#Rugby – Fed1 / V.Labat (USSS) : «Le levier le plus important reste l’humain!»

Victor Labat, le coach des avants de l’USSS nous a accordé un entretien pour faire le point sur la situation sur les bords de la Lèze, suite à la pandémie Coronavirus. À Saint – Sulpice, les répercussions sportives et économiques de cette crise, son vécu comme sur un terrain, en pack, et avec cette volonté inébranlable de garder l’esprit famille si à fait le ciment du club. Coup de projecteur sur un club qui était le petit village d’Asterix du rugby fédéral et qui au grès des réformes, pourrait la saison prochaine, devenir une place forte de la Fed1.

 

 

Victor, on te contacte durant cette grande pause rugby pour savoir comment cela se passe à Saint-Sulpice-sur-Lèze. Est-ce que, déjà, tout le monde va bien dans la vallée de la Lèze 

 

Les nouvelles sont plutôt bonnes, on n’a pas eu de cas récemment au niveau du club, ça semble aller au niveau médical. On travaille en interne sur d’autres problématiques actuellement. 

 

On sait que cette crise du coronavirus est une grande problématique sanitaire. Mais cela va aussi devenir une grande problématique économique pour tous les pans économiques du pays et le sport n’y dérogera pas. Est-ce qu’à Saint-Sulpice-sur-Lèze, on craint ce serrage de ceinture ? 

 

Oui, un peu comme tout le monde, aujourd’hui, on est sur du prévisionnel. On essaie vraiment de tabler sur la perte qui peut s’annoncer. Je sais que nos présidents se sont mis au travail et ont contacté bon nombre de nos partenaires pour savoir quels seraient leurs possibles soutiens. On sait très bien que les entreprises vont arrêter, la priorité reste à sauver les entreprises avant celles du club et c’est normal. Donc oui, on va certainement être impacté au même titre que chacun. La chance que l’on a au niveau du club de Saint-Sulpice, c’est que nos joueurs sont entièrement pluriactifs donc aujourd’hui, ils ont une activité professionnelle qui leur assure quand même quelque chose et foncièrement, le rugby est plutôt secondaire dans le profil des joueurs que l’on a même si, pour certains, c’est un complément quand même important. 

 

Et puis, ça reste une passion ? 

 

Voilà. Dans leur logique de quotidien, nous, on reste amateur et tous les joueurs travaillent. Comme beaucoup de clubs, on a revu une masse salariale un peu moindre et on a contacté l’ensemble de nos joueurs pour équilibrer ce ui pouvait l’être. 

 

On sait que cette saison de Fédérale 1 a été magnifique pour Saint-Sulpice. Il manquera sûrement le happy-end, le Du Manoir, parce-que vous étiez vraiment dans la bonne courbe pour vous qualifier et avoir un grand nom qui vienne à Saint-Sulpice-sur-Lèze. Il y a aussi eu cette victoire contre Albi qui a été un des summums de cette saison. Il n’y pas quand même une petite frustration de ne pas avoir pu finir ces derniers matches ? On peut dire que c’est une saison qui se termine avec un point-virgule ? 

 

C’est ça. Il y a beaucoup de frustration surtout qu’on a une ossature très proche de nos joueurs au niveau du staff, on a des joueurs emblématiques qui arrêtent sur ça. Ce sont des personnes importantes et c’est sûr qu’on aurait préféré aller le plus loin possible avec eux. C’est certain que le Du Manoir est un parfum qui va manquer mais ça n’empêchera pas, comme tu l’as dit, que la saison a été bonne. C’est encore une saison où on a progressé au niveau comptable donc c’est ça qui est intéressant. C’est l’un des points forts de cette saison ainsi effectivement que cette victoire contre Albi. On restera sur cet exercice la seule équipe a avoir fait tomber le N°1 national. Donc, on va plutôt s’attacher à garder le positif parce qu’il y en a eu énormément. On a un groupe qui a été énormément renouvelé, qui a très, très bien fonctionné donc, beaucoup de points positifs. Après, c’est vrai qu’on aurait souhaité continuer tous ensemble pour partager de bons moments mais il y a d’autres priorités actuellement. 

 

On va dire que pour Saint-Sulpice et Mauléon, cette saison a aussi été celle de la consécration car vous êtes maintenant devenus des étendards, des égéries des clubs amateurs de Fédérale 1. Quand il y a des présidents qui parlent de clubs amateurs, ils prennent souvent en exemple Mauléon ou Saint-Sulpice-sur-Lèze. Il n’y a pas que vous, il y a d’autres clubs amateurs qui travaillent très bien mais vous êtes devenus un peu les égéries ? 

 

Toute l’année, avec Olivier Argentin, avec qui j’entraîne, on a mis en valeur avant tout Mauléon. Une première saison en Fédérale 1, ils sont 4es et font une saison plus que remarquable, avec un bassin économique comme le nôtre, très difficile. Je trouve que c’est bien que Saint-Méditerranée soit représenté comme d’autres, qu’elle soit un peu le garant de certaines valeurs. Je pense qu’aujourd’hui, on cultive cette image et on continuera. C’est important de rappeler un peu que le rugby est composé de choses différentes. Il y a des gros clubs que l’on respecte, il y a de plus petits clubs que l’on respecte aussi, c’est important. Je pense que l’image de la Fédérale 1, c’est un peu ce melting-pot de différentes choses et c’est aussi un avantage pour rappeler comment fonctionne notre société avec des gros, des petits, des gens différents et que tous ces échanges-là font que ça peut fonctionner à certains moments. 

 

En parlant de gros et de petits, j’ai très récemment fait une chronique où je disais que quand Albi montait, il y avait une part de Mauléon, une part de Saint-Sulpice-sur-Lèze qui se retrouvaient en Pro D2. Le débat qu’il y a avec la LNR qui refuse les clubs de Fédérale 1 en Pro D2, comment est-ce que toi, tu le perçois ? Est-ce que, si Albi monte, il y aura une part de Saint-Sulpice vu que vous les avez accrochés  et battus, sur les terrains de Pro D2, à la Rabine ou en Méditerranée ? 

 

Je ne sais pas, je l’espère. Je pense que dans la constitution de la saison 2019/2020, Albi s’est servi de l’échec contre Saint-Sulpice, du gros match qu’ils ont eu à faire contre Mauléon là-bas. Je pense qu’ils ont une structure et un staff qui sont intelligents qui ont su se servir de ça pour prétendre à autre chose. Après, dans la durée, est-ce qu’il y aura une part de Saint-Sulpice ? Je l’espère parce qu’aujourd’hui, il faut se servir des échecs pour grandir et Albi a su faire ça. 

 

Cette Fédérale 1 est aussi un peu l’ascenseur social qui peut amener au plus haut-niveau voire à l’élite. Et, si on casse cet ascenseur social, il n’y aura plus d’unité du rugby ? 

 

Oui, c’est une interrogation actuelle, cette réflexion autour de cette Fédérale 1. Aujourd’hui, ça semble fonctionner, des choses existent, il ne faut pas voir que cet aspect financier pour les gros clubs et les structures pour amener à la Pro D2. Il y a d’autres problématiques, les gros matches font vivre le rugby amateur. Quand de grosses écuries comme Albi se déplacent chez de petites équipes, ça fait vivre le rugby amateur. Il ne faut pas l’oublier, il n’y a pas que  » les gros « . Donc effectivement, comme je le disais, la Fédérale 1 est un championnat, je ne dirai pas à deux vitesses, mais un championnat à deux visages où chacun peut s’y retrouver. 

 

En parlant du championnat, il a grandement changé du fait de l’arrêt des championnats. Il a fallu faire monter les clubs de Fédérale 2 tout en conservant les clubs qui étaient assujettis à la descente. On se retrouve maintenant à 60 clubs avec 5 poules de 12, on a sorti sur le Mag Sport qui devrait ressembler trait pour trait à ce qui va se faire. Qu’est-ce que tu penses de tout ça ? 

 

Très déçu parce-que, déjà, l’aspect sportif n’est pas respecté c’est à dire qu’il y a des descentes qui n’auront pas lieu. Il ne faut pas oublier que certains clubs étaient très proches du maintien mais que certains en étaient très loin donc, pourquoi les mettre dans le même bateau ? Au niveau des accessions, on voit que c’est une guerre sans nom entre 3 / 4 équipes voire plus. Pourquoi ne pas aussi récompenser ces équipes ? Il y a toutes ces interrogations-là, déjà au niveau administratif. 5 poules de 12, OK mais pourquoi ? On était dans un championnat qu’on voulait faire monter et aujourd’hui, avoir plus d’équipes, ce n’est pas forcément faire évoluer le niveau de compétition, selon moi. Les équipes qui accèdent, ça fait quand même une grosse partie d’équipes supplémentaires et on a vu que beaucoup avaient refusé parce qu’accéder à la Fédérale 1, c’est certes les effectifs des équipes une mais il y a aussi les espoirs fédéraux à monter. Il ne faut pas oublier qu’on est sur une catégorie – de 23 ans donc, il va falloir que les équipes se mettent dans une réelle urgence pour pouvoir prétendre à ça. Peut-être que certaines équipes ne voient que leurs équipes fanions, c’est aussi possible. On voit que les 3es de Fédérale 2, sur un dossier financier,  accèdent à la Fédérale 1 donc ça veut dire qu’aujourd’hui, on n’est pas du tout dans une logique sportive, on est uniquement dans une logique financière. Au final, on intègre des clubs qui semblent avoir un pouvoir financier plus importants que d’autres donc, je suis un peu déçu que ce ne soit pas le sportif qui soit valorisé avant tout et 5 poules de 12, je me pose des questions. Après, je pense que c’est juste une période de transition, peut-être que ce sera pour revenir à d’autres choses. 

 

Dans le futur, dans un an ou deux ans, on pourrait voir émerger une Pro D3 ou alors, comme l’appelait de ses vœux Benoit Trey, le président de Blagnac, deux poules de Jean-Prat et trois poules de Du Manoir ? 

 

Peut-être. Cela fait maintenant quatre ans que j’entraîne sur la Fédérale 1, cela fait quatre ans que l’on parle de changements de compétitions. Pourquoi ? Je ne sais pas. Nous, sur le terrain, les choses fonctionnent, il y a des choses qui m’interrogent. Comme je l’ai déjà dit, je pense que la Fédérale 1 est un peu la  » zone test  » du rugby français, il va aussi falloir m’expliquer pourquoi. Les échecs du niveau international, les échecs du Top 14, les échecs de la Pro D2, est-ce que c’est la Fédérale 1 qui en est responsable ? J’en ai de gros doutes et de très, très grosses questions par rapport à ça. Il n’y a aucune réflexion de nos pouvoirs, qu’ils regardent un peu ce qui se passe en haut pour que ça puisse ré-impacter la Fédérale 1 dans un second temps mais je ne vois pas pourquoi on partirait de la Fédérale 1, du rugby amateur pour monter vers le rugby professionnel. Je ne vois pas pourquoi on ne part pas dans l’autre sens donc, j’ai de gros doutes. De toute façon, l’année prochaine, on aura à nouveau une autre proposition puis dans deux ans, encore une autre et ça continuera comme ça. Que veux dire une Pro D3 ? Est-ce que c’est avant tout un aspect économique où l’on met les plus gros clubs financiers et on fait une poule économique ? Dans ce cas, on peut demander à la DNACG pourquoi on joue des montées et des descentes. Les autres championnats, les anglais, les hémisphères sud sont des championnats financiers où il n’y a pas de montée ni de descente. 

 

Tu crains le syndrome  » ligue fermée  » ? 

 

Non, je n’ai pas d’à priori sur ce genre de choses. En fait, ce qui est demandé, c’est que les décideurs prennent position, c’est surtout ça. Aujourd’hui, est-ce qu’on tend vers un rugby économique où là, il va falloir réfléchir à des poules fermées, c’est sûr, notamment au niveau des relégations et des montées. Par contre, il faut absolument prendre des positions qui soient claires et nettes et tendre là-dessus. Si la position est prise, on s’adaptera tous, le rugby français s’adaptera. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, elles ne sont pas claires et donc, tous les ans, on fait machine arrière. On avance, on recule, on avance, on recule, on ne fait que ça. Il ne faut pas oublier qu’on est français et que c’est un syndrome assez représentatif de notre pays. 

 

Pendant cette crise du coronavirus, on a entendu beaucoup de gens dire qu’on revenait aux valeurs essentielles, à la base. A Saint-Sulpice, vous n’avez pas attendu le coronavirus pour vivre toutes ces choses-là. Cette solidarité qu’il y a dans toute la vallée de la Lèze a du être un peu une quintessence et j’imagine que tout le monde doit être  » coudes serrés  » ? 

 

Oui mais on n’est pas plus différent à Saint-Sulpice qu’ailleurs. 

 

Ce n’était pas mon propos mais que les valeurs solidaires sont quand même bien ancrées ? 

 

Voilà. Disons qu’au niveau du club, on œuvre pour garder certaines représentations qui sont essentielles au président actuel et qui sont donc les valeurs un peu d’humanité, de partage, de courage qui ont été bâties par ce club. Après, ce n’est pour autant que les grosses écuries ne partagent pas ces valeurs-là. Effectivement, je pense que cette crise du coronavirus sur le monde sportif, et juste sur le rugby, risque d’avoir un impact. On risque de se retrouver à des choses plus humaines. Pourquoi ? Parce-que, dans l’aspect financier, les salaires risquent d’être réduits, l’organisation générale risque d’être changée et bouleversée. C’est vrai qu’on le voit, même au travers des discours des joueurs que l’on a au téléphone. C’est vrai qu’aujourd’hui, les joueurs vont peut-être plus favoriser l’aspect professionnel, même sur des jeunes espoirs qui sont talentueux qui vont se dire  » finalement, il va peut-être falloir que je réfléchisse à mon avenir pro et le rugby sera un complément dans lequel je pourrai m’éclater « . Oui, il y aune réflexion à avoir et c’est en train de changer. Donc, c’est vrai que notre modèle, comme le modèle de 60% des autres clubs de Fédérale 1, va peut-être  » revenir à la mode  » et les clubs vont devoir réfléchir autrement concernant leurs effectifs, ce qui donnera aussi plus de stabilité aux effectifs au sein des clubs. 

 

On va te poser une autre question qui chagrine un petit peu tout le petit milieu du rugby, ce sont les contraintes médicales qu’il va y avoir la saison prochaine. Le rugby est un sport de contact par excellence, est-ce que tu penses sereinement qu’on va pouvoir rejouer au rugby dès Septembre ? 

 

J’ai de gros doutes. J’en parlais avec quelqu’un qui disait que les tests médicaux étaient très onéreux donc, pour les faire, ça va être difficile. Il y a de grosses interrogations mais un peu comme tout le monde. Aujourd’hui, personne ne sait où on va. Notre premier ministre parlera sur la sortie de crise, peut-être qu’on aura des informations supplémentaires mais il y a des aspects qui sont bien plus importants. Par contre, il est vrai que si le championnat doit reprendre au mois de Janvier 2021 comme certains l’annoncent, ça va crever des clubs. Je ne sais pas comment on va faire pour tenir nos joueurs. Même en tant que coach, je ne sais pas quelle politique on peut avoir parce-que cela fait quasiment une année d’inactivité, c’est invraisemblable mais, c’est la situation qui est comme ça. Je pense qu’actuellement, le gouvernement français est un peu critiqué et je pense que tout le monde en  a un peu assez et aimerai savoir un peu plus de choses. Il faut être patient mais pour répondre à ta question, j’ai de grands doutes concernant la reprise en Septembre. Après, je suis quelqu’un de plutôt optimiste là-dessus donc, je me dis qu’au 15 Juin, je vais pouvoir retrouver une partie de mes joueurs et je me dis que, si on ne reprend pas en Septembre, on pourra peut-être reprendre début Octobre, ce qui me paraît plus logique. Je préfère aller de l’avant, dans cette position-là, et puis les réponses arriveront au compte-goutte, comme depuis un mois et demi. 

 

Quand on s’est croisé le 29 Février à Albi, au Stadium Municipal, pour cette 18e journée, tu pensais dans ta tête que c’était la dernière journée que tu faisais de la saison 2019/2020 ? Parce-que moi, franchement, je ne pensais pas que c’était le dernier match que je commentais de la saison

 

Non, absolument pas, personne ne pouvait le prévoir. Malheureusement, on a souvent tendance à critiquer ce qu’il se passe ailleurs et on n’a pas forcément trop pris considération de ce qui arrivait. Maintenant, c’est quelque chose d’exceptionnel, qu’on ne vivra qu’une seule fois dans nos vies et même de grands-parents. Moi, ce qui m’interroge par contre, c’est que je me souviens quand je suis venu à Albi, je sortais de 10 jours de disette avec entre 8 et 10 joueurs qui avaient impactés par un virus grippal. J’avais 10 de mes joueurs touchés et il y a de grandes chances qu’ils aient été touchés par ce virus donc, c’est presque une dizaine de personnes sur l’effectif. Ça avait été annoncé donc on avait même pris contact avec la Fédération pour en discuter ou avec des poly-médicaux. Rien n’avait été mis en œuvre, on était au tout début des choses. Heureusement pour mes joueurs, ça a duré une dizaine de jours pour les plus durs mais ça a quand même été difficile pour eux donc non, on ne pouvait pas s’attendre à ça. Pour le club, on finit contre Albi, le score avait été lourd mais on était  » mort les armes à la main « . On avait été diffusé sur l’Equipe 21, ça restera une belle fin, il y avait eu un bon retour ensemble et on avait passé un très bon moment après. Dommage que ça ne puisse pas continuer mais content que cette situation se soit arrêté dans un beau stade et contre une belle équipe à Albi. 

 

Tu me connais, même dans les moments compliqués, j’aime bien finir par de l’humour. Comment allez-vous faire l’année prochaine s’il y a des mesures de distanciations sociales dans votre club-house qui est toujours bondé ? Là, ça va être impossible ? 

 

C’est quelque chose qu’on a déjà anticipé donc aujourd’hui, on parle d’une extension au niveau du club-house. Au lieu de refuser des personnes, on va plutôt essayer d’agrandir les espaces parce qu’il est hors de question qu’à  Saint-Sulpice, on ne passe pas du temps tous ensemble les dimanches soirs. Donc, on va trouver des solutions, on mettra des tentes, on ouvrira quelque chose mais on ne pourra pas de passer de ce moment-là. 

 

Je me doutais bien que vous auriez trouvé quelque chose pour agrémenter les 3e mi-temps

 

C’est évident, on va trouver (rires)

 

Depuis quelques années que Saint-Sulpice est en Fédérale 1 et que vous étiez  » le petit village d’Astérix « , le petit poucet, c’était le levier que tu actionnais. Avec tous les clubs de Fédérale 2 qui montent, tu n’as plus de levier, il va falloir te réinventer ? 

 

Tout entraîneur doit tout le temps se réinventer donc nous, on se réinvente dans d’autres choses, dans un projet de formation de nos jeunes, dans un projet sur le territoire pour justement avoir un développement sur le territoire au niveau des formations. Dans les discours, on va se réinventer sur autre chose, c’est évident. On va cultiver cette notion de petit village, cette notion de valeurs où on se sera rattrapé par d’autres. Maintenant, aujourd’hui, on tend quand même vers un autre rugby depuis quelques années à Saint-Sulpice donc on va plutôt actionner la valeur sportive, c’est à dire élever notre niveau, formaliser les choses pour que nos joueurs continuent à monter en compétences. Et en fait, le levier le plus important reste l’humain, celui qui fera la différence et c’est ce que nous entraîneurs, allons apporter à nos joueurs, c’est le projet de jeu que l’on met en place. 

 

On te remercie pour ces mots et on espère que très rapidement, puisque que ce sera là que la vie reprendra, les bambins et les minots de l’USSS reprendront le chemin des pelouses et des entraînements le mercredi. Ça voudra dire que tout sera revenu à la norme et que la vie aura repris son cours. 

 

Tout à fait, c’est ça

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/mag-sport-28-avril-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw lors de l’émission » le #MagSport – RadioAlbiges  »

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