albi en CFA. Mais la montée validée de Graulhet pourrait offrir de nouvelles perspectives au football Tarnais et pourquoi pas lancer une nouvelle vague dans les prochaines années. À la fin de l’été, le Tarn comptera pas moins de douze participants en Ligues Régionales, deux en R1 (Marssac et Graulhet) comme en R2 (Saint Sulpice et Saint Juery) et huit en Régional 3 ! Certes, on décompte tout de même cinq promus qui auront fort à faire pour s’adapter à ce nouveau niveau. Cependant, les nouveaux leaders du foot Tarnais ont montré largement l’exemple cette saison. Marssac, pour sa première en R1, a su régaler les spectateurs de Désiré Gach, se frottant pendant un bon moment avec les équipes de tête, sans oublier le parcours historique en Coupe de France (élimination contre Pau au huitième tour). Du coup de Graulhet, l’adage jamais deux sans trois est plus que jamais de mise ! Le club centre-Tarnais s’est offert une troisième montée successive pour passer en trois ans du plus bas niveau régional, au plus élevé ! De quoi tirer son chapeau Patrice Insa et ses anciennes troupes.

La nouvelle marque de fabrique du football Tarnais

Il est indéniable de remarquer que le foot Tarnais n’est pas aujourd’hui représenté par des clubs blings-blings sponsorisés par des investisseurs rendus riches par les énergies fossiles. C’est une bande de copains, comme se plaisent souvent à l’expliquer les coachs, qui s’amusent ensemble et repoussent entraînement après entraînement leurs limites sans viser des primes de matchs mirobolantes. Lors de notre dernier débat foot sur Radio Albigès, nous faisions à juste titre un comparatif intéressant entre le football Tarnais, et leurs voisins Haut-Garonnais. Comme concluait Steph Benedet à ce sujet, les moyens sont exponentiellement plus importants sur les bords de la Garonne permettant au passage pour plusieurs clubs de bénéficier d’installations plus équipées voir d’attirer des joueurs via quelques rémunérations intéressantes. Ce n’est bien évidemment pas une critique du football Haut-Garonnais, ni une généralisation, mais une constatation de manque d’équivalence dans le Tarn. Aussi, les clubs Tarnais semblent de plus en plus décidés à s’appuyer sur d’autres valeurs pour défendre leur bifteak au moment d’inscrire leurs gars en lice pour la compétition. Ce n’est pas pour rien que les deux clubs phares du foot Tarnais aujourd’hui ont adopté la politique de la bande de copains, et n’ont absolument pas à rougir ni de leurs prouesses, ni de la richesse de leurs effectifs.

Avoir sa place au pays de l’ovalie ?

Mais voilà, malgré l’essor de la recette familiale ne fait pas tout. Quel que soit le fonctionnement d’un club, les besoins en financement seront toujours un minimum présents. Ne serait-ce que pour former nos bambins et pépites de demain. Pour cela, le football Tarnais doit pouvoir se faire une place de choix au cœur d’un département aux premiers abords mordu davantage par la ferveur de l’ovalie. Il est vrai que le SC Albi, le Castres Olympique, l’ASV Lavaur, l’UA Gaillac, le SC Mazamet ou le SC Graulhétois attirent davantage les foules que leurs « petits » frères du ballon rond. Pourtant avec 1 300 000 licenciés dans tout le district Tarnais la place semble pouvoir largement se faire. Faudrait-il pour cela davantage de clubs porte-drapeaux et mis en lumière comme les féminines de l’ASPTT FA, le Marssac RSRDT, ou maintenant le FC Graulhet ? Une chose est certaine, au vue des cartes en mains dont disposent les instances du football Tarnais, ce serait un beau gâchis de ne pas tout faire pour en profiter dans les prochaines années.

Nicolas Portillo

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