#Rugby – Fed1 / G.Aguilar (Mâcon): «L’idée est de retrouver les playoffs la saison prochaine!»

Guillaume Aguilar, le manager de l’AS Mâcon Rugby, nous a accordé un interview bilan de cette 1ere saison à la tête du secteur sportif, du club de la Saône et Loire. Sa relation quasi filiale avec le président Piguet, ses racines châlonnaises, son attachement au rugby bourguignon, tout comme ses objectifs futur, l’ex troisième ligne n’élude aucune question. Focus sur un manager qui après une première année d’ apprentissage, compte bien avec son compère Andreas Hough compte bien retutoyer les phases finales.

 

Crédit photo Photographie HK

 

J’imagine qu’en Bourgogne et en terre mâconnaise, comme dans toute la France, on est confiné et qu’on essaie de respecter toutes les restrictions liées à cette crise du coronavirus. Guillaume, comment avez-vous pris toutes les mesures annoncées  par le gouvernement du côté de Mâcon ? 

 

Un peu comme tout le monde. Ce n’est même pas essayer, là, on est vraiment tous confinés chez soi, on fait comme on peut. Moi, j’ai la chance d’être en maison et je peux m’occuper des enfants, des devoirs, etc. Je sais que ce n’est pas facile pour tout le monde, ça ne doit pas être facile non plus pour les joueurs qui sont célibataires, les joueurs qui ont, eux, besoin de travailler physiquement, que ce soit faire de la muscu ou de la course. Donc pour eux, ce doit être plus difficile à gérer que pour moi parce qu’à la limite, nous on peut travailler sur les ordinateurs, sur le projet de jeu, sur la saison passée ou qui arrive. Mais effectivement, pour les joueurs, ça doit être plus compliqué mais je pense que tous les joueurs chez nous suivent scrupuleusement tous les conseils du gouvernement donc, c’est plutôt une bonne chose pour justement éviter cette propagation du virus et qu’on s’en sorte le plus rapidement possible. 

 

Concernant vos joueurs, ça n’a pas encore été annoncé officiellement mais on se doute tous à 99% que les derniers matchs de phase régulière seront annulés. Les phases finales, c’est le grand point d’interrogation. Mâcon n’était pas qualifiable en Du Manoir à la dernière journée qui s’est jouée donc, pour vous, ça voudrait sûrement dire une fin de saison. Vous avez un peu adapté les programmes pour que ça corresponde plus à  un programme de reprise de saison qu’à un programme d’accompagnement avant des phases finales ? 

 

Oui, effectivement, on va être obligé de s’adapter. Si on doit reprendre les entraînements avec les joueurs avant la fin de saison, je pense qu’on partira plus sur de l’entretien physique mais avec ballon, pour les plus jeunes par exemple, on partira sur de la vraie préparation physique pour la saison d’après. Et ça nous permettra aussi à tous de travailler sur des choses qu’on n’a pas forcément le temps de travailler d’habitude donc vraiment sur de la technique individuelle, de la technique au poste et je pense qu’on s’adaptera aux situations. C’est dommage parce-que les joueurs avaient malgré tout envie de finir cette saison en montrant en tous cas un visage un petit peu positif de cette équipe-là. On avait bien travaillé la semaine avant Issoire et on adaptera effectivement le contenu, peut-être aussi les plannings d’entraînement pour qu’on finisse la fin de saison de façon positive et tous ensemble. 

 

On sait aussi que cette période du printemps est aussi celle du mercato. Il y a d’habitude beaucoup de choses qui se dénouent à cette période. Là, avec le brouillard épais qu’il y a actuellement, ça doit être un calvaire pour essayer de se projeter sur la saison future ? S’il y a reprise, pas reprise, les joueurs qu’on garde, ceux qu’on va contacter … Ça doit quand même être un grand brouillard généralisé ? 

 

Oui, effectivement, ce n’est pas facile parce qu’aujourd’hui, certains nous parlent pour certains clubs de finir la saison après le mois de Juillet. Pour moi, c’est compliqué parce-que les joueurs sont en contrat jusqu’au 30 Juin, comment vont réagir les joueurs qu’on ne garde pas ? Alors nous, on ne va pas être impacté par ça, comme nous n’étions pas qualifiés, on avait déjà prévu la reprise. Après, en ce qui concerne le mercato, on a nous déjà avancé pas mal sur le recrutement parce qu’on a eu une saison un petit peu ratée donc forcément, c’est plus facile pour les dirigeants de préparer une équipe comme ça, quand ça se passe mal on va dire. En tous cas, on trouve très vite les arguments pour certains. Malgré tout, on va essayer de faire au mieux pour que l’année prochaine, on est une équipe compétitive et retrouver les phases finales qu’on n’a pas pues faire cette année. 

 

Concernant les joueurs qui étaient en approche ou qui avaient donné leur accord verbal ou signé, il y en a certains qui ont émis leur inquiétude par rapport à la situation ? Parce-que dans la tête des joueurs, ça doit aussi pas mal tourner ? 

 

Oui, effectivement, ce n’est pas facile pour les joueurs qui veulent nous rejoindre ou qu’on a appelé. Mais, ça fait aussi partie du rugby et je pense que les joueurs qu’on a contactés ou qui ont déjà signé ne se posent plus la question. A mon avis, le plus gros problème pour nos joueurs, c’est qu’ils n’ont pas forcément l’occasion de se préparer pour la saison qui arrive et c’est ça le plus gros problème pour eux. Je vous avouerai que je ne les ai pas appelés un par un pour savoir comment ils étaient mais je pense qu’on essaie d’avancer malgré tout. Il faut qu’on arrive à avancer, les joueurs comme le staff comme les dirigeants, il faut qu’on avance et préparer la saison prochaine. Nous, on est vraiment dans cette optique-là parce-que, j’en reviens à ça mais on n’était pas forcément qualifiable à la dernière journée donc on se préparait déjà pour la suite. Donc voilà, ce n’était pas forcément chez nous un gros problème. 

 

Avant de revenir sur cette première saison en tant que manager, on va aussi parler de vous parce qu’avant d’être manager, vous avez eu une belle carrière de rugbyman en Fédérale 1. Tout a commencé à Chalon pour être ensuite à Mâcon. Quand on connaît la rivalité qu’il y a entre les clubs bourguignons de la région, ce transfert a du faire couler de l’encre ? 

 

Oui et non parce qu’au moment où je suis venu à Mâcon, le club de Chalon déposait le bilan et redescendait en Fédérale 3. Même si des joueurs sont restés à Chalon, moi, j’étais encore jeune, j’avais à l’époque 24 ans, je ne voulais pas rester à Chalon pour jouer en Fédérale 3. Ce n’était pas du tout dans mes objectifs et à ce moment-là, Mâcon montait. En plus, je connaissais bien l’entraîneur qui avait signé là-bas puisqu’il m’avait entraîné à Chalon, Jean-Henri Tubert. C’était pour moi l’occasion de rejouer en Fédérale 1 près de chez moi, parce-que c’était aussi quelque chose d’important, j’avais déjà ma fille, ma femme qui était ici, ma famille encore sur Chalon et les alentours donc, pour moi, c’était vraiment une belle opportunité. Mais non, ça n’a pas vraiment fait couler d’encre parce-que le club descendait. C’était une belle opportunité pour moi sur tout et aujourd’hui, je ne le regrette pas parce-que j’ai fêté ma 10e année dans un club. 

 

Vous faîtes partie des murs à Mâcon ? 

 

Un petit peu (rires). 

 

On a la chance d’avoir un peu entraîneur bourguignon, qui a tout fait dans la région Bourgogne. Ce rugby bourguignon est quand même ascendant ? On voit que vous avez la chance d’avoir trois clubs de Bourgogne en Fédérale 1, on voit que Nuits-Saint-Georges aussi essaie de tamponner à la porte. Ce rugby bourguignon est quand même un rugby qui est en train de se structurer ? 

 

Oui, c’est vraiment une bonne chose pour la région parce qu’on a Nevers qui est en Pro D2, qui a eu une ascension fulgurante. Nous, on les a joués avec Mâcon quand ils montaient de Fédérale 2, maintenant, on sait où ils sont. Moi, j’ai visité leurs structures l’année dernière et je connais bien leur entraîneur des 3/4, Guillaume Jan. C’est un club qui a eu une ascension énorme parce qu’ils ont travaillé pour ça, le président et tous les staffs qui se sont succédés. Ensuite, effectivement, en Fédérale 1, il y a pas mal de clubs, que ce soit Dijon, Beaune, Mâcon et c’est une bonne chose pour nous. Ça fait de beaux derbys, de beaux matchs même si aujourd’hui les notions de derby sont un peu vagues pour les joueurs parce qu’on a de moins en moins de joueurs qui viennent des clubs. Alors, peut-être que ça va changer puisque les clubs veulent de plus en plus former leurs joueurs. Mais en tous cas, ça crée de bonnes émulations autour de ces matchs-là et ce sont de bonnes choses pour le club. Et comme vous l’avez dit, il y a en plus des clubs en Fédérale 2 qui ont des ambitions. On a Nuits-Saint-Georges qui est premier de sa poule et après, on a Le Creusot pas loin qui a vraiment progressé cette saison. C’est très, très bien pour le rugby bourguignon, c’est une bonne chose. Et étant bourguignon, c’est une bonne chose pour la région, c’est très bien, c’est vraiment positif. 

 

Et on voit qu’il perdure un peu de folklore autour de ces derbys. Il y a eu une petite passe d’armes médiatique entre beaunois et mâconnais lors de peut-être votre dernier match de cette saison. C’est quand même bien qu’il y ait un peu d’effervescence autour de ces derbys, même si parfois, il y a des côtés négatifs qui en ressortent ? 

 

C’est très bien cette effervescence qui existe autour de ces matchs-là mais c’est toujours assez correct. On a rencontré Dijon, Dijon qui a vraiment aussi des ambitions et clairement, il n’y a pas eu photo. Mais ça s’est toujours très bien passé, il n’y a jamais eu de débordement, que ce soit entre les joueurs et les staffs donc c’était plutôt correct. Après, effectivement, il y a des côtés négatifs parfois, des propos ont été mal interprétés ou des propos qui ne sont pas forcément dits par nous voire extrapolés. J’en reviens à ce match de Beaune mais je pense que l’entraîneur s’est nourri de certaines phrases qui avaient été écrites dans la presse alors que ce n’était pas moi qui les avais écrites. Mais sincèrement, ce n’est pas très grave, ils s’en sont nourris et apparemment, ça a plutôt bien fonctionné parce qu’ils ont gagné ce match-là qui était important pour nous comme pour eux. Cette fois, c’est eux qui l’ont emporté, c’est comme ça mais je pense qu’il faut aussi parfois faire attention et peut-être discuter. Parce-que moi, je suis plutôt ouvert à la discussion avec les entraîneurs, il n’y a pas de problème, on peut discuter entre nous. On fait le même boulot parce qu’on l’aime et on peut échanger sans animosité et dire  » pourquoi tu as dit ça ? Non, moi je n’ai jamais dit ça, ça a été écrit comme ça, regarde bien, il n’y a pas de guillemet « , on en reste là et puis voilà. 

 

On sait qu’en tant que joueur, en 3e ligne, vous avez eu une brillante carrière sous les couleurs de Mâcon avec une apothéose, le Du Manoir l’année dernière. Après, vous avez basculé en tant que manager. C’était quelque chose de pressenti dans votre tête, quelque chose de mûri, de maturé ? 

 

Oui, pour moi, et c’est pour ça que j’avais passé les diplômes d’entraîneur, c’était effectivement pour basculer très vite après ma carrière sur le banc. Au final, ça s’est fait très vite, plus vite que je ne l’aurai pensé mais j’y pensais depuis quelques années, depuis deux ans. Je pensais vraiment à entraîner une équipe et si ça n’avait pas été Mâcon, ça aurait été ailleurs. Je comprenais aussi parfaitement qu’après un titre, on ne change pas certaines choses et j’aurai compris. Malgré tout, ça s’est fait à Mâcon pour mon plus grand bonheur parce-que c’est un club auquel je me suis attaché avec le temps. Il y a des bénévoles avec qui on a noué des liens et pour toutes ces raisons-là, pour moi, ça a été une bonne chose. Aujourd’hui, je suis très fier d’avoir été nommé à ce poste-là.

 

On n’en doutait pas. Le retour du président Piguet a participé à ce choix ? Parce-que parfois, en Bourgogne, certains vous appellent  » le fils spirituel du président Piguet » tellement il y a un côté paternaliste entre vous. 

 

Oui, je ne vais pas vous dire le contraire. Après, je pense qu’il a su faire abstraction du fait qu’on se connaissait. Il avait confiance en moi parce qu’il savait pertinemment que j’étais quelqu’un de travailleur. Ça faisait 9 ans que je jouais pour son club, quand je dis son club, c’est parce-que lui aussi y est depuis très, très longtemps. Il y a toujours eu ce respect-là entre nous, on s’est toujours dit les choses quand j’étais joueur ou depuis que je suis manager, on sait se dire les choses, avec tout le respect qu’il y a entre nous. On se dit les choses en toute franchise, quand ça va, quand ça ne va pas. On a tous les deux nos caractères, on a tous les deux des caractères forts. Il faut parfois savoir entendre les choses et je sais que oui, cette nomination a forcément beaucoup fait parler. Mais, tous les deux, on se fait confiance, ça fait 10 ans qu’on travaille ensemble. Alors effectivement, j’ai changé de statut et pour répondre à cette question, oui, peut-être que si ça avait été un autre président, je n’aurai pas été nommé. Je ne sais pas, ça, je ne peux pas vous l’assurer (rires). 

 

Le challenge était quand même relevé parce qu’avec une victoire en Du Manoir l’année dernière, faire mieux était quasiment impossible. En devenant manager, c’était quand même un challenge assez ardu ? 

 

Oui, effectivement. Après, je suis quelqu’un qui aime les défis, pour moi, c’était vraiment quelque chose d’énorme. Moi en tous cas, avec le staff, on ne s’était pas dit  » on veut faire mieux « . On aurait aimé, on ne vous le cache pas, bien sûr qu’on aurait aimé, mais dans la poule dans laquelle on était, avec les ambitions de Dijon, avec Massy qui redescendait, on s’est rendu compte très vite que ça allait être très compliqué de se qualifier pour le Jean-Prat. Donc, là on s’est dit  » ça va être compliqué  » et forcément, je savais très bien qu’à un moment donné, toute cette histoire de nomination allait forcément revenir. Moi, maintenant, je ne m’attache pas forcément à ça et je me dis que moi, je suis là pour faire mon travail. Je le fais du mieux possible, en tous cas, j’essaie, avec l’ensemble du staff. On essaie de réagir à chaque fois sur les choses qu’on fait bien ou pas bien, on se remet en question à chaque match, chaque week-end. De toute façon, on ne peut pas satisfaire tout le monde, que ce soit quand on est entraîneur, manager, président, dirigeant. C’est comme ça, on ne peut pas avoir 100% de gens qui nous apprécient ou qui valident ce que l’on fait. Moi, j’avance de mon côté et puis voilà, si ça fonctionne tant mieux, si ça ne fonctionne pas, essayer de comprendre pourquoi ça ne fonctionne pas et toujours avancer. 

 

L’objectif de l’année prochaine va être de ré-accrocher le wagon Du Manoir pour revivre une belle aventure humaine et sportive ? 

 

Oui, bien sûr. L’idée est vraiment de faire en sorte de retrouver les phases finales parce que l’on sait que ce sont les matchs les plus importants et les plus beaux à jouer pour un rugbyman. Donc, c’est vraiment travailler en ce sens c’est à dire qu’il va vraiment falloir que dès maintenant, on a déjà commencé, voir ce qui a fonctionné cette saison, voir ce qui n’a pas fonctionné, faire un petit peu un bilan du projet dans sa globalité. Savoir sur les joueurs ce qui a pu poser problème en règle générale, que ce soit sur le projet de jeu, que ce soit dans la vie de tous les jours avec les joueurs, avec le staff. L’idée est vraiment de retrouver les phases finales dès la saison prochaine. 

 

Surtout que les collectivités vous soutiennent. Si j’ai de bons échos, il y a un stade qui est en train de s’améliorer pour pouvoir, à terme, accueillir la télé ? 

 

C’est déjà le cas puisqu’on a eu l’éclairage cette saison. Il y a eu quelques soucis, on va dire techniques, par rapport à quelques halogènes. Mais tout sera forcément réglé pour la saison prochaine, parce-que là on a le temps, et du coup oui, on pourra accueillir des matchs de l’Equipe TV dès la saison prochaine. Donc, ça aussi, c’est une bonne chose et on a beaucoup de gens qui nous soutiennent et on espère que ça va durer, même après cette période un peu particulière qu’on est en train de vivre. 

 

Sportivement, le fait de pouvoir accueillir la télé, puisqu’on sait que  la Fédérale 1 est un championnat tremplin pour les clubs, ça peut servir d’arguments pour des joueurs en leur disant  » vous aurez de la visibilité en venant chez nous  » ? 

 

Oui, forcément parce qu’aujourd’hui, on a beaucoup de joueurs avec qui on est en contact, avec qui on a été en contact qui ont toujours cette volonté-là, un peu comme nous, de faire mieux, de faire plus. En règle générale, ce que veulent les joueurs, c’est aller en Pro D2. Alors effectivement, la télé, c’est une bonne chose pour eux, ça peut être une bonne chose pour eux et forcément, il y a plus de visibilité et ils ont la chance d’être regardé par le plus grand nombre et par les entraîneurs de Pro D2. 

 

On va passer maintenant à la question un peu décalée, parce qu’on est un média à la base albigeois, même si on traite de la Fédérale 1 en général. On sait que l’entraîneur des lignes arrières à Mâcon est un certain Dédé Hough. Comment va-t-il et est-ce qu’il vous parle souvent de notre bonne vieille ville d’Albi ? 

 

Oui, on en parle parce-que je pense que c’est une aventure qui l’a marqué, une ville qui l’a marqué, des gens aussi, des joueurs qui l’on marqué et on en parle assez souvent. Moi, en fait, étant jeune, j’ai passé une année à Castres qui n’est pas très loin et du coup, on échange beaucoup sur ce coin là-bas même si je n’y ai pas passé autant de temps que lui. Il m’en parle assez souvent, il a toujours une affection particulière pour les Albigeois et je pense que c’est une bonne chose. C’est quelque chose qui est important pour lui. Des nouvelles que j’ai eues, je l’ai eu encore par message, ça va. C’est quelqu’un qui est toujours positif de toute façon, qui n’est jamais pessimiste qui voit chaque chose positive à dire ou à voir. C’est quelqu’un un peu comme moi qui a besoin de bouger, qui bouge tout le temps, qui n’est est toujours à 100 000 volt donc, c’est la situation est difficile à vivre. Heureusement qu’il arrive à aller se balader avec son chien, avec sa femme donc, je pense qu’il le vit assez bien, pour l’instant (rires). 

 

Nous, à Albi, on connaissait Dédé Hough en tant que joueur. Comment on pourrait le qualifier en tant que coach ? 

 

Il est assez pointilleux. On est tous un peu comme ça mais il essaie toujours d’apporter quelque chose aux joueurs. C’est à dire, à chaque entraînement, essayer de faire en sorte que le joueur reparte de l’entraînement en ayant appris quelque chose, ça, c’est quelque chose qui est très important. Il a quelque chose qui rassure parfois, qui calme parce qu’on a toujours un peu tendance à s’énerver dans telle ou telle situation. Je pense qu’on est assez complémentaires par rapport à ça. Il arrive parfois qu’il s’énerve (rires) et c’est assez drôle avec son accent, il n’a pas toujours les bons termes donc, quand c’est comme ça, c’est assez drôle. C’est quelqu’un qui est pointilleux, qui aime son travail et c’est une bonne chose. On sent quelqu’un de passionné de rugby, qui apprécie ses joueurs et qui forcément est exigeant parce qu’il sent qu’il y a du potentiel et que parfois, ils en gardent un peu sous le pied et ça, ça l’énerve beaucoup. Ca l’énerve beaucoup parce-que c’est quelque chose qui, je pense, ne le caractérisait pas quand il était joueur. 

 

On va terminer avec une question humour, ça fera du bien dans ce contexte assez angoissant. Une question qui nous taraude en tant que sudistes, en tant que média proche du gaillacois, on aime bien la viticulture. Entre le vin de Mâcon et le vin de Beaune et de la Côte d’Or, lequel est le meilleur ?

 

Je vais forcément ne pas me faire des amis mais moi, je préfère le vin des Côtes de Beaune et des Côtes de Nuits que celui de Beaune. Après, à Mâcon, il y a du très, très bon vin blanc, il ne faut pas être médisant. Mais je vous avoue que, pour être encore un peu plus près du nord de la Bourgogne, je préfère des Côtes de Beaune et des Côtes de Nuits. 

 

Cette histoire va faire couler de l’encre à Mâcon ! 

 

Oui forcément mais après, il y a de très bons vins à Mâcon, des très bons vins blancs mais moi, je préfère le vin rouge et je préfère donc monter un petit peu plus en Bourgogne que de rester à Mâcon. 

 

On suivra les conseils de coach Aguilar et on vous souhaite le meilleur pour la saison prochaine avec notre ami Dédé Hough pour l’AS Mâcon et vous revenez quand vous voulez sur les ondes du Mag Sport

 

Merci beaucoup, c’est très gentil et ce fut un plaisir

 

 Propos recueillis par Loïc Colombié

Retrouvez l’intégralité de l’itw portrait de Guillaume Aguilar en audio lors de l’émission « Le #MagSport – RadioAlbiges » du 20 mars 2020.

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-20-03-20/

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