#Rugby – Coupe du Monde/ P.Folliot (XV Parlementaire) : «On est les seuls à avoir une compétition inter-parlementaires à l’échelle mondiale»

Alors que la coupe du monde de Rugby, se déroule actuellement au Japon (20 septembre / 2 Novembre 2019), en amont de celle-ci, une autre compétition mondiale a opposer des sélections de parlementaires venus des quatre coins du globe. Le député du Tarn, Philippe Folliot, à l’instar de Jacques Valax (ancien député d’Albi-Carmaux) ou encore Phillipe Bonnecarère (Sénateur du Tarn) a représenté la France lors de la dernière coupe du monde des parlementaires au Japon . Ancien président du dit XV et actuel joueur, le député du Tarn est revenu avec nous sur l’aventure humaine, sportive et diplomatique vécu pendant quelques jours au Japon . Pour ce grand amoureux du rugby tarnais, le rugby est un vecteur de lien social puissant qui permet le temps d’une parenthèse sportive, de rassembler toute la famille politique française, au delà des luttes partisanes. Focus sur un député qui vient de terminer avec ses coéquipiers 3 eme de cette coupe du monde parlementaire, et qui se réjouit qu’un tel événement puisse permettre de reverser la recette du match à une association qui fait œuvre d’un projet social lié au rugby.

 

 

 

Le XV parlementaire a défrayé la chronique récemment, et en bien bien sûr, puisque vous avez ramené une 3e place de la Coupe du Monde. C’est un petit cocorico avant de voir l’équipe A affronter les joutes de cette Coupe du Monde ? 

 

Comme a dit Bernard Laporte avant le match contre l’Argentine, je signe pour que l’équipe de France arrive sur le podium de la Coupe du Monde. Après, comparaison n’est pas raison et nous sommes dans un rugby qui est pleinement amateur. Mais bien entendu, on se prend au jeu et, quand on débute une compétition, l’esprit de compétition revient et le compétiteur qui sommeille en chacun d’entre nous se réveille. Donc, oui, on est satisfait et pour deux raisons. Un, par rapport à la qualité de l’organisation, la façon dont s’est passée cette Coupe du Monde mais aussi et surtout, par rapport au fait que nous étions 14 parlementaires présents sur la feuille de match, 14 députés. Ça ne nous était pas arrivé depuis très, très longtemps. Je me souviens de ma première Coupe du Monde parlementaire en Australie où nous n’étions que trois. Je crois que c’est important et du reste, la France était la nation où il y avait le plus de parlementaires dans l’équipe. Donc, c’est aussi un élément important. Nous avons quelques jeunes collègues qui ont un bon niveau de rugby. 

 

Qui amènent un peu la sanquette 

 

Voilà (rires). C’est bien de renouveler par rapport à ça mais il y a surtout deux éléments. D’une part, c’est une tradition et le rugby est le seul sport à avoir une compétition inter-parlementaires à l’échelle mondiale puisque les cinq continents étaient représentés. Il y avait l’Argentine qui représentait le continent américain, France, Angleterre, Irlande pour l’Europe, la Géorgie et le Japon pour l’Asie, l’Afrique du Sud pour l’Afrique et l’Australie et la Nouvelle-Zélande pour l’Océanie. 

 

La boucle était bouclée comme on dit ? 

 

Voilà, c’est un premier point. Le deuxième point important, c’est que nous sommes dans un schéma de diplomatie parlementaire un petit peu, c’est à dire que nous nouons des contacts. Quand vous affrontez des collègues parlementaires, quand vous buvez un coup en 3e mi-temps, ça permet d’échanger et après de mieux comprendre les enjeux. 

 

Les fameuses valeurs du rugby, vectrices de lien social ? 

 

Oui, et ça, c’est un élément important. La troisième chose que je voulais souligner, c’est que, bien entendu, tous ces déplacements se font à la charge personnelle de chacun des parlementaires. Fut un temps où il y avait un budget dédié, maintenant, ce n’est plus le cas. 

 

Vous faîtes bien de le souligner

 

 Il y a le ministère des Sports qui nous aide mais pour l’essentiel, chacun prend en charge ses billets d’avion et ses frais sur place. Mais, je crois que ça fait partie des choses, des éléments qu’il est important de préserver même d’amplifier. Un pays comme la Géorgie, c’était sa première participation à une Coupe du Monde des Parlements, même si ce n’était pas avec une équipe complète. Et je crois que, petit à petit, on avance dans ce cadre pour avoir un sport qui est sport, j’allais dire, réellement planétaire.  

 

Pour nos lecteurs qui ne connaissent pas bien le XV parlementaire, on va prendre le jargon occitan. Le XV parlementaire, quesaco 

 

Le XV parlementaire est une équipe qui, tout d’abord, est composé essentiellement de parlementaires, qui sont les seuls membres de droit de l’association. Ensuite, viennent compléter cette équipe, des fonctionnaires de l’Assemblée, des collaborateurs parlementaires, quelques collaborateurs, quelques membres de cabinets ministériels ou de cabinets de collectivités locales. Et ensuite, nous avons un certain nombre de sponsors, qui nous aident financièrement mais qui aussi nous mettent à disposition quelques joueurs et quelques invités. L’équipe est entraînée par Mathieu Blin, que tout le monde connaît dans le milieu du rugby, ancien talonneur du Stade Français, ancien entraîneur d’Agen. Nous avons un bon état d’esprit, une bonne ambiance. Nous jouons avec des règles adaptées. D’abord, il n’y a pas de poussée en mêlées ensuite, il n’y a pas de jeu au pied sauf dans les 22 mètres. Et nous avons la règle qui est celle des 10 mètres : c’est à dire qu’un joueur qui parcourt plus de 10 mètres sans faire la passe se voit sanctionner avec une pénalité pour l’équipe adverse. C’est pour en fait éviter que, si un joueur est vraiment trop au-dessus du lot, si c’est pour voir une personne traverser le terrain 20 fois dans un match pour aller marquer un essai, ce n’est pas très intéressant. Après, pour la compétition en elle-même, nous avons eu un premier match avec une victoire contre les anglais, un second match avec une défaite contre le parlement Néo-Zélandais mais, avec un élément un petit peu particulier. C’est qu’il y avait un certain nombre d’anciens internationaux dans cette équipe néo-zélandaise. Et donc, dans ce cadre-là, c’est quand même assez difficile. 

 

Et ce XV parlementaire, il s’entraîne régulièrement ou il se réunit juste lors de compétitions ? 

 

Aujourd’hui, nous nous entraînons un peu plus. Par le passé, je disais que nous nous entraînions 4, 5 fois par an les jours de match. Maintenant, c’est un petit peu plus. En fait, on essaye de s’entraîner une fois par mois.  Mais après, ce n’est pas toujours facile en fonction des opportunités de chacun, on essaye de faire ça près de l’Assemblée autant que possible. On a même eu fait des entraînements sur la place du Palais Bourbon et je peux vous dire que le pavé est un peu rugueux. 

 

J’imagine

 

Voilà, on essaie de faire au mieux en fonction des opportunités de chacun mais le fait de s’entraîner fait qu’il y a quand même des automatismes qui se trouvent un peu mieux et les résultats aussi. Et ça, c’est aussi un élément important. 

 

C’est un XV qui regroupe toutes les diversités de l’Assemblée Nationale, gauche, droite, centre voire même les partis les plus extrêmes. Ca montre déjà que, premièrement, le sport permet d’aller au-delà des clivages. Mais, parfois, pour faire un peu d’humour, il n’y a pas des tentations coupables de régler des problèmes qu’il y a eu à l’Assemblée sur le terrain, à l’entraînement ? 

 

Alors, autant il y a des tentations coupables de régler quelques problèmes de temps en temps quand on rencontre nos amis british, autant, entre nous, il n’y a aucune tentation coupable de ce type-là. On peut se chambrer de temps en temps mais ceci reste tout à fait dans le cadre. Non, quand on a le même maillot, après, on laisse tout ça de côté et ça, c’est le sport en général et le rugby en particulier qui permet cela. Et c’est vrai que nous faisons tout ce que nous pouvons et on essaye d’inculquer cet état d’esprit de respect des uns et des autres. Et puis, chacun est assez intelligent pour mettre au panier, si je peux m’exprimer ainsi, ce qui divise pour insister sur ce qui nous rassemble. Et en l’occurrence, c’est l’amour de ce magnifique sport qu’est le rugby. 

 

Et, en plus, en tant que député tarnais, vous devez quand même être content que le Tarn soit aussi bien représenté dans ce XV parlementaire ? Car j’ai vu qu’il y a avait Philippe Bonnecarrère, sénateur du Tarn, Jacques Valax, un grand amoureux comme vous du rugby tarnais. Et aussi, un petit dernier, Jean Terlier, le nouveau député de la circonscription de Lavaur. Donc, le Tarn est bien représenté avec, bien sûr, vous-mêmes. 

 

Philippe Bonnecarrère et Jacques Valax ont joué. Maintenant, ils jouent un peu moins. Jean Terlier est plus football donc, il fait partie de l’équipe de foot de l’Assemblée. L’équipe de foot de l’Assemblée, qui, du reste, n’a pas de match et de compétition internationale comme nous en avons et assurément pas de Coupe du Monde Parlementaire comme nous l’avons. Mais, ça fait partie de l’ADN de notre département. C’est vrai que, quand je dis député du Tarn, plus souvent dans les milieux rugbystiques internationaux, je dis député de Castres, et pour beaucoup, ça signifie quelque chose. 

 

L’aura du CO est maintenant quasiment internationale, surtout avec le titre récent de champion de France. Ca a remis le club de la sous-préfecture sur le devant du pavé ? 

 

Oui et puis, le symbole d’un club d’une petite ville qui devient champion de France et qui obtient des résultats tout à fait intéressants et tout à fait probants, c’est quelque chose de sympathique et d’important en termes d’image. 

 

Vous avez la spécificité dans votre circonscription d’être député de la préfecture et de la sous-préfecture. On sait qu’Albi fait aussi parti de vos clubs de cœur. Déjà, que pensez-vous de la situation du Sporting Club Albigeois qui se bat depuis trois ans pour remonter en Pro D2 ? Et, aussi, est-ce que l’écho d’Albi se fait à l’international ? 

 

Moi, je fais partie un peu comme tout le monde de ceux qui ont été catastrophés sur la fin de la saison dernière et, j’allais dire, de rater la montée dans les conditions que l’on connaît. J’étais au Stadium pour le match aller contre Rouen, nous pensions que le plus dur était fait et, malheureusement, ça n’a pas été le cas. 

 

On dira qu’il y a eu un 16e homme prégnant. 

 

Je ne vais pas ajouter de la polémique à la polémique, ça ne sert à rien. En tout état de cause, moi, je me félicite du fait que le Sporting puisse continuer dans le cadre qui est le sien. Après, il est clair qu’il faut qu’il y ait une montée en Pro D2, parce qu’Albi mérite d’être en Pro D2, parce-que c’est important pour l’avenir du rugby professionnel à Albi, c’est même essentiel. Ce qui me paraît tout aussi important, et je l’ai dit au sein de la Fédération, c’est que je crois aussi qu’il va falloir restructurer ce championnat parce-que ça ne veut rien dire d’avoir des équipes avec de telles différences de niveaux comme on les a aujourd’hui en Fédérale 1. 

 

De budgets aussi

 

Ça n’a pas d’intérêt et c’est quand même assez dramatique de faire, pour certaines équipes, cavaliers seuls toute l’année, et puis, jouer leur saison sur un ou deux matches. C’est ce qui nous est arrivé l’an passé mais ce qui est arrivé de la même façon à Rouen. Parce-que, Rouen aurait perdu, c’était une chose un peu symétrique pour eux. Et donc, moi je pense qu’il sera important pour le rugby, on avait parlé à un moment de la poule élite de la Fédérale 1, d’avoir un niveau intermédiaire entre le niveau amateur et la Pro D2. 

 

Une nouvelle pyramide des compétitions ? 

 

Voilà, entre le niveau amateur et la Pro D2, une forme de Pro D3, qui puisse avoir une compétition peut-être plus resserrée mais plus équilibrée. 

 

Alors, les personnes en place à la Fédération vous opposeront sûrement qu’ils veulent bien mettre en place une poule élite mais, faudrait-il déjà qu’il y ait assez de clubs pour la composer puisque, souvent, il y a des problèmes administro-financiers pour entrer dans le cahier des charges. Vous pensez que c’est aussi un problème de cahier des charges qui est peut-être un peu trop restrictif ? 

 

Peut-être, il faudra adapter les choses. Et puis aussi, par rapport à un objectif qui est d’essayer d’avoir un rugby qui soit plus national et on le voir par exemple en Pro D2 avec les résultats de Vannes l’année dernière. Donc, je pense que ça pourrait aussi être un moyen d’avoir un cadre de structuration peut-être par rapport à certains clubs qui deviendraient des clubs de régions, c’est que du reste est devenu Rouen par rapport à la Normandie au niveau de l’équipe élite mais aussi pour tous les clubs amateurs de la région. 

 

Ou Valence-Romans avec la Drôme ? 

 

C’est différent car Valence-Romans, il y a une tradition rugbystique forte et ancienne. Rouen, ce n’était pas tout à fait le cas, Vannes non plus. Mais je pense qu’à terme, dans les hauts de France, dans l’Alsace, dans l’est, ce serait bien aussi pour le rugby qu’il puisse y avoir des clubs qui puissent émerger et, qu’à partir de là, qu’ils se fassent dans un système qui est à imaginer pour faire de telle sorte que nous puissions avoir une compétition qui soit plus intéressante qu’elle ne l’est aujourd’hui. Pour autant, les matches, il faut se les gagner et moi, je trouve que le Sporting fait un début de saison tout à fait remarquable. Je félicite le président Roumegoux, l’entraîneur Méla et toute l’équipe, dirigeante et joueurs pour ce début saison. Parce-que, après le coup sur la tête qu’ils ont pris et que nous avons pris en fin de saison dernière, ce n’est pas toujours facile de se relever. 

 

Il y a eu un moment de vacillement. Ca a quand même été très compliqué. 

 

Ils l’ont fait, ils ont relevé ce défi. Et j’espère que l’issue à la fin de la saison sera beaucoup plus heureuse que ça n’a été le cas l’an passé. 

 

Là, c’est sur le versant professionnel. Mais, sur le versant amateur des clubs, comme Graulhet, Mazamet, Lavaur, Gaillac, qui sont des bastions de l’ovalie du sud-ouest surtout pour, je pense, à Graulhet, Mazamet et Gaillac qui ont tenu le haut du pavé il y a des décennies, est-ce que vous entendez leurs cris d’alarme ? Leurs cris du cœur en disant que cette Fédérale 1 perd ses valeurs, se professionnalise et qu’eux, ils ne peuvent pas suivre, qu’ils n’ont pas les armes pour suivre. Vous l’entendez ce cri du cœur ? 

 

Je le dis, c’est qu’en fait, on mélange des choses qui ne doivent pas être mélangées. Et que, quand vous avez des clubs professionnels, qui sont structurés avec des moyens et que vous les mélangez avec des clubs qui sont purement amateurs, avec des différences de budget qui sont énormes, il est clair que c’est compliqué. Moi, je les comprends et, il y aurait un rugby totalement amateur, une vraie Fédérale. Il manque ce maillon intermédiaire entre la Fédérale 1 et la Pro D2, qui permettrait à ces clubs de pouvoir se préparer au professionnalisme. 

 

Et le législateur que vous êtes, a-t-il les moyens de peser sur ce débat ou ce sont vraiment des domaines réservés de la Fédération ? 

 

Ce n’est absolument pas un problème de l’ordre du législatif. 

 

Il pourrait y avoir une législation qui encadre les rencontres entre pros et amateurs par exemple ? 

 

Non, parce-que ce n’est pas du ressort de la loi mais du règlement de chacune des fédérations et de leur organisation avec les ligues quand il y a des ligues, tous les éléments relatifs aux compétitions. Ca ne peut pas être dans la loi. 

 

Mais, sans légiférer, peser sur le débat, c’est possible qu’il y ait, non pas des pressions mais, un peu de lobby politique pour faire pencher la Fédé ? 

 

Non. Moi, quand on me pose la question, je répète ce que je vous ai dit tout à l’heure sur ces éléments-là. Mais après, non, ce n’est sûrement pas du domaine de la loi. 

 

Dans tous les cas, on ressent en vous la passion du rugby tarnais et un suivi assez assidu de l’évolution de notre rugby. On va rebasculer sur le XV parlementaire. On sait que ces coupes du monde parlementaires, c’est le summum d’un cycle. Mais qu’est-ce qu’il se passe entre ? Il y a un tournoi des 6 nations parlementaire ? Il y a des matches amicaux, des tournois intermédiaires ? 

 

Tous les ans, nous avons un certain nombre de compétitions qui sont des matches qui font effectivement partis de notre calendrier. Tout d’abord, c’est le Crunch tous les ans, le jour de France-Angleterre ou d’Angleterre-France. Le matin, nous avons un match contre nos homologues britanniques. On joue aussi des matches assez régulièrement contre les Irlandais, de temps en temps contre les Ecossais ou les Gallois. Malheureusement, pas contre les Italiens car ils n’ont pas d’équipe au niveau du parlement italien. Ensuite, nous avons tous les uns un tournoi avec des équipes d’anciens le jour de la finale. Cette année, les anciens de Castres étaient venus. Nous faisons aussi des matches de bienfaisance de temps en temps pour des inaugurations de stades ou des choses comme ça. Mais avec une règle, c’est que, chaque fois que nous jouons, chaque joueur et tout le monde paie et nous reversons la recette du match à une association qui fait œuvre d’un projet social lié au rugby. 

 

Un peu comme le Variety Club de France dans le foot ? 

 

Voilà, c’est une très, très bonne image, une très bonne comparaison mais toujours lié au rugby. Aider une association qui aide au développement du rugby féminin dans un quartier, une autre association qui aidait des enfants malades pour prendre en charge des billets pour aller voir des matches, nous avons aidé une association pour construire un stade de rugby à Madagascar. Un certain nombre d’actions et d’opérations comme cela parce-que cela fait partie aussi de notre éthique et de notre identité. C’est en tant que président que j’avais lancé cela il y a quelques années et je suis très heureux que ceci perdure. 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s