#Rugby / T.Toevalu (Albi) : «Le SCA a des notions de combat et des valeurs qui sont les miennes!»

La toute dernière recrue du Sporting Club Albigeois, Thomas Toevalu, bien que confiné, est  » arrivé  » depuis quelques jours en terres albigeoises. L’ex joueur du Rouen Normandie , vient en terre albigeoise pour s’engager dans un nouveau projet, ainsi qu’ évoluer sous les ordres d’Arnaud Méla un coach qui l’inspire et qu’il admire. Focus sur un troisième ligne très prolifiques avec les normands (12 essais en 2 ans), qui a l’instar de ses néo coéquipiers albigeois vit dans l’attente de savoir si les jaunes et noirs accèderont au ProD2.

 

 

Tu arrives du Rouen Normandie Rugby, un club qui a eu quelques antagonismes avec le Sporting Club Albigeois.Vutout le passif que l’on connaît entre les deux clubs, qu’est-ce que cela t’a inspiré de prime abord lorsque tu es rentré en contact avec Albi ? 

 

Je me doutais que ça allait un peu parler du passif et deux dernières années qu’il y a eu entre Rouen et Albi. A la base, je ne suis pas non plus de Rouen, je suis de Lourdes. Donc, je suis de la région et la première chose qui me fait plaisir, c’est que je puisse aussi me rapprocher de chez moi tout en signant à Albi qui est un club qui, je pense va me correspondre. 

 

En étudiant un peu ta biographie, on a vu que tu étais passé par  » l’école paloise  » comme un certain Arnaud Méla qui va être ton futur coach. Est-ce que cet ADN commun avec Arnaud Méla a aidé dans les négociations ? 

 

Oui, Arnaud a joué à Pau comme moi. Moi, j’ai fait toutes mes classes de minimes jusqu’à la montée en Top 14 avec Pau. Je crois qu’Arnaud a aussi joué un an en Reichel à Lourdes et je l’ai contacté dans le connaître. Après, le fait que je sois du coin a peut-être aidé, je ne sais pas. 

 

Il a peut-être eu des bons tuyaux par des anciens que tu connaissais et que vous avez en commun ? 

 

Peut-être, je ne peux pas te dire, tu lui demanderas (rires).

 

Souvent, quand il y a des joueurs du pack de devant qui signent à Albi, on leur pose la question de savoir si le fait qu’Arnaud Méla soit le coach d’Albi aide et participe au choix ? Parce-que c’est quelqu’un qui, dans le rugby français, a une certaine aura et une certaine image. 

 

Je ne vais pas te mentir et je vais t’avouer franchement qu’à 100%, oui. On connaît sa réputation et les échos qu’il y a sur lui, on sait que c’est quelqu’un de droit et de franc avec les mecs. C’est ce dont j’ai besoin et je suis vraiment très content d’avoir Arnaud en coach. 

 

Tu es aussi passé par Bourgoin et Narbonne. Qu’est-ce que tu as retiré de ces expériences ? Beaucoup de vécu en Pro D2 pour commencer ? 

 

Après Pau, j’ai signé à Bourgoin où j’ai pu pas mal enchaîner mes premières expériences en Pro D2. Je pense que j’ai beaucoup appris à Bourgoin en deux ans, notamment sur l’état d’esprit, et on connaît l’état d’esprit de la Berjallie et du Stade de Rajon. Pendant deux ans, je pense que je me suis bien forgé à Bourgoin et j’espère retrouver un peu la même chose à Albi qui, je pense, est un peu le même style de club, ce sont deux clubs mythiques du rugby français. A Narbonne, ça a été un peu plus compliqué, un an où on a eu une année un peu compliquée en Pro D2. 

 

C’était l’année de la descente ? 

 

Oui, ce n’étais pas très bien. On n’a jamais réussi à s’imposer mais j’ai quand même pu jouer et engranger encore des matches en Pro D2. Donc, voilà ce que ça m’a permis de faire. 

 

A Narbonne, tu as entre autres croisé un Albigeois, un certain Nicolas Chocou. Sur Instagram, dès qu’il a vu que tu arrivais sur Albi, il a dit  » c’est mon poto qui signe à Albi ! « . Ça te fait plaisir de retrouver Nicolas ? 

 

Oui, content de retrouver Nico. On a joué ensemble un an à Narbonne, il est de Bayonne, on a des amis en commun. Etant en sport-études jeune à Bayonne, je l’ai aussi connu en jeunes.  Donc, oui, content de le retrouver. 

 

Juste avant de t’avoir en interview, on a échangé avec un de tes ex-coéquipiers à Rouen, ex-albigeois lui aussi, c’est Fabien Dorey. Quand il a vu l’info comme quoi tu arrivais à Albi, il a dit  » là, vous avez récupéré un vrai goleador « ; comme on dit dans le foot, parce qu’il parait que tu as marqué une paire d’essais cette saison. Et deuxièmement, il nous a dit que tu étais aussi assez doué pour les stories Instagram. Il va peut-être falloir qu’on t’embauche au Mag Sport ? 

 

Si tu veux, je pourrai venir faire un petit stage avec vous, avec plaisir (rires). En deux ans à Rouen, j’ai réussi à marquer pas mal. En Fédérale 1, ça a été un peu plus facile puisqu’on mettait plus d’essais par match. En Pro D2, ça m’a souri un peu au début de la saison donc tant mieux. J’espère que ce sera la même chose à Albi. 

 

On va parler de tes deux années rouennaises. La première est l’année de la montée en Pro D2, avec l’épilogue que l’on connaît contre Albi. La seconde, c’est l’apprentissage de la Pro D2 pour Rouen. Comment tu as vécu cette aventure au cœur de ce club qui est naissant et émergent ? 

 

Durant ma première année à Rouen, on s’est partagé le temps de jeu en Fédérale 1. Au moment des phases finales, lorsqu’on en est arrivé aux quarts, j’ai été un peu écarté. Avec Richard, on n’était pas sur la même longueur d’ondes même si on ne s’est jamais pris la tête ni rien. La deuxième année, j’ai eu la chance qu’il y ait un nouveau coach qui a un peu redistribué les cartes donc j’ai saisi ma chance d’entrée et après, j’ai enchaîné les matches. Ça m’a permis de vraiment beaucoup joué et donc, je suis très content de ça. 

 

On sait aussi que tu as eu une petite blessure avant l’arrêt des compétitions. Où en es-tu de ce pépin ? 

 

Là, ça va très bien. Je reprends tous les trucs à peu près normalement donc ça va. 

 

Tu nous parlais de Richard Hill. On sait qu’il a un management très  » à l’anglaise « , très britannique, très rationnel, un peu froid. Arnaud Méla, c’est plutôt le management latin, beaucoup sur les valeurs humaines. C’est aussi cela qui t’a plu à Albi ? 

 

Complètement. Je vais franchement te dire que c’est cela dont j’ai besoin. J’ai eu deux ans avec un management différent, j’ai besoin de retrouver quelque chose comme j’avais à Bourgoin, un peu  » à l’ancienne « . Vraiment, ça a beaucoup participé à mon choix. 

 

On se demandait si, lorsque tu étais à Bourgoin, tu avais déjà eu la chance de jouer au Stadium ? Parce-que l’année dernière, tu avais été privé de chocolat par Richard Hill 

 

Oui, j’ai joué une fois à Albi avec Bourgoin. Vu que je suis de Rouen, je pense que les supporters ont déjà une dent contre moi, là, ils vont en avoir puisqu’on avait 40 points à Albi avec Rouen cette année-là, avant Noël. 

 

C’est bien ce qu’il me semblait et c’est là où je voulais t’amener. La dernière fois que tu es venu au Stadium, tu as fait razzia ? 

 

Voilà (rires). Du coup, c’est la seule année où j’y ai joué avec Bourgoin. Par contre, on avait perdu à la maison la deuxième année, l’année de la descente. Sinon, j’ai aussi mon dernier match avec la Section Paloise l’année de la montée aussi à Albi et on y avait perdu le dernier match de l’année. 

 

Donc, tu n’arrives pas en terrain inconnu au Stadium Municipal. Par contre, j’ai un petit conseil à te donner. Tu as commencé à comprendre le contexte, il va falloir que tu révises les questions sur les demi-finales de l’année dernière et sur le match de Bourgoin parce-que les supporters vont t’assaillir de questions. Mais tu verras, ils sont bon enfant et je pense qu’ils t’accueilleront les bras ouverts. 

 

Très bien, je me ferai un plaisir de discuter et de répondre à leurs questions. 

 

On sait que va se décider le sort du Sporting Club Albigeois pour la montée en Pro D2 ou non. On sait aussi que ton arrivée à Albi est conditionnée à cette montée en Pro D2. Toi, en tant que sportif de haut-niveau, comment vis-tu ces situations ? Il y a déjà la situation coronavirus qui impacte tout le monde et qui va au-delà du rugby mais en plus, il y a ça par-dessus. Ça doit quand même être compliqué ? 

 

Compliqué, oui. Après, j’avais beaucoup discuté avec Arnaud et j’avais aussi évoqué la Fédérale 1. Donc, pour l’instant, on croise les doigts et on verra ce qu’il se passe la semaine prochaine. Mais dans le cas contraire, je ne sais pas, on va reprendre contact avec Arnaud et voir ce qu’il se passe et ce qu’on peut faire. 

 

Pour toi, en quelques mots, quand on te parlait d’Albi avant d’y signer, qu’est-ce que cela représente ? 

 

Pour moi, Albi a toujours été une équipe vraiment dure à jouer, rugueuse, c’est le premier truc. Et aussi, je pense qu’Albi a des notions de combat et de valeurs qui sont les mêmes que les miennes. 

 

Ça nous donne déjà envie d’être à la reprise qu’on attend tous, on verra quelle sera la date, pour te voir à l’œuvre sur les terrains du Stadium. Et on espère que notre ami Fabien Dorey a été prémonitoire et que tu marques une paire d’essais, que tu deviennes le «  goleador  » du Stadium

 

J’espère aussi (rires)

 

 Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/mag-sport-24-avril-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de Thomas Toevalu lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges » du 28 avril 2020.

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