#SportStory – Rugby / M.Ringeval : Entretien avec «La migraine » (Épisode 2)

Retrouvez la seconde partie de notre entretien avec une légende du rugby, Michel Ringeval, alias « La Migraine ». Celui qui a traversé plus d’un demi siècle de rugby, nous donne sa vision du rugby actuel, de sa façon d’appréhender le métier de coach et des bouleversements profonds qu’entraînera, la pandémie qu’est en train de vivre le monde. De son exil en Italie, à ses douze dernières années dans un club ambitieux, le SO Chambéry, l’ex joueur du FC Lourdes nous retrace un parcours hors du commun. De sa complicité avec Cyril Villain, à son tandem avec Benjamin Bagate, « La Migraine  » narre l’épopée des éléphants savoyards dans leur longue structuration vers la ProD2. Mais l’œil alerte et le regard vif, celui qui fut brièvement entraîneur de Bourg en Bresse, n’hésite pas à s’inviter dans le débat secouant Albi, Massy, le club bressan et la Ligue nationale de rugby, l’accession ou non de clubs de fédérale 1 en ProD2. En définitive Michel Ringeval nous livre une analyse lucide d’un rugby qui s’est professionnalisé à tout va et qui risque dans un futur imminent de revenir à la raison.

Michel, depuis maintenant une bonne dizaine d’années, vous êtes à Chambéry. Qu’est-ce qui vous a fait arriver en Savoie et avoir un coup de cœur pour les éléphants chambériens ? 

 

Ça fait exactement 12 ans que je suis à Chambéry. En fait, j’étais parti en Italie et j’y ai vécu une expérience extraordinaire, où j’ai vraiment retrouvé le plaisir d’entraîner. C’est vrai que ma dernière année à Grenoble avait été très compliquée, très difficile et je suis parti en Italie pendant trois ans. Entre le moment où j’ai fini ma carrière à Grenoble et le moment où je suis parti en Italie, j’ai eu la possibilité de me ressourcer un peu sur le rugby, de reprendre un œil sur ce qu’il se passait dans le rugby dans le monde. 

 

Souvent, les entraîneurs disent que ça fait du bien de prendre une année ou deux de recul pour s’ouvrir un peu l’esprit ? 

 

Oui parce-que, quand vous êtes impliqué en tant qu’entraîneur, on peut dire que vous avez la tête dans le cambouis du matin au soir et vous n’avez pas le temps de lever un peu la tête. Vous êtes toujours confronté à vos problèmes en essayant de les solutionner avec vos moyens du bord et vous y arrivez ou vous n’y arrivez pas. Après une période comme ça où vous avez été très, très  » compressé  » si on peut dire, quand vous arrivez à prendre un peu de temps et de recul pour vous, vous avez d’abord le temps d’analyser les échecs que vous avez vécus, de pourquoi vous les avez vécus et d’essayer de les corriger et puis ensuite, de regarder un peu ce qui se fait ailleurs, que ce soit en France ou à l’étranger. 

 

Ou parfois aussi dans d’autres sports ? 

 

Peut-être dans d’autres sports mais moi, c’était surtout dans ce qui se faisait à l’étranger. A partir de là, je me suis bâti un projet de jeu qui tenait compte de l’échec que j’avais eu à Grenoble et du fait que j’entraînais une équipe où il y avait beaucoup, beaucoup d’étrangers. Que moi, je ne parlais pas la langue et que certains de ces étrangers étaient arrivés après leur championnat de l’hémisphère sud au mois de Novembre donc, une saison très compliquée pour faire l’amalgame. Donc, j’avais analysé mon échec à partir de cela et j’avais après mis en place un projet de jeu où j’essayais, avec un minimum d’informations, de donner un maximum d’informations aux joueurs. J’avais bâti mon projet de jeu comme ça en le basant surtout sur l’organisation du jeu. J’avais mon terrain qui était en zones, en couloirs, j’avais bâti le projet comme ça et je l’ai mis en application en Italie. La chance que j’ai eu en Italie, ça a été de n’entraîner que des joueurs très, très intelligents, parce qu’il faut savoir que j’avais beaucoup d’argentins, des médecins, des vétérinaires, des avocats. 

 

Des universitaires aussi ? 

 

Et des universitaires, beaucoup d’universitaires, beaucoup d’étrangers, des gens qui m’ont fait une entière confiance. Même moi, quand je suis arrivé là-bas, je ne parlais pas l’italien donc, il a fallu que je me débrouille à travers ce que j’avais prévu pour faire passer mon message. J’ai eu la chance d’avoir des joueurs italiens qui parlaient français donc, au départ, ils m’ont aidé. Mais après, je me suis fait un point d’honneur à parler italien, j’ai pris des cours et j’ai parlé italien. J’ai mis mon projet de jeu en place en Italie et je me suis régalé. Mais, il faut dire qu’en Italie le rugby est compliqué parce-que structurellement, il dépend de personnes qui ont eu envie à un certain moment de mettre de l’argent ou pas et, au bout de la 3e année, j’ai décidé de ne pas y repartir. 

 

Donc, vous avez franchi le tunnel du Mont-Blanc ? 

 

Non, parce-que le dernier club que j’ai fait en Italie était Catane donc les transports se faisaient en avion. J’ai décidé au mois de Juin de ne pas repartir à Catane parce-que l’organisation était très compliquée et d’ailleurs, le club n’existe plus. Quand je suis revenu en France, il se trouve qu’on venait de proposer à Cyril Villain d’entraîner l’équipe première de Chambéry, alors qu’il débutait sa carrière d’entraîneur depuis un mois avec l’équipe réserve, suite au fait que les résultats n’étaient pas ceux que les dirigeants attendaient au bout d’un ou deux mois de saison, Sachant que moi, je n’étais pas reparti en Italie et le connaissant parce-que je l’avais déjà entraîné, il m’a demandé si je voulais venir l’aider à Chambéry. 

 

La jeunesse et l’expérience ? 

 

Voilà et, à partir de là, je suis parti pour l’aider en fait, on a véritablement fait un très, très, très bon tandem et notre collaboration a duré 9 ans à Chambéry. Quand Cyril était à Chambéry, il était en parallèle analyste-vidéo à Grenoble. Il faisait les deux et Grenoble lui a fait une proposition pour intégrer le staff technique à temps plein donc, il est parti à Grenoble et moi, je me suis retrouvé un peu tout seul à Chambéry à ce moment-là. 

 

Et est arrivé Benjamin Bagate, un ancien albigeois

 

Oui, Benjamin est venu pour suppléer Cyril. Cyril faisait les choses un petit peu à moitié alors qu’on a demandé à Benjamin de venir en tant que manager du club. Donc, c’est comme ça que je me suis retrouvé engagé à Chambéry parce qu’en fait, ma première démarche pour aider Cyril est vraiment devenue un véritable tandem et on a fonctionné pendant 9 ans ensemble et on s’est régalé. J’ai continué à habiter Grenoble, je fais les trajets tous les jours de Grenoble à Chambéry et c’est comme ça que je me suis vraiment impliqué à Chambéry. 

 

Ce projet chambérien, c’est la Pro D2 au long cours, ça fait maintenant quelques années qu’on en entend parler. On est sur un objectif à quelle date ? Bien sûr, on n’est pas à une année près mais grosso modo ? 

 

Il faut reconnaître qu’on a parlé de Pro D2 à Chambéry alors que c’était les résultats sportifs qui nous faisaient parler de Chambéry en Pro D2. 

 

Parce qu’il y a le problème du stade ? 

 

Il y avait beaucoup de problèmes, le club n’était pas structuré administrativement, médicalement pour pouvoir prétendre à la Pro D2. Mais, parallèlement à ça, on avait des résultats qui nous amenaient à chaque fois aux portes de la Pro D2. A cette époque-là, on a vraiment flirté par deux fois avec la Pro D2. 

 

Dont en 2017 contre Nevers ? 

 

Contre Nevers et puis avant contre Aix-en-Provence, franchement, la montée ne s’est tenue à rien. A l’époque, j’ai dit au président  » la meilleure des choses qui puisse nous arriver, c’est qu’on ne monte pas  » car le club n’était pas prêt à monter. Depuis, c’est vrai qu’il y a eu un gros, gros travail de fait de la part des dirigeants pour structurer le club. Il y a eu récemment un directeur général qui a été nommé au club, qui n’existait pas avant, qui a fait un très, très gros travail de structuration également. A partir de là, le club s’est également structuré petit à petit de telle façon que ce ne soit plus le sportif qui parle de Pro D2 mais plutôt l’administratif qui fasse que le club puisse y arriver. Donc aujourd’hui, quelle échéance, je ne sais pas mais comme vous le savez, le stade a été détruit. Un nouveau stade va être construit, les travaux auraient normalement dû commencer mais je ne sais pas où cela en est avec la période dans laquelle on vit. Je pense qu’il faudra peut-être envisager une montée en Pro D2 quand le stade sera fini et que les choses auront continué à se structurer, même si actuellement, elles sont en très bonne voie. 

 

Quelles seront vos prérogatives l’année prochaine au SOC ? 

 

J’ai annoncé aux joueurs et aux dirigeants que je n’entraînerai pas l’année prochaine. Il était en discussion que j’ai d’autres fonctions mais la période que l’on vit actuellement met tout entre parenthèses. Honnêtement, je ne sais pas trop où l’on va et pour l’instant, je suis un peu en stand-by. 

 

On va aussi parler d’un sujet d’actualité. Vous avez été pendant un an entraîneur de l’US Bressanne, de Bourg-en-Bresse. On voit qu’Albi, Massy et Bourg-en-Bresse en 3e rideau veulent monter en Pro D2. Il y a eu une décision de la FFR de les soutenir, la LNR a essayé de les renvoyer d’un geste de la main. Comment analysez-vous un peu ce dédain du monde pro envers la Fédérale 1 ? 

 

Je crois que c’est ce qui se passe dans la vie quotidienne, chacun prêche pour sa paroisse. Aujourd’hui, s’il y a un statu quo dans les 30 clubs professionnels, tout le monde reste dans ce monde professionnel et chacun pense un peu à son intérêt personnel donc, ils prennent cette décision-là.

 

C’est un peu  » restons groupier  » ? 

 

J’ai l’impression que chaque jour, il y a des informations nouvelles qui arrivent (rires). Je ne sais pas du tout si cette décision des 30 mêmes va rester. 

 

A priori, ce serait quand même Bernard Laporte qui aurait les clés du camion dans cette histoire donc, ça peut peut-être rassurer les clubs de Fédérale 1 ? 

 

Oui, apparemment, lui n’est pas trop d’accord là-dessus ? 

 

Oui et puis, in fine, c’est la Fédé qui détient les clés du camion donc ça peut peut-être faire pencher la balance

 

C’est pour cela que je vous dis que moi, je ne commente rien parce-que j’ai l’impression que toutes les décisions qui sont prises et qu’on nous annonce sont changées le lendemain. Donc, je crois qu’aujourd’hui personne ne sait trop quel sera l’avenir. Ce qu’on peut imaginer et qui paraît certain, c’est que je pense que ça ne reprendra pas cette année, à n’importe quel niveau que ce soit. Donc, si à un moment donné, il faut prendre des décisions et que cette décision est de faire monter deux clubs de Fédérale 1, je pense qu’elles seront prises selon le classement et que les deux premiers nationaux ont de grandes chances de monter. C’est vrai que ça pose le problème pour Bourg-en-Bresse qui, certainement par rapport à ces trois clubs est celui qui a le plus d’arguments pour se maintenir en Pro D2 du fait que c’est un club qui a une grosse, grosse affluence tous les dimanches, qui a connu la Pro D2 il n’y a pas très longtemps, qui est bien structuré. 

 

Je pense qu’entre les trois clubs, Albi a connu le Top 14 et la Pro D2 pendant de très, très longues années, Massy est un habitué. Sur ce registre-là, ils sont au coude à coude, je pense que ça se mesure à un cheveu ? 

 

C’est sûr mais moi, je ne sais pas si ce que l’on entend est vrai mais ce qu’on entend, c’est que si Albi ne montait pas en Pro D2, ça serait une catastrophe pour le club. Je ne sais pas si c’est vrai, moi, je vous dis ce que j’entends et comme tout le monde l’entend. 

 

Ça serait sûrement une catastrophe pour le club comme si Bourg restait 3/4 ans en Fédérale 1. Il n’y a pas de ressources télévisuelles donc, pour un club pro, rester à long terme en Fédérale 1, c’est compliqué. 

 

Bien sûr mais je pense qu’aujourd’hui, Bourg a des moyens de créer leur budget que peut-être tous les clubs n’ont pas grâce surtout à leur grand nombre de supporters. C’est peut-être pour cela qu’ils ont un avantage de plus que les autres. Moi, je pense que si la décision est de nommer les deux premiers, c’est normal. 

 

Il est sûr aussi qu’après, il y a aura des critères de la Ligue Nationale de Rugby qui devront être respectés par tous les clubs. C’est aussi là que l’on verra l’épaisseur des dossiers de chaque club ? 

 

Ça, c’est sûr. Après, je comprends aussi que les gens de Bourg soient un peu frustrés parce-que, quand vous voyez la poule dans laquelle Bourg était cette année, ils étaient dans une poule horrible. C’était très, très, très dur pour eux tous les dimanches et qu’ils sortent 3e national avec un ou quelques points de moins que les autres en étant dans cette poule, c’est pratiquement normal. 

 

Vous qui êtes un vieux briscard du rugby, vous ne me démentirez pas en disant que quand même, à Mauléon, à Bagnères,  à Oloron, à Lannemezan, dans tout ce Piémont des Pyrénées ou à Saint-Jean-de-Luz, il faut aussi s’y déplacer ? 

 

Oui, il faut s’y déplacer mais il faut regarder ce qu’il y avait comme effectif dans chaque poule. Quand vous aviez une poule où vous vous retrouviez avec Bourgoin, Narbonne, Nice, Bourg, Hyères-Carqueiranne, Aubenas, avec les effectifs que toutes ces équipes avaient tous les dimanches, c’était quand même beaucoup plus dur que les clubs que vous avez évoqués, même si ce sont des clubs qui ont eu un passé rugbystique que l’on connaît. Aujourd’hui, ça n’a plus rien à voir. 

 

Le contexte Fédérale 1 est quand même assez prégnant sur la performance des joueurs. On le voit avec Bourg qui a chuté cette année à Châteaurenard, avec le SCA qui a chuté à Saint-Sulpice. Souvent, quand le rugby pro est amené à aller défier ce rugby de village, ils sont un peu secoués aux entournures parce-que même au bord des calanquères, ça leur susurre dans les oreilles ? 

 

Oui mais c’est quand même beaucoup moins évident maintenant qu’il y a quelques années quand même. Maintenant, les clubs de Fédérale 1 qui sont très, très armés, quand ils se déplacent à l’extérieur, ils gagnent quand même plus souvent qu’ils ne perdent. Il faut reconnaître ça, quand vous regardez les effectifs qu’il y avait cette année à Albi ou à Massy ou à Bourg qui sont des clubs qui étaient il n’y a pas très, très longtemps en Pro D2, vous constatez qu’ils avaient quand même des effectifs supérieurs. 

 

C’est indéniable

 

Ils étaient au-dessus. Depuis le début de la saison, je vais vous faire une confidence, j’ai dit  » Albi montera cette saison  » parce-que je pense que ce qui leur est arrivé l’année dernière n’était pas très logique. 

 

On n’y reviendra pas, la plaie est encore béante en albigeois

 

Je les comprends parce qu’ils avaient une équipe l’année dernière qui méritait de monter. Et cette année, j’ai vu des matchs d’Albi, je les trouve au-dessus. Donc, qu’Albi monte cette année serait une logique. 

 

Pour terminer, on va vous demander comment vous voyez l’avenir du rugby en général et de la Fédérale 1 après cette crise qui va indéniablement laisser des traces moralement et aussi financièrement ? 

 

Moi, je trouve qu’il faudrait peut-être remettre les choses dans l’ordre parce-que je trouve que cela fait quelques années que l’on vit sur quelque chose qui est faux. D’avoir essayer de faire croire à des joueurs qui sont professionnels de rugby de ne faire que ça avec les salaires qu’on leur propose les 3/4 du temps, c’est utopique. 

 

Ce sont des professionnels au rabais comme on dit ? 

 

Exactement. C’est surtout qu’est-ce que deviennent tous ces joueurs après dont on ne se préoccupe pas beaucoup. Je pense que la logique, c’était avant cette crise que l’on vit à l’heure actuelle, aurait été pour moi de créer une 3e division professionnelle c’est à dire de faire une division intermédiaire entre la Pro D2 et la Fédérale 1, division à laquelle auraient pu participer tous les clubs qui sont en Fédérale 1 très, très, très proches de la Pro D2 dans les structures, dans les budgets, dans l’organisation et que le monde amateur reste amateur. Parce-que je pense que le rugby, tel qu’il était vécu dans le monde amateur avant, les joueurs venaient souvent pour concilier le rugby avec un emploi ou avec des études et avait surtout d’autres atouts en main à côté du rugby qu’ils peuvent aujourd’hui en avoir. Je pense que c’est ça l’évolution du rugby. Maintenant, quelles séquelles vont laisser la crise que l’on traverse ? Quand je lis ce que disent les responsables des clubs de Top 14, ils ont quand même tous l’air très, très inquiets à part peut-être 5 ou 6 qui, de par leurs revenus, ne sont pas tributaires de la situation actuelle. Mais tous les autres ont tous bien compris qu’il allait falloir qu’on redevienne très, très raisonnable. Mais il faut reconnaître qu’il y a des choses qui se sont mises en place qui ne sont pas raisonnables. 

 

Pour redevenir raisonnable, il faut peut-être se rappeler d’où l’on vient. Par exemple, les clubs de Pro D2, sur 16, il y en a 11 qui étaient en Fédérale 1 dans un passé peu ou pas lointain, il faut peut-être qu’ils s’en souviennent. Ça peut faire partie d’un pas vers la raison ? 

 

Je pense, encore qu’en Pro D2, je pense qu’il y a quand même une certaine raison qui a été dépassée en Top 14. En Top 14, on a franchi des paliers qui, aujourd’hui, sont très difficiles à suivre. Beaucoup de clubs ont voulu suivre ce qui se faisait dans certains en n’en ayant pas les moyens. Donc, ce sont un peu ceux qui se sont comportés comme des chefs de file qui ont un peu été les responsables de tout ce qui s’est passé dans le rugby aujourd’hui. Et avec la crise qui se passe, on mesure à quel niveau on était arrivé et jusqu’où on va redescendre. 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-7-avril-2020/

Itw Audio de Michel Ringeval, lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges  » du 7 avril 2020.

 

 

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