Rugby – Fed1 / G.Le Corvec (RCHCC) : «Il ne faut pas se prendre pour ce qu’on n’est pas.»

L’ex international français et manager du RC Hyères-Carqueiranne-La Crau est revenu avec nous sur le début de saison tonitruant des varois, invaincus lors des 3 premiers match de fédérale 1. Dans une poule 2 « de dingo », le RCHCC va accélérer un apprentissage de àelite federale, qui fut déjà express suite à la montée (2017). Fort d’un exercice précédent de très bonne facture (3eme phases régulières), le petit frère du RCT veut s’installer progressivement dans la strate haute d’un championnat, qui se professionnalise à l’image du club au palmier. Pour HeyresCarqueiranne – La Crau à quelques heures d’un choc face à Bourg en Bresse (Ex ProD2), il est l’heure de s’étalonner et d’entrevoir si l’avenir peut s’inscrire au delà des naturelles ambitions de « Du Manoir ». En clair pour ce varois pur sucre qu’est Gregory Le Corvec, comme sur un terrain de rugby, il faudra à force de labeur, de courage, et d’amour du blason, transformer les rêves en champ dès possible.

 

 

Grégory, après avoir eu une brillante carrière de joueur, un titre de champion de France avec l’USAP, une sélection en équipe de France à XV et des sélections en équipe de France à 7, vous avez quasiment de suite replongé dans le grand bain du sport de haut niveau en intégrant le club de Hyères-Carqueiranne-La Crau. C’était un besoin, un manque ? Cela fait partie de la petite mort du sportif de haut niveau ? 

 

En fait, j’aurai dû rester sur Perpignan mais, malgré mes origines toulonnaises, j’ai eu le président de Hyères-Carqueiranne qui m’a appelé et j’ai accepté son projet, notamment de pouvoir finir ma carrière et de continuer à jouer au rugby de 35 ans à 38 ans et de donner un coup de main au club. Et maintenant, depuis 5 ans, je suis le responsable de l’équipe. 

 

Quand on passe de l’autre côté de la barrière, qu’est-ce qui change ? 

 

Qu’est-ce qui change ? C’est que, quand on est joueur de rugby, on est concentré sur sa carrière, notamment d’être performant sur le terrain. Mais, quand on est directeur sportif, il faut mettre tout en œuvre pour que les joueurs soient mis dans les meilleures conditions pour qu’ils donnent 100% de leurs moyens. 

 

Après quelques années à Hyères-Carqueiranne, il y a eu le premier graal, le titre de Fédérale 2 en 2017. Ça doit être une récompense personnelle et collective pour vous ? 

 

Exactement. Comme je disais, en amont, il y a eu beaucoup de travail pour déjà faire un bel effectif, notamment un effectif sur la gestion des hommes, que les garçons puissent vivre de belles choses entre eux. Donc, il y a eu un gros travail sur l’aspect technique du rugby mais aussi dans la vie de tous les jours. Il y a eu un groupe qui était travailleur, un groupe qui a vécu de belles choses entre eux et oui, la récompense a été le titre. 

 

Première année en Fédérale 1 en 2017-2018. Vous avez un peu payé pour voir comme on dit au poker. Par contre, deuxième année l’année dernière où vous vous inscrivez directement dans les cadors de cette Fédérale 1 avec un beau parcours en Du Manoir. On sait que vous auriez espéré peut-être un peu plus mais déjà, pour une seconde année en Fédérale 1, vous vous êtes imposé comme un club avec qui il fallait compter ? 

 

On fait les choses par étapes. Déjà, on a été champions de France en Fédérale 2 donc, ce n’est pas donné à tout le monde. Le club, quasiment à chaque fois qu’il est monté, il est redescendu aussitôt. Donc, il fallait faire un groupe homogène, un groupe solide, avec du caractère. La première année est souvent la plus difficile quand on monte de niveau, il faut faire preuve de maturité, de maîtrise et de beaucoup de solidarité. La première année, on finit 3es de notre poule, pour un promu, c’était vraiment une belle chose. On s’est maintenu, ce qui était l’objectif du club, on perd en 8es de finale contre Oloron qui a perdu en demi-finale. L’an dernier, avec un peu plus de maturité, avec aussi des garçons qui sont arrivés et nous ont amené une plus-value, des joueurs qui étaient là au niveau du club qui sont aussi montés d’un cran, on finit 3es mais avec plus de maîtrise. 

 

Et avec un niveau de poule qui avait augmenté puisqu’il y avait les écuries professionnelles qui venaient d’arriver ? 

 

Exactement. Donc, on a fini 3es de notre poule et on perd en 1/4 de finale contre Mâcon, qui est champion de France au mois de Juin. Nous étions un peu amers car c’est une équipe que nous avions battue deux fois en championnat et, notamment sur le 1/4 de finale aller, on n’a pas été à notre vrai niveau. Donc, c’est un regret pour nous qu’on perde contre Mâcon en 1/4 de finale aller-retour sur des détails mais c’est comme ça, c’est la vie. 

 

Pour appuyer un peu là où ça fait un peu mal avec ce match de Mâcon, on avait eu Joris Archimbaud en interview au cours de l’été, on sentait de l’amertume, de la frustration, qu’il y avait un goût d’inachevé sur ce Du Manoir. Vous pouviez aller plus loin, prétendre quand même à autre chose ? 

 

Plus loin, oui, on avait cette ambition. Nous, on sait d’où on vient, on respecte tout le monde, on travaille, on a envie de faire partie des meilleures équipes de Fédérale 1. Après, il y a eu ce 1/4 de finale aller à Mâcon où on a été pris parce-que Mâcon a fait une belle partie mais nous, on a été un peu en dedans. Donc, il y avait un écart important à l’issue de ce match, on a tout donné pour le retour en marquant le bonus offensif. Il ne fallait pas Mâcon prenne le bonus défensif et ils le prennent à la 82e. Ça reste un regret mais on a vite basculé pour cette nouvelle saison sur de bonnes bases. 

 

Et puis, ça peut donner un levier supplémentaire au groupe ? 

 

Tout à fait. C’est un groupe qui se connaît maintenant depuis 5 ans et à chaque fois, il y a des garçons qui arrivent, notamment de nouveaux joueurs qui s’impliquent rapidement ce qui fait qu’on a cette année encore un groupe encore plus homogène que l’an dernier mais aussi une poule qui est très, très solide. A chaque match, on essaie de franchir des paliers pour essayer de rivaliser avec les plus gros et en respectant les équipes dîtes  » un peu plus faibles « . Mais bon, dans cette poule là, il faut tous les week-ends être à 110%. 

 

Vous nous disiez que vous saviez d’où vous veniez à Hyères-Carqueiranne-La Crau. Quelle est l’essence, l’âme, les tripes, le cœur de ce RCHCC ? 

 

J’ai appris le rugby d’une manière quand j’étais un peu plus jeune et notamment que le rugby est un sport très, très simple. C’est la rigueur, c’est la solidarité, c’est le respect, c’est le travail. Les joueurs, sur un terrain de rugby ou à l’entraînement, doivent prendre un maximum de plaisir parce-que si on fait ce sport-là, c’est que ça véhicule des valeurs importantes. Ce que moi je dis constamment aux joueurs, c’est qu’il y a bien sûr en dehors du rugby mais que, quand on est sur un terrain de rugby et avec un groupe quel qu’il soit, nous on est 40 cette année avec des jeunes, c’est de pouvoir donner le maximum les uns pour les autres et de se respecter, de respecter l’adversaire et de gagner des matches. Parce qu’après, quand on est des compétiteurs, il faut gagner des matches. 

 

On dit souvent que le rugby méditerranéen a un rugby un peu piquant. Hyères-Carqueiranne-La Crau s’inscrit là-dedans ? 

 

Maintenant, c’est une union. Mais, c’est sûr que les années 80-90, quand il y avait les trois clubs, le club de Hyères, le club de Carqueiranne et le club de La Crau, chacun avait sa spécificité. Moi, j’ai appris un peu le rugby comme ça. Dans le Var, enfin quelque soient les régions, c’est un sport dur mais il faut être un peu plus, on va dire, raide. Respecter l’adversaire mais avoir un groupe solide, des garçons qui ne se lèvent pas du milieu. Par rapport aux années 80, avant, il y avait des bagarres, maintenant ça n’existe plus ou très, très peu et tant mieux pour le rugby. Aujourd’hui, c’est de respecter notre club, qu’on travaille tous ensemble main dans la main et qu’on avance. 

 

On va rebasculer sur cette saison. Vous avez commencé assez fort avec 3 victoires. Vous avez déjà commencé par un remake de la dernière journée de phase régulière puisque vous êtes allé rencontrer Bédarrides. Puis après, un déplacement à Céret en terres catalanes où c’est toujours assez compliqué d’aller. Ce n’est pas à vous qu’on va expliquer quelles sont les valeurs du rugby catalan, vous y avez goûté pendant de longues années. Et enfin, le match qui était un peu au sommet dans cette poule de la mort, dans cette poule 2 avec le Bourg-Narbonne, il y avait aussi Hyères-Carqueiranne-Nice, deux clubs qui veulent s’inscrire dans le haut du tableau. Et vous avez réussi à passer l’écueil niçois. Est-ce que ça a été un match compliqué ? 

 

Ça a été un match difficile. On l’avait bien préparé, il y avait des conditions climatiques notamment le samedi où il avait beaucoup plu donc le dimanche, même s’il n’a pas plu, le terrain était un peu gras. Mais une équipe de Nice qui avait perdu chez elle contre Narbonne donc qui sont venus avec de grosses intentions. Nice, c’est une équipe qu’on connaît maintenant depuis 4 ou 5 ans, qui évolue aussi très, très bien, qui a un gros projet. Nous, le but, c’était de rester invaincus à domicile donc ça a été un match très engagé, un beau match de rugby, un beau match de Fédérale 1. On est très heureux d’être sortis vainqueurs de cette confrontation. 

 

Et un petit mot sur les deux premiers matches face à Bédarrides et à Céret ? 

 

Bédarrides, on connaît. On connaît aussi les valeurs de ce club-là, on sait que c’est toujours difficile parce qu’ils ont recruté, ils ont un paquet d’avants très, très costaud. Derrière, avec l’arrivée de Matanavou, ils ont Brana, ils ont des joueurs qui ont connu le très haut niveau. Ce n’était donc pas un premier match évident mais on arrive à le gagner avec le bonus offensif. Prendre 5 points, c’était déjà une belle chose. Ensuite, comme vous l’avez résumé, jouer à Céret et notamment en pays catalan, c’est toujours très, très difficile. On a réussi à faire le dos rond malgré un début de match un peu difficile, en plus, on prend un carton rouge à la 39e. Mais, petit à petit, on a fait preuve de maîtrise et d’une grosse solidarité, on a fait un match costaud à l’extérieur. Et puis, ce match de Nice qui était aussi important. Trois victoires en trois matches, le bilan est très intéressant mais il reste encore beaucoup, beaucoup de matches. 

 

J’imagine que, quand vous avez vu le tirage des poules, vous êtes tombé dans la poule de la mort, appelons un chat, un chat, vous avez dû faire des bonds et vous auriez signé de suite pour avoir 3 victoires à la fin du premier bloc ? 

 

 Exactement. Après, de se confronter aux meilleurs, pour nous, c’est gratifiant. Le club avance, les joueurs ont envie de rivaliser avec toutes les équipes de cette poule. Ca nous fait grandir aussi, moi en tant que directeur sportif, les joueurs en tant que joueurs sur le terrain et même au niveau du club en termes de structures, en accueillant un peu plus de monde. Le club avance comme ça. Dans 15 jours, on reçoit Bourgoin, ce sont des clubs qui ont une grande renommée dans notre championnat et puis, c’est très bien pour nous. 

 

Officiellement, on le sait, vous visez la qualification en Du Manoir et les trois premières places avec, si possible, une belle aventure humaine en Du Manoir. Mais entre vous, dans le groupe, avec les joueurs, vous ne vous dîtes pas que s’il y a moyen d’accrocher cette 2e place en Jean-Prat, si l’invitation vous est faite, vous ne la refuserez pas ? 

 

On va rester les pieds sur terre. Comme je l’ai dit, on sait d’où on vient, on était en Fédérale 2 il y a encore deux saisons. Ca bosse bien, on se structure, ça avance petit à petit, l’objectif, c’est d’être dans les 6 premiers. L’an dernier, on perd en 1/4 de finale du Du Manoir, c’est de faire mieux que l’an dernier. Maintenant, il reste beaucoup de matches, il y a des équipes qui sont armées pour monter en Pro D2. Nous, on bosse, on se structure en vivotant financièrement, humainement et puis voilà. 

 

En parlant de structures, pour faire un peu la comparaison avec les Bourg, Narbonne et autres, Hyères-Carqueiranne-La Crau, c’est combien de budget et combien de joueurs professionnels ? 

 

Il y a 1M5 de budget et des joueurs professionnels. J’ai une partie qui sont joueurs professionnels et l’autre partie qui es pluriactive donc, des garçons qui travaillent encore. On est ungroupe de 40 joueurs, on est parti il y a 5 ans avec trois entraînements par semaine. Maintenant, on a 4 entraînements par semaine avec la musculation qui est obligatoire avec des garçons qui font la musculation le matin tandis que les pluriactifs la font à 17h15. 

 

Vous êtes pleinement dans du semi-professionnalisme ? 

 

Exactement, on est pleinement dans ça. Il y a 4, 5 ans en arrière, tous les garçons étaient pluriactifs, maintenant, c’est la moitié. Les garçons qui sont pluriactifs depuis cinq ans font des choses admirables en travaillant, en faisant du rugby, en faisant de la muscu. Ces garçons sont encore largement au niveau et tant qu’on peut faire comme ça, on fera comme ça. Après, si les ambitions du club sont encore plus importantes de passer à l’étage au-dessus mais pour l’instant, on est en Fédérale 1. Il faut être une belle équipe de Fédérale 1, un beau club de Fédérale 1 et puis après, s’il y a des ambitions qui sont supérieures, on fera mais pour l’instant, on est en Fédérale 1. La mairie de Hyères va nous mettre en place pour l’année prochaine une grande salle de partenaires de 600 m2 pour accueillir nos partenaires et notre public. C’est bien pour les joueurs parce qu’ils voient que, par rapport à leur travail, les choses avancent. 

 

Vous qui avez été formé à l’école toulonnaise, ce n’est pas compliqué parfois pour Hyères-Carqueiranne-La Crau d’être dans l’ombre, d’être dans le sillage du grand frère RCT ? 

 

Quand je vois notre club, même si quand j’étais plus jeune, le RCT était mon club de cœur, mais le RHCC donc le club de Hyères-Carqueiranne-La Crau, c’est déjà la plus belle école de rugby de notre département. Donc, jusqu’en moins de 12, on est devant Toulon. Après, il y a une perdition en cadets/juniors parce-que les meilleurs vont à Toulon. Mais c’est un club qui travaille très, très dur notamment avec un président qui est très, très impliqué, tous les bénévoles, les éducateurs des jeunes, on avance. Nous, on est fiers de donner de jeunes joueurs qui sont formés au club au RCT. Pour l’instant, bien sûr qu’on est dans l’ombre du RCT mais on avance petit à petit. On est de plus en plus reconnu, les gens voient le travail qui est réalisé donc, il faut continuer. On avance, on fait notre petit bonhomme de chemin et il faut continuer. 

 

Avant-dernière question. Pour vous, qui commencez maintenant à être rompu à la Fédérale 1, qui pressentez-vous pour monter en Pro D2 ? Pour vous, entre qui cela va-t-il frotter ? Bourg j’imagine et quelle autre équipe ? 

 

Bourg-en-Bresse sont descendus mais avec 60 points je crois, 13 victoires, ils ont battu Mont-de-Marsan. Je pense que Bourg-en-Bresse est un cran au-dessus. Après, ça va batailler avec Narbonne. Dans les autres équipes, il y a Cognac-Saint-Jean-d’Angély qui essaye de s’armer aussi. Dans notre poule, il y a Bourgoin qui a un bel effectif mais qui ne peut pas monter. Nice, qui est dans notre poule aussi, qui est solide. Il y a beaucoup de prétendants mais je pense que Bourg-en-Bresse, vu leur passé proche, les trois matches qu’ils viennent de faire, c’est un cran au-dessus. 

 

Albi, Dijon, Massy, Dax, pour vous ? 

 

Oui, sûrement Massy. Dijon, on connaît, on a joué contre eux. C’est un club qui bosse très bien aussi, qui était parti sur des jeunes. Cette année, ils sont partis sur un groupe un peu plus mixte et des joueurs qui ont connu aussi le haut niveau. Je pense que, s’il y a deux équipes, ce sera Bourg-en-Bresse et Massy. 

 

On vous donnera rendez-vous à la fin de la saison pour voir si vos pronostics ont été les bons. On va conclure avec la sempiternelle question : les mots d’ordre pour le Rugby Club Hyères-Carqueiranne-La Crau pour appréhender ce second bloc de matches ? 

 

Déjà, on va à Bourg-en-Bresse samedi prochain. 

 

Ça va être velu

 

Voilà, ça va être très épais. Mais bon, les garçons travaillent dur depuis maintenant deux mois et même depuis 4, 5 ans pour jouer ce genre de match. Après, c’est un match à l’extérieur. 

 

Vous allez l’appréhender sans complexe ? 

 

Sans complexe, c’est sûr mais il faudra surtout être très bien organisés, faire un match d’hommes, un match costaud, ne surtout pas s’éparpiller, faire des choses simples et pouvoir se régaler. Parce qu’on va jouer dans un très beau stade, il y aura du monde et il y a des garçons qui rêvent depuis des années de faire des matches de ce niveau-là. A nous de se préparer pour ce rendez-vous. Après, on a un match aussi très, très difficile avec la réception de Bourgoin. Et on ira dans un pays de rugby aussi à Mazamet où ce n’est jamais simple. On a un bloc très, très solide. 

 

Pour avoir eu Philippe Guicherd juste avant vous, oui, Mazamet va être en quête de points, en opération commando. 

 

Il n’y a rien de simple dans cette poule donc, il ne faut pas se prendre pour ce qu’on n’est pas. Donc nous, on va préparer match après match. Après, c’est de rester invaincus à domicile puis de grappiller des points partout. On va essayer de faire le maximum. 

 

Merci Grégory Le Corvec pour nous avoir donné vos impressions et votre analyse sur le Rugby Club Hyères-Carqueiranne-La Crau. Vous êtes toujours le bienvenu à l’antenne de Radio Albigès le Mag Sport. 

 

Merci beaucoup et à bientôt. 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

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