#Rugby – Fed1 / F.Moine (Rumilly) : «Il va y avoir un changement de modèle dans le sport!»

Frédéric Moine, le co-président du de RC Rumilly, nous a dressé un bilan de cette première saison des Haut-Savoyards en Fédérale 1. Pour ce comeback du RCSR et de son fidèle public des Grangettes, la saison fût des plus réussie (6eme Ex æquo de la poule 1), malgré l’arrêt précipité des compétitions pour cause de crise du Coronavirus. Mais au pied des Alpes, on a aussi la fierté d’avoir remporté le derby face au SO Chambéry. Entretien avec un dirigeant lucide sur le contexte actuel, qui balaye l’ensemble de l’actualité de son club (Recrutements, départ J.Veniat, identité , perspectives) et qui malgré une mutation inéluctable du modèle économique du sport français, garde la foi en un rugby rumillien locomotive de son territoire.

 

 

A Rumilly, on a vécu une saison pleine, pleine d’émotions qui a commencé avec une accession en Fédérale 1, le retour des Grangettes en Fédérale 1 pour un club qui a même connu le Top 16 à une époque pas si lointaine, que les moins de 30 ans peuvent connaître. J’imagine que, pour tout le peuple rumillien, c’était quand même une consécration de revenir dans ce premier échelon fédéral qu’est la Fédérale 1 ? 

 

Oui, c’était effectivement deux saisons fortes en émotions et ce fut de très beaux moments l’année dernière. Les heures de gloire étaient en 94/95, il y avait de belles choses depuis, notamment au début des années 2000 et de belles choses en Pro D2. Mais c’est vrai que, depuis quelques années, c’était plus difficile et le club était revenu à bien s’installer en Fédérale 2 et avait un petit peu du mal à passer le cap. Il y avait une forte attente et c’est vrai que, l’année dernière, c’était beaucoup de bonheur, beaucoup de tribunes rouges et noires et beaucoup de sourires. Donc, c’était une vraie satisfaction et je pense que c’est la place de Rumilly que d’évoluer en Fédérale 1. C’était vraiment une belle conclusion. 

 

En plus, ce club de Rumilly, pour en parler dans sa largeur avant de parler de la saison qui s’est déroulée, c’est un club et une ville qui ont un vrai ADN rugby, avec un public qui derrière est présent et se fait entendre ? 

 

C’est vrai qu’on pourrait se dire  » pourquoi ce n’est pas Annecy, pourquoi ce n’est pas Chambéry  » qui sont des agglomérations beaucoup plus grandes et pourquoi c’est Rumilly qui performe. Je pense que Rumilly a une particularité, c’est une ville qui est très attachée à son territoire, qui est fière de ses clubs et en particulier du rugby. Il y a eu des générations exceptionnelles, ça a commencé en 1983 avec le 3e titre de 1ère division et ça s’est ensuite enchaîné avec la 2e division puis la 1ère division groupe B. Donc, tout ça a en fait créé une histoire et c’est vrai que le peuple rumillien est aujourd’hui très, très attaché à ses clubs et à son territoire. On a vraiment une particularité à Rumilly qui fait qu’on ne le retrouve pas forcément dans des villes voisines et il y a un attachement très, très fort. 

 

On entend souvent parler de rugby clocher. On a l’impression qu’à Rumilly, cet esprit de rugby clocher perdure ? 

 

C’est un petit peu l’enjeu auquel nous, nous sommes confrontés aujourd’hui. Je suis un jeune président, c’est seulement ma 2e année de co-présidence donc je découvre beaucoup de choses. J’ai été joueur dans les années 90/95 et effectivement, le monde du rugby a beaucoup évolué, beaucoup changé. Donc, aujourd’hui, le projet est de ne pas perdre ce qui a fait les racines de Rumilly mais aussi de s’adapter à la conjoncture actuelle et aussi avoir un certain projet, une certaine vision du rugby. Cette année en Fédérale 1 a été très, très enrichissante, on a pu regarder un petit peu ce qu’était ce milieu de la Fédérale 1 que moi, je ne connaissais pas. Ça nous a inspiré beaucoup de choses et je crois que cela nous a confortés dans la trajectoire que l’on voulait donner. Comme je vous le disais, Rumilly reste malgré tout une petite ville de 15 000 habitants. La volonté, mais c’était déjà le cas l’année dernière lorsqu’on voulait monter, est de faire de Rumilly le club du département, ce n’est pas seulement d’être enfermé dans son territoire rumillien. C’est vrai que les gens sont très attachés à Rumilly mais ça ne suffira pas. Aujourd’hui, il faut fédérer sur toute la Haute-Savoie et même la Savoie car on a aussi des partenariats avec Aix-les-Bains. Et ça, à tous les niveaux, que ce soit au niveau des partenaires, il y a des partenaires historiques rumilliens mais on va chercher des partenaires de plus en plus loin. Pareil pour le public, il faut aussi trouver un nouveau public, peut-être moins aguerri au rugby, mais il faut les faire venir au stade pour que ce soit un bon moment, des lieux de vie, donc, on a beaucoup de choses à faire évoluer. Et puis, le point essentiel pour moi, c’est qu’aujourd’hui, il n’y a pas de club en Top 14 dans les environs donc, on est un petit peu isolé et on doit porter le rugby. On essaie de travailler avec les clubs voisins, ça se passe plutôt bien et c’est vraiment important pour que les meilleurs jeunes de Haute-Savoie voire de Savoie puissent évoluer à Rumilly. S’ils ont potentiel à aller jouer en Pro D2 ou en Top 14, bien sûr qu’il faudra les laisser passer mais aujourd’hui, on propose une marche intermédiaire qui fait que, ça y est, ça commence à prendre puisque notre effectif espoir commence à bien, bien se remplir. Cet effectif espoir est en grande partie porté par des Rumilliens et des jeunes des clubs voisins qui viennent nous rejoindre parce-que c’est vrai que, jouer en espoirs en Fédérale 1, c’est du beau rugby et c’est agréable. Notre volonté est de sortir quelques jeunes, ce qu’on fera dès l’année prochaine puisque 3 ou 4 jeunes vont intégrer l’équipe 1. Donc, c’est un projet qui est assez global, qui demande un petit peu d’énergie mais qui joue aussi un projet avec du sens. J’ai pu observer la Fédérale 1, il y a vraiment de très grosses différences entre les clubs et c’est vrai qu’aujourd’hui, augmenter le budget en permanence, faire appel à des agents et aligner des joueurs, ça n’a pas forcément de sens pour moi. Donner une trajectoire et une cohérence avec cette volonté de faire évoluer des jeunes et de rendre aussi à nos clubs voisins, parce-que les joueurs qui ont joué en espoirs et qui n’évolueront pas forcément en équipe 1 ou des joueurs de l’équipe 1 qui voudraient lever un petit peu le pied retournent aussi dans les clubs voisins. Et l’idée, c’est d’apporter un rugby plus ambitieux au niveau de la Haute-Savoie. 

 

Quand vous êtes arrivés l’année dernière et que vous avez fait votre come-back en Fédérale 1, à l’image de Mauléon qui, comme vous, a le paramètre historique et populaire mais avait fait un passage par la Fédérale 2, beaucoup vous promettait  » la mort  » comme on dit dans le jargon rugbystique et que n’arriveriez pas à exister dans cette Fédérale 1. Une Fédérale 1, qui plus est, s’armait de plus en plus avec les arrivées des écuries professionnelles depuis un an. Et puis, miracle mauléonnais, miracle rumillien, vous avez fait de magnifiques saisons. Mauléon était qualifiable en Du Manoir, avec Rumilly, vous étiez au coude à coude avec Beaune pour vous qualifier en Du Manoir. Vous avez déjoué tous les pronostics ? 

 

C’est vrai que c’était une très, très belle saison, je retiendrai plusieurs choses de cette saison. Il y a un modèle économique aujourd’hui qui est indéniable, il y a une évolution mais je retiendrai quelques matches où, au coup d’envoi sur le terrain, il y avait 12 titulaires qui étaient originaires de la saison dernière de Fédérale 2. Et quand je vois ce qu’ont été capable de faire ces joueurs plutôt estampillés Fédérale 2, ils ont été capables de bousculer des beaux clubs de Fédérale 1. On est quand même allé gagner à Mâcon, on a battu Suresnes chez nous et je me suis dit que oui, le sport évolue mais malgré tout, quand les joueurs, quand le groupe en majorité adhère à un projet, croie à ce projet, il y a une énergie et une dynamique qui se met en place. Et c’est vrai que je veux saluer tous les joueurs de Fédérale 2 qui sont restés, qu’on a conservés et qui ont énormément travaillé pour se mettre au niveau cet été ce qui a permis de faire de très, très beaux résultats. Ça, ça me semble être un point essentiel parce qu’il y a eu des recrues, qui ont indéniablement apporté, mais je retiendrai surtout le noyau de joueurs de Fédérale 2 qui a été capable de hisser son niveau de jeu et de faire de très, très beaux résultats. Ça s’est traduit par une 6e place ex-æquo avec Beaune. 

 

Il y a une forme de transcendance en montant de Fédérale 2 à Fédérale 1. Les joueurs se surpassent et essayent de dépasser leurs limites car c’est un challenge qui les a mis en appétit ? 

 

C’est un challenge et je pense que beaucoup de joueurs voulaient se prouver à eux-mêmes qu’ils étaient capables d’évoluer en Fédérale 1 et c’est vraiment très bien. La conjoncture actuelle fait peut-être, et c’est peut-être aussi une des raisons que l’on s’est séparé avec Julien, qu’effectivement il y a eu une très belle montée de Fédérale 2 à Fédérale 1. On a fini la saison le 23 Juin, il a fallu recruter un certain nombre de joueurs rapidement. Dans l’ensemble, ça a plutôt été bien fait mais je dirai que ça aussi créé un petit peu des inégalités au sein du groupe parce qu’aujourd’hui, on a quand même beaucoup de joueurs qui sont pluriactifs donc, qui ont une activité professionnelle à côté qui peut être soit à temps complet soit à temps partiel. On a eu quelques joueurs exclusifs et peut-être que certains joueurs exclusifs n’ont peut-être pas apporté tout ce qu’on était en droit d’attendre et ça a peut-être créer une petite inégalité au sein du groupe. 

 

Pour faire des images et des parallèles, ça a créé une petite lutte des classes, une petite fracture sociale dans le vestiaire ? 

 

Voilà. Les résultats ont en tous cas porté le groupe mais il faut être vigilant à ça. Moi, je pense que la Fédérale 1, pour un joueur qui doit mener une activité professionnelle à côté, c’est beaucoup d’exigences, c’est beaucoup d’investissement. Donc, les joueurs doivent comprendre qu’on doit aller chercher des joueurs exclusifs mais il faut que ça se traduise sur le terrain. L’équilibre d’un groupe est très, très fragile et ça, quel que soit le niveau je crois. On a beaucoup discuté avec les joueurs dans cette fin de saison, avant malheureusement le confinement. On échange aussi beaucoup aujourd’hui, on prépare la saison prochaine par vidéo-conférence donc c’est un peu différent mais on échange beaucoup. En tous cas, on a eu quelques rendez-vous physiques avant le confinement et ces échanges ont été très, très riches. Aujourd’hui, ce qui est en train de se traduire, c’est qu’on va plutôt orienter notre saison prochaine avec un groupe de joueurs qui adhère pleinement à ce que l’on veut faire, avec nos contraintes mais aussi avec nos ambitions. On est aussi à l’écoute de ce que les joueurs ont pu nous reporter donc oui, on a fait une très belle saison mais attention à ne pas brûler les étapes. Moi, ce que j’ai voulu dire, c’est qu’on est passé de 850 000€ à 1M2, sur ce point-là, je veux vraiment féliciter ce qu’on appelle chez nous le  » 6/7/8/9/10 club « . C’est l’entité qui gère tous les partenaires et qui a fait un travail vraiment formidable. C’est vrai que les partenaires adhèrent au projet mais vigilance supplémentaire car je pense qu’il faut présenter à un partenaire aujourd’hui un projet avec une cohérence et, comme je le disais tout à l’heure, je ne suis pas sûr qu’un projet où aligner des joueurs qui sont pour un ou deux ans et qui repartent, ce soit forcément judicieux. Nos partenaires, ce sont des PME, des entrepreneurs, des gens qui ont créé leurs sociétés et qui veulent donner un vrai sens à leurs entreprises donc ils attendent aussi un peu la même logique de la part de leur club sportif. Moi, je suis aujourd’hui plus à l’aise à expliquer cette trajectoire qu’une trajectoire qu’on prenait peut-être et qui n’est pas vraiment celle de Rumilly, déjà parce qu’il y a des contraintes économiques. Et puis, vigilance car on voit avec ce qui se passe aujourd’hui que la Fédérale 1 est un modèle économique compliqué. 

 

Avant de revenir sur ce sujet qui est prégnant dans la Fédérale 1 car c’est le modèle économique du rugby et du sport en général qui risque d’être remis en cause avec cette crise du coronavirus, on va finir de parler de cette saison de Rumilly. Il y a eu un sommet dans la saison, qui a été une sorte de happy-end mais vous ne le saviez pas encore, c’était le dernier match du 1er Mars, le derby savoyard face à Chambéry, vos meilleurs amis/ennemis comme on dit dans le jargon. Les derbys sont toujours comme ça, c’est tout le folklore qui va avec. Vous arrivez à remporter ce derby et, à ce moment-là, quand l’arbitre siffle la fin du match, est-ce que vous vous attendiez derrière à ce que ce soit la fin et qu’il n’y plus de rugby ? Ou vous étiez à 1 000 lieues de penser que la saison s’arrêterait là avec une fête qui a dû valoir son pesant de cacahuètes à Rumilly ? 

 

On ne s’attendait bien sûr pas à une fin aussi brutale. On s’attendait peut-être à jouer avec un public réduit voire à huis-clos mais effectivement, même la semaine de Vienne, même le vendredi, on a pensé jusqu’au dernier moment qu’on allait jouer. Donc, on était bien à 1 000 lieues de penser que c’était le dernier match de la saison. En terme sportif, ça a été une belle journée. En Fédérale 2, on avait d’autres derbys avec Annecy, en Fédérale 1, on en avait d’autres avec Chambéry. C’est bien sûr attendu du public, c’est une victoire qui a une valeur un peu symbolique, de suprématie savoyarde même si Chambéry est en avance sur nous, il ne faut pas se mentir. Ça reflète l’état d’esprit du groupe qui est quand même allé chercher la victoire à la dernière seconde puisqu’on a passé la pénalité de la gagne à la fin du match. Donc c’était un très beau scénario mais effectivement, malheureusement, on ne pensait pas que ce serait la dernière. 

 

Et puis, vous restiez au coude à coude avec Beaune pour le Du Manoir ? C’était un joli mano à mano que vous livriez avec Beaune ? 

 

C’était vraiment serré sachant qu’on devait recevoir Beaune pour notre journée des partenaires, en plus, début Avril. Donc, ça nous permettait de rester en course et de peut-être jouer la qualification chez nous. 

 

C’était un 16e de finale avant l’heure ? 

 

Exactement, c’était un peu l’engouement et l’enjeu qu’on auraitpu trouver dans cette rencontre. Malheureusement, il y a d’autres choses aujourd’hui bien plus graves, même si on a loupé ce bel événement pour le public et pour les partenaires. 

 

En parlant de partenaires et de cette victoire dans le derby entre Rumilly et Chambéry, on sait que chacun a sa zone de chalandise. Mais il peut y avoir des partenaires qui sont entre les deux, qui hésitent. Est-ce que ce «  ranking  » local entre les deux clubs peut aider à avoir des signatures de partenaires ? Est-ce que ça peut participer ? 

 

Forcément, c’est une victoire qui est quand même symbolique. Moi, je pense qu’aujourd’hui, les partenaires attendent surtout un projet clair et de la cohérence dans la façon de gérer le projet donc je ne pense pas qu’à l’issue du match, tel ou tel partenaire se soit dit  » Rumilly a gagné, je vais sponsoriser Rumilly « . Ça peut peut-être valider quelques dernières hésitations mais je pense avant tout qu’un partenaire adhère à un projet dans le long terme. Il y a quand même beaucoup de bonnes choses qui ont été menées depuis plusieurs années à Rumilly et les partenaires attendent vraiment cela. On voit qu’il y a beaucoup, beaucoup de dérives dans certains clubs et les partenaires sont particulièrement vigilants sur le sujet, quel est le projet, comment on le mène, quelles sont les valeurs que l’on veut faire perdurer au sein de ce club-là et ne pas tomber dans un professionnalisme qui fera perdre du sens à un projet sportif. Donc, je pense que les partenaires sont surtout attentifs à cela, surtout qu’aujourd’hui, on a une particularité. On a un gros réseau de partenaires, pas suffisant mais en tous cas, on le développe, on a 130 partenaires qui sont essentiellement des PME locales donc très attachées à ce club et avec qui on a beaucoup d’échanges. Nous, nous sommes très éloignés du modèle où un président  » s’achète un club  » avec une grosse société et en injectant beaucoup d’argent. Nous, ce n’est pas du tout ça. 

 

Vous faites en fait un pack économique, avec plusieurs entrepreneurs ? 

 

Oui, c’est ça, avec beaucoup d’entrepreneurs. Et on essaye dans nos discours que ces entreprises puissent s’identifier à ce club qui, quelque part, valorise le territoire. Je crois que les entrepreneurs et les dirigeants d’un club sont fiers de cette entité et du rugby de Rumilly. Tant mieux si cette victoire contre Chambéry a permis de faire basculer un ou deux partenaires mais je ne pense quand même pas que ce soit vraiment le cas (rires). Mais nous, en tous cas, on va s’en servir quand on va aller voir nos partenaires à l’inter-saisonpour quand même leur redire, même s’ils ne l’auront pas oublié, la performance et la valeur de ce résultat contre une équipe de Chambéry qui jouait la Pro D2 il n’y a pas si longtemps que ça. 

 

Sur cette victoire face à Chambéry, et là, vous ne pourrez pas me dire le contraire, ça a été quand même un des carrefours du club. D’abord, ça a été le dernier match avant le confinement et les mesures gouvernementales pour lutter contre le covid-19 mais ça a aussi été le jour où votre coach Julien Véniat a annoncé à ses joueurs qu’il ne continuerait pas la saison prochaine et qu’il s’en irait dans un club de la poule 1, le CS Vienne. J’imagine que là aussi dans le club, il y a dû y avoir une réflexion et sur la crise du coronavirus qui allait arriver mais surtout sur l’après-crise avec un nouveau staff et un nouveau projet qui recommence ? 

 

Je ne voulais pas en parler mais si vous m’amenez sur ce terrain-là … Effectivement, je n’ai pas passé une très, très bonne soirée parce-que je l’ai appris le soir-même donc, c’était une journée avec beaucoup d’émotions contradictoires. Les jours qui ont suivi cette annonce ont été un petit peu compliqué pour moi personnellement, je ne le cache pas, parce qu’avec Julien, on avait beaucoup échangé. C’était sa première expérience d’entraîneur, moi j’arrivais, Sébastien était déjà là depuis un moment mais en tous cas, sur la partie sportive, j’avais beaucoup échangé avec Julien. C’était et ça restera une déception donc bien sûr, la soirée a été un petit peu gâchée. Ce n’était pas la trajectoire qu’on s’était donnée, je pensais qu’on était encore ensemble au moins pour une saison voire deux. Moi, il me semble qu’on avait fait du très bon travail à tous les niveaux. Au niveau des infrastructures, ils ont bénéficié d’une superbe salle de musculation, il y a eu un espace partenaires et supporters mis à disposition, une nouvelle salle de réception donc, il y a eu beaucoup d’avancées. Quelque part, pour rebondir sur le sujet, on n’a pas réussi à se mettre d’accord et ça a permis de réaffirmer les projets de chacun. Je pense que Julien, aujourd’hui, part pour un autre projet et nous, c’est d’ailleurs ce que j’ai dit aux joueurs et ceux qui nous font confiance le comprennent bien, ça nous a permis de réaffirmer nos ambitions. On est ambitieux, on reste ambitieux mais on ne veut pas griller les étapes. Il y a toujours un risque à être en surrégime pour des clubs, on a vu trop d’expériences dans ce sens-là. Je pense qu’il faut que les coulisses du club, c’est à dire l’administratif et le développement commercial, soient en ligne avec le sportif. On a commencé à structurer un certain nombre de choses l’année dernière avec un emploi supplémentaire. On va encore mieux travailler cette année pour le développement des partenaires, on va encore renforcer cet aspect-là. Mais, je pense qu’il ne faut pas griller les étapes et tout ce que j’ai pu vous évoquer précédemment, le développement des partenaires, le fait que les meilleurs jeunes du département nous rejoignent et viennent à Rumilly, ça demande un petit peu de travail parce qu’il faut pouvoir les accueillir. Il ne suffit pas de dire que l’on est un bon club formateur, il faut aussi investir sur la formation, être plus exigeant. Donc, c’est beaucoup de sujets à mener en parallèle qui, je pense, sont indispensables pour que Rumilly soit un acteur bien ancré en Fédérale 1. Je ne vais bien sûr pas vous annoncer qu’on joue les 3 premières places l’année prochaine, ça ne sera pas une saison facile parce qu’on est en train de partir avec un groupe qui adhère à notre projet mais on aura sans doute un petit peu moins, et encore ça reste à prouver, de qualité sur le papier. Mais en tous cas, dans l’esprit des joueurs, je peux vous assurer qu’il y a une véritable volonté d’adhérer à ce projet et une vraie volonté d’avancer. 

 

En clair, si on vous écoute, le départ de Julien Véniat est une blessure parce qu’on sentait un lien quasi paternaliste avec lui. Lui aussi reconnaît qu’il vous doit beaucoup, de l’avoir lancé dans le grand bain du milieu du coaching, il l’a dit à notre antenne. Mais cela n’empêchera pas de faire perpétuer la dynamique de Rumilly qui est en train de se structurer ? 

 

Rumilly est un club qui existait avant Julien, avant moi, qui existera après. Même si Julien a fait un très bon travail, je pense qu’il faut aussi relativiser un petit peu cet aspect-là. L’année dernière, le budget du recrutement a été mis à 80% sur les avants. Quand vous regardez le pack que l’on avait, et je regardais l’alignement face à Chambéry, on avait plutôt un bel alignement. Donc, bien sûr qu’il y a eu un super travail mais ça ne relève pas du miracle non plus, on avait quand même des joueurs de qualité. Ce n’est pas du tout l’objectif de régler mes comptes avec Julien, encore une fois, je retiendrai vraiment les moments que l’on a partagé ensemble sur une ambition commune qui étaient vraiment de très bons moments. Mais bien sûr que tout ça ne tient pas à un homme, ça tient, je pense, à un club, à des dirigeants qui avaient une volonté, une bonne collaboration avec le sportif. Il y a beaucoup de choses qui ont été faites qu’il faut conserver et capitaliser. Et puis, on aussi Sébastien Decarre, qui entraînait avec Julien et sur l’intersaison, je tiens à saluer le travail de Sébastien et de Nicolas, notre directeur sportif. Je pense qu’on fait un super boulot, en tous cas dans la cohérence de ce que l’on veut faire et j’espère bien que l’année prochaine, je pourrai à cette époque-là vous confirmer un bon maintien de Rumilly et que Rumilly est toujours dans la lignée de ce qu’il souhaite faire, de continuer à se développer solidement. 

 

C’est tout le mal que l’on souhaite à Rumilly et au bouillant public des Grangettes. Comme on le disait, vous saviez après le match de Chambéry qu’il vous fallait restructurer le staff car Julien Véniat s’en aller. Mais, quelques jours après, il y a surtout eu la problématique de la crise sanitaire mondiale de la pandémie Coronavirus qui est vraiment tombée comme une chape de plomb sur la France et sur l’ensemble du globe et bien sûr, sur le rugby. On va maintenant parler de la projection et de l’avenir pour Rumilly. Quel a été l’impact de cette crise coronavirus sur le club savoyard et qu’est-ce que cela peut induire pour le futur ? 

 

C’est vrai que ça a été quelque chose de très brutal. Moi, par ailleurs, j’ai une entreprise donc je me suis posé beaucoup, beaucoup de questions et je m’en pose encore pas mal. Ce sont beaucoup de choses qui s’entrechoquent, on est partagé entre ce drame humain où tous les soirs on nous annonce un nombre de morts et le club et l’entreprise qui, quelque part, paraissent bien dérisoires. Mais c’est vrai qu’on a aussi l’obligation de se dire qu’il faut préparer une saison pour la saison prochaine, qu’il faut bien la préparer, que des gens attendent ça. Il faut se remettre en selle et se dire  » quelle trajectoire je vais prendre avec ça ? « . Je pense que ce n’est pas simple aujourd’hui de préparer une saison avec beaucoup d’inconnues. C’est pareil, c’est un discours très transparent que l’on a avec les joueurs. Je vois que des clubs annoncent des baisses de budgets de 20 à 30%, moi, très humblement, je dis qu’on n’en sait rien. Chaque semaine de confinement supplémentaire est une perte économique très, très forte pour les entreprises et peut-être que si ça dure encore jusqu’à mi-mai ou fin mai, ce ne sera pas moins 20 ou moins 30 mais moins 40 ou moins 50. Nous, nous sommes très, très prudents sur la manière d’avancer et je crois qu’on a discours de transparence et de confiance avec les joueurs. Et je crois vraiment qu’il va y avoir un changement de modèle dans le sport et pas que dans le rugby, il y aura un avant et un après. 

 

C’est là où je voulais en venir

 

Il y aura vraiment un nouveau modèle. Quelque part, ce qui est en train de se passer est dramatique mais ça nous encourage peut-être dans la voie que nous, nous avions prise avant cette crise. Ce discours de ne pas renchérir systématiquement, d’annoncer des +20, +30% chaque année mais de prendre le temps de construire de façon pérenne et durable, que ce soit sur la construction du budget, sur la formation, sur le fait que des jeunes nous rejoignent. Tout ce projet-là fait qu’on va peut-être un peu moins vite mais, comme je le disais tout à l’heure, notre projet est d’installer solidement et durablement Rumilly en Fédérale 1 et d’avoir peut-être quelques petites ambitions une fois bien installé. Finalement, je me dis aujourd’hui qu’heureusement qu’on a fait ce choix-là parce-que sinon, quelle alternative ? C’est vrai que j’ai eu quelques petites déceptions avec Julien, j’en ai eu deux autres avec des joueurs qui sont des joueurs qui ont forcément été pris par Vienne. Moi, je suis surpris parce qu’aujourd’hui, il y a eu une surenchère sur quelques joueurs et j’espère en tous cas que Vienne sera capable de tenir ses engagements et honorer ce qui a été annoncé parce-que dans la situation, bien malin est celui qui sera capable de dire ce qu’il se passera au mois de Juin et de Juillet et quels seront les budgets définitifs au mois de Septembre. 

 

 

On sait qu’il y a eu une croisée des chemins à Rumilly lors de l’année 95/96 en même temps que celle du rugby français, l’arrivée du professionnalisme. Vous avez pris ce chemin où vous êtes tout doucement arrivé au niveau fédéral dans ce milieu amateur et pluriactif. Là, vous n’avez pas l’impression que ce match de Chambéry est une nouvelle croisée des chemins où ce rugby pro qui a spéculé pendant des décennies est en train d’arriver à un bout, à une impasse et où peut-être des anciens bastions comme Rumilly, Auch ou d’autres sont à l’heure de la résurgence ? 

 

Quelque part, je l’espère. Je pense effectivement qu’il y a un monde d’écart en Fédérale 1 entre les 2/3 premiers et les derniers de chaque poule. Quel est le différentiel de la Fédérale 1 ? C’est un petit peu compliqué de s’y retrouver. Quel est le référentiel de la Fédérale 1, quel est le modèle, sur quoi on se base ? Ça, ça perturbe les joueurs parce qu’on annonce un peu tout et n’importe quoi et je pense qu’aujourd’hui, il faut un modèle vertueux en Fédérale 1. Quand on est en Fédérale 1, le modèle qui me semble bon est d’avoir des joueurs pluriactifs. Je n’ai bien sûr rien contre les joueurs étrangers mais il y a eu aussi une surenchère de ce côté-là et il faut qu’on revienne à des choses qui ont plus de sens. Je crois qu’il faut vraiment qu’on s’axe tous, même peut-être les clubs qui ont plus de moyens, sur de la formation. Je vais prendre le club de Massy comme exemple, j’ai eu la chance de dirigeant avec leurs dirigeants car ils étaient dans notre poule. S’il y a un exemple à suivre, je pense que c’est celui-là parce qu’il y a une cohérence depuis des années et des années et c’est vraiment l’exemple à suivre. Moi, je ne suis pas du tout, du tout pour un modèle comme celui dont on parlait tout à l’heure. Il ne faut pas se mentir, certains s’achètent un club et se construise  de toute pièce un modèle. Pour moi, ça n’a pas de sens. Ce qui se passe en ce moment, j’espère, redonnera des orientations, qui n’étaient à mon avis pas les bonnes en Fédérale 1. Ça descendra également parce-que ce qu’on a en Fédérale 1 se retrouve à moindre moyen en Fédérale 2 et en Fédérale 3 et, aujourd’hui, on a beaucoup de clubs en souffrance sur le plus bas niveau et, à mon avis, tout cela vient aussi des incohérences à plus haut niveau. Donc, si la Fédérale 1 se réoriente, parce-que les budgets vont de toute façon baisser inévitablement même s’il perdurera des écarts mais en tous cas, ça va baisser, ça obligera à aborder différemment les choses et de forcément réinvestir sur la formation. Je pense que ce sera vertueux parce-que ça permettra de redescendre sur les clubs de plus bas niveaux. J’ai l’occasion d’échanger régulièrement avec des présidents de clubs de Haute-Savoie et certains sont vraiment dans la difficulté. Donc oui, espérons que ce qui est en train de se passer, même si c’est dramatique à bien des niveaux, permettra peut-être de remettre un peu à l’endroit un rugby qui à mon avis, en tous cas en Fédérale 1, n’était pas forcément sur les bonnes orientations. Il n’y a qu’à voir aujourd’hui les difficultés auxquelles sont confrontés les clubs de Top 14 et de Pro D2 qui sont eux, pour le coup, des clubs pros avec des modèles économiques réfléchis. Et quand on voit leurs difficultés à boucler les budgets, et je pense que ça va être assez dur sur cette fin de saison, la Fédérale 1 qui existe entre les deux vivait, à mon avis, au-dessus de ses moyens. Je le pense vraiment. 

 

Merci. On va finir avec nos questions  » bonus-track  » et la première est celle qui fait débat. Les montées de Fédérale 1 à Pro D2 sont entre parenthèses, la LNR traîne des pieds, la FFR pour qu’Albi, Massy ou un autre, si l’un des deux se désistait, monte en Pro D2. Vous, pour Rumilly qui êtes en Fédérale 1 et qui côtoyez ces clubs, est-ce qu’il y aurait une justice que ces clubs montent ? 

 

Je pense, oui. Je vais reparler de Massy mais quand je vois leur politique, leur stratégie, comment ils ont dominé la Fédérale 1, oui, moi je pense qu’il faut que ces clubs montent. Il ne fait pas oublier que, si ces clubs ne montent pas, ils vont se retrouver, à mon avis parce-que je ne connais pas leur business-pas et leur orientation, dans une grosse, grosse difficulté économique. C’est quelque chose qu’à mon avis, ils ont budgété et une montée ne se réfléchit pas sur une année, c’est quelque chose qui est projeté dans le temps. Donc oui, je suis favorable à faire monter ces clubs parce-que ce sont des clubs qui, en tous cas sportivement, ont démontré leurs mérites. Je connais un petit peu moins Albi et mieux Massy, mais ce sont des clubs qui ont une ligne de conduite et directrice qui est cohérente. Donc, je suis plutôt favorable à faire monter ces clubs-là même si j’entends bien que Bourg aussi voudrait monter. Il y aura des arbitrages à faire, on ne pourra pas satisfaire tout le monde mais, à défaut de satisfaire tout le monde, essayons au moins de satisfaire quelques clubs pour qui la place est, je pense, méritée. 

 

Autre question : le soutien et les mesures de la Fédération Française de Rugby et de Bernard Laporte ont-ils convenu à Rumilly et selon votre avis, au monde amateur et à la Fédérale 1 ? 

 

Oui, c’est un plus, il y a bien sûr une aide indéniable aux clubs. Donc, on ne va pas critiquer les mesures qui ont été prises, c’est un petit oxygène qui est apporté aux clubs. Donc, est-ce qu’elles sont suffisantes ? Bien sûr, c’est toujours ça. 

 

On peut aussi parler du changement de format de compétitions

 

Sur les poules, oui et non. Sur le fait qu’on passe à 60 et 5 poules, moi, personnellement, je n’y vois aucun inconvénient. Je pense que sans doute, derrière cette orientation, se trame une Pro D3 qui serait, à mon avis, assez cohérente pour ne plus voir les écarts qu’il y avait cette année entre les premiers de la poule et les derniers. On peut se dire que cela ne fera qu’accentuer les écarts même si peut-être, le modèle économique nouveau qui est en train de s’instaurer va un peu lisser les choses. Donc, il faudrait avoir le projet dans son ensemble parce-que si l’on est aujourd’hui, à 60 dans la perspective de mettre une Pro D3, pourquoi pas, ça peut être une bonne orientation. Moi, ce que je vois, c’est qu’aujourd’hui, la Fédérale 1 effraie malgré tout des clubs parce-que je crois que Saint-Jean-en-Royan et Vinay sont des clubs qui ont refusé la montée ainsi que Gruissan. C’est bien preuve que cette Fédérale 1 effraie aussi les clubs donc sur le fond, on peut se dire que c’est une bonne chose d’évoluer à 60 mais quand on voit les premiers retours, on peut se dire que ça ne fait finalement pas si envie que ça. La Pro D2, c’est autre chose, c’est un autre modèle économique et c’est vital pour certains clubs. En Fédérale, et quelque part ça doit interroger aussi, de se dire que que des clubs refusent de monter, c’est donc bien que ce statut est un petit peu effrayant. 

 

Et sur les aides économiques aux clubs par la Fédération Française de Rugby ? Vous les trouvez assez prépondérantes, elles vous conviennent ? 

 

C’est déjà un peu d’oxygène donc ça, c’est très bien. C’est un peu comme dans le monde du travail, je pense qu’on ne peut pas non plus tout demander à l’état, je pense qu’il faut aussi prendre ses responsabilités quand on a une entreprise. Quand on a un club, on ne peut pas tout demander à la Fédé. Il y a déjà des premières aides, il faut le souligner, est-ce que cela sera suffisant ? Je pense que le mal sera plus profond. De toute façon, quand on doit réduire son budget de 30 ou de 40%, je pense que la Fédération ne pourra pas subvenir à tous les manques des clubs. Il va falloir, comme je le disais tout à l’heure, trouver un nouveau modèle ce qui, à mon avis, va être assez violent et bouleverser l’économie des clubs et ça, la Fédé ne pourra pas pallier à tout. Donc, c’est un bol d’oxygène que nous, dirigeants, devons comprendre qu’il faut vite, vite intégrer à un nouveau modèle. Le pire serait de préparer la saison prochaine en ayant encore les réflexes de cette saison. A mon avis, ce qui peut être le plus dangereux pour un dirigeant, c’est d’avoir le raisonnement ancien alors que le modèle va être complètement différent demain. 

 

Nous allons terminer avec la question décalée. Vous savez que nous sommes un média tarnais et albigeois, Rumilly aun petit albigeois qui s’appelle Théo Entraygues. On a vu qu’il avait resigner pour un an, c’est une affaire qui roule entre Rumilly et Théo ? 

 

Exactement. Ça nous fait plaisir bien sûr parce-que c’est quelqu’un d’important dans le groupe, c’est quelqu’un de valeur. Donc, on est très, très content qu’il nous accorde sa confiance ce qui est déjà le cas de 14 joueurs sur l’effectif. Aujourd’hui, on a eu 2 départs annoncés et 14 qui reconduisent. S’il y a quelques déceptions de temps en temps, il y a quand même beaucoup de satisfactions et quand on est dirigeant, il est important qu’il y ait plus de satisfactions que de déceptions. Pour l’instant, à 14 contre 2, on va dire que la balance reste excédentaire (rires). On est très content que Théo reste avec nous, je pense que c’est quelqu’un qui sera important demain pour le modèle que l’on va mettre en place. Et puis, c’est également un leader de jeu donc on est très content qu’il poursuive avec nous. 

 

Ça fera plaisir à son grand copain Raphaël Mérancienne, qui jouait au SO Chambéry à l’époque, de le savoir épanoui à Rumilly et n’hésitez pas à lui passer le bonjour de la part de toute l’équipe du Mag Sport. 

 

Ça sera fait. Je veux juste rajouter une dernière chose. Comme vous l’avez souligné, l’arrêt a été assez brutal donc je voulais, de la part de toute l’équipe dirigeante, saluer les bénévoles. Pour eux, c’est pareil, ils ont le rythme des dimanches, ils se retrouvent confinés et sont, je pense, plein d’interrogations sur ce qui se passe au sein du club. Donc, je veux leur dire qu’on bosse, qu’on travaille d’arrache-pied pour construire l’équipe la plus cohérente possible pour la saison prochaine. Et saluer aussi nos supporters et nos partenaires, qui ont aujourd’hui tous les soucis que l’on peut connaître dans le monde économique donc, leur adresser un petit message de soutien. Je ne sais que trop que c’est une période bien difficile. On pense aussi à eux et il nous tarde de revoir tout le monde au Stade des Grangettes. 

 

On ne doute pas qu’il vous tarde de revoir vibrer le Stade des Grangettes, que la pandémie soit derrière nous et que l’on revoie le soleil briller. On vous remercie d’avoir répondu à nos questions et on vous dit à très bientôt et bonjour à tous les supporters de Rumilly

 

Merci beaucoup, ça sera fait

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/mag-sport-14-avril-2020/

Retrouvez l’intégralité de l’itw de F.Moine lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges  » du 14 avril 2020.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s