#Rugby – Fed2 / Pascal Jeanneau (US Nafarroa) : « Le match face à Albi restera dans les mémoires collectives »

Notre docteur és en rugby Nafartar, Didier Revellat (Alias Big Moustache) a fait le point avec Pascal Jeanneau, le manager de ces bondissant basques, qui malgré leur relégation, ont porté haut les couleurs de leur territoire. Auteur de morceaux de bravoure comme les Victoires face au SC Albi ou le Stado Tarbes Pyrénées Rugby, cette équipe de nafarroa a indéniablement fait de son fief de Baïgorry, une citadelle quasi imprenable, qui a fait trembler écuries pros et amateurs. Focus avec le sorcier du Piémont basque, Pascal Jeanneau , sur une saison qui restera dans le livre d’or de l’entente Saint-Jean Pied de Port / Baïgorry et de la fédérale 1.
Crédit photo Puissance XV
Pascal Jeanneau , faisons un peu le bilan de la saison en fédérale 1 de Nafarroa malgré cette relégation. 
C’est un bilan riche, forcément contrasté parce que le résultat brut, il est là, c’est la 12e et dernière place et la relégation. Après, il y a ce qu’on a vécu. Il  y a la victoire ? et le sentiment d’avoir vécu une belle aventure tous ensemble. Donc, il est assez contrasté mais ça a été une saison forcément très, très riche. 
Il y a quand même, sur 22 matches, 9 victoires donc, j’ai fait un peu les comptes et j’ai regardé toutes les autres poules. Vous êtes  » le meilleur relégable » si on peut parler comme ça. 
Oui, oui. Après, c’est comme ça. Maintenant, si on finit 12e, c’est que, même si on a gagné 9 matches dans la poule, personne n’a lâché. On est à notre place, il ne faut pas qu’on se raconte d’histoires non plus. Il n’y a pas d’éléments qui ont fait que … Les éléments qui ont fait qu’on finit 12e, c’est qu’on est dans une poule où aucune équipe n’a lâché, où les équipes qui étaient en place avaient des valeurs et elles en ont fait part et personne n’a lâché. Du coup, voilà. C’est sûr que dans d’autres poules, ça aurait été différent. Maintenant, est ce qu’aujourd’hui on paierait pour avoir une poule avec, être repêché aujourd’hui avec deux victoires ? Je ne suis pas sûr. Je trouve que ces 9 victoires, elles ont marqué notre saison, elles ont marqué nos vies aussi forcément. Du coup, c’est peut-être ça qu’on va retenir en priorité. Même si, je le répète, le résultat, c’ est un échec clairement. 
Je me rappelle de l’ITW de début de saison où j’avais mis le doigt sur le premier match perdu contre Anglet. Finalement, quand on voit le bilan de votre saison, au niveau comptable et au niveau surtout victoires/défaites, ce qu’on appellera,la balance. Les deux premières défaites chez vous, c’est le tournant, entre guillemets, de la saison. 
Oui, c’est peut-être le tournant entre guillemets de la saison. On peut refaire la saison comme on veut. Soyons francs, on intervertit les matches Albi/Anglet, on reçoit Albi le premier match, je te promets qu’on perd. Et, on aurait reçu Anglet le 6 Janvier, je pense qu’on aurait gagné. On peut refaire la saison dans tous les sens, il y a quand même beaucoup de matches qu’on a gagné vraiment de justesse. On a gagné parce qu’on est allés les chercher. On aurait pu récupérer quelques points ailleurs, c’est certain qu’ils nous manquent des points. Mais, l’un dans l’autre, je crois qu’il ne faut pas trop avoir de regrets, qu’il ne faut pas trop refaire la saison. On n’était pas prêts en début de saison et je crois que c’est un peu le lot des équipes qui montent en général. On était aussi sur l’euphorie de la saison passée. On a raté ces matches là mais le calendrier a fait qu’on en a gagné d’autres. Je crois qu’il ne faut pas qu’on ait de regrets là-dessus. C’est effectivement des matches qui nous coûtent cher ces quatre derbys parce qu’on prend 0 points. Mais, c’est comme ça.
C’est vrai qu’Albi a chuté chez vous, Lavaur a chuté, Tarbes a chuté. Ce sont quand même de gros morceaux qui ont chuté au Pays Basque. 
Oui, oui. Ce sont des grosses équipes, des équipes qui n’ont pas le même statut que nous. Et puis, c’est aussi Tyrosse, c’est Oloron, c’est Marmande , c’est Valence d’Agen. Ce sont des clubs forts de notre championnat, Lannemezan, c’est historiquement des gros clubs. Pour nous, c’est vraiment bien. C’est le côté positif de la saison, c’est d’avoir battu ces équipes là que forcément on respecte car on les regardait avec un œil différent. St Jean de Luz, Anglet, ce sont des équipes qu’on a déjà jouées par le passé parce qu’elles ont été à notre niveau ou qu’on a été à leur niveau. Les autres, c’était une première. C’est quelque chose de très bon pour nous. 
Personnellement, j’ai un avis un peu tranché sur la question. Mais, par rapport à cela, j’appuie peut-être encore là où ça fait mal, cette relégation : aujourd’hui, on sait que Graulhet est repêché. Forcément, ce n’était pas la même poule mais, le mode de calcul, même si les poules ne sont peut-être pas du même niveau, on s’aperçoit que vous êtes le meilleur relégable et on repêche  » le plus mauvais ». Même si on a de l’amitié pour nos amis Graulhetois, c’est pas le souci. Mais c’est vrai que ça fait plusieurs années qu’ils sont repêchés. 
Le calcul, on peut en penser ce qu’on veut. Maintenant, ce qui est certain, c’est que les règles étaient connues dès le départ. Donc, on peut être déçus que ça se passe comme ça mais les règles, elles étaient connues. C’est à dire que, dès le départ, il était clairement dit , ça avait été explicité aux présidents de clubs que, les repêchages seraient dans la poule où il y aurait les relégations. On peut trouver ça bizarre ou pas, moi, j’ai pas vraiment d’avis tranché. Maintenant, en tous cas, c’était écrit. Les règles étaient connues de tous donc aujourd’hui, on ne va pas faire de procès d’intentions à personne. C’est comme ça, c’était le règlement. Graulhet profite de la relégation de Rodez et bien tant mieux pour eux. On va les recevoir à la fin Août. Ils vont venir faire un stage, on va faire un match amical contre eux. Ca nous laissera un petit goût de Fédérale 1. 
Cette question, je me la posais parce que, on fait un classement national pour les équipes pour le Jean-Prat, on fait un classement national pour le Du Manoir et finalement, on ne fait pas de classement national pour la relégation. 
On peut trouver ça bizarre effectivement. Le premier d’une poule tombe pas contre le deuxième d’une poule pour le Jean Prat. Donc, quelque part, tu as raison, ça manque de logique. En même temps, c’était écrit, c’était fait comme ça. C’est vrai qu’on ne peut pas d’un côté privilégier d’un côté un classement national et ne pas faire la même chose pour la relégation mais bon, c’est comme ça. 
C’était écrit, c’est sûr. 
Voilà, on va pas remettre ça en cause. 
La saison prochaine, Fédérale 2. Comment allez-vous rebondir ? Beaucoup d’arrivées, beaucoup de départs ? Je sais que le club est assez stable de ce côté là, je m’attends pas à de grands mouvements. 
Non, il y aura comme chaque année très peu de mouvements. Au niveau des départs, on a cinq joueurs qui arrêtent. Des trentenaires, des gars qui jouent en 1ere, qui sont historiques du club. Mais bon, c’est comme ça ici, et de plus en dans le rugby, ils s’arrêtent un peu plus tôt. C’était des joueurs qui avaient prévenu qu’ils s’arrêtaient. Je crois qu’il y en avait même qui voulaient arrêter l’année d’avant mais ils ont voulu vivre l’expérience de la F1. Au rayon des arrivées, il y a un jeune qui avait joué chez nous, qui était parti faire ses études à Bordeaux qui revient. Il y en a un autre, joueur de ? qui nous rejoint et puis c’est tout au niveau des arrivées. Ce sont des joueurs qui nous ont sollicités plus qu’autre chose. Après, on a des juniors qui montent puisqu’on avait deux équipes juniors cette année, une de moins de 18, une de moins de 19, donc on a quelques juniors qui montent. Après, comment rebondir ? Et bien, c’est justement cette saison qui va donner de la valeur à ce qu’on vient de vivre pendant un an. Est ce qu’on a franchi un pallier ? Est-ce que cette expérience a été un feu de paille ou, au contraire, ça a permis à tout le monde de grandir ? On va bien voir ce que ça donne mais, malgré les arrêts, on espère bien figurer dans cette F2. En tous cas, on y va avec de l’ambition, ça c’est clair. 
Justement, tu m’as tendu la perche U18, U19. Les U18 champions de France, c’est beau.
Oui, les U18 champions de France et c’est une belle histoire. C’est un groupe un peu à l’image de Nafarroa. C’est très solidaire, ça défend énormément, c’est opportuniste, c’est généreux. Et c’est génial parce que c’est une équipe qui avait perdu le premier match de la saison contre Oloron je crois, qui après n’a plus perdu un match, qui a vécu des phases finales intenses avec tout le public de chez nous qui a beaucoup suivi, qui a mis beaucoup d’ambiance, avec de matches,  Albi notamment. Ils ont joué Albi je crois en 8es de finale où ils sortent un match incroyable. Ils sortent le match un peu à l’image de ce qu’on avait fait mais le match où il y a très peu de fautes, très peu de fautes techniques, des fautes de goûts. Ils finissent, ils battent DROVAL. On est un bassin d’habitants de 12 000 habitants ici, DROVAL, c’est 250 000 habitants. Donc, ça prouve que la formation est mise à l’honneur et c’est vraiment bien. C’est un groupe qui s’est construit ensemble, qui a bien travaillé, qui avait 6 entraîneurs pour l’ensemble des équipes juniors. Ils ont travaillé avec les deux équipes juniors, ils ont bien géré le truc et puis ils ont fait des phases finales vraiment très, très solides. 
Je peux te rappeler les scores parce que j’ai ce qu’il faut. Ils battent Oloron en 16es 11 à 10 donc ça a du être un match quand même assez épique. Ils battent Albi 33 à 22, ils battent Bergerac 40 à 21, Blagnac en demi-finale 17-7 et donc la finale qu’ils gagnent 20-10. Ce qui m’a marqué car j’ai un peu regardé la finale sur les réseaux, deux groupés pénétrants qui aboutissent à deux essais. Je pense pas que ce soit la manière de faire de Nafarroa mais ça m’a paru un peu étrange. 
Oui, surtout que c’est une équipe qui avait une très bonne charnière dans l’animation et la gestion du jeu. Et derrière, ils ont de très, très bons joueurs. Ils ont des joueurs qui relancent et qui prennent des initiatives donc ils ont plutôt emballé les matches, ils ont plutôt mis beaucoup de rythme. C’est un peu le rugby, l’histoire du rugby : un ballon porté entre une équipe qui va le travailler des heures et des heures et, à un moment donné, 10 mecs qui ont envie de le faire ensemble. On peut parler d’aspect technique mais il y a quelque chose qui se passe entre eux. Sur ces ballons portés, ils se sont retrouvés, ils ont avancé mais c’est ce qui nous est un peu arrivé à nous aussi cette année. Malgré des déficits de poids assez conséquents parfois, sur tous les matches qu’on a gagné, on a imposé des séquences de jeu sur des ballons portés. Parce qu’il y avait ce surplus de grinta, d’envie. Après, c’est aussi quand tu as des petits gabarits et pas de grands joueurs très hauts, tu as des appuis bas, c’est mieux finalement pour pousser devant. Donc, je crois qu’on profite de ça aussi et là, ils ont été opportunistes sur ça. Mais, sur l’ensemble des phases finales, ils ont marqué plutôt des essais derrière. Ils ont été plutôt opportunistes et notamment très bons au pied ce qui est bien car ce n’est pas forcément le point fort de Nafarroa depuis des années et là, ils ont été très, très bons dans l’occupation et le jeu au pied. 
En fait, c’est une bande de copains comme a pu l’être l’équipe première. Je sais pas si, du côté du Pays Basque, vous avez pu écouter le Mag Sport du 11 juin mais on avait Russlan Boukerou le néo-retraité d’Albi qui disait qu’il faisait partie du groupe qui était parti à Nafarroa et qu’il était tombé sur une bande de copains et que cela avait fait la différence. 
C’est bien parce que ce sont des garçons qui sont tous de là, qui ont des repères communs. C’est pas parce qu’on a des repères communs que c’est plus facile mais le langage est plus facile. On travaille pas sur du velours mais c’est vrai que c’est plus dur qu’ailleurs parce que le bassin est plus petit et qu’il faut aller les chercher les gamins. C’est tout le travail de l’école de rugby, parce qu’on a pas le choix finalement. Et après, dès l’instant où, grâce aux éducateurs de l’école de rugby, des benjamins, des minimes, on arrive à amener tous ces gamins en cadets et bien après, nous, ce qu’il faut, c’est qu’on arrive à les garder, à les faire progresser. Quand on arrive à ça, les équipes, on les a. Cette année, on avait deux équipes cadets, deux équipes juniors. C’est quand même assez incroyable. C’est ça qui marque et pour en revenir à ce que disait Boukerou, ce qui est bien, c’est qu’aujourd’hui avec un peu de recul, on entend Percival, le 2e ligne de Tarbes, on entend Boukerou, on entend des joueurs qui, passées un peu la déception ou la frustration d’avoir perdu à Nafarroa, se rendent compte qu’effectivement, il s’est passé quelque chose quand même. C’est bien parce que ça remet en avant les valeurs du rugby qui sont celles de tous les clubs, pas seulement de Nafarroa et qui sont celles qui ont permis à Albi de faire les phases finales qu’ils ont fait même si c’est pas au bout, qui ont permis à nos juniors d’être champions de France et qui permettent à tous les clubs de réussir quelque soit le niveau. On pourra aller comme on veut mais les All Blacks, avant de produire le rugby qu’ils produisent, ils construisent des équipes, ils construisent un état d’esprit. C’est ce qu’ils ont fait il y a quelques années. Un bon all black, un bon mec fera un bon joueur de rugby. C’est quand même ce qu’ils ont sorti et je crois que c’est primordial. C’est peut-être là dessus qu’en tous cas nous, on est pas mal. Mais, on est pas les seuls. 
Tu as parlé de Albi. Qu’as tu pensé de juste les phases finales ? Il y a eu la belle remontée contre Dijon mais est-ce que tu as vu cette fameuse demi-finale retour et qu’est ce que tu en penses ? 
Evidemment que nous, on a regardé ces matches là avec intérêt parce que ça nous a rappelé des bons souvenirs. Moi, j’ai beaucoup aimé l’interview d’Arnaud Méla à la fin parce qu’il a commencé par dire ce que je pense, effectivement  » on a eu peur de gagner ». La première réflexion qu’il fait, c’est sur le fait de dire que, finalement, sa qualification, il l’avait et qu’ils l’ont laissé échapper parce qu’ils y ont pas cru ou qu’ils ont eu peur de gagner. Quelque part, je trouve que c’est une analyse très lucide. Après, évidemment que sur la dernière action, évidemment que sur ce scénario là, il est plus que cruel. On sent bien que l’arbitre ne mettra pas la pénalité sur la dernière action, ça paraît évident. On le sent et, effectivement, on peut comprendre la frustration parce que les enjeux sont très, très importants. C’est bizarre parce que, la dernière fois que tu m’avais interviewé, tu m’avais demandé les favoris pour monter. Moi, j’avais dit ROVAL et Albi parce que, des échos que j’avais, Rouen, ils avaient une grosse équipe, un gros budget mais c’est un peu une coquille vide. Ils s’entraînent beaucoup à l’anglaise mais on sait pas où ils vont. Moi, j’y croyais pas trop et peut-être qu’Albi a eu peur de cette équipe alors que, finalement, il fallait pas en avoir peur. Au match aller, ils sont plutôt plus près de prendre le BO Albi que de se faire remonter sur la dernière pénalité de Rouen. Si on retient quelque chose, ça a été de dire  » Rouen aurait du prendre 3 points à la fin « . Moi je crois surtout qu’Albi, malgré les conditions, ils auraient peut-être pu marquer un 3e essai qui aurait pu changer beaucoup les choses. Et puis sur la fin, effectivement, c’est frustrant mais quelque part, c’est comme ça. C’est le rugby, on refera pas ça. Je crois que ça servira de leçon à Albi pour la saison prochaine mais si on veut monter en Pro D2, il faut finir dans les deux premiers nationaux. Je crois que la leçon elle est là. Si ils étaient dans les deux premiers nationaux, je crois qu’aujourd’hui, ils seraient en Pro D2. Enfin, c’est mon avis. 

Je vais te demander ce que tu vas retenir comme plus beau ou plus mauvais souvenir de ta saison. Moi, perso, contre vous, contre Nafarroa, l’image que j’ai, c’est pas une action, c’est ton attitude à la mi-temps de Nafarroa-Albi où tu reprends tous tes joueurs, tu les amènes dans le vestiaire, pour qu’ils évitent de se griser avec le public. Voilà, moi je retiens ça et toi ? 

Oui, forcément. De toute façon, quand on en parle entre nous, c’est forcément ce match d’Albi qui reviendra parce que c’est quelque chose d’incroyable, c’est quelque chose d’inimaginable. Et, ce qui est incroyable, c’est que ce match là, alors qu’on savait qu’on pouvait pas gagner, que c’était impossible de le gagner, on l’a préparé pour le gagner. J’en ai rigolé avec les autres mais je pense qu’on est, et très honnêtement, l’équipe de la poule, et je m’arrête à la poule, qui sont le plus entraînés pendant les vacances de Noël. On a même des joueurs qui sont pas allés au réveillon. On a préparé ce match alors qu’on n’avait aucune chance de le faire et il s’est créé tout un tas de trucs autour de ça et après ça nous a souri. Puis effectivement, ce moment de la mi-temps où on a trois mêlées et où on subit, la dernière mêlée, ils sortent le ballon,  on les fait reculer de 20 mètres. Derrière, il se passe quelque chose. Donc oui, c’est un moment qui restera. Ce qui reste derrière, je t’avoue aussi quand même, on a battu Lavaur et Tarbes derrière. Lavaur sous la pluie, Tarbes sous un grand soleil et on est contents de ça. Parce qu’on l’a souvent évoqué, les conditions de ces matches là, des conditions spéciales, des équipes qui postulent à monter en Pro D2. On va pas me dire que ce sont pas des choses spéciales à jouer à Baïgorry face à 15 gars locaux. Ce sont des choses qu’il faut être capable de gérer. Ca veut dire que ces matches là, on a été les chercher mais oui, ce match d’Albi restera dans les mémoires de tous. Et dans la mémoire collective, c’est ça qui est génial, c’est que nous tous, les joueurs, les entraîneurs, on va s’en rappeler mais les gens qui étaient présents ce jour là, même toi, c’est quelque chose qui t’a marqué. Ces gens là, ils s’en rappelleront longtemps. Et puis après, ce qui a été dur, on a eu beaucoup de moments très, très durs dans la saison. On a pris quand même de grosses branlées, on finit à près de 300 au goal average. On a eu des moments très, très durs c’est à dire que, dès l’instant où mentalement on était un peu moins présents, on prenait énorme. Ca a été des moments difficiles à vivre pour beaucoup mais c’est assez rigolo parce que, la saison se finissant, on revient l’esprit aux bons moments et donc, on évacue un peu tout ce qui a été dur. Mais on a eu des moments très, très durs. Vraiment des moments de remise en question, des moments de  » est ce qu’on se dit les choses, est-ce qu’on se les dit pas ?  » Puis bon, il y a eu des moments difficiles, ça n’a pas toujours été très rose. Et il y a eu ça. On restera l’équipe qui a eu 9 matches, l’équipe qui a marqué le plus de points à Albi cette année. Ca peut paraître anecdotique mais finalement, c’est nous qui l’avons fait. Ca restera en tous cas. Et on a eu le sentiment qu’on a eu des regards assez bienveillants de tout le monde sur ce qu’on vivait. Je crois que les gens ont pris conscience de la portée de ce que faisait les joueurs et ça, c’est bien, on en est contents, c’est bien. Puis ça donne envie, d’y revenir je sais pas, mais ça donne envie de se battre pour vivre des moments comme ça, ça c’est certain. 
J’ai un peu omis une chose par rapport au club parce qu’on parlé des U18, la première aussi. Mais j’ai vu qu’il y avait une section féminine peut-être cadette qui allait se monter. 
Ca y est! Ça va prendre à la rentrée. Une section cadette va ouvrir. C’est un peu une demande des collèges de Baïgorry et de Galancy font de l’initiation au rugby. Du coup, ils ont monté une section rugby et ils se sont retrouvés à avoir de bons résultats. Face à la demande des filles, le club a accédé à la demande. Un prof de gym du lycée de ? va s’occuper de ça. C’est parti donc c’est bien. Le rugby féminin un peu partout est en plein essor. Mais pour nous c’est bien, c’est très bien que justement des féminines soient au club. Et nous, on est très contents de ça même si ça va nous faire encore une équipe de plus. Va falloir partager encore un peu plus les terrains mais on va y arriver, c’est juste une question d’organisation. 
Pascal, je te remercie pour ta disponibilité. On prendra des nouvelles de la F2, ça c’est sûr. Le Mag Sport Radio Albigès vont être attentifs aux résultats et on espère que vous remontiez. Après, nous on espère que vous nous rejoindrez pas l’an prochain. 
Ca serait mauvais signe pour vous à Albi. (Rires) Nous, ce qu’on veut, c’est vraiment continuer à avancer. Profiter de ce qui s’est passé cette année pour avoir cette ambition, cette générosité et cette solidarité. Et si on la garde, on aura forcément des bons moments et continuer à faire après, remonter , on verra ça. Mais, vraiment faire une bonne saison et garder ce public qui nous a soutenu et ces gens qui se sont investis auprès du club. C’est le plus important pour nous. Et nous aussi, on suivra forcément les résultats des équipes qu’on a croisé et d’Albi en particulier. 

Propos Recueillis par Didier Revellat

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