#Rugby – Fed1 / O.Regnier (Graulhet) : «On a montré qu’on était au niveau de la Fédérale 1.»

Le capitaine emblématique du Sporting Club Graulhetois (20-36), Olivier Regnier est revenu avec nous, sur la défaite des mégissiers lors du derby . Même si comptablement ce nouveau revers ne fait pas les affaires des Centres-tarnais. Les ingrédients et la détermination mise dimanche à Pélissou, seront pour le seconde ligne graulhetois, des recettes à réutiliser dans les âpres luttes qui les attendent pour la lutte au maintien. Olivier Regnier, pur produit de la formation rouge et noire, espère que les anciens de la « génération Abadie » présent lors de ce derby face au Sporting Club Albigeois, ont apprécié l’esprit de résilience affiché dimanche , véritable ADN d’un club au passé illustre.

Crédit photo Arnaud Bertrand

On est avec Olivier Regnier, le capitaine du Sporting Club Graulhetois, à froid une heure après ce match. On avait entendu Yohann Chateauraynaud vous exhorter à porter haut et fièrement les couleurs rouges et noires. Malgré la défaite, c’est chose faite ? 

 

Je pense qu’on a répondu présent dans l’engagement. C’est vrai que l’entame nous fait mal parce qu’on prend deux essais d’entrée et, au niveau du score, c’est assez lourd. Après, je pense qu’on a quand même répondu présent et qu’on a eu du répondant jusqu’à la fin. On n’a pas lâché. 

 

Il y a un autre derby qui arrive au mois d’Avril et celui-là va valoir son pesant de cacahuètes parce-que ça va être la dernière planche de salut pour aller chercher ce maintien ? 

 

Ce sera le derby contre Lavaur. Ce sera différent parce-que ce sera une autre opposition, on sait les qualités de Lavaur. Pour l’instant, on évite de trop regarder le classement, on joue match par match et on verra si ça se fera à la fin. Mais c’est vrai que le match de Lavaur sera très important, surtout le dernier match avant la fin de saison et on les recevra comme il faudra. 

 

A 17-0 au bout d’un quart d’heure, on pouvait se dire que vous alliez tout lâcher, un peu comme à l’aller au Stadium. Mais non pas du tout, petit à petit, d’abord au pied puis après dans le jeu, vous êtes revenus dans le match. Parfois, dans les défaites, on dit qu’il peut y avoir des défaites fondatrices. Il y a une âme qui peut être née de cette défaite ? 

 

On s’était dit de surtout ne rien lâcher. On savait que ça allait être compliqué, qu’on ne joue pas dans la même cour mais que, malgré le score, il fallait tout donner, qu’on pouvait prendre des points mais ne rien lâcher. On a voulu revenir un peu au pied en marquant 3 points, on leur marque un essai à l’aile donc, on a essayé de recoller un peu au score. A la mi-temps, on s’est dit que les choses n’étaient pas faites, qu’il fallait y croire jusqu’au bout. Après, comme je disais tout à l’heure, le score importe peu. Je pense qu’on s’est bien battu jusqu’à la fin et, même au niveau du score, je pense qu’on aurait pu rivaliser un peu plus. On a tout donné. 

 

En mêlée, on a souvent vu l’arbitre vous sermonner. Nous, on a parfois pas tout compris. Est-ce que tu peux nous expliquer un peu les éléments de langage ? 

 

On n’a pas tout compris non plus parce qu’il nous a souvent pénalisés nous. Je ne pense pas qu’il y ait eu trois mêlées de jouer. Il nous a souvent sifflés sur les mêlées un peu anticipées. Je pense qu’Albi nous avait bien étudiés là-dessus donc ils ont bien su nous contrer, avec un peu de vice. Mais, on n’a pas tout compris, ça, c’est un peu le point noir de l’après-midi parce-que, pour nous, la mêlée était un de nos points forts. Et c’est vrai qu’on n’a pas pu jouer nos ballons là-dessus donc, ça a été compliqué. 

 

On sait que Graulhet est souvent caractérisé par un pack, un gros paquet devant. On a vu des joueurs derrière, entre autres Nadialobo, qui va à 10 000. Celui-là, je pense qu’il doit y avoir quelques superviseurs qui le regardent du coin de l’œil ? 

 

Oui, il y a de la qualité, il y a de la qualité partout. C’est vrai que devant, on a des gars qui tiennent quand même la route et c’est vrai que derrière, il y a de la qualité aussi. C’est individuel mais il y a quand même de la qualité. On a des joueurs comme Soki qui arrivent à percer les lignes, qui créent des décalages. Je pense aussi aux frères Montbroussous, Jérôme et Alexis, qui font un bon match aujourd’hui, qui franchissent. On a montré qu’on était quand même au niveau de la Fédérale 1. C’est vrai qu’on n’est pas au niveau d’Albi mais, sur un match, on a pu rivaliser un petit peu. Mais la moindre erreur, on la paye cash, c’est compliqué. 

 

On sait que souvent, les anciens vous susurrent à l’oreille  » à l’époque, à l’époque, à l’époque « . On a vu un stade Pélissou qui était bien plein, il y avait une belle chambrée, un beau contexte de derby, ça chicaillait un peu dans les tribunes. Vous avez de quoi répondre aux anciens aujourd’hui ? 

 

Oui, ça fait plaisir de voir le stade plein. Jouer un derby contre Albi, moi, ça a été mon premier. Je n’ai jamais joué contre Albi donc ça fait toujours de l’émotion. Quand on nous rappelle l’époque, c’est toujours le Graulhet de l’époque. Nous, on répond avec nos armes. C’est sûr que ce ne sont pas les mêmes moyens, ce n’est plus le même sport mais ça fait toujours plaisir de voir autant de monde au stade et que ça suive. Et puis, même après la défaite, on a des félicitations après le match donc, ça fait quand même plaisir. Même si la victoire n’y est pas, avec la manière, on a prouvé. On s’est engagé, on a montré ce qu’on avait et les gens sont contents. Donc, ça fait plaisir. 

 

Et puis, l’époque comme je le disais, l’histoire d’antan, même si les temps ont changé, vous la gardez quand même chevillée dans la tête, vous savez d’où vous venez ? 

 

Oui, tout à fait. En plus, on était quelques-uns issus de la formation graulhetoise. Donc, je pense qu’on est un des rares clubs de Fédérale 1 où il y a autant de joueurs qui sont issus de la formation du club. Je pense que, sur le 15 de départ, on doit être 5 ou 6 à n’avoir connu qu’un seul club. On sait d’où on vient, on sait que le rugby a changé, le contexte a évolué, de sont des situations où c’est compliqué pour tout le monde et on sait d’où on vient. Le rugby à Graulhet est très important et les supporters nous le font ressentir parce qu’ils ne nous laissent rien passer. Mais, rien que quand on met l’engagement qu’on a mis aujourd’hui, ils sont contents et nous, ça nous rend heureux de les voir heureux. 

Propos recueillis par Loïc Colombié

Retrouvez l’itw audio d’Olivier Régnier lors de l’émission « Le MagSport – RadioAlbiges  » du 25 février 2020.

https://hearthis.at/radio.albiges/magsport-20-02-25/

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