En amont de la demi-finale de Nationale entre Langon et Rennes, nous avons donner la parole à Maxime Lartigue, le 3/4 aile des girondins qui a tout connu (descente , remontée, titre, playoffs) avec le club aquitain. Rencontre avec un joueur entier qui ne lache pas ses mots et mouille invariablement le maillot sur un terrain à l’instar de ses coéquipiers dans le but d’arriver au bout de l’objectif collectif du groupe .

On peut parler de toi comme de quelqu’un qui représente vraiment l’ADN langonnais puisque tu n’as connu qu’un club en senior, le Stade Langonnais ?
Oui, ça fait 7 saisons que je suis dans ce club et depuis que je suis là, j’ai connu la descente en Fédérale 2, la remontée en Fédérale 1, le titre de champions de France l’année dernière et des demies cette année, en espérant qu’on aille jusqu’au bout.

On sent une dynamique à Langon qui a un peu régénéré le club. J’imagine que pour toi qui as tout connu, ça doit te donner un peu de peps et de supplément d’âme ?
C’est surtout au niveau humain, on est vraiment une bande de potes, on sent que l’effectif est vraiment soudé où tout le monde se bat les uns pour les autres. Pour moi, si on en est là aujourd’hui, c’est surtout grâce à ça, personne ne lâche rien, s’il y en a un qui merde ou qui foire, on est toujours là à se soutenir et à s’entraider, pas comme certains clubs pros où les mecs se regardent jouer. Nous, on joue vraiment les uns pour les autres.

La semaine dernière, quand il y avait 500 personnes à Comberlin massées devant un écran géant pour vous soutenir à quasiment 700 bornes de Villeurbanne, ça a aussi dû vous faire chaud au coeur ?
Ça fait toujours plaisir qu’on ait pas mal de soutien, qu’on ait des gens derrière nous qui nous accompagnent et qui nous poussent. On fait ça pour nous mais aussi pour le public, pour les gens qui nous soutiennent, pour tous les bénévoles et pour tous les gens qui nous suivent toute l’année. C’est vrai que ça fait plaisir et ça apporte pas mal de soutien.

On va parler du match de la semaine dernière où il tombait des trombes d’eau et où ce n’était pas l’heure de sortir un ailier dehors ?
Pour ceux de devant, je pense qu’ils devaient avoir chaud entre les mêlées et les touches mais pour nous derrière, c’est vrai que rester sur l’aile à glander et à regarder un peu le match, ce n’était pas la meilleure chose à faire (sourire).

Dans tous les cas, il a fallu que vous fassiez œuvre de solidarité pour aller chercher quelque chose de beau ?
Devant et défensivement, on a été très bons et très organisés. On gagne parce-que Chris a une bonne occupation au pied ainsi que les 9, on a un peu subi en 2e mi-temps mais on a quand même su bien défendre, avoir de la bonne com pour être organisés et renverser la situation.

On va basculer sur l’équipe de Rennes : c’est quand même une équipe de gros calibre qui arrive face à vous ?
Rennes est un club pro, une équipe qui est organisée, ça s’entraîne tout le temps mais si on y met de l’envie et du cœur, il n’y a pas de raison qu’on ne gagne pas ce match.

Tout le monde vous donne le statut de petit poucet mais c’est quelque chose qui vous galvanise ?
Les gens parlent de nous comme ça parce qu’on est un petit club et une petite équipe mais nous, on va jouer parce qu’on a peut-être plus d’envie et de couilles qu’eux et qu’on n’a rien à perdre. Tout ce qu’on fait là, c’est du bonus pour nous et on veut aller jusqu’au bout pour vivre la même chose que l’année dernière.

Est-ce que tu sens l’adrénaline et la ferveur qui sont en train de monter dans tout le club comme l’année dernière ?
On a beaucoup de soutien et beaucoup de personnes qui nous poussent et qui viennent nous voir, pour exemple, j’ai des potes à moi qui ont déjà réservé une table pour dimanche et qui sont 50 juste pour venir me soutenir alors que certains font du ping-pong et du basket. Ils n’y connaissent rien au rugby mais ils sont quand même là. Donc, je pense que s’il y a autant de potes qui viennent pour me voir moi, ça doit être pareil pour tout le monde et qu’il va y avoir pas mal d’engouement et de monde pour nous soutenir. On va essayer d’avoir cette victoire pour nous et pour tout le monde autour.

Quel est le mot d’ordre pour cette demi-finale historique pour le Stade Langonnais ?
Ça va être gagner et leur faire mal d’entrée. Il faut qu’ils reculent et qu’ils sachent qu’ici, ce n’est pas chez eux et que ça va être notre terrain tout le match.

Merci et on te souhaite un bon match du côté de Saint-Jean d’Angély
Merci.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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