#Rugby – Fed1 / Un homme, un match : Albi – Graulhet, L.Cadalen.

Pour la rubrique  » Un homme, un match « , que vous avez maintenant l’habitude de retrouver depuis le début de la saison avec Le Mag Sport – Radio Albigès, nous avons rencontré Laurent Cadalen acteur majeur d’un des derbys d’antan : SCA Vs SCG.

 

Crédit photo Pierre bras

 

Laurent, on a voulu te contacter pour parler d’Albi/Graulhet, ou Graulhet/Albi, comme on veut. Car samedi, et ce n’était pas arrivé depuis longtemps, il y aura un derby entre les deux équipes. On se rappelle d’un match, le 17 Septembre 2000, à Graulhet sur lequel nous allons revenir. Mais d’abord, tu as quand même été assez longtemps capitaine du Sporting Club Albigeois. Cela représente combien d’années ? 

 

Je ne sais pas trop mais je pense que j’ai été capitaine pendant bien 5, 6 ans voire un peu plus. 

 

Tu as aussi connu plusieurs entraîneurs ? 

 

J’ai aussi connu pas mal d’entraîneurs, oui. 

 

Dont Henri Bethuing, Philippe Rieunau et puis après, Béchu 

 

Oui, Henri Bethuing, Philippe Rieunau, Thierry Maset, puisque j’ai connu ce dernier quand il est passé du rôle de joueur à entraîneur. 

 

C’était en 93-94, il était joueur puis est passé entraîneur. 

 

Et c’est à partir de ce moment-là, l’année d’après avec Henri que je suis devenu capitaine. 

 

On va revenir à ce qui nous amène aujourd’hui, la rencontre Graulhet/Albi, c’était donc le 17 Septembre 2000. Est-ce que tu te rappelles un petit peu de ce match ? 

 

Je ne me rappelais bien évidemment pas de la date mais je me rappelle un peu de ce match parce-que, des Albi/Graulhet, on n’avait pas l’habitude d’en jouer quand on était albigeois car, ils ont toujours été dans une division supérieure à nous. Donc là, c’était une opportunité de jouer et à Graulhet, on se connaissait quand même avec pas mal de joueurs, notamment avec le demi d’ouverture Nicolas Roussel avec qui je jouais en universitaire, ç l’époque bien avant. 

 

C’étaient les amis/ennemis ? 

 

Voilà, c’était ça. 

 

Rapport à ce match, j’ai noté un match débridé avec 37-32 à la fin. Qu’en as-tu pensé de ce match ? Car il y a eu quand même un moment particulier. 

 

Oui, j’ai un petit souvenir de ce match pour des raisons particulières. En fin de ce match, je me blesse sous le pied, je me fais une rupture de l’aponévrose plantaire qui me tient éloigné des terrains pendant au moins trois mois puisque je me fais opérer à Toulouse. Donc oui, je me souviens bien de ce match, surtout de la fin. J’ai deux souvenirs, que ça a été un match plus ou moins pas trop mal accompli, un bon match à l’extérieur. On avait surtout une forte volonté de prouver qu’Albi n’était pas tout le temps en dessous de Graulhet, qu’on pouvait inverser la tendance de temps en temps. 

 

Et ça a été prouvé d’ailleurs ? 

 

Ça a été prouvé oui, c’était un joli pied de nez. 

Crédit photo Pierre Bras

 

Il y a donc eu 37-32, à l’époque, c’était déjà pas mal comme score. Le buteur rate la bagatelle de 5 pénalités et 3 drops. Il ne les aurait peut-être pas toutes mises mais cela fait quand même 24 points. Et avec 12 points de plus, on frôlait les 50 ? 

 

C’est toujours pareil, avec des si, on aurait pu en faire. On avait quand même une sacré ligne d’avants avec le regretté Jean-Michel Malet et derrière, on avait des voltigeurs tels Peyo Harriet, Xavier Rieuneau, Jérôme Durand, Lilian Andrieu à l’arrière, Christophe Lucquiaud pour animer ça et Patrice Giry à la baguette, c’était quand même plutôt du haut niveau. 

 

Giry qui venait d’arriver ? 

 

Il arrivait oui mais, avec Christophe Lucquiaud, il nous a fait passer un palier supplémentaire. 

 

C’était l’ère Béchu qui commençait, il arrivait lors de cette saison 2000-2001.

 

Il est arrivé l’année d’avant. 

 

Pardon, donc, en 99-2000. L’ère du professionnalisme commençait par rapport à ce que tu connaissais, le purement amateur. Comment as-tu vécu ça et comment était-ce appréhendé à l’époque ? 

 

On l’appréhendait de façon plutôt positive. Sachant que moi, en l’occurrence, je n’ai jamais été professionnel mais à la fin, sous l’ère d’Eric et de Daniel Blach, on s’entraînait tous les jours. Mais, c’était quand même beaucoup plus facile de s’entraîner tous les jours plutôt que de s’entraîner deux à trois fois par semaine avec de grosses séances. Là, c’étaient des séances qui étaient beaucoup découpées, on savait qu’on aurait 1 heure, 1 heure et demie à faire ça. Si on avait la disponibilité professionnelle et familiale, je trouvais même que c’était plutôt bien et positif. 

 

C’était finalement un changement de méthode d’entraînement puisque c’était moins global et concentré que sur un seul ? 

 

Exactement. En début de semaine, on était orienté sur la récupération, le mardi, on faisait musculation ou athlétisme suivant les besoins. Le mercredi, on travaillait le rugby, le jeudi, on refaisait de l’athlé si on ne l’avait pas forcément fait le mardi et le vendredi, on faisait du global. C’était loin de l’ère du professionnalisme mais on était quand même tous les jours ensemble. 

 

Pour toi, c’est quand même un progrès ? 

 

Oui, c’est un progrès et même dans les performances, c’est beaucoup mieux. Cela faisait des charges de travail beaucoup moins importantes d’un coup qui étaient donc beaucoup mieux assimilées au niveau des efforts et des corps. La seule chose, c’est que cela pouvait poser problème pour se dégager des espaces professionnellement ou familialement. Moi, je n’avais pas ce problème-là donc, c’était assez facile pour moi. 

 

Et la question qui reste la même pour les anciens. Que deviens-tu maintenant ? 

 

Je suis toujours employé au Crédit Agricole et je suis resté dans le rugby. Quand j’ai arrêté, je suis parti à Saint-Juéry quelques années. J’ai arrêté et puis, je suis revenu maintenant il y a un an et demi parce-que je suis très lié avec ce club-là. Je file un coup de main et j’entraîne maintenant avec Franck Hermet une équipe de poule honneur à Saint-Juéry. 

 

Au Saint-Juéry Arthès Olympique ? 

 

Exactement, Saint-Juéry Arthès Olympique, pardon. 

 

Et, pour l’actualité, qui a perdu malheureusement dimanche le derby contre Alban ? 

 

Qui a perdu le derby dimanche mais, sur le match, contre une meilleure équipe d’Alban. Même si le score est un petit peu lourd, la victoire n’a pas été volée, loin de là. 

 

Pour faire le parallèle avec Graulhet/Albi, ce sont les meilleurs amis/ennemis ? 

 

Oui, on a de très bons rapports avec Alban. Ça s’est d’ailleurs bien vu le soir, tout le monde est resté ensemble donc, pas de problème de ce côté-là. Mais, j’espère bien qu’on saura leur rendre la pareille au match retour. On va essayer de travailler quelques petites choses. 

 

C’est tout ce qu’on vous souhaite et merci Laurent pour cet entretien. 

 

Merci à vous. 

 

Propos recueillis par Didier Revellat

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