#Rugby – Fed1 / (SCA Vs Lavaur) Un homme, un match : Thierry Maset.

Le Mag Sport Radio Albigès et notre consultant Didier Revellat, ont eu le plaisir de recevoir une légende du rugby toulousain, Thierry Maset. L’ex joueur du SCA nous livre ses anecdotes sur le Albi-Lavaur (93/94) ainsi que son amour pour le rugby Tarnais. Focus sur Thierry Maset, un nom qui fait frémir de joie les supporters albigeois rien qu’à son évocation

 

 

Thierry Maset pourquoi est tu présent dans la rubrique un homme/un match consacrée au SCA ? Parce-que Thierry, après une incursion furtive en cadets, tu as porté le maillot albigeois lors de la saison 93-94. Te souviens-tu de cette équipe entraînée par Jacques Coudon et Serge Gauthier ? 

 

 Là, je n’étais pas en cadets (rires), j’étais en équipe première, en seniors. Oui, je me souviens de Jacques Coudon, de Serge Gauthier, des entraînements qui étaient radicalement différents de ce que j’avais pu connaître jusqu’à présent. A l’envie des recrues, je pense notamment à Patrick Alibert, des joueurs qui étaient de bons joueurs de ballons, qui avaient d’un jeu ample. Et donc, on était un petit peu en construction cette année-là. On était en construction de vouloir faire un jeu un petit peu épanoui. On y est arrivé parfois. 

 

C’était les premières années du duo de présidents Barret/Mir avec la réussite qu’on connaît pour Jo Mir, d’ailleurs. 

 

Oui, effectivement. Jo Mir, qui était proche du club, avait sauté une étape pour se rapprocher de Louis donc nous, on était assez porteur du projet global au niveau du terrain. Ca a été assez compliqué à certains moments mais on y est arrivé par moments. 

 

Venons-en à ce fameux match. C’est le match Albi/Lavaur, le premier contre Lavaur en championnat. C’était le 10 Octobre 1993. Et tu étais capitaine ? 

 

Oui. J’étais capitaine et pour ma part, j’attendais un heureux évènement puisque mon fils est né 4 jours après cette date-là, le 14 Octobre. Donc, j’étais aussi soucieux de l’arrivée de mon fils. Je me souviens d’une atmosphère un petit peu … Il faisait chaud, c’était un mois d’Octobre où il faisait chaud, avec un soleil d’automne. Donc, une atmosphère un petit peu bizarre parce-que ça a démarré très rapidement mais après, on est rentré dans un jeu un petit peu confus et on s’est un petit peu emmêlés les pinceaux. Même si le score à la fin ne reflète pas le fait qu’on a été un petit peu en difficulté parce-que l’équipe de Lavaur s’est accrochée avec du tempérament, quelques éléments qui vraiment s’accrochaient. Donc, ça a été difficile de centrer une mi-temps il me semble. 

 

Le score final était de 62 à 9. Une mi-temps 13 à 9 peut-être un peu poussive mais largement remportée par les Albigeois dans le jeu. Et puis, ton remplacement à l’heure de jeu, c’était peut-être que tu préparais tes valises pour aller accueillir ton fils ? 

 

Là, en fait, je n’ai pas vraiment de souvenirs mais je crois que, peut-être, les entraîneurs avaient considéré qu’une partie du travail avait été fait. Et puis, je vieillissais aussi (rires) donc peut-être qu’il y avait besoin de sang neuf et Laurent Cadalen pétillait, toujours d’ailleurs, de santé donc, c’était normal aussi que tout le monde participe. C’était l’âme collective qu’on essayait de mettre en place. 

 

Ils t’avaient peut-être recruté pour faire la transition vieux/jeunes, surtout avec cette expérience que tu as amenée avec toi ? Tes titres de champion de France car, on le rappelle, tu as trois titres de champion de France, entre autres. 

 

C’est vrai que cette venue était aussi pour porter un projet ample, ouvert et c’était dans ce sens que j’avais été recruté. Pour servir aussi aux plus jeunes, leur permettre d’aller encore plus loin dans ce qu’ils pouvaient. 

 

De s’aguerrir à tes côtés. 

 

Tout à fait. 

 

On va passer sur un registre un peu plus, je vais dire, carmausin. Est-ce que tu suis l’actualité rugbystique albigeoise carmausine et est-ce que tu as particulièrement un œil attentif par exemple sur Dedieu, qui est plus près de nous, qui joue encore au sein d’Albi, au Sporting ? Ou comme Frédéric Manca qui a rejoint la section Paloise ? Ces deux-là sont de purs produits de la ville minière. 

 

Oui, c’est vrai que je suis, pas dimanche après dimanche, mais je sais très bien où ils sont, d’où ils viennent et le parcours qu’ils font. C’est très bien, ça prouve que le rugby à Carmaux est important. Je ne vais pas voir des rencontres spécialement parce-que je suis très pris par mon activité de président de l’amicale des anciens de Toulouse. Je ne suis pas 100% rugby, ça veut dire que j’organise plus le rugby en fonction de ma vie. J’ai passé pas mal d’années à organiser ma vie en fonction du rugby, là, c’est l’inverse. 

 

Justement, tu me tends la perche. On te connaît président de l’amicale des anciens du Stade Toulousain mas peux-tu nous parler de ton travail au quotidien ? 

 

J’interviens dans des entreprises pour les amener à travailler en équipe. Je fais donc souvent le lien avec notre beau sport, avec notre beau rugby puisque tout le monde loue les qualités collectives de ce sport. 

 

Les fameuses valeurs

 

Voilà. J’ai un modèle de transposition qui permet aux entreprises d’avoir des repères afin que les équipes soient plus soudées, que le travail collaboratif se fasse au mieux. 

 

Thierry, merci encore pour ta disponibilité et ta gentillesse et au plaisir de se rencontrer. 

 

Et vive le rugby tarnais ! 

 

 Propos recueillis par Didier Revellat

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