
Après les tirs au but d’Albi, tu avais dit que ce genre de chose n’était plus de ton âge. Qu’est-ce que tu vas nous dire après avoir fait un come-back de 20 points en finale ?
Je crois que j’ai un groupe qui ne renonce jamais, qui ne s’avoue jamais vaincu. Comme je le dis, ils se sont construits dans la difficulté, on s’est construit dans la difficulté, il y a eu des écueils, on a gardé le cap et ils se sont construits et endurcis là-dessus car rien n’a été facile. Aujourd’hui, c’est le résultat de tout le travail qu’ils ont fait, de l’investissement, des cadres qui ont pris le pouvoir sur le match, on le sentait, le banc nous a apporté énormément et je le dis, on a gagné à 23 mais ce sont 35 qui ont fait partie de ce groupe toute la saison parce-que ce n’est pas une équipe, c’est un groupe. On a la chance derrière tout ça d’avoir un staff, et je parle de la totalité de mon staff, car quand je vois comment ils ont fini, je me dis que mon préparateur physique a fait un travail fabuleux, quand je vois Gilles Bosch, pour sa première année d’entraîneur, bon compagnon de route de David Fourtané, j’ai la chance d’avoir un staff derrière moi. Derrière tout ça, on le sait, c’est ma proximité avec Charles Mallet, je le dis sinon je ne serai pas venu, on s’est fait secouer, on a eu quelques tempêtes mais on a prouvé que le duo avait beaucoup d’étanchéité, on n’a jamais renoncé et je crois que ça aussi, ça a été un facteur positif pour qu’on ne lâche rien et qu’on garde le cap.

Charles Mallet nous a dit qu’en début de saison, tu disais » tu verras, on coiffera tout le monde au poteau « . Qu’est-ce qui te faisait sentir ça ?
Oui, je l’avais dit comme j’avais dit » tu verras, on va revenir, on va gagner le match, gardons notre calme « . Je leur ai dit » on va aller chercher la victoire » parce-que ce sont des mecs qui ne s’avouent jamais vaincus, je ne sais pas, ils ont un truc en plus des autres mais je le répète, je crois que le fait de s’être construit dans la difficulté, que rien n’ait été facile, ils en ont la récompense aujourd’hui et c’est tout à leur honneur. C’est fabuleux ce qu’ils ont fait.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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