#Rugby – Fed1 / B.Sevestre (Niort) : «On va essayer, tout en modestie, de faire notre petit trou! »

On est avec Benoît Sevestre, ancien joueur du Sporting Club Albigeois et nouveau joueur du Niort Rugby. Benoît, bonjour.

 

Crédit photo Olivier Drilhon

 

Benoît, comment se sont passés ses premiers pas dans les Deux-Sèvres, dans ton nouveau club ? 

 

Agréablement surpris. Je suis tombé dans une équipe très familiale, avec vraiment des bons mecs. Le groupe vit vraiment bien, il y a un objectif d’être dans les quatre premiers cette saison dans notre poule de Fédérale 1 avec un recrutement adéquat, avec des grands noms qui sont du coup venus à Niort. On va essayer, tout en modestie, de faire notre petit trou dans cette poule de Fédérale 1. 

 

En parlant de grands noms, il y en a un qui revient aux oreilles, c’est Lescalmel. C’est quand même énorme d’avoir un joueur comme ça dans son effectif ? 

 

Tout à fait. Il nous apprend beaucoup, il nous parle beaucoup surtout et c’est vrai que derrière, il apporte vraiment beaucoup de choses. Il a sa vision du jeu et il nous donne son avis sur pas mal de choses et ça fait vraiment avancer le groupe. 

 

En quelques mois, c’est déjà, on va dire, devenu un cadre du groupe ? 

 

Tout à fait. Il a déjà le poste qui veut qu’il soit patron, à l’ouverture. Du coup, avec Alcacebe, le demi-de-mêlée qui arrive d’Oloron, qui a joué à Bourgoin, ce sont vraiment deux mecs qui parlent beaucoup et qui font avancer le groupe. 

 

Dans les recrues, bien sûr, il y a toi mais il y en a eu d’autres. Tu peux nous faire un point, un listing de ces recrues du Niort Rugby qui tend à grandir très vite ? 

 

En pilier gauche, il y a moi. En pilier droit, il y a Gaétan qui était à Lavaur l’année dernière. Ensuite, en seconde ligne, il y a Tom Quarrie, qui était à Marmande et qui avant, évoluait en D2 anglaise. Il y a Guillaume Singer qui vient de Valence-Romans. Il n’y a pas de recrue en 3e ligne. A la mêlée, il y a Benjamin Alcacebe qui jouait à Bourgoin en Pro D2 et qui était revenu dans son pays à Oloron un peu pour se refaire après une blessure et qui a donc signé à Niort cette année. Il y a Lescalmel qui joue à l’ouverture et à l’arrière, qui est arrivé. Il y a le retour de Lancelot Luteau qui jouait à Dijon. Ensuite, il y a Valentin Cougnaud et Adrien Leif, deux jeunes de la Rochelle. Et aussi un petit jeune, Hugo Daraidou, qui vient de Valence-Romans. 

 

C’est quand même un recrutement XXL ? 

 

Tout à fait. Il y a eu pas mal de changement mais on a l’impression que la mayonnaise prend, on va voir. On travaille vachement en interne. Je pensais que le rythme d’entraînement serait beaucoup plus soft et, finalement, on s’entraîne quasiment tous les jours pour les pros et les mecs qui sont dispos. Donc, c’est vrai que ça tabasse quand même et ce n’est pas plus mal. 

 

Tu nous parles de pros et de mecs qui sont dispos. Ça veut dire qu’il y a encore une souche pluriactive agrémentée de quelques pros ? 

 

C’est ça. Il y a très peu de pros, une dizaine, et tout le reste est pluriactif. Ils bossent à côté mais  ils réussissent à se libérer. Ils ont surtout basé la journée du mardi où ils veulent vraiment avoir tout le monde, du coup, tout le monde doit être dispo ce jour-là. C’est une journée de travail complète, on commence à 10h et on finit à 16h30. Sinon, au niveau des entraînements, on a le lundi soir, le mercredi à La Rochelle vu qu’il y a un partenariat avec le Stade Rochelais donc on a muscu le matin avec des skills et le soir aussi. On a également le vendredi soir. Du coup, c’est vrai que ça fait un peu complet comme semaine. 

 

Par rapport à Albi qui est un club complètement pro, quelles sont les différences qu’il y a entre le Niort Rugby et le Sporting Club Albigeois ? 

 

Le seul souci qu’il pourrait y avoir, c’est qu’il n’y a pas tout le monde à tous les entraînements. Mais, je n’ai pas trouvé vraiment beaucoup de différences sur le contenu des entraînements et l’investissement des joueurs, même après leur boulot.  Les mecs sont vraiment concentrés à 100% et s’y filent vraiment. 

 

C’est donc un club qui est semi-pro mais qui a quasiment tous les préceptes du professionnalisme ? 

 

Tout à fait, avec beaucoup d’exigences, avec des temps d’entraînements assez réduits du coup comparé au SportingClub Albigeois où il y avait beaucoup plus de temps d’entraînements. Mais les entraînements sont vraiment sérieux. 

 

Parlons un peu aussi de ton coach, Laurent Dossat. Quelle est la patte Dossat ? Qu’est ce qui t’a vraiment le plus marqué en arrivant à Niort avec ce coach ?

 

C’est un mec très, très humain, énormément basé sur les valeurs humaines. C’est un bonhomme avec du caractère, il a besoin d’imposer ses choses. Et franchement, techniquement, il sait ce qu’il dit. 

 

Tu nous parlais aussi de cet objectif de Niort d’être dans les quatre premiers. En clair, ça veut dire que vous êtes en embuscade pour le Jean-Prat ? S’il y a une équipe style Dax ou Cognac qui se prend les pieds dans le tapis, Niort sera en embuscade pour prendre une des deux premières places ? 

 

Tout à fait. Mais, dans cette poule qui est très homogène, où il n’y a pas du tout de promu, c’est une poule où on peut finir premier comme on peut finir dernier si on commence mal le championnat. Là, on a un très gros bloc : on commence par Dax, on va à Trélissac et on reçoit Saint-Jean-de-Luz. Ca va vraiment être un très gros premier bloc, c’est maintenant qu’il va falloir marquer le coup sur ces trois gros matches. 

 

Dès le premier bloc, vous allez devoir vous étalonner, voir où vous en êtes ? 

 

Tout à fait. 

 

On va te poser la dernière question. Pour toi, quels sont l’ADN et les valeurs qui transpirent de ce club de Niort ? 

 

C’est un club très, très humain avec beaucoup de valeurs. Je retrouve vraiment des valeurs rugbystiques, d’amitié et de plaisir que j’ai toujours scrutées. Moi, j’ai toujours marché avec les copains et à l’affect. Et là, je l’ai vraiment retrouvé avec les mecs, même en-dehors de l’entraînement, on est très, très souvent ensemble. C’est vraiment une belle bande de copains et j’espère que ça va envoyer  sur le début de championnat et sur les matches difficiles.

 

Pour finir, la question bonus. Ca ne te ferait pas rêver, un petit play-off Jean-Prat face au Sporting Club Albigeois au mois de Mai ? 

 

Ca me ferait très bizarre mais c’est sûr que ça peut faire rêver, de jouer contre les anciens copains. J’ai gardé pas mal de contacts avec des mecs comme Romain Casals, Gaëtan Bertrand, Russlan Boukerou, Benjamin Caminati donc du coup, oui, ça me ferait rêver. 

 

Rendez-vous est pris et on te souhaite le meilleur pour cette année 2019-2020 avec l’ex Stade Niortais, actuel Niort Rugby. 

 

Ça marche, parfait Loïc. 

 

A très bientôt. 

 

A bientôt

Propos recueillis par Didier Revellat

 

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