#Rugby – Fed1 / G.Laporte (Graulhet) : «Il y aura encore de belles parties de rugby!»

Nous sommes allés à la rencontre de  Guy Laporte, le président du Sporting Club Graulhetois quelques heures après les annonces pour mesures de sécurité face à la pandémie Coronavirus, de la suspension de toutes activités sportives en France. Avec sa gouaille légendaire, le mythique ouvreur du XV de France, nous parle de son rapport à une crise, qui le touche de plein fouet de par son âge et qu’il tente d’appréhender avec le recul d’un vieux sage. Mais l’homme fort du club des mégissiers nous fait une promesse, tôt ou tard les joutes du reviendront égayer les après-midi dominicales à Noël Pélissou.

Crédit photo DDM

Guy, j’imagine que, comme partout en France, le rugby à Graulhet est en stand-by ? 

 

Oui, bien sûr puisqu’on ne nous autorise pas à nous entraîner ni même à nous réunir. On suit évidemment toutes les consignes de précaution et de solidarité parce qu’il faut faire attention, notamment à nos anciens. Donc, nous respectons les directives et nous avons tout arrêté à midi. 

 

Donc, comme l’a décrété le président de la République et le Fédération Française de rugby, Graulhet voit son activité sportive réduite. Mais, je pense que ce moment de latence sportif risque d’avoir un impact financier sur le club ? 

 

Bien sûr. Il ne faut plus compter sur les recettes puisqu’il n’y a plus d’activité dont autant tout arrêter parce qu’il ne reste que les dépenses. Les arbitres, les validations, ce n’est plus possible. On ne peut plus s’entraîner, je ne vois pas à quoi ça rimerait ? Il vaut mieux mettre la cloche sur ces activités pendant le temps qu’il faudra, la santé prime quand même avant tout. Et puis, on reparlera de rugby, la vie n’est pas finie. On restera deux mois en stand-by et après, les décisions qui seront prises en haut lieu, ça, c’est autre chose. 

 

Vous, en tant que président amateur d’un club qui se bat pour le maintien, vous préféreriez un arrêt total du championnat,  » une mise sous cloche  » comme on dit ou alors une reprise du championnat un peu plus tard, à une période un peu plus estivale ? 

 

Si on veut être sérieux, on ne va pas dire le premier jour qu’on va choisir telle ou telle option. Il faut évidemment attendre le déroulement et savoir si les scientifiques peuvent nous dire si on en est au pic, ce que je ne pense pas car je ne l’ai pas entendu, et combien de temps ça peut durer. Si ça s’arrête en juillet, je ne vois pas des compétitions de rugby en juillet ou en août se dérouler alors que la prochaine saison va commencer, soyons sérieux. Si la Fédération veut trancher dans le vif, elle peut prendre d’autres options : arrêter le championnat maintenant ou autres. Il y a d’ailleurs d’autres disciplines sportives qui l’ont fait. Mais ça, c’est leur responsabilité qui ne sera évidemment pas partagée par la majorité des clubs. Suivant ta position, c’est sûr que tu vas crier au loup ou crier bravo. 

 

Vous avez eu le temps d’échanger un petit peu avec les joueurs du Sporting Club Graulhetois, téléphoniquement ou autre, pour voir comment ils prenaient ce coup d’arrêt sportif ? Parce qu’ils ne vont plus pouvoir exercer leur passion et pour certains, dans les clubs pros, leur métier ? 

 

Avec certains mais surtout avec les coachs. Il est prévu que le préparateur physique leur envoie un programme à respecter parce-que, au cas où, il faudrait une condition physique à peu près correcte. Mais cette affaire semble quand même mal partie. 

 

On va parler un peu de vous. Vous prenez vous aussi les précautions nécessaires pour éviter ce virus qui touche sûrement maintenant une grande partie de la population française ? 

 

Je sens les balles passées par très loin parce-que je ne suis pas très loin des 70 ans (rires). 

 

Vous êtes dans la fleur de l’âge ? 

 

Dans la fleur de l’âge (rires). Attention, je risque d’être dans les personnes concernées donc, je ne suis pas à l’abri (rires). Plus sérieusement, je crois qu’il faut faire une action civique et faire attention évidemment pour soi mais aussi pour ceux qui nous entourent. 

 

Et puis, comme on dit dans le rugby, faire pack et que tous les corps de la nation fassent pack pour affronter au mieux cet épisode et cette crise sanitaire ? 

 

Oui, tout à fait, ce n’est pas catastrophique. Il y a quelques temps à passer et après, il y aura encore de belles parties de rugby, à ne pas en douter. 

 

On va terminer sur cette parole positive et on vous remercie d’avoir répondu à nos questions pour nous donner un peu le pouls de la situation au pays des Mégissiers, à Graulhet. 

 

Merci à vous et aussi pour votre soutien au rugby de Fédérale

 

 

 

 

 

 Propos recueillis par Loïc Colombié

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