#Rugby – Média / G.Garrigues (Jour de Rugby) : «C’est une émission au service du Rugby»

Nous avons rencontré Guilhem Garrigues, la voix et le visage de « Jour de Rugby » sur Canal+ Sport. Pour ce montalbanais, se voir à la tête de cette « Grosse machine » , est une fierté qu’il partage avec l’ensemble de l’équipe de « JDR » , s’estimant n’être « qu’un des maillons d’une longue chaîne« . Passionné de Golf, qu’il pratique avec l’ancien président du Sporting Club Albigeois, Guilhem Garrigues n’en reste pas moins un amoureux invétéré du rugby. Son attachement à l’ovalie amateur, et sa passion pour décortiquer chaque week-end le Top14 en sont des preuves incontestables, tout comme sa fibre intacte de supporter des bleus. Entretien avec un des journalistes sportifs du « paf » qui monte, et qui compte bien, continuer d’écrire avec brio, les pages d’or d’un grand livre, celui du rugby sur la chaîne cryptée.

 

Guilhem, vous êtes l’un des présentateurs et l’une des figures du rugby sur Canal Plus. Vous êtes à la tête d’une émission qui commence à être bien ancrée dans le PAF sportif,  » Jour de Rugby « , créée le 24 Octobre 1998, soit 21 ans d’existence et 22e saison. Comment fait-on pour prendre en main cette grosse machine qu’est  » Jour de Rugby  » ? 


On va dire que je ne suis qu’un maillon d’une longue chaîne et d’une longue histoire comme vous l’avez précisé parce-que c’est une institution de la chaîne et du rugby professionnel français puisque, comme vous l’avez dit, ça a 21 ans. Comment on fait ? Et bien, on essaye d’être dans la promesse de cette émission qui, dès le premier jour, a une seule volonté : c’est de montrer des essais, faire parler les acteurs du rugby. C’est une émission comme on le dit de service du rugby donc le service, c’est que chaque abonné de Canal Plus puisse voir chaque semaine des essais, les informations principales, les statistiques un petit peu significatives en s’adaptant à l’évolution du rugby d’aujourd’hui. A savoir que le rugby moderne demande d’être décrypté davantage et c’est en tous cas la mission de  » Jour de Rugby « . On est là pour montrer ce qui se passe donc, quand on est dans cette émission, en fait, le but, c’est de donner à l’abonné la satisfaction. 


Prendre la suite d’Eric Bayle, de François Trillo, d’Isabelle Ithurburu, ça doit quand même être, non pas pesant, mais ça doit donner une certaine responsabilité parce-que ce sont des personnes, dans le milieu audiovisuel qui ont une certaine image. Il n’y a pas eu d’appréhension au début ? 


Il y a eu beaucoup d’appréhension, il y en a toujours. Il y a une remise en question permanente. Il y a surtout une très grande fierté parce-que, comme vous l’avez dit, vous citez des grands journalistes. Depuis 2015, j’ai la chance maintenant d’être dans cette lignée. Il faut savoir que ce n’est quand même pas une aventure solitaire, c’est une grande aventure collective. Il y a des gens qui travaillent, notamment Jérôme Colin qui est le rédacteur en chef de cette émission, qui n’est pas à l’antenne mais c’est son émission également. En fait, c’est une belle aventure collective qui ressemble un peu à ce qu’on voit dans une équipe à savoir qu’une institution reste, les hommes ou les femmes passent. L’institution, c’est bien sûr l’émission et la chaîne avant tout, nous, nous ne sommes que des serviteurs de cette émission. 

 

On dirait quasiment un président de club de rugby qui parle 

 

Non, non (rires). Chaque saison est une remise en question.  » Jour de Rugby « , ça mobilise une centaine de personnes chaque week-end donc au  final, que ce soit le présentateur ou le technicien qui fabrique les résumés ou le chef d’édition qui décide un peu des contenus, chacun a une place importante. C’est pour cela qu’il faut avoir beaucoup d’humilité dans l’exercice. La partie visible, c’est peut-être moi mais on ne voit pas tous les gens qui travaillent derrière et ils sont essentiels. 

 

La fameuse théorie de l’iceberg ? 

 

Oui, voilà, la théorie de l’iceberg. Je pense notamment à Jérôme Colin si je dois citer une personne. On travaille vraiment en binôme et il y est quasiment depuis le début. Depuis 10 ans, un peu moins de 10 ans, on va dire qu’il est un peu aux manettes de l’émission. 

 

Il fait partie des meubles ? 

 

Oui, il fait partie des meubles et je ne suis pas tout seul. 

 

En termes d’audiences, que représente  » Jour de Rugby  » ? 

 

Je n’ai pas trop de données chiffrées mais ce sont des émissions qui marchent, qui sont installées. Il faut savoir que l’émission phare quand même sur Canal, c’est  » Canal Rugby Club  » qui est une émission en clair, qui passe après la première affiche du Top 14.  » Jour de Rugby  » vient en complément du  » Canal Rugby Club « . Il y a une hiérarchie dans les émissions et le CRC est naturellement, logiquement, l’émission N°1. 


Il y a une petite compet avec les copains de  » Jours de Foot  » ? Vous vous tiriez un peu la bourre entre les rugbymen et les footballeurs ? Les vieilles guerres, les vieilles lunes comme on dit. 


Mais on n’existe pas (rires). Non, gentiment, ça chambre un petit peu. A une époque, je pense que c’était un peu plus régulier. Aujourd’hui, il y a de l’amitié parce qu’en plus, il y a des consultants foot, ça, ce sont des trucs qu’on ne sait pas, qui sont sur le plateau de  » Jour de Foot  » qui viennent juste après. Je pense à Alain Roche et à Pascal Dupraz qui sont des gars qui aiment vraiment le rugby. Ils aiment le rugby, ils suivent le rugby sur le Top 14 donc ce sont des figures du foot français qui viennent sur le plateau et qui assistent à l’émission quasiment du début jusqu’à la fin en attendant  » Jour de Foot « . Donc, c’est toujours sympa d’avoir ces consultants qui posent des questions sur ce qui s’est passé, qui suivent les résultats du Top 14. Après, franchement, on travaille en toute intelligence et en toute amitié parce qu’on est dépendants du match qu’il y a avant. Le match qu’il y a avant peut déborder donc, il faut qu’on récupère du temps et à chaque fois, on est obligés de prendre un peu de temps sur  » Jour de Foot  » ou de leur en laisser si l’actualité est brûlante. Mais vraiment, ça se passe très bien, c’est une bonne cohabitation. 

 

En quatre ans aux manettes, à la présentation de  » Jour de Rugby  » où vous entamez votre 5e saison, j’imagine qu’il y a eu de très bons moments mais aussi quelques moments cocasses. Vous avez quelques petites anecdotes à nous donner ? 

 

Là, comme ça, je n’en trouve pas. En fait, il y a toujours des bons moments quand on arrive à coller à l’actualité, c’est toujours sympa. Après, on a fait une série pour les 20 ans l’année dernière, à partir d’Octobre 2018 pour rendre hommage aux 20 ans de l’émission jusqu’à la fin de l’année. On a créé des archives, on est revenu sur des moments de l’émission à travers des best-of, à travers des archives. C’est Jérôme Colin qui a fabriqué tout ça. On l’a un peu initié et ce sont des bons moments parce qu’en fait, on se rendait compte que c’est toujours sympa de revoir ce qui s’est passé et ça, c’est un bon moment. On s’est pas mal marrés parce qu’on voit des journalistes qui sont toujours dans l’émission qui ont un peu vieilli, qui ont un peu changé physiquement donc, ça pouvait chambrer. Des joueurs aussi, qui sont passés dans l’émission très jeunes, qui sont encore sur le circuit pro aujourd’hui donc, c’est assez sympa. 

 

Et puis chambrer, ça fait aussi un peu partie de l’ADN du rugby ? 

 

Oui, bien sûr. Et puis, il faut vraiment qu’on se retrouve dans cet esprit. C’est un peu aussi la volonté, il faut être sérieux sans se prendre au sérieux. C’est ce que j’essaye de faire moi le plus humblement possible c’est à dire être toujours détendu. On ne parle que de rugby et on ne parle qu’à des gens qui aiment ce sport donc quand on aime ce sport, forcément, on est détendus, on ne peut être que détendus. Après, il y a des moments de stress parfois, s’il y a des problèmes techniques ou des problèmes de liaisons, c’est propre à ce métier. Même en radio, vous connaissez ça. 

 

Bien sûr, et ça arrive assez souvent. On va peut-être un peu parler des regrets. On sait qu’en 2014, Canal Plus a perdu la coupe d’Europe. Avant,  » Jour de Rugby  » parlait aussi de la coupe d’Europe. C’est un regret de ne pas avoir ce prisme là en tant que présentateur depuis 2015 ? 

 

Quand on aime le rugby, on veut parler de tous les rugbys. Après, ça, ce sont des questions qui concernent mes patrons. Mais oui, bien sûr, on aimerait parler de tous les rugbys mais se concentrer sur le Top 14 et le faire bien, c’est déjà du travail. 

 

Par contre, l »année prochaine, il y a la Pro D2 qui va revenir sur Canal en grand format puisqu’on a vu dans la presse que Canal Plus avait récupérer les droits de la Pro D2. Ca va changer l’année prochaine dans  » Jour de Rugby  » ? Ca va amener des changements ? 

 

Très honnêtement, je ne sais pas du tout. C’est quelque chose dont on n’a pas parlé parce qu’il y a une saison à faire. On a quand même, je le rappelle, l’affiche de Pro D2 tous les jeudis soirs qui est en ouverture du week-end rugby, qui précède l’émission qui s’appelle  » le Late Rugby Club « . Donc ça aujourd’hui, c’est aussi un des temps forts de la semaine rugby sur Canal. L’année prochaine, très honnêtement, si vous me rappelez en Août 2020, on pourra peut-être en parler mais là, aujourd’hui … 

 

Step by step comme on dit 

 

Non, mais je ne sais pas, aucune information là-dessus. La Pro D2 évolue, c’est un magnifique championnat. Moi, je suis fan de la Pro D2 et j’ai la chance d’aller très souvent sur le match du jeudi. Si on peut donner des résumés de match sur la Pro D2 façon Top 14, ce serait magnifique. 

 

Cette saison, on sait aussi qu’il y a une Coupe du Monde qui tombe en Octobre et début Novembre. Pour  » Jour de Rugby « , c’est une concurrence assez accrue. On va faire un peu d’humour, limite à Canal Plus, vous devez croiser les doigts pour que l’équipe de France n’aille pas trop loin ? 

 

Non, non, ça, c’est archi-faux. 

 

C’était bien sûr une boutade, cela va de soit .  

 

Je comprends mais, très honnêtement, au contraire, ce serait même une fierté que l’équipe de France soit championne du monde parce-que, depuis 20 ans et plus, Canal accompagne le rugby.  » Jour de Rugby  » parle toutes les semaines de joueurs qui vont défendre les couleurs de la France, toutes les émissions de rugby d’ailleurs. Il n’y aurait rien de plus beau que d’accueillir les héros français dans nos émissions. Plus ils seront connus, plus ils auront fait rêver le plus grand nombre, plus nous on pourra continuer à raconter leur histoire et le faire de la meilleure des façons. Donc, là honnêtement, il n’y aura pas de concurrence. On espère, enfin j’espère à titre perso, que l’équipe de France ira le plus loin possible parce-que ce serait bien pour tout le monde, pour tous les rugbys et pour toutes les émissions de rugby quelles qu’elles soient, comme la vôtre sur votre radio, comme les nôtres sur nos antennes, 

 

De toute façon, une coupe du Monde, c’est toujours une grande fête du rugby ? 

 

Ah oui, c’est une grande fête du rugby. C’est un sport qui a besoin de magie, c’est un sport qui a besoin de rêves. Moi, je pense qu’il faut penser à tous les enfants des écoles de rugby et j’espère qu’ils continueront à rêver. S’ils rêvent en regardant l’équipe de France, ils rêveront en regardant des matches le dimanche de Fédérale, ils rêveront en regardant le Top 14. Voilà, il faut donner l’envie de regarder du rugby, de pratiquer pour ceux qui y jouent. Je pense que là, on est tous dans le même bateau. 

 

En parlant de rêver, la saison dernière a consacré le Stade Toulousain avec un jeu chatoyant, un jeu qui, on va dire, a renversé un peu l’ordre établi, ce rugby boum-boum qui s’installait un peu en Top 14. Pour un diffuseur comme Canal Plus, ça doit quand même être une bouffée d’air frais le Stade Toulousain, Clermont, cette finale qu’il y a eu au mois de Juin ? 

 

Oui, bien sûr, mais c’est une bouffée d’air frais pour tout le monde. Pour un diffuseur, pour une chaîne, pour un média, c’est raconter un peu un feuilleton. Quand vous racontez un feuilleton avec une équipe qui a quand même dominé la saison régulière, avec une belle aventure, avec un jeu qui en plus est agréable, c’est super. Mais après, l’aventure des Castrais en 2018, elle est super aussi parce qu’ils font une épopée en phases finales. Si on prend juste l’aventure humaine, l’aventure collective, elle est belle aussi. Il ne faut pas mettre en opposition les styles et les équipes. Je pense que, quand on aime le rugby, on prend du plaisir dans, je trouve, les aventures collectives. Celle de Toulouse, elle est magnifique. 

 

Celle de Castres, il y avait un côté un peu Robin des Bois, la petite préfecture qui venait renverser la métropole. 

 

Exactement mais ils le font bien, avec des joueurs supers. J’ai un souvenir, on a fait un reportage sur Rodrigo Capo Ortega la semaine avant la finale, c’était un super moment parce qu’on est dans la préparation d’un des gladiateurs du championnat qui ouvre ses portes et c’est super. Ce qu’a fait Montpellier en fin de saison dernière, aller gagner 9 matches d’affilée, aller se qualifier au dernier moment, franchement, c’est une histoire qu’on a envie de voir. Moi, je vois ce que Montpellier a fait, chapeau ! Ca a donné encore plus de consistance au championnat. 

 

On va parler un petit peu de vous aussi. Comment un petit gars de Montauban arrive à se retrouver à la tête de  » Jour de Rugby  » ? Quel est votre cursus 

 

J’ai commencé à Montauban justement, à la Dépêche du Midi, très jeune, très, très jeune. Dès que j’ai été majeur, j’ai pu commencer à faire de la collecte de résultats par téléphone, des petits articles. J’ai toujours voulu faire ce métier. Il y en a qui disent ça quand ils parlent de leur carrière de joueur, moi, c’est pareil dans ma carrière de journaliste. Après, j’ai intégré une école qui s’appelle l’IPJ, qui est en partenariat avec la fac de Dauphine à Paris. Une fois dans cette école, j’ai fait de la radio. 

 

La radio mène à tous les chemins

 

Oui, ça c’est vrai. J’ai fait des stages à Sud Radio à Toulouse, notamment la coupe du Monde 2007 dans une émission qui s’appelait  » Rugby et compagnie « , une magnifique aventure. Et derrière ça, j’ai eu la chance d’intégrer une radio qui s’appelait Europe 1 Sports, qui était la radio d’infos sportives d’Europe 1. Je l’ai intégrée en fait grâce à l’école, en passant la bourse Europe 1 que je n’ai pas eue mais qui m’a permis d’intégrer cette radio. Et derrière Europe 1 Sports, j’ai intégré la radio Europe 1 où j’ai pu faire des choses extraordinaires comme le Tour de France, le tournoi des VI Nations, la coupe du Monde 2011 en Nouvelle-Zélande, des reportages, des matches, toutes formes de choses de ce métier. Derrière, j’ai rencontré des gens de Canal Plus qui m’ont fait pigé puis les piges se sont transformées en contrat et depuis 2013, je suis à Canal Plus à plein temps et c’est super. 

 

En dehors de Canal Plus, vous avez d’autres projets. On sait que sur Canal Plus, vous avez une autre émission,  » A la Table du XV  » mais il y a d’autres projets qui vous trottent, qui vous taraudent ?

 

 » La Table du XV « , ce n’est pas une émission, c’est un documentaire en fait. C’est une émission qui s’appelle  » Sport Reporter  » qui est une série de documentaires sports. J’ai pu en faire quelques-uns depuis deux ans maintenant, notamment la rééducation d’Antoine Dupont pendant sa blessure des ligaments du genou, les liens entre le rugby et la gastronomie, c’était l’année dernière. Ce sont en fait des projets en parallèle. 

 

C’est pour aller un peu plus en profondeur ? 

 

On a la chance à Canal de pouvoir faire des reportages pour les émissions avec Sports Reporters comme le  » Canal Rugby Club  » qui nous permet de faire soit des portraits de joueurs soit des reportages en immersion dans des équipes. Là, actuellement, je prépare un reportage sur un joueur de Lyon, sur Pierre-Louis Barassi qui devrait passer prochainement sur Canal. Ce sont des projets qui permettent d’aller dans les clubs et de rencontrer les joueurs et ce sont en général de très bons moments. 

 

Pour passer sur un registre un peu autre, on sait, on nous dit dans l’oreillette (Rires) que vous avez un hobby, c’est le golf que vous pratiquez entre autres avec un ancien président du Sporting Club Albigeois, Jean-Jacques Castanet 

 

J’espère qu’il ne vous donnera pas les derniers résultats de notre partie en équipe parce-que ça s’est vraiment pas bien passé (rires). On était associés à une magnifique compétition qu’il organisait mais ce n’est pas parce qu’il l’organisait qu’on l’a gagnée, au contraire ! Oui, ça, c’est un loisir. 

 

Comment vous est venue la passion du golf ? 

 

En fait, j’ai quelqu’un de ma famille qui y jouait lui. Son fils ale même âge que moi, il nous y a amenés, on était au collège. On a pratiqué, j’ai vraiment accroché. J’avais un peu arrêté, je m’y suis remis il y a deux, trois ans à fond et je trouve ça super parce qu’en fait, ça permet de vider la tête. On a l’impression qu’on progresse mais en fait, on ne progresse pas. C’est un sport  très, très difficile mais on peut toujours progresser. On peut croire un jour qu’on est bon mais le lendemain, on est nul. C’est quelque chose qui est addictif dans le sens où il y a toujours quelque chose à faire dans ce sport. Et en fait, j’adore ça. Et en plus, ça permet aussi de découvrir des endroits, de se promener dans la nature, de passer aussi de très bons moments avec des amis parce qu’on peut passer 4 heures sur un parcours à jouer avec quelqu’un. Ça permet de discuter et voilà, c’est quelque chose que j’aime bien. 

 

On va passer à la dernière partie de notre interview. A Radio Albigès, au Mag Sport, on est un média très spécialisé sur la Fédérale 1. Vous qui êtes un grand spécialiste du Top 14, vous avez le temps de jeter un petit coup d’œil sur la 3e division ? 

 

Oui, bien sûr. Très honnêtement, j’essaie de tout regarder. J’ai toujours une équipe ou deux dans une catégorie dont je suis les résultats. Je regarde la Fédérale 3, j’ai regardé les résultats en honneur cette année parce-que j’ai un cousin qui est président du Racing Club Montalbanais qui est descendu en honneur donc je vais suivre ça avec attention. Et je suis la Fédérale 1 bien sûr. C’est un super championnat, c’est la 3e division. C’est comme la Pro D2, je pense que c’est monté en gammes depuis quelques saisons. Et en plus, je suis car c’est télévisé, il y a quelques matches qui sont télévisés. 

 

Vous avez peut-être suivi le match retour Rouen/Albi qui a fait couler pas mal d’encre ? 

 

(rires). Oui, oui, j’ai vu. Je ne donnerai pas mon avis. 

 

J’imagine bien. Votre devoir de réserve

 

Je l’avais regardé. J’avais texté l’entraîneur d’Albi Arnaud Méla avant et après le match. Avant le match pour lui souhaiter un bon déplacement et j’ai regardé le match… Après, Albi, je connais un peu car, comme vous l’avez dit, je connais l’ancien président. J’ai Julien Raynaud l’ancien capitaine qui est aussi un copain, Matthieu André que je connais. Donc oui, j’ai des copains à Albi. Arnaud Méla fait partie des visages qui me manquent en Top 14 parce-que ce sont des personnalités qui manquent au rugby. Je suis la Fédérale 1, oui. Cette année, ça va être un championnat particulier parce-que j’ai l’impression que les équipes se sont renforcées. Je pense à Narbonne notamment. 

 

Dijon aussi ?

 

Dijon costaud. Je pense à Bourg-en-Bresse aussi. Ils ont fait une super saison en Pro D2, ils n’ont pas eu trop de réussite parce-que je crois qu’ils sont passés près du maintien. Il va y avoir un championnat intéressant. 

 

Et puis, il y a toujours une équipe qui sort du chapeau comme l’année dernière Saint-Jean-de-Luz

 

Oui, après, il y a toujours des épopées. C’est ça qui est bien dans ce sport, c’est propre au rugby je crois. Ce n’est jamais écrit à l’avance. 

 

Et ce serait imaginable un jour d’avoir une pastille Fédérale 1 pour faire une transversalité entre le monde amateur et le haut-niveau, l’élite du Top 14, un jour dans  » Jour de Rugby  » ? 

 

Sur la Fédérale 1, je ne pense pas. Enfin, je ne sais pas mais ce sont des droits qui appartiennent aujourd’hui à une chaîne concurrente. 

 

C’est quelque chose qui pourrait peut-être faire plaisir et faire du bien à la base ovalienne de se sentir considérée

 

C’est quelque chose que moi j’aimerai. Est-ce que ça va se faire, je ne sais pas mais j’aimerai. J’ai un souvenir magnifique de la finale du Top 14 à Barcelone. En fait, j’ai vu ce jour-là tout ce qu’on aime dans le rugby. Sur le parvis d’un des plus beaux stades d’Europe, pour la finale du championnat pro, il y avait tous les rugbys amateurs présents, toutes les équipes. Il y avait les anciens joueurs internationaux, les joueurs de séries, les joueurs de fédérales, les familles. Et ça franchement, sur le parvis du Nou Camp noir de monde, tout le monde faisait la fête, chacun avec les couleurs de son club, de son territoire, j’ai trouvé cette image extraordinaire. En fait, quand on aime le rugby, c’est ça qu’on aime aussi. C’est à dire qu’il n’y a pas d’opposition entre les pros, les pas pros, à la base, on parle de ce sport et on aime ce sport. J’ai cette image mais voilà, il n’y a rien de plus beau. 

 

On va dire que c’est cette diversité qui fait aussi l’unité de ce sport

 

Complètement et ça, il faut le cultiver, il faut l’entretenir et il faut aussi la protéger. 

 

On va vous laisser avec une dernière question parce qu’on sait que vous êtes en train de préparer le match ce soir entre Nevers et Biarritz. Un petit pronostic pour le Brennus en Top 14 et la montée en Top 14 vu que vous suivez la Pro D2 et le Top 14 ? La question un peu casse-gueule comme on dit. 

 

Surtout la question qui permet de se fâcher avec des gens (rires). On va attendre un petit peu mais je ne me prononcerai pas en Septembre 2019, c’est trop tôt. Et en plus, pour l’anecdote, s’il y a des amis ou des collègues, je ne suis pas un très bon pronostiqueur. C’est comme ça. 

 

En clair si vous pronostiquez une équipe , c’est la meilleure façon de leur porter la maffre ? (Rires)

 

Oui, voilà. (Rires) Et puis, je ne suis pas là pour porter bonheur ou malheur aux gens, on attend de voir. En tous cas, j’espère qu’on va se régaler et j’espère que l’équipe de France va aussi nous régaler au Japon. 

 

 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

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