#Rugby – Fed1 / Un homme, un match : Albi – Pamiers (Y.Revaillier):

Aujourd’hui, le Mag Sport Radio Albigès est en compagnie d’un homme pas du tout inconnu, issu d’une famille toute aussi connue. J’ai l’honneur de recevoir Yannick Revailler, que l’on va dissocier de son frère et surtout de son père.

 

On est donc dans le cadre de la série  » Un homme, un match « . Le SCA reçoit Pamiers ce samedi et il se trouve que vous avez joué un Albi/Pamiers en 92/93, ça ne date pas d’aujourd’hui. Le 28 Mars 93, Albi accueillait Pamiers et avait gagné 22 à 14. Est-ce que vous vous souvenez un petit peu de ce match ? 

 

Honnêtement non, pas trop, c’est loin (rires). Je me rappelle les avoir joués 3 ans après où ça avait été très, très chaud mais 92, je ne m’en souviens pas. 

 

Vous disputiez cette année-là le groupe B1 en poule 3 et vous aviez été reversé sur la Coupe avec ces Apaméens qui étaient d’ailleurs sortis premiers de cette poule de 4. Mais vous aviez quand même gagné 22 à 14 avec deux essais de Denardi et Bacca plus trois pénalités de Xavier Rieuneau. Par contre, ce qui était notable sur ce match, c’est qu’il y avait en face la présence d’un certain Claude Spanghero. Est-ce que vous vous en rappelez un petit peu ? 

 

Là, oui quand même, parce-que j’ai eu la chance de le connaître par rapport à mon père. Donc, c’est un personnage que je connaissais bien avant de jouer contre lui. Et c’est clair que c’était un honneur de jouer contre un mec comme ça même s’il n’était pas jeune. 

 

Oui, c’est sûr qu’il n’était pas jeune pour le coup. Au retour, vous aviez pris 29-9 à Pamiers mais par contre, sur le match aller à Albi, les entraîneurs Henri Bethuing et Christophe Roussel ont annoncé qu’ils n’entraîneraient plus le SCA. Vous vous souvenez de ce passage-là ? 

 

Oui, je me rappelle qu’ils nous avaient annoncé qu’ils ne continueraient pas la saison d’après. 

 

C’était leur 3e année

 

Moi, c’est l’année où je suis arrivée donc, je n’ai été entraîné qu’un an par eux. 

 

Vous étiez en provenance de quel club ? 

 

J’arrivais de Graulhet où, à l’époque, on ne m’avait pas gardé. Et c’est Albi qui m’avait récupéré gentiment. Mon cœur est albigeois, parce qu’à ce moment-là, c’est Louis Barret qui était président, il était venu chercher un Graulhetois et à l’époque, cela ne se faisait pas trop. 

 

C’est vrai qu’il y avait une rivalité qui n’était peut-être pas trop saine

 

Oh oui ! Je me rappelle très bien, j’ai fait plusieurs matchs en groupe A et on m’avait trouvé ingérable. Mais Albi a su me gérer sans souci. C’était peut-être l’école graulhetoise qui ne me convenait pas, je pense. 

 

On va revenir un peu sur votre famille. Votre père, Daniel, international bien sûr, a fait des garçons de qualité. On pense donc à vous Yannick, Jean-Philippe, Jordy. Combien êtes-vous de frères ? 

 

On est tous les trois. 

 

Donc, je les ai tous cités, je n’ai pas été mauvais sur le coup. 

 

Exactement (rires)

 

Si vous dîtes que votre cœur est albigeois, quel regard portez-vous sur le SCA aujourd’hui ? A l’époque bien sûr, vous étiez purement amateurs, maintenant, c’est du pro. Est-ce que vous les suivez toujours ? 

 

Oui, bien sûr, je suis leurs résultats en espérant qu’ils retrouvent au moins la Pro D2. Une ville comme Albi le mérite. 

 

Vous avez suivi un peu les derniers matchs des phases finales l’an passé ? 

 

Oui, je les ai suivis l’année dernière. 

 

Et qu’en avez-vous pensé sur le fond ? 

 

C’est une belle équipe mais c’est vrai que pour nous, les anciens, ça manque un peu de mecs du cru mais c’est un nouveau rugby. On avait plus de facilités, là, c’est plus dur. 

 

Oui, ça vient forcément de plusieurs horizons. 

 

Oui, alors que, quand moi j’étais à Albi, c’était du Tarnais qui jouait. 

 

Des joueurs de la formation ? 

 

Voilà, c’était de la formation, c’était du cru, un autre rugby. Mais, je les suis et je suis très content pour eux. 

 

La question classique à tous les anciens joueurs que j’interroge : que devenez-vous ? 

 

Maintenant, je suis en Corrèze. J’ai acheté un bar/hôtel/restaurant à Chirac-Bellevue, entre Brive et Montferrand. 

 

Mon petit doigt me dit que vous avez aussi travaillé sur Lourdes ? 

 

Oui, j’y ai tenu une pizzeria il y a sept ans. Et si vous voulez une anecdote, ma compagne est la maman de Teddy Iribaren

 

J’allais y venir parce-que je le savais, vous devez vous régaler. Vous montez au Racing de temps en temps ? 

 

Oui, j’y suis allé, il nous invite tout le temps. Je suis allé à Brive quand il est venu avec le Racing. C’est pour ça que je suis toujours dans le rugby, je suis ses prestations qui pour l’instant sont excellentes (rires). 

 

Oui, c’est vrai. Est-ce que vous échangez aussi sur les méthodes d’entraînement même si, bien sûr, cela n’a rien à voir avec avant ? Vous devez trouver que c’est assez contraignant pour lui, non ? 

 

C’est clair que c’est une vie de fou, c’est vraiment impressionnant et à tous les niveaux. Ce sont des mecs qui s’entraînent 2, 3 fois par jour au Racing. Je ne sais pas si c’est comme ça ailleurs mais c’est impressionnant. 

 

Là, c’est le haut-niveau, le top du tout. Avec la Coupe d’Europe, la Heineken Cup, forcément il du haut niveau. 

 

Quand on l’appelle, il sort toujours de l’entraînement ! (rires). 

 

Est-ce que vous pensez qu’il peut peut-être accéder à l’Equipe de France ? 

 

Franchement, je ne dis pas ça parce-que c’est son fils, mais je pense qu’il fait partie des 3, 4 meilleurs, en ce moment. Pour moi, il a un coup à faire. 

 

Mr Revailler, on va vous remercier pour votre disponibilité. On transmettra votre bonjour à tous vos anciens, Eric, Papass, Caladen, etc, vos collègues albigeois d’avant. 

 

Ce ne sont que de bons souvenirs. C’est vraiment le club où j’étais le mieux et de loin. Un grand président, Mr Louis Barret, à qui je dois beaucoup.

 

Propos recueillis par Didier Revellat

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s