#Rugby – Fed1 / K.Boulogne (SC Albi) : «L’essentiel c’est de rester invaincu!»

Kevin Boulogne dont l’entrée en cours de match apporta, à l’instar de Gaetan Bertrand (avec Benjamin Petre), de la fraîcheur et une alternative de jeu (avec un essai plein d’anticipation et d’expérience ), à Jeremy Russell, est revenu avec nous sur cette victoire (26-20) face à de vaillants Apaméens. L’ouvreur albigeois nous fait le récit de cette fin de match, qui a vu Pamiers revenir sur les talons du SC Albi, suite à un coup de poker de l’ancien joueur de Pau et Biarritz. Pour Kevin Boulogne, ce genre de prise de risque est la nécessaire concession pour tendre vers le top niveau en fin de saison. En définitive pour l’ancien pensionnaire de Top 14, « On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs » et il n’hésitera pas à retenter des coups de vista à « pile ou face », car c’est sa nature et l’émergence de déséquilibres dans les défenses adverses passant par .

On est avec Kevin Boulogne à l’issue de ce match face à Pamiers. Un match qui s’est gagné dans l’adversité face à des locaux qui ont tout mis sur la table. Toi, en plus, tu es rentré au cœur du match. Comment on fait pour rentrer dans ce genre de match ?

 

Franchement, c’était assez compliqué au début parce-que c’est vraiment une très belle équipe. Je pense qu’ils ont joué leur match de l’année contre nous comme ça sera chaque week-end mais on le sait très bien. En plus de ça, ils ont un effectif vraiment de qualité et quand on voit la feuille de match, ils ont pas mal de joueurs issus de Pro D2 ou de haut de Fédérale 1, voire un ou deux de Top 14 qui sont un peu là pour la retraite. On voit que ce soir, ils se sont envoyés à 300% et que c’était vraiment un gros test pour nous dont on sort victorieux et on est très contents.

 

On a vu que ton match avait été un peu paradoxal. Pendant un moment, tu aurais pu être l’homme du match avec cet essai plein de vista où tu vas aplatir entre les perches. Par contre, en fin de match, on t’a vu un peu pioché sur la dernière action. Comment as-tu vécu ce moment ?

 

Non, ce n’est pas piocher. On aurait pu jouer la sécurité, taper tout simplement en touche et après aller défendre la touche. Mais ce n’est pas ce qu’on cherchait, on le sait très bien. On avait 13 points d’avance, il restait 5 minutes. Défensivement, ce soir, on a été très en place. Les consignes sur la transformation, quand on marque sur la transformation, elles sont claires. Ils nous disent : il y a deux essais à un il faut tenter quelque chose, on va chercher le bonus. Manque de pot, il y a trois semaines, ça a marché et ça a réussi, là ce soir, on prend un essai comme ça. Mais bon, c’est aussi une erreur défensive qu’on fait derrière qui  nous coûte cet essai parce-que sinon, on n’était pas en danger. Donc non, c’est un choix voulu de tout le monde, on voulait essayer dans les cinq dernières minutes, de scorer très vite une fois sur une action pour après aller chercher le bonus dans les cinq dernières minutes. Malheureusement, c’est pile ou face et cette fois-ci ça a été face. Ils ont marqué et en plus, il met la transformation en coin. Ça nous fait un peu trembler sur la fin, même si on n’a pas forcément tremblé, on a quand même bien défendu. Mais c’est vrai que s’il ratait la transformation en coin, on était quand même encore à l’abri d’un essai transformé. Donc, c’était volontaire. Oui, je suis content d’avoir marqué mais c’est un effort de toute l’équipe. Et après, ce choix, je ne le regrette pas parce qu’il y a plein de circonstances dessus et si on vise la première place nationale, il faut essayer d’aller chercher les bonus. Il nous restait que 5 minutes, c’était à pile ou face et bien, ça a été face ce soir. 

 

Du coup, vous avez vécu les cinq dernières minutes un peu avec la pression. Un public qui poussait, des joueurs de Pamiers qui étaient en transe. Vous avez eu le feu ou vous avez réussi à maîtriser et vous êtes vous sentis en danger ? 

 

Sincèrement, sans manquer de respect à quiconque, on a maîtrisé, on le voit. Il ne faut pas se tromper, l’année dernière, on perd à Nafarroa, on perd à Anglet, des matches comme ça l’année dernière, je pense qu’on aurait pu les perdre. Là, on voit qu’aujourd’hui, on était vraiment en place. Dans la dernière action, on défend peut-être deux minutes et on ne fait pas une faute, on récupère le ballon. Donc, ils ne nous ont pas breakés. Non, on n’était pas forcément en danger, sincèrement, on n’a pas tremblé. Comme je l’ai dit, oui, par rapport au score, les gens pouvaient avoir un peu la panique mais nous, sur le terrain, quand on marque le 2e essai, on se dit qu’on va essayer d’en mettre un 3e, quitte ou double. Et à la fin, on a dit  » on défend  » et ils ne passaient pas. 

 

Sur la prestation générale, on a vu que devant, le pack a fait le boulot, c’est là qu’était la clé du match. Par contre, derrière, on a senti des hésitations. Comment tu analyses ça ? 

 

C’est clair. Ce soir, il ne faut pas se tromper. Devant, ils ont fait un gros job, en mêlée, ça a été très positif, en touche aussi. Ils nous ont mis dans les meilleures conditions possibles et on voit qu’en première mi-temps, même un peu en deuxième, on fait tomber beaucoup trop de ballons. On a des avantages où on n’a pas la pression et qu’on peut tenter quelque chose, on veut aller beaucoup trop vite et soit on fait tomber le ballon soit on se sépare du ballon au pied sur des occasions qui ne sont pas bonnes et on ne score pas. C’est vrai que ça, c’est contradictoire, parce qu’on a eu quand même pas mal d’actions pour scorer et qu’on ne le fait pas. C’est vrai que ce soir, derrière, on n’a pas été dans un grand jour. Défensivement, ça s’est bien passé mais offensivement, il faut qu’on se remette au travail dès lundi. 

 

Maintenant, cap sur la double réception de Mauléon et de Graulhet en essayant de faire plaisir au public albigeois et en espérant que ce public albigeois sache se montrer aussi digne que le public de Pamiers qui a été un vrai élément du match ? 

 

Bien sûr. Comme je l’ai dit dans mon article et mon interview de début de match à Albi, le public, c’est un 16e homme, il ne faut pas se tromper. Un arbitre, quand il entend le public à domicile, il a tendance à lever le bras beaucoup plus facilement. Et les joueurs, quand ils ont tendance à vouloir baisser la tête et à être un peu plus fatigué, le cri du public fait qu’on se relève et qu’on va chercher au fond de nous pour aller plus loin. On a deux réceptions, il faut scorer, il faut gagner, il faut prendre le plus de points possibles. Ca lancera notre bloc et notre deuxième partie de saison. 

 

Et puis, le Sporting reste invaincu. C’est là l’essentiel aussi. 

 

Bien sûr, c’est l’essentiel. C’est l’essentiel de rester invaincu. Même si, comme je l’ai dit, tout n’est pas parfait, cette année, on reste invaincus.

 

Un SCA au top avec ces 4 victoires, mais encore perfectibles ? 

 

L’essentiel, ce sera d’être au top en fin de saison, ça ne sert à rien d’être prêts trop tôt. On vise la première place nationale, on ne se le cache pas. Pour l’instant, je pense qu’on est dans les clous, c’est très bien. Maintenant, c’est en fin de saison qu’il faudra sortir les gros matches et faire des grosses performances. 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

 

 

 

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