#Football – F. Larrieu « Les féminines d’Albi, ça pourrait me brancher »

Après cinq saisons à la tête de l’équipe première d’Aussonne, et deux montées pour atteindre la Régional 1, Fred Larrieu n’a pu aller au terme de sa saison avec le club Haut-Garonnais. Aujourd’hui, le natif de Tarbes se dit prêt à relever de nouveaux challenges.

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Après notamment Blagnac, Saint Alban et Aussonne, coach Larrieu a faim de nouveaux challenges – Crédit photo DDM

Revenons brièvement de cette dernière saison avec Aussonne. A l’image des deux saisons précédentes, cette année a plutôt mal commencé. Qu’est-ce qui a manqué pour pouvoir se relever ?

J’ai vécu cinq ans à Aussonne avec deux montées en trois ans. Pour en arriver à de tels résultats, les saisons ont tout de même bien démarré. Certes depuis l’arrivée en R1, c’était plus compliqué. Le niveau est au-dessus de ce que l’on connaît en R2 et R3. Notre effectif jouait donc à sa place dans les trois-quatre derniers luttant pour le maintien. Il faut s’avouer que nous n’avions pas forcément le niveau. Des joueurs que nous avons recruté ont été très décevants, d’autres joueurs majeurs ont subi de grosses blessures. Je pense par exemple à John Hellard, le gardien qui a raté trois matchs. Lorsqu’un gardien de cette qualité laisse sa place à un petit jeune, qui n’a clairement pas démérité mais n’a pas son expérience, ce n’est pas la même chose. Tous ces facteurs ont entraîné des résultats, loins d’être des grosses branlées, mais qui ont toujours tourné pour l’équipe adverse.

L’aventure Aussonnaise s’est donc arrêté pour vous en février. Avez-vous déjà des projets en tête pour la prochaine saison ?

Des projets oui. J’ai envie de continuer ce métier d’entraîneur. Ça me passionne et ça fait 20 ans que je fais ça. Le football a été le fil rouge de ma vie, me faisant gagner ma vie au départ et important pour avoir un équilibre dans ma vie. Je suis donc à la recherche d’un projet et suis complètement ouvert à ce sujet. Après 20 ans avec des résultats assez intéressants. J’ai pris des clubs évoluant en PH pour les amener en CFA2 et y vivre six ans avec Saint Alban, ou aller en R1 avec Aussonne. Des seniors, une équipe fanion, une réserve d’un club un peu emblématique, des jeunes Nationaux ou même des filles, ça ne me déplairait pas. Je suis ouvert à tout. J’attends les propositions sachant qu’il commence à y avoir beaucoup de monde sur le marché.

Avez-vous des premiers contacts qui se sont déjà créés ?

Non pas encore. Je vois que ça commence à se débloquer mais pas forcément sur Toulouse. Ça bouge un petit pas dans les départements autour. Je suis prêt à me déplacer, il faut voir le projet du club et l’intérêt commun pour travailler ensemble. Aller entraîner un club de district dans le Tarn, ça ne va pas forcément me brancher. J’ai vu que les féminines d’Albi s’étaient séparées de leur entraîneur. Pourquoi pas, ça pourrait me brancher. Faire des kilomètres pour découvrir autre chose avec un projet et un challenge intéressant, je ne serais pas contre.  Après je ne vis pas du football, je ne suis pas à attendre que ça tombe. S’il me faut faire une année sans club je peux également le faire. J’irais voir des matchs et me cultiverais du football régional, et bien sûr profiter de ma vie de famille. Je pourrais également en profiter pour retourner voir un match ou deux à Félix Bollaert. Je pourrais revoir des personnes que j’ai connu lors de mon passage au centre de formation du RC Lens au passage.

Pouvez-vous nous évoquer un peu cette expérience et les apports qu’ils ont pour votre vie dans le football aujourd’hui ?

J’ai signé aspirant footballeur en 1986 puis stagiaire. J’ai évolué avec les Wallemme, Sikora, Magnier, Déhu. Je ne suis pas passé pro et j’ai ensuite signé à Blagnac qui à l’époque évoluait en troisième division avec l’ambition de monter en D2. Nous avions fini en troisième position. Etant Tarbais, signer à Blagnac m’a également rapproché de ma famille. Le football a changé, mais c’était une expérience de vie. Quand on est un jeune Tarbais de 15 ans et qu’on part à Lens alors qu’à l’époque le père Delmas me voulait au TFC. Des clubs comme Lyon, Bordeaux et Saint-Etienne me voulaient. J’ai choisi Lens car c’est le club qui me voulait, et je ne regrette rien. C’était une super expérience, le centre de formation Lensois était réputé à l’image d’Auxerre ou Nantes à l’époque. Réussir dans un tel centre de formation, c’était peut-être plus compliqué. Mais je n’éprouve aucun regret sur mes choix, ça m’a permis de signer à Blagnac, de travailler ici maintenant et d’avoir par la suite passé des diplômes pour coacher jusqu’en National.

Propos recueillis par Nicolas Portillo

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