#Omnisports / M.Franques (Mairie Albi) : «Je suis convaincu qu’on aura bientôt le feu vert pour la ProD2!»

Le Premier Adjoint aux sports de la ville d’Albi, Michel Franques, nous a accordé un entretien au sortir de cette crise du Coronavirus, pour dresser un état des lieux du tissu associatif et sportif de la préfecture Tarnaise. Le combat du Sporting Club Albigeois pour accéder en ProD2, le rapprochement ASPTT / US Albi, la future salle omnisports, la vitalité du volley albigeois, tout comme l’envie de la cité épiscopale de s’inscrire dans l’aventure olympique « Paris 2024 » , sont évoqués dans cette interview Grand format avec l’adjoint de Stéphanie Guiraud Chaumeil . Albi et sa communauté sportive vont devoir affronter une mutation de l’économie tout comme de la pratique du sport et Michel Franques, avec l’ensemble de la municipalité albigeoise, comptent bien en être des acteurs/accompagnateurs prépondérants .

 

 

Michel Franques, vous êtes avec nous pour nous parler de toute la sphère du sport en Albigeois, surtout après cette crise du coronavirus. J’imagine qu’à la ville d’Albi, on a essayé de mettre des choses en place pour que tout le tissu associatif sportif albigeois arrive à affronter cette pandémie ? 

 

Bien sûr. On vit tous une période inédite, difficile et les clubs sportifs sont également touchés par la situation. Ce qu’il faut quand même préciser, c’est qu’on avait voté le budget en Décembre, comme on le fait tous les ans ce qui fait qu’en début d’année, les associations sportives ont pu toucher leurs subventions annuelles ce qui leur avait permis de démarrer l’année civile aux mois de Janvier, Février et Mars. Donc, ils ont quand même eu quelque argent pour mettre dans leurs comptes et continuer leurs saisons. Puis, la date du 15 Mars est arrivée, tout s’est stoppé et aujourd’hui, on a un semblant de reprise puisque les spécialistes ont vu le décret du 11 Mai qui permet à certains de reprendre de l’activité physique en clubs. Bien sûr, sont exclus les sports collectifs et les sports de combat mais certaines disciplines peuvent commencer à s’entraîner de façon individuelle. C’est le cas du tennis et de l’athlétisme mais avec des prescriptions très particulières : il ne faut pas être des groupes de plus de 10 personnes, il faut 4m2 pour chaque sportif, si vous courrez sur une piste, il faut 10m de distance entre chaque personne. Il y a depuis lundi un début de redémarrage d’entraînements et un début d’ouverture des équipements sportifs. Donc, effectivement, on en a ouvert quelques-uns mais un certain nombre restent encore fermés, notamment les gymnases et les salles spécialisées qui ne peuvent être encore ouverts dans l’immédiat. 

 

On sait que cette pandémie est en train de grandement impacter l’économie mondiale et française et que le sport ne va pas y échapper. Vous, à la Municipalité d’Albi, vous êtes vigilants quant au devenir de certaines associations qui pourraient être dans le dur et avoir des problématiques financières ? 

 

On a toujours été vigilant à ce que les clubs parviennent à un équilibre financier et donc, dans la période actuelle et dans les semaines et mois à venir, nous serons d’autant plus attentifs. Mais, on voit bien quand on lit des articles ici ou là, que l’économie du sport sera touchée. Il y a sans doute un nouveau modèle économique à réinventer, que ce soit pour les clubs amateurs mais aussi pour les clubs professionnels. Peut-être aussi qu’au cours des années passées, on était allé trop vite et trop haut, il faut peut-être revenir à plus de raison. En tous cas, cette crise sanitaire va nous imposer une réflexion et une refonte de ce modèle économique du sport, quelle que soit la discipline. Bien sûr, les sports collectifs les plus importants comme le foot et le rugby seront concernés mais aussi d’autres disciplines. Tout le monde devra revoir son modèle parce-que les entreprises auront été durement touchées durant cette période, seront montées au fur et à mesure des semaines et l’on espère que sur l’Albigeois, il n’y aura pas trop de casse. Mais en tout état de cause, effectivement, les entreprises devront se relancer et peut-être que leurs priorités ne seront pas forcément de soutenir le sport. Et ce, même si en Albigeois, on a la chance d’avoir beaucoup d’entreprises proches des clubs sportifs et que l’on peut espérer qu’elles vont continuer à soutenir le sport, même si leur aide ne sera peut-être pas ce qu’elle était auparavant. 

 

Il faudra activer la fibre de la passion plus que la fibre de la raison ? 

 

La passion, elle y est. Je crois que dans l’Albigeois, la passion est là. On a plein de chefs d’entreprise passionnés par le sport et je peux vous assurer que nous avons aussi une collectivité passionnée par le sport. Nous ne sommes pas les seuls parce-que le Conseil Départemental est aussi un fidèle soutien aux clubs sportifs donc, avec cette passion et cette volonté, on est capable de bien faire et d’aller loin. Je crois que quelqu’un disait que partout, il y avait une volonté et un chemin. Et bien, le chemin du sport qui se porte bien, on le trouvera ensemble, avec les moyens qui seront les nôtres. Mais, en tous cas, c’est l’addition des énergies et des volontés des uns et des autres qui feront que le sport en Albigeois trouvera forcément sa place, avec peut-être des réductions de budgets mais tous les territoires seront touchés de la même façon. On s’adaptera, je crois que les uns et les autres auront une capacité de prendre en compte la situation et de s’adapter pour faire mieux. 

 

Il y a eu beaucoup d’inconvénients à cette crise du coronavirus mais j’ai eu écho qu’il y avait eu un avantage qui concerne les infrastructures. On m’a dit que les services de la Mairie et des parcs et jardins ont préparé un Stadium Municipal et un Stade Rigaud comme des billards ? 

 

Exactement. On avait déjà la chance d’avoir des pelouses en excellent état que ce soit au Stadium ou à Rigaud. Et je crois qu’effectivement, cette trêve obligée à permis au service des Sports de bichonner encore plus ces pelouses. Et donc, dès que les saisons vont s’ouvrir notamment pour les filles de l’ASPTT qui restent en 2e Division et, on l’espère, pour les joueurs du Sporting en Pro D2, elles et ils vont trouver des pelouses en excellent état qui leur permettront sans doute de faire une saison à venir de qualité. 

 

Vous me tendez la perche en me parlant des filles de l’ASPTT et des joueurs du Sporting Club Albigeois. Une partie du chemin a été fait pour les filles de l’ASPTT qui restent en 2e Division et au second échelon national en foot féminin. Maintenant, il ne manque plus que les cousins du Sporting viennent les rejoindre à ce rang de la seconde division professionnelle qu’est la Pro D2. Pour l’instant, on sait qu’il y a une bataille et un bras de fer entre la Ligue Nationale et la Fédération Française, avec un tarnais au soutien dans le ruck, Bernard Laporte. J’imagine que là-aussi, la collectivité, la Mairie d’Albi est très vigilante au devenir du Sporting puisque ce dernier est la locomotive sportive sur le territoire ? 

 

Bien sûr. Dans les villes et dans les territoires, on a besoin d’étendards, de porte-drapeaux. Et effectivement, sur le territoire albigeois, c’est bien le Sporting Club qui est ce porte-drapeau du sport et du paysage sportif. Je voudrai quand même saluer les filles de l’ASPTT et son président Bernard Espié qui, au terme d’une saison difficile, ont eu la bonne idée de gagner leurs deux derniers matches avant le 15 Mars et ont réussi à se maintenir en Division 2. C’est important, la Division 2 est une belle division et les matches sont de très, très belle qualité. En se retroussant les manches dans la période fin Février / début Mars, elles ont sauvé leur place  en 2e division et c’est vraiment une excellente nouvelle. 

 

Et elles ont aussi un rayonnement national puisque, quand elles se déplacent à Saint-Malo, c’est aussi Albi qui se déplacent à Saint-Malo, à Saint-Etienne ou à Strasbourg. On peut dire que c’est une part d’Albi qui voyage ? 

 

Exactement, la Division 2 de football féminin est une division nationale. Bien sûr, cela génère des frais de déplacements importants mais pour autant, cela fait rayonner Albi sur l’ensemble du territoire national et c’est une bonne chose. S’agissant du Sporting, on connaît l’histoire depuis quelques semaines, une histoire qui est vraiment à rebondissements. Il n’est pas un nouveau jour sans qu’il n’y ait un nouvel épisode mais, en tous cas, je crois que l’on reste confiant. Et quand je dis on, ce sont tous les supporters, tous les partenaires, tous ceux qui sont autour du Sporting et qui vivent le Sporting passionnément. On reste confiant parce qu’on ne voit pas comment il pourrait y avoir une décision contraire à celle de la montée en Pro D2. Je crois que le Comité Directeur et Alain Roumégoux font le boulot  et plus encore, le manager général Arnaud Méla se préoccupe de l’avenir plus que quiconque et je pense que lui aussi prépare cet avenir en Pro D2. Et je crois qu’il faut y croire plus que jamais parce qu’on voit bien que le président de la Fédération ne faiblit pas, il est toujours dans une logique d’équité et dans une logique de respect de ce qui a été acquis sur le terrain. Les garçons du Sporting étaient premiers nationaux quand la saison s’est arrêtée et, quoi qu’il en soit, il restait 4 matches de poule. Si la saison avait continué, ils auraient terminé à la première place nationale, on n’en a aucun doute donc effectivement, ce respect de ce qui a été gagné sur le terrain doit être respecté. On voit bien qu’un certain nombre de clignotants sont au vert pour qu’on monte en Pro D2 et là, j’en reviens au boulot fait par Arnaud Méla, par Jérémy Wanin, par Romain Lalliard, le directeur du centre de formation. Ils ont préparé une équipe pour la Pro D2 et on voit à travers ce qu’il s’est passé tout au long de la saison, les joueurs sont prêts à monter à l’échelon supérieur. On a vu par exemple des garçons comme Vincent Calas, comme Benoit Sicart qui ont confirmé tout au long de l’année qu’ils avaient le niveau de la Pro D2. Et mieux encore, de nouvelles pépites sont apparues, je pense spontanément à Martin Doan qui est un nouveau talent que l’on n’avait pas vu les années précédentes. 

 

Ou le petit Thomas Breton, pur produit albigeois comme Martin Doan

 

Bien sûr. On voit bien que ce sont de nouveaux talents qui ne demandent qu’à grandir et à éclore à l’échelon supérieur. Donc, au niveau sportif, tout est prêt, les coaches sont là, les joueurs sont là et, pardon d’avoir une mention toute particulière pour Matthieu André, le capitaine exemplaire. Il a toujours été positif, il a toujours montré la direction que ce soit sur le terrain ou au cours de ces dernières semaines, dans cette période difficile. Il a toujours fait preuve d’un optimisme raisonné et en tout état de cause, les joueurs sont là, le noyau est là, le groupe est là. Ils n’attendent que le feu vert des instances nationales et, ce feu vert, je suis convaincu qu’on l’aura bientôt. 

 

On sent que la mairie est positive, motivée et que cette Pro D2 tend les bras au Sporting Club Albigeois. Si elle arrive, et on le souhaite de tout cœur, il ne manquera qu’une chose qui fait aussi le ciment d’une communauté et d’une ville, c’est la grande fête au Vigan. C’est le petit plus qui va manquer parce-que ces moments de communion font quand même du bien, quand le Sporting arrive à réunir une grande partie d’Albi et même du territoire sur le Vigan ? 

 

Bien sûr, tout est prêt, on l’a déjà dit. Tous les observateurs le disent assez régulièrement, tout est prêt. Au niveau de la mairie, et Mme le Maire est certainement la supportrice N°1 du Sporting, on a fait le boulot. Vous le savez certainement, on a revu l’éclairage pour plus de 300 000€ pour porter l’éclairage à plus de 1 400 lux qui est le besoin de la Pro D2. On a installé un écran géant qui est aussi nécessaire en Pro D2 pour quasiment 200 000€, on a changé un transformateur, ça ne se voit pas mais ça coûte 250 000€ pour que toute l’installation électrique puisse fonctionner quand les caméras seront là, quand tous les projecteurs seront allumés de façon à ce qu’on n’est pas de problème. Donc, on a investi parce qu’on y croit et on y croit comme toute cette communauté albigeoise que vous évoquiez à l’instant, les supporters bien sûr, ceux qui sont fidèles dans les travées du Stadium, mais aussi ceux qui sont prêts à revenir, qui avaient peut-être  » délaissées  » le Stadium au cours de ces derniers mois mais qui dès demain, quand le Sporting sera en Pro D2, reviendront et se bousculeront à l’entrée pour avoir leurs places dans la tribune parce qu’il y a réellement un engouement. On a vu au cours des saisons en Pro D2, je ne parle pas du Top 14 en 2006-2007 mais plus récemment, qu’il y avait une mobilisation et un engouement très forts de la communauté albigeoise. Et donc, après quelques années d’attente et une année de frustration l’an dernier avec l’épisode rouennais, on voit bien que la communauté albigeoise, pour reprendre votre terme qui va bien, est dans les starting-blocks. Et dès que le feu vert sera donné pour la Pro D2, je suis sûr que les gens se précipiteront vers le Stadium, que les tribunes seront très largement occupées et qu’elles vibreront. On sait que ce Stadium peut vibrer parce-que, quand le Sporting joue, il a besoin d’un 16e homme et ce 16e homme, c’est le public qui a toujours été là pour le supporter. On salive déjà en se disant qu’on va vibrer comme aux plus beaux moments de l’ère Béchu et que le Stadium sera un chaudron qu’il sera difficile de combattre. On se dit que ça, ça sera certainement vers la mi-octobre parce qu’il faut être raisonnable. Quand j’évoquais tout à l’heure le décret concernant les sports collectifs et les sports de combat, on en a encore pour un moment à patienter. C’est comme ça, le sanitaire l’emporte sur tout le reste et il faut qu’on se protège les uns les autres par rapport à notre santé. Et donc, on peut effectivement penser que la saison ne pourra débuter qu’à lami ou à la fin Octobre et c’est là que se posera la question des poules uniques ou pas uniques tant en en Top 14 qu’en Pro D2. Il me semble aussi raisonnable de réfléchir très sérieusement, et je suis sûr que les instances nationales le font, à un Top 14 et à une Pro D2 à deux poules où, bien sûr, le Sporting sera invité. 

 

Le message est passé. On va aussi parler des sports de salles, on sait que dans les cartons, il y a le projet d’une grande salle omnisports avec peut-être aussi l’idée d’accueillir en 2024 une délégation. Cette nouvelle salle est  quelque chose qui peut être structurant pour le sport albigeois ? 

 

Bien sûr, nous l’avons évoqué, les équipements doivent accompagner les évolutions des équipes. Comme nous l’avons évoqué, nous avons amélioré les installations au Stadium pour accompagner la montée du Sporting en Pro D2 mais il y a effectivement d’autres sports qui nécessitent un accompagnement réel. Par exemple, il y a le volley qui s’est restructuré et les filles du volley ont aussi fait une belle saison en Nationale 2, elles ont presque retrouvé la place qu’avait l’USPA pendant ses années glorieuses.  Il y a aussi un club qui marche bien qui est le club de gymnastique Le Salto qui, avec près de 600 licenciés est le 40e ou 45e club de la Fédération Française de Gymnastique en termes de licenciés. Donc, ces clubs de sports en salle, le club de gym ont besoin d’une salle plus adaptée et c’est pour cela qu’on a très clairement affiché notre volonté de construire au cours des années prochaines, je ne sais pas si ce sera en 2022 ou 2023, une salle qui pourra répondre à l’ambition de ces clubs qui se sont réellement structurés et qui ont encore des projets d’évolution. Donc, nous devons être à leurs côtés et cette salle, que nous avons très largement évoquée à de maintes reprises et que nous avons d’ailleurs écrit dans notre projet municipal, sera réalisée parce-que ces clubs-là le méritent et qu’il faut aussi se pencher vers des clubs qui jouent dans des salles, que ce soit des sports collectifs ou des sports individuels. 

 

Une délégation internationale lors des JO 2024, c’est envisageable à Albi ? On se souvient que la Roumanie était venue lors de la Coupe du Monde 98, c’est un grand souvenir pour les Albigeois. Est-ce qu’on aura une part de Jeux Olympiques à Albi ? 

 

La première chose, c’était d’être habilité  » Terre de Jeux « . Nous avons fait un dossier et Mme le Maire a reçu des mains de Tony Estanguet le label « Terre de Jeux  » qui était la première étape. A partir de ce moment-là, effectivement, on peut déposer un dossier pour être centre de préparation olympique et c’est ce que nous avons fait pour plusieurs disciplines. Nous avons par exemple noté que nous étions prêts à accueillir des délégations au niveau du rugby à 7 ou de l’athlétisme. Nous avons un stade fermé, un stade de qualité tant au niveau de la piste que de la pelouse et donc, il y a des disciplines dont on pense qu’elles peuvent trouver un lieu propice à leurs entraînements. Nous avons aussi des relations ici ou là et il est dit que le centre de formation de Fort-Romeua été amélioré par la région Occitanie. Donc, par exemple, pourquoi ne pas imaginer qu’une équipe d’athlétisme ou de rugby à 7 ou autres pourraient faire des stages d’altitude à Fort-Romeu et quand ils voudraient retrouver la plaine, ils viendraient à Albi qui offrent des infrastructures adaptées pour préparer les Jeux Olympiques. Nous sommes aussi dans cette logique, nous sommes en lien avec bien des Fédérations et en premier lieu avec André Giraud, le président de la Fédération Française d’Athlétisme, qui soutient le dossier albigeois pour l’accueil d’une équipe nationale d’athlétisme. Ce dossier continue à vivre et à exister et je vous promets qu’on retrousse nos manches pour que, dans la préparation de 2024, Albi est toute sa place. 

 

Le dossier qu’il nous tenait aussi à cœur d’évoquer à vous, celui qui est un peu le serpent de mer albigeois, c’est la fusion entre l’US Albi et l’ASPTT Albi. On sait que la Mairie avait appelé de ses vœux qu’une réflexion soit entamée. Vous allez peut-être pousser les clubs à  » enclencher la seconde  » sur ce dossier ? 

 

C’est vrai que la crise a un peu arrêté toutes les réflexions en cours. Quoi qu’il en soit, nous ne ferons pas d’ingérence, ce sont les clubs qui choisiront leurs façons de faire. On a en tous cas, au cours d’un passé ancien et d’un passé récent, des exemples de clubs qui se sont rapprochés et qui ont marché. L’exemple ancien, c’est l’ECLA en athlétisme car vous savez que l’ECLA, c’est l’entente des clubs en Albigeois. Il y a eu un rapprochement de 10 clubs, personne n’a perdu son identité et on voit bien qu’aujourd’hui, l’ECLA fait partie des meilleurs clubs d’athlétisme de France. Exemple plus récent, c’est la fusion de l’Entente Nautique Albigeois et d’Albi Natation. Il n’y avait certainement pas la place pour deux clubs de natation à Albi, ils se sont rapprochés et aujourd’hui, ça ne fonctionne effectivement pas si mal. Donc, si demain l’ASPTT et l’US veulent poursuivre leurs réflexions en termes de rapprochement, il n’est pas question de parler de fusion, d’absorption ou de je ne sais quoi mais de rapprochement, nous les accompagnerons. Par contre, la décision leur appartient. Nous ferons en sorte d’être à leurs côtés, de répondre aux interrogations qu’ils pourront nous poser mais en tous cas, la décision leur appartient, nous serons là en soutien et en support. 

 

Après le coronavirus, il va y avoir une nouvelle vision du sport à avoir. Le débat sur la montée du Sporting Club Albigeois n’est pas un peu la quintessence d’un débat de société entre une Ligue qui a un prisme très économique et une Fédération qui a une vision plutôt sur l’unité et l’intérêt supérieur du rugby ? Est-ce que le début du débat sur l’après-coronavirus et de cette nouvelle vision du sport ne se trouve pas là ? 

 

Certainement et cette crise sanitaire viendra modifier la donne. Quoi qu’il en soit, et j’ai envie de dire forcés ou raisonnés, il va falloir revoir la copie. On ne pourra pas fonctionner dans le sport demain comme on a pu fonctionner hier. Aujourd’hui, on est tous au pied du mur, que ce soit les Fédérations, les Ligues, les collectivités, les clubs : il faut changer de modèle ! Il faut réfléchir à une évolution et donc, nous n’y échapperons pas mais les Ligues et les Fédérations sont bien sûr les premières à devoir réfléchir sur ces nouveaux modèles. On voit bien ici ou là qu’il a été question de baisses de salaires, de modèles différents. On doit réfléchir collectivement à cette évolution nécessaire, qu’on n’avait pas imaginée mais qui, aujourd’hui, paraît évidente. Mais, les Fédés et les Ligues sont les premières actrices de cette évolution nécessaire, les clubs et les collectivités arriveront ensuite pour faire en sorte quoi qu’il en soit que le sport de haut-niveau comme le sport amateur trouvent toute leurs places dans le paysage sportif. Parce qu’il y a des gens qui veulent s’amuser dans le sport, il y a des sports de loisir, des sports de santé et puis, il y a le sport amateur et le sport professionnel qui, également, à toute sa place et qui a, bien évidemment, toute sa place à Albi avec le Sporting. 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-12-mai-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Michel Franques lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges  » du 12 mai 2020.

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