#Rugby – Fed1 / B.Damevin (Beaune) : «On a pu voir une bonne bande de potes»

Baptiste Damevin, le 2e ligne du CS Beaune, après une victoire au bout du suspense contre le Stade Dijonnais 25 à 23, lors de la 8eme journée de fédérale 1 , est revenu dans nos colonnes sur ses impressions suite à cette partie de bravoure collective . En clair un derby bourguignon qui restera dans les mémoires.

Crédit photo Stephanie Maufoux

Baptiste, on retiendra un mot de cette rencontre, c’est engagement ? 

 

Oui, très, très engagée, une belle équipe de Dijon. On avait envie de faire quelque chose chez nous et ça a plutôt souri sur la fin. 

 

On vous reprochait sur les deux dernières rencontres de ne pas savoir jouer 80 minutes pleines. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas ? 

 

On ne va pas s’enflammer, c’est une belle victoire. On nous a reprochés beaucoup de choses, avec les coaches, on s’est parlé cette semaine. On sait le potentiel qu’on a avec cette équipe. Après, quand on met les choses dans l’ordre et qu’on fait ce qu’on sait faire, voilà ce qui arrive à la fin du match. 

 

A ton avis, à quel niveau avez-vous pris les Dijonnais ? 

 

Dès qu’on a envoyé du jeu, on a vu qu’ils étaient vite occis. Et puis, il faut dire ce qui est, il y en a deux, trois qui nous ont parlé dans la bouche aux anciens dijonnais comme moi ou Gallien (Belleville, NDLR). Ils voulaient nous parler dessus et du coup, c’est beau d’avoir gagné contre son ancien club. 

 

Pour un derby, on a eu un jeu très, très ouvert. C’était le plan de jeu ou ça s’est imposé naturellement ? 

 

Non, c’est notre plan de jeu. Toutes les équipes savent que Beaune, ça envoie du jeu de partout. Nous, notre marque de fabrique, c’est ça, c’est envoyer du jeu. C’est notre marque de fabrique et ça restera comme ça. Notre entraîneur sait que devant, il y a de la qualité, que derrière, il y a de la qualité. Quand on envoie du jeu et qu’on tire tous du même côté, il ne peut rien nous arriver. 

 

Comme tu nous l’as dit, tu viens de Dijon, tu es arrivé à Beaune l’année dernière. Aujourd’hui, tu marques contre ton ancien club. Ça donne un petit plus ? 

 

Bien sûr parce-que, quand un club ne te garde pas, qu’il te dit  » voilà, on ne compte pas sur toi l’année prochaine « , ça pique dans l’orgueil. On peut dire que je suis revanchard ou pas, je sais qu’arrivé à Beaune, on m’a fait comprendre qu’on comptait sur moi. Du coup, on veut toujours prouvé à son ancien club qu’on peut être présent. Ca a souri cet après-midi, c’est un petit clin d’œil que je peux leur faire en leur disant qu’ils auraient pu compter sur moi. Mais, une chose est sûre, c’est que je suis hyper heureux à Beaune, ma famille s’agrandit. Je me régale, je me régale avec mes copains. On est une bonne bande de potes et la saison n’est pas finie. 

 

Après deux rencontres un peu difficiles face à Vienne et Mâcon, est-ce que tu penses que cette victoire face au 2e du championnat, qui a de grosses ambitions, peut être le démarrage d’une nouvelle saison ou, en tous cas, un tournant ? 

 

Un tournant, peut-être parce-que cette semaine, on a beaucoup travaillé et avec beaucoup de sérieux. On sait qu’on n’est pas une équipe uniquement de professionnels, on a beaucoup de mecs qui bossent à côté. Donc, c’est vrai que c’est dur pour les mecs qui, après une bonne journée de boulot, viennent s’entraîner comparé à une équipe comme Dijon, où il n’y a que des pros. Pour nous, ça va peut-être être un tournant, on va basculer sur Issoire, il faudra aller faire un gros match là-bas et finir le bloc comme il faut. Ce soir, avec le jour férié demain, on va se lâcher un petit peu mais pas trop non plus. Finir sur une bonne note à Issoire, ça serait très, très, très bien. 

 

Justement, tu parlais du fait qu’il y ait beaucoup de pluriactifs. On est actuellement en plein dans le débat sur la Fédérale 1 en ce moment. Pour toi, ce mélange de pros et d’amateurs dans une équipe, est-ce que c’est un inconvénient, un avantage ou ça ne change pas franchement la donne ? 

 

Ça ne change pas franchement la donne, parce qu’on peut le voir contre Dijon où il n’y a que des pros, on a des pluriactifs mais on peut se rendre compte qu’on n’est pas franchement ridicules face à des équipes comme ça. De toute façon, le rugby ça se gagne comme beaucoup l’ont dit, avec les couilles. Et on a pu voir cet après-midi une bonne bande de potes, à 23 plus les remplaçants plus ceux qui étaient hors groupe, qui, quand on se met à jouer, quand on écoute ce que l’entraîneur dit, qu’on a envie de jouer entre nous, il ne peut rien nous arriver. 

 

Propos recueillis par Stephanie Maufoux

 

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