#Rugby – Fed1 / JH.Tubert (Bourgoin) : «On n’a pas le droit, encore cette année, de monter!»

Notre consultant, Didier Revellat, est allé à la rencontre de Jean-Henri Tubert, le manager général de Bourgoin-Jallieu. Pour le club de l’Isère, malgré une interdiction d’accession en ProD2 et une poule 2 « épaisse« , l’objectif reste le même, une qualification en Jean Prat et une belle aventure humaine et sportive. Aidé par un public de « Rajon » qui renaît de ses cendres et par une histoire séculaire qui donnent au CSBJ une aura de bastion mythique, les berjalliens espèrent bien renverser les pronostics. JHT, au-delà de sa frustration de l’élimination en 1/4 Jean Prat face à Blagnac, pousse un coup de gueule sur la composition de poules non équilibrées en son sens, et tentera d’en faire un levier motivationel pour ses troupes. Focus sur une place forte de l’ovalie française qui se reconstruit pas à pas, tout en ayant en tête de réenchanter la berjallie d’antan, pourvoyeuse d’une certaine vision du rugby.

 

 

Jean Henry Tubert commençons par un petit retour sur la saison dernière . Etes-vous un peu frustré de ce quart de finale perdu en Jean-Prat ? 

 

Frustrés oui, dans la mesure où on joue deux fois Blagnac. Ils gagnent le premier match, on gagne le second. Il nous manque quelques points pour se qualifier pour la demi-finale. Surtout frustrés parce-que, sur les deux matches, on a marqué des essais alors que Blagnac n’a marqué que des pénalités. On peut se poser la question en se demandant si, quand on joue au rugby et qu’on essaie de se faire des passes, on n’est parfois pas valorisés de tous ces efforts. Mais, on va dire que les Blagnacais ont su se montrer plus réalistes et plus efficaces. 

 

Vous sortez quand même premiers d’une poule assez relevée avec Nice, avec Dijon. C’était quand même une satisfaction de finir premiers ? 

 

Pour nous, c’était très bien. Vous savez, Bourgoin sort d’un dépôt de bilan il y a deux ans. L’année dernière encore, en janvier, on ne savait pas si le club allait se relever de ses problèmes financiers. A la sortie, finir premiers l’année qui suit, c’est effectivement un résultat inespéré qui a fait revenir notre public au stade et ça, pour nous, c’est le plus important. 

 

Les supporters sont là en effet. Vous avez un petit peu changé le staff, il y a Anton Moolman qui vient vous épauler. Pouvez-vous nous en dire plus ? 

 

Tout à fait. J’avais fait un séjour en Afrique du Sud et visiter les trois grandes provinces il y a quelques années de cela. J’avais vu fonctionner Anton Moolman, j’avais vu que l’homme avait des valeurs aussi positives donc voilà, c’était l’occasion d’utiliser son expérience et sa culture hémisphère sud et sud-africaine. 

 

Et la rigueur surtout ? 

 

Oui, effectivement, de la rigueur et beaucoup de précision sur les skills. On sait que les joueurs ont toujours besoin d’être accompagnés, notamment sur cette fameuse technique individuelle. 

 

Pour cette saison qui vient, il y a quand même une poule assez épaisse. Quels sont les objectifs fixés par le président Gueydan 

 

Déjà, on a tous été très surpris des compositions des poules. Je ne vous cache pas qu’il y a deux épouvantails qui sont Narbonne et Bourg-en-Bresse qui vont se battre pour les deux premières places. Après, on est quelques équipes encore à avoir des ambitions et du potentiel intéressant. Je pense notamment à Nice, Aubenas, Hyères-Carqueiranne qui a fait un gros recrutement, nous, Nîmes, enfin, c’est une poule qui est très, très costaud. Je trouve en toute sincérité qu’il y a un vrai déséquilibre entre notre poule et les autres poules. Je ne comprends pas, je ne comprends pas comment ont été conçues ces poules. Troisièmement, par rapport aux objectifs fixés par le président Henri-Guillaume Gueydan, on n’a pas le droit encore cette année de monter. Donc, on va donner le meilleur de nous-mêmes pour essayer, un, de se qualifier, et ensuite faire des phases finales en sachant qu’on va essayer de travailler pour construire un groupe qui progresse, qui soit performant et qui propose du beau rugby. 

 

Jouer un peu les trouble-fête en phases finales ? 

 

Oui, c’est ça, les phases finales à jouer mais bon, sans cette carotte de monter derrière. Alors, effectivement, le club est en pleine reconstruction et on a besoin encore d’un peu de temps pour assoir et le budget et le sportif sur des fondations un peu plus solides. 

 

Vous avez un menu un peu chargé, un peu dur. Vous allez jouer à Nîmes, cela va déjà être un premier match piège ? 

 

Ah oui, ça, c’est un match piège et test. J’avais vu jouer l’année dernière cette équipe de Nîmes parce qu’avec l’équipe d’étudiants que j’entraîne, j’avais joué en lever de rideau de Nîmes contre Nantes. Et cette équipe de Nîmes, elle est complète, elle est dangereuse, elle a de la vitesse. Chez elle notamment, elle est très entreprenante. Donc, c’est un vrai test d’entrée de championnat. J’espère qu’on sera dans la bataille. 

 

Et après, un premier choc contre Narbonne à domicile, début octobre. 

 

C’est ça, exactement. 

 

Propos recueillis par Didier Revellat

Article Rédigé par Loïc Colombié

 

 

 

 

 

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