#Rugby – Fed1 / P.Chadebech (Oloron) : «On va batailler dur toute l’année.»

Pierre Chadebech, le coach du FC Oloron nous a livré ses impressions suite à la défaite des siens à Marius Rodrigo dans in derby plein de ferveur face à Mauléon(17-11). L’ex international briviste nous a souligné qu’il savait qu’il se battrait tout au long de la saison avec l’épée de Damoclès de la relégation, mais n’en reste pas moins déterminée. Petit tour au cœur du Béarn ou Pierre Chadebech et ses joueurs lutteront jusqu’au dernier souffle pour le maintien.

 

 

On sait qu’Oloron est cette année dans un objectif maintien, vous êtes dans une impérieuse opération commando pour l’obtenir. Mais, en même temps, le week-end dernier, il y avait un match qui faisait date dans le calendrier d’Oloron, c’est à dire le derby face à Mauléon, un promu voisin d’une quarantaine de kilomètres. Ce derby entre Soulétains et Béarnais a dû être haut en couleurs ? 

 

Oui, le stade était plein. Ce sont toujours des matchs qui sont toujours très bien à jouer et à vivre. Malheureusement pour nous, on n’a pas gagné mais c’est vrai qu’il y avait une belle ambiance au stade. 

 

On a vu que ça avait un peu branché pendant une semaine. Tout le folklore qu’il y a autour des derbys a même été jusqu’à changer les panneaux du village pour se chafouiner. Tout ce folklore, cette âme qu’il y a autour du derby, c’est quand même vivifiant dans ce rugby moderne qui perd un peu de son âme ? 

 

Oui, c’est vrai que c’était très sympathique. Les supporters ont prouvé qu’ils avaient de l’humour et qu’ils étaient encore capables d’avoir des actions folkloriques et sympathiques. Nous, on était concentré sur le sportif, on savait que le match serait difficile. On n’a pas su gérer les moments forts de l’équipe de Mauléon suffisamment correctement ni être assez efficaces dans les nôtres ce qui explique la défaite. Le folklore fait partie du rugby, c’est très bien mais nous, on était très loin de ça. On était concentré sur le jeu et il nous a manqué un petit peu de ce que j’ai dit, de maîtrise, de sérénité et d’intelligence dans les temps forts, les nôtres et les leurs. 

 

Et puis, depuis le début de saison, quand on écoute, quand on tend l’oreille sur Radio Oloron qui retransmet vos matchs, on entend qu’il y a quand même une faillite dans la conquête en touche. La touche est une grosse problématique pour Oloron cette année ? 

 

Sur ce match, ça nous a un petit peu handicapé, surtout en début de rencontre mais non, ce n’est pas vraiment un problème récurrent. On a eu sur certains matchs une touche tout à fait correcte. Mais, sur ce match de Mauléon, c’est vrai que, notamment en première période, ça nous a un petit peu handicapé. 

 

On le sait, l’objectif d’Oloron n’est pas d’aller en Du Manoir mais tout d’abord d’acquérir le maintien. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. Vous perdez le derby et en plus, nos amis de Graulhet ont gagné à la piole. Cette lutte pour le maintien apparaît dans un mouchoir de poche entre Graulhet, Bagnères et Oloron ? 

 

Ca, on le savait depuis le début. On savait que ce serait difficile, on est beaucoup d’équipes dans ce cas-là et on va batailler dur toute l’année. Ça va être au plus régulier, à celui qui ne lâchera pas qui va s’en sortir. Donc, on ne va pas lâcher mais on sait que ça va être dur et que, de toute façon, jusqu’au dernier match, il faudra batailler et chaque point comptera. Quelque part, ce point qu’on a grappillé contre Mauléon, c’est toujours ça de pris. 

 

En début de saison, on avait eu le président Malié avec Pierre Serena à notre micro. Ils nous avaient annoncé que vous jouiez le maintien. Mais, au fond de vous, en Août et en Septembre, vous n’espériez pas faire et un peu comme Pamiers et Mauléon et aller vous confronter un peu aux équipes qui peuvent se qualifier au Du Manoir ? Rêver d’aller jouer un peu plus haut ? Vous pensiez vraiment que ce serait aussi serré, aussi dur pour vous ? 

 

Bien sûr. Vu l’expérience de l’année dernière, vu le fait que l’équipe est totalement reconstruite, on sait très bien qu’il faut du temps pour mettre en place un collectif, pour mettre en place une ossature qui fonctionne. On avait plus de 50% de nouveaux joueurs avec de jeunes joueurs avec des qualités mais pas forcément des joueurs aguerris à la Fédérale 1. Donc évidemment, on savait que ce serait difficile, que ça serait long. On est sur une dynamique d’équipe relativement correcte même si, bien sûr, on aimerait aller plus vite. Mais, je pense qu’il y a la réalité de la compétition, il y a la réalité des confrontations. Nous, on progresse mais les équipes, les adversaires aussi progressent. Tout est très serré et le mental sera très important. 

 

Quelques ont été les mots de vos dirigeants, entre autres de Laurent Malié, après cette défaite qui, on va dire, n’arrive pas au bon moment ? 

 

Aucune défaite n’arrive au bon moment (rires). 

 

Bien sûr mais on sait que vous aviez besoin d’énormément de points pour sortir la tête de l’eau. 

 

Mais on en a besoin et on aura besoin toute l’année ! Parce-que nous, de notre côté, on va essayer de gagner des matchs et les équipes aussi avec qui on lutte en gagneront. Donc, ça va être une lutte au couteau jusqu’à la fin de l’année. Donc, on a toujours besoin de points. Non, le discours n’a pas changé. On aurait bien sûr aimé, vu le contenu et le contexte du match, gagner parce-que c’est une rencontre qui a beaucoup de sel pour la région. Mais Mauléon a bien joué le coup, ils ont su être très efficaces sur leurs temps forts et c’est ce qu’il nous a un peu manqué à nous. Maintenant, le championnat à gagner, on a des matchs à la maison à gagner en priorité et on comptera les points à la fin de l’année. 

 

Quel est l’objectif pour ce dernier bloc, ces deux derniers matchs avant la trêve de Noël ? Essayer d’arracher des points pour commencer à capitaliser en vue du maintien ? 

 

Bien évidemment, c’est évident. Il faut à tout prix que l’on gagne les matchs à la maison. 

 

Surtout que la reprise va être costaud avec un déplacement d’entrée à Albi. Pour digérer du Réveillon, ça va être costaud ? 

 

Oui, c’est très bien pour digérer les marrons, c’est le cas de le dire (rires). Oui c’est sûr mais bon, il faut y aller, ça fait partie du championnat. On sait qu’on a trois grosses équipes dans la poule, on a déjà été à Blagnac. On en est revenu avec un score que je trouve lourd par rapport à notre prestation. On était loin d’être en capacité de gagner mais on a pris un score un peu lourd, je trouve. On s’était comporté relativement correctement, notamment en seconde mi-temps. On va essayer de faire pareil à Albi, de nous montrer sous notre meilleur jour pour continuer à progresser. On sait que ce sont des équipes qui ont un potentiel au-dessus de nous mais ce sont aussi des équipes qui nous tirent vers le haut et qui nous font progresser. 

 

Pour conclure cette interview, on sent qu’à Oloron, on est focus sur l’objectif maintien mais loin d’être abattus ?

 

Bien sûr. 

 

Merci Pierre Chadebech. On reviendra vers vous très prochainement pour voir comment évolue l’opération maintien  du FC Oloron. 

 

Avec plaisir

 

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