#Rugby – Fed1 / B.Piffero (Blagnac) :«Aller, pourquoi pas, décrocher quelque chose de grand.»

Nous sommes allés à la rencontre de l’international canadien Benoît Piffero, joueur du Blagnac Rugby qui a participé à la dernière coupe du monde au Japon. Pour le talon des Caouecs,après avoir affronter les All Blacks et les futurs champions du monde Sud Africains en poule, le retour à la fédérale 1 fut loin d’être à contre cœur , tant l’ambiance du vestiaire Blagnacais et ses coéquipiers lui manquaient . Revenu avec des souvenirs plein la tête, Benoît Piffero s’est relancé dans une saison , les hommes du président Trey sans faire de bruit , confirment avec sérénité les beaux résultats de l’exercice précédent. Cornaqué par un staff de qualité , un certain Christophe Deylaud fait infuser l’intransigeance et l’exigence qui était la sienne sur un terrain, les Blagnacais s’interdisent rien, et surtout pas d’avoir de l’ambition. Focus sur un joueur, qui comme 90% de ses coéquipiers est pluri-actif, mais qui rêvent de faire trébucher les écuries pro au printemps, lors de playoffs Jean Prat qui réservent invariablement des surprises.  

 

Benoît, ça nous fait déjà grandement plaisir d’avoir un international de Fédérale 1, qui plus est, qui a joué la dernière Coupe du Monde au Japon. Pour toi, c’était ta seconde Coupe du Monde. J’imagine que tu es revenu du Pays du Soleil-Levant avec plein d’étoiles dans les yeux ? 

 

Oui, c’est sûr qu’en termes de résultats, ce n’était pas génial parce qu’on a eu la chance de se coltiner à la fois les Blacks et l’Afrique du Sud. Et on termine un peu en queue de poisson parce qu’on n’a pas pu jouer le dernier match. Mais la Coupe du Monde et le chemin vers la Coupe du Monde, c’est quasiment quatre ans de travail qui sont récompensés par la possibilité de faire des matchs comme ça et de jouer face aux Sud-Afs qui deviennent champions du Monde juste après. C’est sûr que c’est extraordinaire et on essaie d’en profiter et de le partager avec les copains qui sont restés à Blagnac. 

 

Tu te serais dit un jour que tu affronterais les Blacks ? Tu te l’étais imaginé dans tes rêves les plus profonds ? 

 

Non, pas du tout parce que ça n’a pas du tout été un défi. C’est à dire que, je savais qu’en étant né au Canada, j’avais la possibilité de jouer pour l’équipe du Canada mais je faisais mon bonhomme de chemin en France, d’Issoire où j’ai appris à jouer au rugby pendant 7 ans puis Clermont, puisque forcément, c’était la suite logique. Je n’étais pas dans l’esprit de porter un jour les couleurs du Canada mais plutôt dans le fait d’atteindre mon meilleur niveau qui était à ce moment-là Crabos, Reichel, Espoirs. Et après, c’est en allant en Fédérale 1 que j’ai reçu un petit coup de téléphone qui a un peu changé la destinée de ma carrière rugbystique. 

 

Le jour où tu as reçu ce coup de téléphone, tu as du au début être un peu éberlué ? 

 

En fait, le coup de téléphone dont je parle, ce n’est pas encore celui de l’équipe du Canada. C’est juste le coup de téléphone d’un gars d’un club dont a fait partie Mick James. Donc, à ce moment-là, c’est juste jouer au niveau club, pas d’argent, rien. C’était aussi à un âge, à 25 ans, où on a envie de voyager un petit peu. J’avais fait deux ans à Romans en Fédérale 1 et c’est là où on se dit  » on part « . A ce moment-là, je pense au rugby mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle je pars au Canada. Parce-que pour le coup, un an après et même si les choses se sont faites au fur et à mesure, quand je rentre à Blagnac, je reçois le coup de téléphone le lundi et il fallait que je parte deux jours après en Géorgie pour participer à la tournée et jouer la Géorgie. Donc là, ça a pris un coup d’accélérateur assez important. 

 

Pour nos lecteurs, tu es né à Montréal mais on sait que parfois, dans le rugby, il y a des joueurs qui jouent en sélection sans avoir de grosses attaches avec le pays. Toi, tu as de grosses racines au Canada et au Québec ? 

 

Non, j’ai des parents qui sont de Saint-Girons et de Toulouse donc, rien à voir avec le Canada. En 1987, ils sont partis vivre trois ans là-bas donc j’y suis né. Je n’y ai pas de famille, je m’y suis fait des copains an jouant là-bas et parce-que l’année que j’y ai passé a été assez extraordinaire. Mais je n’ai pas d’attache familiale au Canada donc c’est pour ça qu’à chaque fois, je n’étais pas en territoire inconnu mais je n’étais pas chez moi. 

 

Une fois que la Coupe du Monde est passée et que tu as goûté  » au caviar « , il a fallu revenir à la soupe quotidienne, c’est à la Fédérale 1. Le choc des cultures n’a pas été un peu dur, de revenir au train-train de la Fédérale 1 ? Même si vous avez de beaux objectifs avec Blagnac. 

 

Le caviar pas du tout parce qu’en fait, c’est extraordinaire le niveau de rugby quand on joue la Coupe du Monde. Le niveau est forcément élevé même si le Canada était quand même une petite nation. Mais malgré tout cela, je n’ai jamais retrouvé l’ambiance et l’état d’esprit que j’ai pu avoir dans le vestiaire de Blagnac. Donc, pour moi, ce n’était pas du tout une tare de revenir, bien au contraire. Il y a même eu un moment, parce-que ça ne s’est pas forcément passé comme j’en avais envie, où il me tardait de revenir avec les potes. Et ça ne m’a posé aucun souci d’atterrir mardi à 16h après 46h de voyage et d’être à l’entraînement le mercredi et de jouer le dimanche. C’est sûr qu’il y a moins de monde dans les tribunes, il y a moins de paillettes mais, il y a les copains. Et c’est quand même la raison pour laquelle on joue au rugby. Le plus dur, je dirai, ça a été de retourner au boulot le vendredi pendant que tous les autres mecs de la sélection ont pris un mois de vacances (rires). 

 

J’imagine bien. Ça devait piquer un peu ? 

 

Oui, c’est ça. 

 

Il y a une autre problématique, c’est que tu as fait la prépa avec le Canada, une prépa axée sur la Coupe du Monde. Quand tu es revenu du Japon, tu n’as pas eu de décalage physique avec tes coéquipiers de Blagnac qui eux, avaient une prépa spécifique pour ce championnat de Fédérale 1 ? 

 

Non, en fait, j’ai rattrapé assez rapidement la prépa physique. Quand je suis revenu en France, j’avais tellement envie de manger tout ce qui fait la richesse de notre pays que je me suis vite adapté (rires). Après, j’ai peut-être eu le côté inverse, où comme le disait Christophe Deylaud, je voulais en faire un peu trop et ce n’était pas forcément mon jeu. C’est après deux, trois matchs que j’ai repris le rythme et que je me suis remis en position de talonneur qui fait le job, qui fait avancer, qui est propre en conquête, ce que je n’avais forcément réussi à faire sur les premières parties. 

 

Rassure-nous, tu ne te prenais quand même pas pour un ailier ? 

 

Non, ça, c’est l’autre talonneur Julien Beziat qui le fait, moi, je suis plutôt au milieu du terrain (rires). C’est un clin d’oeil

 

Cette saison du Blagnac Rugby, elle est dans la continuité de la saison dernière. L’année dernière, vous aviez un peu surpris tout votre monde, maintenant, cette année, vous êtes en train de confirmer avec entre autres la belle victoire à Tarbes vendredi dernier qui a permis de prendre une petite marge par rapport aux Ours Tarbais dans la qualification au Jean-Prat ? 

 

Oui, c’est sûr. Je crois que cette année, on a 12 victoires en 13 matchs, on a une seule défaite et c’était contre Albi. Malgré cela, ils sont devant nous assez significativement parce qu’ils ont réussi à prendre beaucoup plus de bonus que nous. Donc, globalement, c’est plutôt une bonne saison. On ne va pas du tout se plaindre, on ne va pas faire la fine bouche même si, à l’intérieur du groupe, on n’est pas pleinement satisfait parce qu’on sait qu’on peut jouer encore mieux. On peut encore se faire plus plaisir sur le terrain et j’ai envie de dire qu’on n’a pas encore de match référence où on a vraiment réussi à dominer la rencontre de la tête et des épaules, en défense, en conquête ou en attaque. On avait fait une belle perf notamment à Saint-Sulpice-sur Lèze, on avait quand même maîtrisé à l’extérieur. 

 

Et puis, il faut y aller à Saint-Sulpice

 

Et il faut aller y gagner, oui, Albi a perdu là-bas. Après, l’apprentissage de la Fédérale 1, nous, ça fait quand même quelques années qu’on se la tape donc, on sait ce qu’il faut faire et aussi ce qu’il ne faut pas faire quand on va là-bas. Là où on est satisfait, c’est que vendredi, on a vu une belle équipe de Tarbes en face et, pendant 40 minutes, on a récité un peu ce qu’on s’était dit à savoir maîtrisé la conquête, occuper le jeu,on a occupé le terrain super efficacement, on a eu une grosse défense. Et même si la 2e mi-temps n’était pas forcément du même acabit, c’est un peu normal puisque, psychologiquement, on savait qu’on était devant. Et je retiens aussi cette dernière action où on les fait reculer en défense de 30 ou 40 mètres voire plus avant d’obtenir une pénalité qu’on tape en touche parce qu’il n’y avait plus rien à gagner. Donc oui, on est dans la continuité et maintenant, le but ça va être de, pourquoi pas, aller un peu plus haut que l’année dernière ? 

 

L’exploit que vous avez aussi réalisé, c’est que cette équipe tarbaise est réputée depuis des années pour sa mêlée. Et, que ce soit à l’aller à Argelès ou à Trélut le week-end dernier, vous les avez pris sur leur secteur fort qu’est la mêlée. Ca, ce n’était pas une mince affaire ? 

 

Non, ce n’était pas une mince affaire parce qu’en plus, comme je l’ai dit tout à l’heure, ils avaient fait une belle performance contre Saint-Sulpice la semaine passée. Après, on connaissait nos force puisqu’on a deux, voire plus, 1ères lignes complètes. Là où Tarbes pêchent un petit peu, c’est qu’ils ont deux bons piliers, Duny et Marmoiton, mais derrière, ils ont des joueurs qui ne jouent pas beaucoup, sans dire qu’ils sont mauvais mais, de ce qu’on peut voir depuis le début de la saison. Et nous, on avait décidé d’entreprendre un travail de sape d’entrée pour miser sur ce secteur, les priver de bons ballons, avoir pourquoi pas des pénalités. Honnêtement, on ne pensait pas avancer comme ça dès la première mêlée. Mais ça, c’est aussi le gros travail de tout le paquet d’avants et de nos piliers, Jean-Baptiste Martin et Thomas Lebrequier, qui marchent sur l’eau depuis le début de la saison. Donc, tout le monde en profite et c’est vrai que, gagner un match, c’est très bien mais, pour unpremière ligne, avancer en mêlée, c’est mieux. 

 

Tu nous parlais de cette équipe de Blagnac où il te tardait de revenir parce qu’il y a une âme dans ce groupe. On sait aussi qu’il y a un projet à Blagnac,  » Cap 2022 « , un projet porté par Benoît Trey et bien sûr par le manager Christophe Deylaud. Tu te sens pleinement investi dans ce projet ? Tu as envie de continuer l’aventure jusqu’en 2022 pour essayer d’aller au bout de vos rêves ? 

 

Oui, bien sûr, nous, on est plus qu’au courant de ce projet-là, on sait où on a envie d’aller. Mais je crois qu’au niveau des joueurs, on a quand même cette envie de ne pas trop s’en mêler. On a envie d’atteindre notre meilleur niveau collectif et individuel et prendre un maximum de plaisir. Alors, c’est vrai que nous, le projet  » Cap 2022  » nous tient à cœur mais ce qui nous tient quand même le plus à cœur, c’est de performer sur le terrain, de faire en sorte que le projet existe à travers nous. Parce-que, si on était derniers de poule, je pense que ça ne serait pas aussi facile à promouvoir. Mais nous, dans l’ensemble, sans dire que les entraîneurs entraînent, que les joueurs jouent et que les dirigeants dirigent, on est un peu dans cet état d’esprit où vraiment, on est focalisé sur le terrain. Et bien sûr, plus on va haut, plus on va avoir cette envie de se challenger et d’aller voir ce qui se passe. 

 

Et ce groupe ? Tu as l’impression qu’il est maintenant arrivé à maturité ou qu’il a encore une marge de progression ? Parce qu’on se rappelle de Benoît Trey cet été qui disait :  » le meilleur recrutement que j’ai fait cet été, c’est de garder 85 à 90% du groupe ? « 

 

Oui, c’est sûr parce-que des bons joueurs, il y en a, dans toutes les équipes qu’on affronte les week-ends, il y en a. Maintenant, des joueurs qui vont venir à Blagnac, il faut que ce soit non seulement des bons joueurs sur le terrain mais en plus, des bons joueurs dans l’état d’esprit, que ce soit des gens qui viennent pour adhérer à un groupe qui est quasiment inchangé depuis quelques années. Je crois qu’on a encore la possibilité de monter d’un cran. Je le disais tout à l’heure, on a fait des performances l’année dernière à Narbonne par exemple lors des deux matchs. Même si on a perdu Romans, on a réussi une sacrée perf. 

 

Surtout la demi-finale retour où vous avez quand même vraiment renversé la table. Tout le monde pensait que c’était plié et vous quand fait même fait trembler VRDR ? 

 

On prend du plaisir à ça, dans le sens où on est conscient d’être un peu la surprise parce-que, même si nous les joueurs, on n’aime pas trop le mettre en avant, on travaille tous. On a un pro mais tout le reste est pluriactif, on croise le fer avec des équipe qui elles, sont entièrement professionnelles comme Tarbes. Et nous, ça nous plaît de nous dire que malgré le fait qu’on ne se concentre pas à 100% dans notre sport, on arrive quand même à titiller les plus gros. Et on a envie de continuer à le faire, notamment en phases finales. C’est vrai que la victoire à Tarbes ce week-end nous fait distancer un petit peu nos concurrents mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas rester lucide jusqu’à la fin. On a vu des matchs pièges, je pense aux matchs à Fleurance, à Pamiers, à Bagnères ce week-end donc, on ne va pas se relâcher. Mais oui, on a encore la possibilité de passer un cap mais, comme le dit Christophe, c’est petit à petit. On grandit et on verra à mi-avril où on en sera. 

 

Si vous deviez décrire la patte Christophe Deylaud en termes de management en quelques mots, vous diriez quoi ? 

 

C’est toujours plus. Toujours plus pas dans la quantité mais dans l’exigence. C’est une rigueur qu’il nous impose en permanence et qui fait qu’on arrive à prendre du plaisir sur le terrain parce qu’il y a cette volonté-là de tout maîtriser. Il nous fait profiter de son passé comme nous on profite aussi des compétences d’Eric Escribano et Romain Fuertes qui font aussi partie du staff. Et je dirai aussi un peu la folie par rapport à Christophe parce-que je me rappelle qu’à tous les objectifs qu’il nous donne en début de saison, on se dit  » il est fou, ce n’est pas possible, on n’y arrivera jamais « . La première année, c’était 5 défaites maximum et on avait perdu 4 fois. Ne perdre que 4 fois, c’était déjà extraordinaire et on s’était tous dit à la fin de l’année  » ça ne nous arrivera plus « . Et puis on continue, je crois que l’an dernier, on en a perdu 4, 3 ou 4, dont le dernier en phases régulières. Et cette année, on s’était mis un objectif encore plus haut et on s’est dit  » mais il est fou, on ne va jamais réussir à le faire « . En fait, il nous fait rendre la folie normale. 

 

C’est ce qu’on appelle un fou génial ? 

 

Oui mais c’est ça. Et puis, niveau qualité rugby … 

 

Il n’y a pas photo ? 

 

Voilà, vous savez très bien ce qu’il a été en tant que joueur et en tant qu’entraîneur. Donc nous, on est conscient que sans lui, ce serait différent et on essaye de profiter au maximum de l’avoir à nos côtés pour aller, comme je l’ai dit, peut-être le plus loin possible. 

 

Tu es passé dans un autre club de Fédérale 1, Castanet qui, il y a moins de 10 ans, arrivait parfois à jouer les hauts de tableau en play-off, en phases finales. On se souvient d’une demi-finale face à Colomiers. Là, ils ont quasiment un pied en Fédérale 2. Quand tu vois ces clubs qui, il y 5, 6, 7 ans jouaient le haut du tableau et qui, maintenant, jouent le maintien, qu’est-ce que tu en penses ? Comme Lavaur qui, il y a deux ans, était champion de France de Fédérale 1 et qui, aujourd’hui, se bat pour sa survie en Fédérale 1 ? 

 

Moi, ça me rend un peu triste. J’ai toujours des amis dans le club, j’ai joué avec l’entraîneur Eric San Vincente. Je m’entends vraiment très bien avec l’ancien capitaine qui aujourd’hui leur file un coup de main sur la touche, Quentin D’Aram De Valada. C’est vrai que c’est déplaisant de voir que le club de Castanet n’a pas réussi à profiter des résultats qui ont été les siens il y a quelques années où il avait aussi profité d’avoir un groupe d’une très grande qualité pour non seulement proposé un jeu hyper agréable, parce-que savait que Castanet, c’était le jeu à la main. Ca s’est un petit peu étiolé au fil des années. Ils avaient aussi un très bon entraîneur en la personne de Thierry Fossat, des joueurs qui ont quitté le navire pour des questions d’âge ou autres. Et ça a été dur de rivaliser avec des clubs de la région qui, ne serait-ce que financièrement, proposent forcément plus. Quand on arrivait à attirer de jeunes joueurs de Colomiers, du Stade, etc à Castanet il y a quelques années, aujourd’hui, ces joueurs ne vont plus forcément à Castanet. Donc, ils en subissent un petit peu les conséquences et il y a aussi le fait qu’ils tombent dans une poule qui est hyper relevée, où ils font énormément de déplacements. C’est pour ça que je me réserve un petit peu parce-que je ne sais pas si nous, on aurait réussi à faire pareilles performances dans cette poule-là. 

 

Oui, c’est la poule de la mort. 

 

Oui, il n’y a jamais un week-end de repos. 

 

Cette poule est un ruck géant

 

Exactement. Ce n’est pas forcément un cadeau qu’ils ont eu de la part de la Fédé. J’espère en tous cas qu’ils s’en sortiront si ce n’est pas sportivement, au moins administrativement. Mais en tous cas, il y a beaucoup de respect entre les deux clubs de Blagnac et de Castanet et j’espère avoir encore des derbys dans les années à venir. 

 

On est dans la période des vœux. Pour l’année 2020, on va te souhaiter qu’à minima, vous fassiez aussi bien que l’année dernière c’est à dire une demi-finale de Jean-Prat ? 

 

Oui même si, encore une fois, si on tombe contre plus forts que nous comme l’année dernière, ce sera le rugby. Pour récompenser ce groupe et ce club, ça serait quand même une super aventure que de pouvoir aller, pourquoi pas, décrocher quelque chose de grand. Même si on n’a pas la montée derrière, à nous aussi de mettre les ingrédients pour aller chercher. Parce qu’il ne suffit pas de le dire, il faut aussi oser. 

 

On viendra voir au mois de Mai si vous êtes au rendez-vous et on te souhaite le meilleur avec les Caouecs Blagnacais

 

Merci beaucoup et avec grand plaisir

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

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