#Rugby – Fed1 / P.Armengaud (Graulhet): «Ça va être un match de combattant!»

Nous sommes allés à la rencontre du 3e ligne du Sporting Club Graulhetois, Paul Armengaud pour lui demander son sentiment sur sa 1ere saison chez les mégissiers et la défaite à Oloron (30-10) dans un match capital pour le maintien. L’ex Albigeois, nous parle aussi du « Big Derby Tarnais » contre l’ASV Lavaur qui se déroulera ce week-end au stade Pelissou. Un match qui risque d’être une bataille de tranchées entre deux équipes qui jouent leur peau en fédérale 1. Mais malgré les enjeux déterminants qui les attend , Paul Armengaud n’en oublie son club formateur, le Sporting Club Albigeois qu’il espère voir remonter en Pro D2.

 

Crédit photo Arnaud Bertrand – SCG

 

Paul, se jouait ce Week-end un match un peu à la croisée de chemins Sporting Club Graulhetois en terres béarnaises, une terre qui, comme on dit dans le jargon qui respire, qui transpire, qui pue le rugby. Vous y êtes allés avec de grosses ambitions, ça a tenu une mi-temps puisqu’à la pause, il y avait 11-10 pour Oloron. Mais la seconde mi-temps a été un peu de trop ? 

 

Oui, la seconde mi-temps a été de trop. C’est vrai qu’on fait une bonne première mi-temps, on arrive à marquer juste avant la pause pour revenir à 11-10 mais on avait fait beaucoup de fautes donc c’était un peu cher payé. On a eu de la chance de finir à un point à la mi-temps donc on s’est dit qu’il fallait bien reprendre à la seconde pour les faire douter jusqu’au bout. Mais deux, trois erreurs en début de seconde mi-temps ont fait qu’ils ont marqué deux essais coup sur coup. Je pense que ça nous a mis un coup sur la tête comme c’était un match avec un gros enjeu. On a bien réagi dans les 15 dernières minutes en essayant de leur enlever l’essai du bonus mais on n’a jamais réussi à marquer. Donc oui, c’est dommage. 

 

Pour toi, quels sont les ingrédients qui ont manqués ? Quels sont la clé et le tournant du match ? 

 

La clé du match est surtout le début de la deuxième mi-temps où on fait deux, trois erreurs qui font qu’on prend un essai en compte et on se démobilise totalement. C’est dommage parce qu’on les a bien gérés en mêlée. 

 

Jean-Christophe Bacca et Philippe Oro ont eu quels mots auprès des joueurs à l’issue de ce match ? Ils ont bien sûr du vous dire de ne pas tomber dans le fatalisme puisqu’une saison n’est jamais finie jusqu’à la dernière seconde. Mais, il devait quand même y avoir un certain abattement dans le vestiaire graulhetois 

 

Oui, c’était compliqué surtout que c’était un peu à l’image de la saison. On fait souvent une bonne mi-temps à l’extérieur et la seconde ne nous est jamais trop favorable. Donc, évidemment, on était déçus surtout qu’on attendait un peu ce match pour se relancer après le match nul à Bagnères. On va avoir une semaine de travail pour préparer la réception de Lavaur. 

 

En parlant de Lavaur, c’est le big derby. C’est même pour vous, Graulhetois, un derby plus important que contre Albi puisque vous avez l’habitude de jouer contre des équipes de Lavaur, que vous côtoyez en Fédérale 1 depuis très, très longtemps. Et ça va être un derby de la mort, de la peur du maintien ? Lavaur 24 points, Graulhet 18 points, ce sont deux équipes tarnaises qui sont quand même avec le couteau sous la gorge ? 

 

Pour ma part, ce sera mon premier à Graulhet donc on va déjà essayer de faire un meilleur match qu’à l’aller où on avait quand même pris 40 points, ça, il ne faudra pas l’oublier, et ce, même si on avait fait une bonne première mi-temps et qu’on menait à la pause. Il faudra bien travailler cette semaine pour la réception qui est cruciale autant à Graulhet qu’à Lavaur. 

 

Il y aura le bouillant public de Pélissou qui va pousser. J’imagine aussi que le stade risque d’être comble pour ce derby ? 

 

Oui, on espère qu’il y aura du monde pour nous encourager, pour essayer d’arracher la victoire contre une belle équipe de Lavaur. 

 

Et aussi, bien maîtriser le money-time, les dernières minutes ? Parce qu’à l’extérieur, c’est la seconde mi-temps qui est rédhibitoire, à domicile, ce sont souvent les 5 dernières minutes ou les arrêts de jeu qui sont un peu le moment clé du Sporting Club Graulhetois 

 

C’est vrai que, que ce soit Mauléon ou Bagnères à la maison, on se tue un peu le match dans les cinq dernières minutes. Donc, il faut être appliqué de la 1ère à la 80e et faire le moins de fautes possibles parce-que, contre Bagnères, on a fait beaucoup de fautes. Donc là, il faudra faire le moins de fautes possibles. 

 

On va maintenant parler un peu de toi. On le sait, tu arrives du Sporting Club Albigeois. Tu as fait les espoirs, tu as quasiment tout fait avec le SCA. Tu as un peu commencé à toucher la Fédérale 1 du doigt avec le groupe pro sous la férule d’Arnaud Méla, Jérémy Wanin ou Romain Lalliard. Cette année, tu es parti à Graulhet pour vraiment sauter dans le grand bain de la Fédérale 1 avec deux anciens albigeois, Philippe Oro et Jean-Christophe Bacca. Après six mois d’usage, tu ne regrettes pas ce choix ? 

 

Non, je ne regrette pas, déjà parce-que je joue tous les week-ends donc, c’est positif. J’engrange du temps de jeu et je me régale aussi dans cette équipe. Même si c’est compliqué, je prends beaucoup de plaisir et pour l’instant, je suis content de mon choix. 

 

J’imagine que le fait que Jean-Christophe soit le coach a dû aussi être déterminant dans ton choix en début de saison ? 

 

Oui, complètement parce-que je le connaissais un peu, il venait nous voir en espoirs. Donc, c’est vrai que j’ai dit oui de suite quand il me l’a proposé. Ça a été déterminant dans mon choix. 

 

On sait que tu as aussi le cœur jaune et noir puisque tu as passé de longues années au Sporting Club Albigeois. Mais, si tu devais faire un petit jeu des comparaisons entre Albi et Graulhet, quelle est la différence entre ce rugby pro et ce rugby amateur ? 

 

Déjà, ce sont les entraînements le soir. Moi, je suis à la fac donc ça va mais pour les gars qui bossent, c’est vrai que c’est parfois compliqué d’être concentré. On finit des fois très tard, il fait un peu froid l’hiver mais après, il y a toujours l’ambiance du rugby, ça, ça ne change pas d’une équipe à l’autre. Donc, c’est juste le fait de s’entraîner le soir après le boulot, c’est compliqué pour certains. 

 

Et puis, quand tu vis dans le rugby amateur, tu reviens aussi aux bases du rugby, à ces valeurs sempiternelles dont on parle tant ? 

 

Oui, c’est sûr. Après, pour l’avoir vécu l’année dernière en espoirs om on était une bande de copains, je le ressens aussi cette année à Graulhet. On s’entend tous bien, on passe du temps ensemble en dehors du rugby donc c’est cool. 

 

Une autre question qui concerne le Sporting Club Albigeois : on voit que cette année, ils font une saison quasiment pleine mis à part l’accroc à Saint-Sulpice-sur-Lèze. Tu me réponds par oui ou par non, cette année, pour toi, on va aller la décrocher cette Pro D2 ? 

 

Oui, moi je pense que oui. Après, comme moi je suis supporter maintenant, j’espère de tout cœur qu’ils monteront en Pro D2. Mais je pense que cette année, c’est la bonne. 

 

Quel est l’état d’esprit, le mot d’ordre pour aller défier, tout en les recevant puisque ce sera à Pélissou, les Vauréens 

 

Il va falloir être présent de la 1ère à la 80e et ne rien lâcher. Je pense que ça va être un match de combattants. Ca ne va pas être du beau rugby mais je pense que ça va être un match de combattants. 

 

Ca va être la guerre aux quatre coins du terrain ? 

 

C’est ça. (Rires)

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s