#Basket – N2 / D.Bezin (US Carmaux) : Le Guy Roux du Carmausin.

 

Nous sommes allés à la rencontre de Daniel Bezin, le président de l’US Carmaux Basket, un des Poumon sportif de la cité minière

 

Crédit photos DDM

 

Daniel Bezin, vous êtes donc le président du Carmaux Basket et, entre autres, des Gazelles carmausines qui sont l’étendard du basket tarnais féminin. Quoi de neuf sur les parquets cette année en terre carmausine ? 

 

Quoi de neuf sur les parquets ? Déjà, merci de m’accorder ce petit moment très apprécié de notre part pour essayer de faire vivre Carmaux sur votre antenne. Tout d’abord, Carmaux est en bonne santé. A ce jour, nous avons 210 licenciés donc, une petite augmentation par rapport à l’année dernière. Nous avons toutes les équipes engagées en championnat, que ce soit du baby jusqu’au U17, seniors 3, seniors 2, seniors 1, nous sommes complets à tous les étages. 

 

Ce club de Carmaux Basket est un club qui respire la vitalité ? 

 

C’est, si on veut, un club qui respire la vitalité. Vous me faîtes sourire quand vous dîtes ça. Peut-être que, vu de l’extérieur, avec les articles dans les journaux, oui, on a de la vitalité. Mais, un club reste toujours un souci en permanence. Il y a toujours des soucis en permanence, la vitalité, il faut vraiment aller la chercher et essayer de faire vivre le club du mieux possible. Ce n’est pas simple du tout, croyez moi. 

 

L’année dernière, vous étrenniez une nouvelle division pour vos gazelles. Les débuts ont été en fanfare puisque votre objectif initial, le maintien, a été acquis ? 

 

Oui, comme vous m’avez appelé l’année dernière, le Guy Roux du Carmausin (rires). Et cette année, je vais encore être le Guy Roux du Carmausin puisque l’objectif va être le maintien. Je ne vous cache pas qu’avec l’apport de deux joueuses étrangères, une américaine et une malienne, nos ambitions ont été revues à la hausse. Rien n’est encore perdu parce-que ces filles ont tardé à arriver, à cause de l’administration française quant à leur situation. Ce n’est pas simple de faire venir une étrangère dans une petite ville, ça, je vous l’assure. Ça a été un cheval de bataille énorme. 

 

Vous allez pouvoir échanger avec le président Espié du foot féminin qui a rencontré les mêmes problématiques ? 

 

Exactement, nous avons rencontré les mêmes problématiques que le président Espié et dieu sait qu’il nous a bien aidés dans ce domaine pour aboutir sur les dossiers et je l’en remercie encore. 

 

C’est bien qu’il y ait aussi de la transversalité entre les sports et entre les villes tarnaises. Entre Carmaux et Albi, les liaisons n’ont pas tout le temps été adéquates. C’est bien de voir que, de nos joueurs, entre le Carmausin et l’Albigeois, on marche main dans la main ? 

 

Exactement ! Et puis, vous savez, je suis à la tête d’un club de Carmaux qui me tient à cœur parce-que j’ai appris à les connaître mais je suis quand même albigeois. Donc, j’habite Albi, je suis un président carmausin à 100 à l’heure. Je veux dire que je ne fais pas de différence entre Albi et Carmaux. J’ai beaucoup d’amis sur Albi, j’ai beaucoup d’amis sur Carmaux donc, les guéguerres de villages, je pense que c’est terminé. Chacun avance à sa façon, j’ai demandé des conseils, j’en tire les meilleures bénéfices. Je suis à l’écoute de beaucoup de monde, ça me permet de réfléchir et de faire beaucoup de choses. 

 

Chez les filles, avec cette nouvelle saison, il y a eu un mercato comme vous l’annonciez. La mayonnaise doit prendre et les débuts ont quand même été un peu moins flamboyants que ceux de l’année passée ? 

 

Exactement. Disons qu’on a la même équipe que l’année dernière à part une étrangère qui est partie sur Limoges et qui a été remplacée par l’américaine et la malienne. 

 

Une joueuse qui part à Limoges, dans le basket féminin, c’est quand même une reconnaissance pour vous ? 

 

Oui, c’est une reconnaissance. 

 

C’est quand même un club phare du basket français ? 

 

Pardon, ce n’est pas Limoges, c’est Brive. 

 

Ce n’est pas tout à fait la même chose. 

 

Donc, Aïsha est partie à Brive et elle a été remplacée par deux étrangères. Sur le papier, on a une équipe vraiment plus forte que l’année dernière. Parce qu’en ayant perdu Aïs ha et en ayant renforcé la ? (4.21) et l’intérieur par ces deux filles, on est nettement plus forts que l’année dernière. On a un début difficile mais je ne mets pas en doute les filles. Je pense qu’il faut finir la fin de l’année le mieux possible et après repartir sur l’année 2020 sur des chapeaux de roue pour accrocher quelque chose d’intéressant. 

 

Pour faire un finish tonitruant ? 

 

Voilà, exactement, une remontada comme on l’appelle maintenant. Parce qu’on a une équipe très compétitive et on avait un bon coup à jouer cette année parce-que la poule est pratiquement la même que l’année dernière. Elle n’est pas plus forte par contre, nous, on est plus fort et on avait un coup à jouer. Ça aurait peut-être été la surprise. Je ne vous cache pas qu’on est plusieurs à avoir pensé qu’on pouvait atteindre les play-offs pour la montée en Fédérale 1. Mais rien n’est encore perdu malgré le classement qui est là mais ça se tient à deux victoires de plus et ça y est, on est dans les 4 premiers. 

 

Donc, l’espoir est toujours de mise en terres carmausines. J’ai eu écho qu’il y avait eu un peu de réaménagement dans le staff. Le coach principal qui était depuis de nombreuses années le porte-drapeau du basket carmausin a pris un peu de recul ? 

 

Oui, Philippe a pris un peu de recul. Comme il le disait dans la presse, il était fatigué, ça lui prenait la tête, ça le mettait en danger au niveau familial et professionnel donc, il a préféré prendre un peu de recul. Il reste toujours au club, et dieu sait que je l’en remercie car nous l’utilisons dans un autre domaine qui va être très porteur C’est André, son assistant, qui prend la relève. C’est un ancien joueur professionnel qui a joué à haut niveau et qui connaît très bien le basket et en qui j’ai une entière confiance puisque je l’ai fait venir. S’il est là, c’est que j’avais confiance en lui. 

 

Une transmission tout en douceur, en interne ? 

 

Tout en douceur, exactement. Maintenant, il ne reste plus que ? (6.28). Ce ne sera pas facile mais j’y crois. 

 

On parle beaucoup des féminines parce-que c’est le joyau de la couronne du basket carmausin. Mais, tout autour, il y a d’autres équipes, il y a d’autres catégories, entre autres, les jeunes. Un petit tour d’horizon de l’entièreté du club ? 

 

Les jeunes démarrent de U9 à U17. On a toutes ces équipes engagées, on a des équipes en région et au niveau départemental. Il y a plusieurs niveaux en région, Niveau 1, Niveau 2, après, vous avez l’Occitanie. Au niveau des jeunes, on travaille, on fait de la formation pour justement garder nos jeunes chez nous pour qu’ils ne partent pas ailleurs et étoffer l’équipe 1 garçons et l’équipe filles. Parce qu’à long terme, le but n’est pas d’aller chercher des étrangers, des filles à l’extérieur. Si on a des filles de chez nous, c’est plus simple aussi pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions. 

 

Quelle est va être la date de prise de rendez-vous dans votre chaudron carmausin ? On sait qu’on y mange bien aussi lors des repas d’après-match. Quel est le prochain rendez-vous ? 

 

C’est le jour du Téléthon, le 7 Décembre. On reçoit les Landaises, le Basket Landes en lever de rideau cette fois-ci des garçons. 

 

Il y a un côté un peu rugby avec les landaises. Il risque d’y avoir une 3e mi-temps avec des chants folkloriques épiques ? 

 

La 3e mi-temps est prévue. On joue à 17h, sous la bannière du Téléthon en sachant que 25% de la recette sera remise au Téléthon. Après, il y a les garçons qui jouent en championnat R2, ce qui est aussi un très bon niveau. Ils ont du mal cette année à partir mais il y a un bon groupe aussi. C’est toujours pareil, les années se suivent et ne se ressemblent pas mais il faut travailler, travailler et s’accrocher. Et après le match bien sûr, comme vous le dîtes si bien, il y a la cuisse de canard et son gratin, sa salade, son fromage et sa pâtisserie. 

 

Tout pour passer un bon moment ! Du basket féminin, du basket masculin, du beau niveau, du beau basket et on mange bien 

 

C’est ça

 

Rendez-vous est pris pour le 7 Décembre à la salle du Candou, le chaudron carmausin comme j’aime bien l’appeler. Et on reviendra faire un tour du côté des Gazelles de Carmaux pour voir si cet objectif play-off arrive à être touché du bout du doigt

 

Voilà

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