#Cyclisme – TDF (96) / Etape1 : Frederic 1er roi des Pays-Bas.

Les traditions se perdent…Il est d’usage de voir le Tour de France débuter par un prologue, cela permet aux coureurs de passer tour à tour seuls sur un circuit fermé en ville devant le public massé derrière les barrières de l’organisation. Une sorte de grande parade. 

_Tour de France 2019

_1ère étape Bruxelles-Bruxelles _ 194.5 km 

_ le rendez vous incontournable des sprinters.

Le coup d’envoi du  Tour de France 2019 passera directement par l’étape en ligne, qui ne présentera aucune difficulté majeure. L’étape est donc promise aux sprinters. Cette caste est composée d’hommes fabriqués dans un métal particulier. Il faut aimer rouler vite  dans les roues des équipiers parfois jusqu’à toucher celle de son prédécesseur, il faut jouer des coudes avec les adversaires, il faut garder de l’énergie et de l’influx pour pouvoir à près de 70 km heure, avoir la ressource, de lancer le sprint… les sprinters avouent être en quasi apnée dans les 150 derniers mètres.

La première étape est donc particulière. Tous les grands noms du sprint présents sur la Grande Boucle veulent claquer une victoire de prestige, ils veulent tous se libérer de la pression  médiatico-sportive, cette tension rend la course dangereuse pour ses acteurs et fait monter l’adrénaline chez les observateurs.

Demain, les  Coquard, Laporte, Sagan, Viviani, Groenwengen, Ewan, Matthews, Greipel… voudront se libérer d’un poids et mettront tout en œuvre pour gagner.

En 1996, le Tour de France partait aussi du Bénélux. S’Hertogenbosch  aux Pays Bas est le théâtre du prologue qui voit la victoire du suisse Alex Zulle. Le lendemain une étape de 209 km attend les coureurs, départ de S’Hertogenbosch, arrivée dans la même ville. Le gratin du sprint mondial est présent. 

Le magnifique Mario Cippolini, le turbulent Djamolidine Abdoujaparov, le colosse Eric  Zabel, l’élégant Fabio Baldato, les  massifs  Wilfried Nelissen et Nicola Minali, le taureau  Andreî Tchmil et coté français Christophe Capelle et Frédéric Moncassin. Un véritable championnat du monde du sprint va se disputer en terre batave.

L’étape se déroule sous un temps que seuls les flamands affectionnent, il pleut, il y a du vent, ça frotte, ça chute…le train des grandes écuries est en marche les colosses de l’équipe de Mario Cippolini emmènent d’énormes  braquets , ils sont encore trois coureurs de la Saeco en tête a l’approche du dernier virage, Zabel, Blijlevens, Minali, Baldato, et Svorada sont  aux aguets prêts à en découdre. A l’amorce du dernier virage, Frédéric Moncassin esseulé vire à la corde et se retrouve au milieu de l’armada de la Saeco, laquelle semble marquer le pas car le vent est de face,  le sprint est lancé de loin. Les équipiers ne sont plus à la disposition des sprinters. Le sprint sera décousu, et  se fera d’homme à homme.

Frédéric Moncassin, crinière brune au vent, remonte ses adversaires, se faufile une fois le long des barrières côté gauche de la route puis retrouve le trafic, pour finalement, onduler entre Blijlevens, Svorada ,Zabel, il se retrouve aux cotés de Cippolini à quelques mètres de la ligne et dans un dernier coup de rein, tel un ailier de rugby en bout de ligne ou un torero esquivant la corne, vient planter la roue avant de son vélo sur la ligne.

Le toulousain de la Gan, remporte la première étape du Tour 1996, et est le premier français a remporter un sprint massif depuis 1982 avec Bernard Hinault… En fait, le bordelais Francis Castaing a été déclaré vainqueur de l’étape Roubaix-Reims en 1985 après le déclassement d’Eric Veanderaerden.

La victoire de Frédéric Moncassin dans la première étape du Tour de France 1996 à droite Jeroen Blijlevens et  à gauche Mario Cipolini.

3 jours après le Tour arrive à Nogent sur Oise, Elodie Moncassin l’épouse du héros du premier jour attend son champion de mari dans sa ville natale avec dans ses bras Capucine, le premier enfant du couple. L’arrivée se joue au sprint,  Zabel vexé l’emporte devant Cippolini, Moncassin sur motivé devant sa belle  famille est 3 ème … 

Déception de courte durée car avec le jeu des bonifications le sprinter haut garonnais revêtira le maillot jaune. 

 

 

Dans cette édition 1996, il remportera, à Bordeaux Capitale des sprinters du Tour de France,  une deuxième victoire d’étape … au sprint évidemment !

 

Le Borgne.

 

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