#Rugby – Top14/ V.Tirefort (La Rochelle/Brive): «J’ai le cœur jaune et noir albigeois avant tout!»

Valentin Tirefort, sur les bords du Tarn , est une des fiertés de la formation jaune et noire. Pour ce footeux , qui s’est mis à la balle ovale sur le tard, l’apprentissage a été express. Malgré son très jeune âge, bientôt 22 ans, l’ex albigeois commence à briller sur les terrains de Top 14, sous les couleurs elles aussi jaunes et noires, du Stade Rochelais. Redevable aux maritimes, de lui avoir permis d’affiner son potentiel , tout en lui donnant le bonheur de côtoyer Deflandre et le top 14. Valentin Tirefort s’en va en terre corrézienne, relever de nouveaux défis au CA Brive, avec un appétit et une fougue qui sont rafraîchissantes en ces périodes de troubles sanitaires. Mais n’oubliant pas ses racines, celui qui pourrait prochainement se révéler dans le petit monde du Top 14, apporte aussi son soutien au Sporting Club Albigeois, son club de cœur, qui bataille actuellement pour retrouver la ProD2.

 

Crédit photo sud-ouest.fr

On a vu que tu avais fait des premiers pas en Top 14 sous le maillot rochelais. Mais, avant d’arriver à La Rochelle, tu as eu un parcours bien tarnais car tu es un jeune issu de Labastide-de-Lévis. Tu as commencé le sport par du foot à Marssac avant de basculer au rugby au Sporting Club Albigeois. J’imagine que, pour toi, tes racines tarnaises sont très prégnantes et importantes ? 

 

Oui, bien sûr. Comme tu l’as dit, j’ai commencé le foot à Marssac, j’ai également fait du judo. C’est très important pour moi, mes deux parents sont également issus du Tarn donc ça m’a beaucoup aidé dans mon parcours. 

 

Le fait d’avoir touché à plusieurs sports t’aide un peu dans le rugby ? Car on parle beaucoup aujourd’hui de transversalité du sport, du fait que le rugby s’imprègne d’autres sports. C’est quelque chose qui t’aide dans ta pratique de ton sport de tous les jours ? 

 

Oui, c’est clair que le fait d’être passé par plusieurs sports m’aide pour le rugby. Le foot déjà m’a appris l’esprit collectif qu’on peut retrouver aussi dans le rugby. Le judo m’a appris la chute, le plaquage, à ne pas avoir peur de tomber, à ne pas avoir peur de plein de choses. Donc oui, c’est sûr qu’il est important de passer par plusieurs sports, même dans la scolarité. Que ce soit à l’école primaire, au collège ou au lycée, on apprend plein de sports et je pense que ça m’a aidé. Je ne m’en rends pas compte quand je joue mais ça m’a énormément aidé à pratiquer le rugby aujourd’hui. 

 

Tu as été pré-formé au Sporting Club Albigeois, à la maison jaune et noire avant de rejoindre une autre maison jaune et noire. Quels sont les souvenirs que tu gardes de cette période à Albi ? 

 

Déjà, ce sont tous mes amis que j’ai conservé aujourd’hui, il y en a encore qui joue au Sporting. J’ai Simon Veyrac qui joue, Paul Farret, Martin Doan, Arthur Castant, tous ces mecs avec qui j’ai commencé le rugby au Sporting et qui y sont encore. J’ai également Adrien Seguret qui joue aujourd’hui à Mont-de-Marsan avec qui j’ai commencé le rugby, il y a Paul Armengaud et son frère jumeau, qui ne sont plus à Albi, il y en a un qui joue à Graulhet et l’autre à Saint-Juery. J’ai encore pas mal d’amis qui jouent dans ce bassin tarnais et qui sont restés dans le rugby. Donc, ce sont de très, très bons souvenirs. J’ai aussi des éducateurs, des entraîneurs qui m’ont marqué, qui m’ont appris énormément de choses. C’est beaucoup, beaucoup de souvenirs au Sporting et franchement, que des bons souvenirs. 

 

Mais, comment passe-t-on du ballon rond au ballon ovale ? Qu’est ce qui t’y a amené ? 

 

J’ai un papa qui, malgré mes années foot, venait me voir mais, quand je suis passé au rugby, ça a été un bonheur pour lui parce qu’il a fait du rugby, il a énormément joué au rugby donc il m’a un peu tiré vers là. Et puis, j’ai toujours été attiré par le rugby, par le contact, par l’envie de plaquer, par tout ça. Donc, un jour, comme ça, pour essayer, j’ai fait un essai au rugby. Ça m’a plu, ça a bien marché et on m’a dit  » viens, prend une licence au rugby pour jouer au Sporting « , c’était Ludo Courtade et j’en profite pour lui faire un petit coucou. Et aujourd’hui, voilà où j’en suis. 

 

Après avoir fait tes premiers pas au Sporting Club Albigeois, tu as fait le grand saut, tu es allé au Stade Rochelais. Le déracinement a dû être compliqué pour toi, de faire le pas, de prendre la décision de partir loin de chez toi ? 

 

Compliqué non parce-que c’est un choix qui a été réfléchi. A partir du moment où on se lance dans le truc, on a bien réfléchi, avec les parents et tout son entourage. Une fois que tu es lancé, tu es lancé et moi, c’est vraiment ce que j’avais envie de faire. Donc, compliqué non, et puis, je suis quelqu’un qui m’adapte très rapidement à mon environnement et je n’ai pas eu trop de souci à partir comme ça très loin, tenter ma chance. Compliqué, ce n’est pas le mot, c’était plutôt un défi pour moi, un challenge comme on dit et franchement, je ne m’attendais pas du tout à ce que ça se passe comme ça, tant mieux. Ça a commencé cette année et j’espère que ce n’est que le début. C’était vraiment un défi, un challenge et je suis parti en me disant  » vas-y, on tente le coup, c’est parti « . 

 

Quand tu es allé à La Rochelle, il y avait un certain Gaby Lacroix qui marchait sur l’eau, un ancien albigeois. Est-ce que c’était un exemple pour toi, quelqu’un que tu  » badais  » un peu comme on dit dans le jargon ? Et, est-ce que notre ami Gaby t’a pris sous son aile ? 

 

Quelqu’un que je badais oui, parce-que déjà quand j’étais à l’école de rugby à Albi, il marchait sur l’eau, il marquait des essais. C’était un peu l’enfant prodige d’Albi qui débarquait, qui marquait des essais en Pro D2. Il est parti à La Rochelle, il a tout pété là-bas. Malheureusement aujourd’hui, c’est un peu plus compliqué et j’espère que ça va le faire avec sa toute dernière opération qui va peut-être lui permettre de repartir sur les terrains, je lui souhaite. C’était vraiment un exemple, j’ai envie de dire un fil conducteur parce qu’il ne fait pas de bruit, il perce, il marquait ses essais. Dès que j’ai pu côtoyer un peu le monde professionnel et traîné un peu avec les pros, c’est vrai qu’il a toujours été un exemple et je me suis d’ailleurs toujours très bien entendu avec lui. C’était super cool de pouvoir être avec Gaby et plein d’autres mecs, il y en a plein d’autres aussi qui ont été un trait. Donc oui, vraiment un fil conducteur et c’était super sympa. J’espère vraiment pour lui qu’il va réussir à revenir sur les terrains. 

 

Cette école rochelaise, ce club de La Rochelle, on en parle souvent comme d’un club qui a su garder la convivialité même en jouant au top niveau. Tu corrobores ce sentiment qu’on a de l’extérieur ? 

 

Oui, je suis tout à fait d’accord avec ce que tu as dit et j’espère que ça va le rester le plus longtemps possible. Je ne me fais pas de souci sur ça parce-que je pense qu’il y a plein de facteurs qui font que c’est fait pour qu’on reste là-dedans. Vincent Merling a toujours eu cette dynamique de conserver ce club famille en disant toujours, toujours, toujours  » c’est d’abord le club, après l’équipe et ensuite le joueur « . C’est comme ça et ça a toujours été comme ça, Pierre Venayre le soutient aussi, les entraîneurs le soutiennent, que ce soit vraiment du plus haut niveau, l’équipe professionnelle, au plus bas niveau, que ce soit en passant par les espoirs, les U18 jusqu’à l’école de rugby. On essaie d’instaurer, je me mets dedans parce-que j’y suis et que quand je suis arrivé là-bas, on m’a directement mis dans ces valeurs-là, de toujours mettre en avant l’image du club. Franchement, c’est hyper bénéfique pour ce club et si ça se voit de l’extérieur, c’est tant mieux. Ça veut dire que ça marche et ça veut dire que ça plaît. Vincent Merling l’a toujours instauré, Pierre Venayre l’instaure toujours et j’espère que ça va durer le plus longtemps possible. 

 

A La Rochelle, il y a aussi un sacré public, ça joue non-stop à guichet fermé. Marcel Deflandre, c’est un stade qui est devenu mythique aujourd’hui dans le milieu du rugby. Ce public, il met tant la chair de poule que ça ? 

 

Oui, c’est exceptionnel. Quand je suis arrivé au Stade Rochelais, j’ai vraiment eu la sensation que toute la ville était derrière le Stade. Ça m’a vraiment, vraiment impressionné, les supporters sont exceptionnels, ils suivent tout, tous les événements. Oui, ça donne la chair de poule et qui plus est, quand on est sur le terrain, on voit tout ce monde, au début du match, pendant le match, en fin de match. Tous les gens qui viennent te voir, c’est juste assez incroyable et moi qui n’ai vécu qu’avec ce stade-là, je pense que dans d’autres clubs, c’est comme ça aussi. Mais c’est vrai qu’en discutant avec les autres joueurs, en discutant avec plein d’autres joueurs, ils m’ont dit «  Deflandre, c’est vraiment un truc de malade « . C’est exceptionnel de jouer là-dedans. 

 

Tu nous parles de toute une ville mais ça va bien au-delà. Ce sont toutes les Charentes-Maritimes et même au-delà qui se fédèrent autour du Stade Rochelais ?

 

Oui, carrément, tu as tout à fait raison de le préciser C’est toute une région mais rien que moi, qui ai vécu dans la cité rochelaise et qui ai vécu autour de ça, je me dis que c’est un truc de fou. On s’en rend surtout compte même en espoir c’est à dire que, même les supporters qui suivent l’équipe une, il y en a plein qui viennent suivre les jeunes, qui viennent les regarder, qui viennent se renseigner. Ça, je trouve que c’est extraordinaire, je tire vraiment mon chapeau aux supporters rochelais. 

 

Il y a eu pour toi lors de cette saison une séquence émotion. Un match en équipe première, en Top 14, c’est quelque chose qui reste ancré dans les mémoires. J’imagine que le jour où tu as su que tu allais débuter le match, tu devais avoir les jambes et les genoux qui s’entrechoquaient et qui étaient un peu fébriles ? 

 

Fébrile, ce n’est pas du tout ma nature d’être comme ça, je ne suis pas de nature stressée. Dans ma tête, j’attendais plus ce moment dans l’envie, j’étais dans l’envie, dans l’adrénaline. Je n’avais qu’une envie,  que le coup de sifflet parte et que le coup d’envoi soit lancé pour jouer. Ce n’était pas du tout de la fébrilité, pas de la peur, pas du stress mais vraiment de l’adrénaline de me dire  » putain, maintenant, tu y es. Tu es sur le terrain, fais toi plaisir, tu as 80 minutes pour te faire plaisir « . Ça a plutôt bien marché, j’étais plutôt bien content et oui, c’était plus de l’adrénaline. 

 

On sent quand même quelque chose qui est paradoxal. Tu as un amour profond pour ce club de La Rochelle mais l’année prochaine, tu seras sous le maillot briviste, dans les pas d’un ancien grand joueur du Sporting et de Brive, Arnaud Méla. Vous ne jouez pas au même poste mais tu vas découvrir le club de Brive. Qu’est-ce qui t’a amené à quitter La Rochelle parce-que tu y es comme un poisson dans l’eau ?

 

Oui, j’y suis comme un poisson dans l’eau parce-que ça fait trois ans que j’y suis. Ils m’ont énormément appris, je leur en serai toujours reconnaissant d’en être arrivé là où j’en suis. C’est clairement grâce à eux, je suis arrivé moi le petit jeune d’Albi, j’ai énormément progressé là-bas, j’ai eu des infrastructures que plein de jeunes rêveraient d’avoir pour travailler. J’ai eu des coachs comme Sébastien Boboul, Greg Batta, Romain Carmignani, des préparateurs physiques qui m’ont énormément aidé. J’ai tout eu pour progresser, j’ai progressé, maintenant, le sport fait que j’ai décidé de signer à Brive l’année prochaine pour suivre cette progression, avoir plus de temps de jeu en équipe première. Donc oui, j’étais comme un poisson dans l’eau mais je ne regrette pas du tout mon choix de partir à Brive. Je serai toujours reconnaissant envers le Stade Rochelais. 

 

Là où tu as fait banco, c’est que tu quittes un beau public pour un autre parce-que Domenech à Brive, ça vaut aussi son pesant de cacahuètes ? 

 

Oui, ils ont d’ailleurs été élus meilleur public de France. Il me tarde de rencontrer ce public et il me tarde de jouer dans ce beau stade que je n’ai pas encore vu mais il me tarde de jouer pour cette équipe. C’est un nouveau défi pour moi, je suis parti d’Albi en ayant ce défi de jouer à La Rochelle et là, il me tarde pour mon nouveau défi de jouer pour le CAB. 

 

De prime abord, quand tu parles du CAB, quel est l’ADN qui ressort de ce club ? 

 

Honnêtement, le CAB a toujours été un grand club historique français, qui a une grande histoire même au niveau européen. C’est un club qui a marqué ses années, qui a été très connu. Depuis les années 2000, ils ont eu un peu de difficultés, ils ont vécu des descentes, des remontées. Mais, je pense que c’est en train de changer depuis quelques années. Quand j’ai rencontré Jeremy Davidson et Xavier Ric, j’ai vraiment eu cette sensation qu’il y avait un projet de s’installer en Top 14 et de tout mettre en œuvre pour justement aussi, changer cet ADN dont on disait souvent  » le rugby briviste, ce sont les mauls portés, un jeu d’avants, etc « . Je trouve d’ailleurs que cette année, c’est en train de changer parce qu’il y a eu des matchs où ils ont vraiment envoyé du jeu comme aucune équipe ne l’a fait. Ils ont failli gagner à Montpellier en envoyant du jeu comme jamais. Ils ont gagné leur match du maintien contre Pau à la maison où ils ont envoyé du jeu de partout. Donc moi, j’espère que ça va continuer comme ça et, bien évidemment que l’ADN passe par les avants, par le combat mais j’espère que ça va envoyer du jeu et qu’on va se faire plaisir. 

 

Et puis, pour faire un grand club, il faut des grands joueurs, une bonne bande de copains, un grand staff mais il faut aussi un président avec une vision. Et Simon Gillham, c’est aussi quelqu’un qui est en train de structurer ce club économiquement et sportivement ? 

 

Oui, exactement, je suis d’accord, on voit vraiment que ça va évoluer. Quand je les ai rencontrés, il y a un projet qui m’a vraiment intéressé, j’ai senti l’envie de rester en Top 14 et même plus. Donc, j’espère faire partie de ce projet et d’ailleurs, si j’ai signé trois ans, c’est que je crois en ce projet et oui, j’espère en faire partie. 

 

Quand Brive t’a contacté, est-ce que tu as eu des échanges avec Arnaud Méla ou Seb Carrat qui, comme Arnaud Méla, est aussi une légende du rugby briviste, pour leur demander où tu mettais les pieds ? 

 

Pas du tout

 

Tu y es allé au feeling ? 

 

Oui, j’ai discuté, j’ai réfléchi avec mes proches. J’avais envie de me faire ma propre idée parce-que, même si Seb Carrat et Arnaud Méla ont été des grands joueurs là-bas et qui connaissent tout le monde, je pense que ça a quand même bien changé depuis quelques années. 

 

Tu ne les rajeunis pas en disant ça 

 

Je ne suis pas là pour les rajeunir (rires). Non, en fait, j’avais envie de me faire ma propre idée et d’essayer de faire les choses avec mon entourage, de parler, de discuter, d’avoir mon propre avis sur les choses et de décider par moi-même. Je pense qu’ils ont leurs idées et peut-être qu’ils pensent que j’ai fait un bon choix ou que j’ai fait un mauvais choix. Parce-que, peut-être qu’en en discutant avec eux, je ne sais jamais ce qu’ils auraient pu me dire. Ils auraient pu me dire  » non, ce n’est peut-être pas un bon choix « , d’autres auraient pu me dire peut-être oui. Donc, je voulais faire mon propre choix et c’est fait. 

 

Le point commun qu’il y a pour l’instant entre La Rochelle et Brive, c’est que tout est en stand-by dans le rugby, personne ne peut malheureusement jouer avec la crise sanitaire qui nous frappe. On sait qu’à ton jeune âge, à 21 ans, on a des fourmis dans les jambes, qui plus est quand on est sportif de haut-niveau. On a besoin d’endorphines, d’adrénaline et de tout ce qui va avec. Comment vis-tu ce confinement et comment arrives-tu à juguler ce manque ? 

 

On s’adapte, comme tous les français, on est en stand-by. On respecte les consignes de sécurité qui ont été dictées par le gouvernement. Donc moi, c’est sport à la maison tous les jours, des circuits que nos préparateurs nous ont envoyés, courir. Je vais courir seul, je fais des séances où je pars courir tout en respectant ce que nous a dit le gouvernement donc, pas à plus d’1 km de la maison. On s’adapte et de toute façon, on prend son mal en patience. Oui, c’est compliqué, moi, je n’ai qu’une envie, c’est de m’entraîner, de jouer au rugby. Là, ça c’est rafraîchi mais toute la semaine dernière et les 15 derniers jours, il faisait beau donc tu as envie de jouer au rugby. On prend son mal en patience, comme tous les français. 

 

On va s’intéresser au côté un peu plus local de notre interview parce-que nous parlons de toute la Fédérale 1, du rugby, du Top 14 et de la Pro D2 sur le Mag Sport mais on parle aussi beaucoup de sport local et de rugby local. Comme on le disait, tu as fait tes gammes au Marssac RSDT et au SCA. On va commencer par Marssac, cette année a été une année exceptionnelle pour les hommes de Laurent Gonzales entre autres, qui nous a mis en contact. Tu as suivi le parcours en Coupe de France des  » petiots  » de Marssac ? C’était magnifique. 

 

J’ai suivi, je suis allé les voir. J’ai vu qu’ils avaient perdu contre Pau en 64es de finale donc oui, j’ai suivi de loin. J’avais été voir le tour d’avant où ils gagnent le match 2-1. 

 

On était là pour commenter ce match, on a dû s’y croiser

 

J’ai plein d’amis à moi qui jouent encore à Marssac. J’ai David Maurice, Quentin Michel, je ne peux pas tous te le citer. 

 

Quentin Michel qui avait été le héros contre Saint-Médard-en-Jalles puisqu’il marque le but de la délivrance

 

Exactement. C’était vraiment un plaisir de voir Marssac arriver jusqu’ici. Moi qui suis allé les voir, je n’avais jamais vu autant de monde à Marssac donc c’était vraiment un plaisir. Je pense que Laurent était très content. 

 

On va parler aussi du Sporting Club Albigeois, j’imagine que tu as toujours un œil très attentif à ce qu’il se passe au SCA. Qu’as-tu pensé de la saison dernière qui s’est terminée en queue de poisson avec l’affaire Cardona et que penses-tu de cette saison actuelle où le Sporting marchait sur l’eau et a été arrêté dans son envol par cette crise sanitaire ? 

 

L’année dernière, c’est comme ça, c’est un fait. Il y a un arbitre sur le terrain, ça arrive qu’il fasse des erreurs. Comme on nous le dit, à moi depuis l’école de foot, les autres à l’école de rugby, l’école de la vie, l’arbitre a toujours raison, c’est comme ça, il fait des choix et voilà. Maintenant, je trouve que ce qui est bien avec le Sporting, c’est qu’il y a eu ce moment où il fallait digérer cette défaite et ils ont su très vite se dire  » bon, on a perdu, c’est comme ça, on remonte l’année prochaine « . Ils ont tout mis en oeuvre cette année pour remonter, concrètement, ils marchaient sur l’eau. Après, ce n’est que mon avis mais je trouve ce championnat de Fédérale 1 franchement assez déséquilibré. Je ne souhaitais qu’une chose, c’était qu’ils montent en Pro D2. Ça c’est malheureusement arrêté parce qu’avec cette crise sanitaire, il fallait faire des choix. Donc, je ne sais pas trop comment ça va se passer même à tous niveaux, Pro D2, Top 14, Fédérale 1, on ne sait pas trop comment ça va se passer. On parle de Top 16, on parle de faire monter des équipes, cette année va être très, très, très compliquée à gérer. Donc, je pense qu’ils font tout pour essayer de le gérer, je ne sais pas comment ça va se passer. Je ne veux pas trop m’avancer là-dessus. 

 

Mais en tous cas, tu es de tout cœur avec eux ? 

 

Bien sûr, je suis de tout cœur avec eux ! Même si je suis jaune et noir à la Rochelle, j’ai le cœur jaune et noir albigeois avant tout. J’espère qu’il y aura des décisions en leur faveur. Est-ce qu’ils vont monter, est-ce qu’ils ne vont pas monter ? J’espère, je suis de tout cœur avec eux. C’est clair que, si cette année ils sont stoppés dans leur acheminement vers la Pro D2, j’espère que l’année prochaine, ils arriveront à maintenir les sponsors, à maintenir tout ça pour garder ce  » statut  » et essayer de remonter en Pro D2. J’espère, je ne sais pas comment ça va se passer mais oui, je suis de tout cœur avec eux. 

 

On va revenir un peu sur toi. Quelles sont tes ambitions pour la saison prochaine ? Aller gratter du temps de jeu, croquer à pleines dents dans ce Top 14 ? 

 

Exactement, tu as très bien résumé. Me faire une place au CAB, marquer le plus d’essais, avoir le plus de temps de jeu possible, progresser avec, je l’espère, une bande de potes là-bas. C’est croquer le rugby à pleines dents. 

 

Je peux te le dire, quoi qu’il arrive, il y en a un qui est très, très fier de ce que tu fais et quand je vais te dire son nom, ça va te rappeler quelqu’un. C’est Reynald Brunet, le président des supporters et des bénévoles du SCA. Il entend parler de toi, il a le sourire de savoir que tu perces. On peut dire que tous les joueurs sont un peu ses petits-enfants. 

 

Reynald … quel homme !  Très, très bon souvenir de Reynald. Il s’entend très, très bien avec mon père et quand je viens au stade, il est encore là et il sera toujours là. C’est vraiment un homme très, très fidèle. 

 

C’est une des figures du Stadium ? 

 

Oui, franchement, c’est incroyable, quel homme ! 

 

Il y en a un second qui est très fier de toi, c’est notre consultant rugby Didier Revellat, qui est de Labastide, de ton village. J’imagine qu’au village, de toute façon, tout le monde est fier de toi ? Tu es une des fiertés de ce beau village qu’est Labastide-de-Lévis ? 

 

Pour être honnête, ça fait très, très, très longtemps que je n’y suis pas revenu, ça fait tellement longtemps que je n’y suis pas revenu. J’espère qu’ils sont fiers de moi, je n’oublierai jamais ce village où j’ai fait toute mon école primaire et où j’ai passé mon enfance. J’espère que ça les rend fiers, j’ai envie de dire qu’ils ont fait un petit peu de moi ce que je suis aujourd’hui. Mais c’est vrai que ça fait très, très longtemps mais il faudrait que j’y revienne parce-que ça fait tellement longtemps que je n’y suis pas retourné dans ce petit village. Mais oui, une grande fierté, je ne sais pas trop quoi te dire parce-que, comme je te le dis, ça fait tellement longtemps que je n’y suis pas allé. Tous mes amis de là-bas, on a tous changé, on a tous grandi. Mais oui, une grande fierté ce petit village. 

 

Nous, on te souhaite le meilleur pour la suite mais déjà on est rassuré. On voit que tu sais d’où tu viens, tu sais où tu vas. Avec ça, tu as de quoi voyager

 

J’espère, merci beaucoup

 

 Propos recueillis par Loïc Colombié

Retrouvez l’itw audio de Valentin Tirefort lors du magsport -RadioAlbiges du 31 mars 2020.

https://hearthis.at/radio.albiges/mag-sport-31-mars-2020/

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