#Rugby – Fed1 / J.Veniat (Rumilly) : «On peut légitimement penser au Du Manoir.»

Focus a l’aube du derby face à Chambéry, sur RC Rumilly et Julien Véniat un promu en Fédérale 1 qui veut arracher la qualification en Du Manoir.

 

 

On t’avait eu en tout début de saison mais aussi à l’automne. A Rumilly, vous jouiez les modestes ce qui est normal, vous, les montagnards, vous aimez bien jouer dans le registre de la modestie. Mais on voit que le petit Rumilly est en train de grandir et cette saison se passe très, très bien pour ton équipe ? 

 

Oui, très bien. On s’était eu et c’est vrai qu’on avait dit qu’on allait avancer en toute humilité et en toute modestie. Ça a été le cas et ça nous a donné raison. J’avais dit que j’étais bien évidemment conscient du potentiel de l’équipe et du recrutement effectué et des garçons conservés de l’effectif de Fédérale 2. Donc, j’en étais conscient mais après, encore faut-il que la mayonnaise prenne. Il n’y avait rien d’assuré, on était parti avec cet objectif de maintien qui n’est pas encore acquis mathématiquement mais qui est en bonne voie. On a quand même fait le boulot. On a fait une très grosse toute première partie de saison avec pas mal de réceptions où on a réussi à engranger pas mal de points. Une deuxième partie de phase aller un peu plus compliquée avec beaucoup de gros à jouer donc, à Noël, rien d’assuré mais on a fait un gros mois de Janvier avec 3 déplacements et 2 victoires, dont une à Mâcon. Ça a été fédérateur, autant dans le contenu que sur le plan comptable donc, extrêmement positif. On s’est mis en position très favorable pour le maintien voire plus. C’est vrai que ça fait un petit moment où je ne veux pas trop parler d’autre chose mais c’est vrai qu’on peut légitimement penser au Du Manoir. Mathématiquement, j’espère que dimanche, on sera maintenu quel que soit le résultat face à Chambéry. Je sais qu’Issoire va à Villeurbanne. On peut mathématiquement être sûr de nous dimanche soir et, au-delà de ça, on a le derby de dimanche. 

 

Ce derby va quand même être un des moments forts de votre saison. Les Grangettes vont, j’imagine, être combles. La pression doit commencer à monter petit à petit ? 

 

Oui, la pression monte petit à petit. Aux Grangettes, il y a de l’effervescence, il y a énormément de gens qui sont sur liste d’attente pour le repas, il y a trop de monde donc, c’est une superbe chose. Alors, évidemment, c’est une date qu’on avait cochée. Moi, j’avais regardé, dès que le calendrier sort, on regarde les deux, trois premières confrontations et après, on regarde vite où est le derby contre Chambéry. Donc, quand on avait vu qu’il était début Mars, on s’était dit qu’il y avait une possibilité que ce soit le match de la mort pour le maintien. Mais bon, la saison qu’on vient d’effectuer, enfin le début de saison, nous permet de l’aborder plutôt sereinement avec pas grand-chose à perdre pour un promu. Ce ne sera que du bonus, on a tout fait pour se mettre dans des conditions plutôt favorables pour aborder ce match. On verra après ce qu’il en est au niveau du résultat. Le contexte actuel fait qu’on a quand même de la casse. On n’est pas sur une dynamique extrêmement positive mais ça reste un derby, ils annoncent 3 000, 3 500 personnes, ça va être beau. C’est ce que j’ai dit à mes joueurs hier soir, surtout pour ceux de la Fédérale 2 l’an dernier, on n’a rien volé, on s’est donné le droit de jouer des matchs comme ça, en plus dans une position favorable par rapport à notre course au maintien. De ne pas avoir de pression pour ce match magnifique que bien sûr, tout le monde veut jouer. Donc évidemment, il y a une attente, il y a de l’effervescence pour jouer ce match. 

 

Pour arriver au niveau où vous êtes, c’est à 6es à égalité avec Beaune, il y a un mano à mano avec nos amis viticulteurs qui n’est pas piqué des vers. On dirait que vous faîtes un chassé-croisé, que vous vous suivez main dans lmain pas à pas. Mais, pour en arriver là, il y avait peut-être des matchs que tu n’avais pas prévu d’aller gagner, où tu n’avais pas prévu de faire des résultats. Quels sont pour toi les matchs qui vous ont fait basculer  » du bon côté de la force  » ? 

 

Déjà, dès le départ, on a cette réception de Suresnes. Maintenant, on voit bien, on y est allé la semaine dernière, que c’est une équipe de la poule au niveau densité, intensité physique, vitesse d’exécution, qui m’impressionne le plus. Les matchs suivants Suresnes sont souvent compliqués parce qu’on a du mal à récupérer. On a essayé de jongler cette semaine par rapport à ça pour faire récupérer les mecs. Mais donc, la réception de Suresnes parce qu’on voit qu’ils sont allés faire match nul à Dijon, ils ont gagné à Vienne. Ca fait relativiser, ça valorise notre performance au match aller contre Suresnes à domicile où on avait fait une grosse, grosse performance contre cette très belle équipe. Et évidemment la victoire à Mâcon où, à la 60e il me semble de mémoire, Mâcon a le bonus offensif. Et, à force de caractère, on avait très, très bien préparé ce match, ça nous a permis de basculer et de faire vaciller cette belle équipe de Mâcon et d’aller gagner là-bas. Donc, c’est vrai que pour un promu, en évitant d’avoir la mémoire trop courte, au début de l’année, en annonçant le maintien, allez gagner à Mâcon qui est quand même une place forte de la Fédérale 1, ça a vraiment été un grand moment pour le groupe. Et puis, la victoire à Issoire en suivant dans un match terne, de bas de tableau de Fédérale 1 mais comptablement, on a pris des points à Issoire. C’est sûr que ce mois de Janvier avec trois déplacements, dont le premier très mal négocié à Villeurbanne devant une équipe de l’ASVEL qui n’a vraiment rien volé dans ce match, nous a permis de nous remettre en selle et d’aller gagner les deux déplacements suivants. Donc oui, le match à Mâcon qui a vraiment été fédérateur. 

 

On sait qu’en play-off, si d’aventure vous vous qualifiez en Du Manoir, et on vous le souhaite, l’apport du public est primordial dans ces matchs couperet. C’est souvent le petit détail qui peut faire basculer un match avec le supplément d’âme que ça amène. Avec le public que vous avez aux Grangettes, vous partez quand même avec un petit bonus dans la poche ? 

 

On ne se projette pas à ce point encore. Dans le mano à manoavec Beaune, moi je rajouterai Mâcon qui est juste derrière et qui a un calendrier très favorable pour finir. Nous, on a déjà perdu à Suresnes et il nous reste les 5 premiers à jouer. On ne se projette pas à ce point mais évidemment que le public des Grangettes pourrait être un atout indéniable. On a la réception de Beaune lors de l’avant dernière journée aussi. Donc, un public des Grangettes qui a prouvé l’année dernière, notamment sur les phases finales, qu’on pouvait compter sur lui et qu’on pourra compter sur lui si d’aventure, les phases finales se présentaient. Même dès dimanche, ça va être une belle journée, un beau match. Il faut profiter de ces moments qu’on n’a pas volé et on va en profiter à 200%. 

 

On sait que les supporters de Beaune et de Rumilly s’entendent très, très bien et même les deux clubs. La cruauté du sport veut qu’il n’y en aura qu’un des deux en Du Manoir. C’est quand même rageant, quitte à éliminer quelqu’un, j’imagine que vous préféreriez éliminer un club avec qui vous avez peut-être moins d’atomes crochus ? 

 

Les atomes crochus, je les laisse aux supporters. Nous, malheureusement, on ne fera pas de sentiment et eux non plus, j’en suis sûr. Là, ils sont partis en mode commando pour aller se qualifier, ils ont une très belle équipe. Nous, on a vraiment pas un calendrier favorable. On va déjà essayer de bien négocier le derby ce week-end qui va être très, très compliqué puisqu’ils se sont refaits la cerise la semaine dernière contre Dijon, qui est une très belle équipe aussi. Donc, on va essayer un peu de voir ce qu’on peut faire sur ce derby avec l’appui de notre public et après, on verra bien ce que ça va donner. On les reçoit sans oublier, je le répète encore une fois, Mâcon qui est juste derrière avec un calendrier favorable. On va vraiment compter sur notre public pour cette fin de saison qui nous le rend bien à chaque fois et je sais qu’ils seront derrière nous. 

 

On avait eu Michel Courtès de Fleurance qui nous avait dit que, s’il gagnait contre Blagnac et ils l’ont fait, il allait à Lourdes à pied. Il n’est pas allé de Fleurance à Lourdes, il n’est parti que de Bagnères de Bigorre, il a un peu triché. On a eu la semaine dernière Guy Laporte qui nous disait que si Graulhet battait Albi, il se saoulait quasiment toute la nuit. Toi, si tu bats Chambéry, tu fais quoi ? Tu nous montes le Mont Blanc ? 

 

Ce sont les entraîneurs, c’est ça ? 

 

Ou les présidents

 

Ce que je te propose, c’est d’appeler Frédéric Moine le président. Je pense qu’il saura relever des défis comme ça ou des paris sans aucun problème. Je ne vais pas lui proposer un pari sans lui en parler mais je lui en touche deux mots sans faute. 

 

L’ascension du Mont Blanc, ce ne serait pas mal ? 

 

Je lui laisse alors, je lui laisse sans problème (rires)

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

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