#Rugby – Nationale / Mathieu Bonello (Albi) : «Dans la vie, être patient est une qualité!»

Retrouvez l’intégralité de la conférence de presse du Manager du Sporting Club Albigeois, Mathieu Bonello, en amont de la 3eme journée de Nationale et du déplacement à Heyres Carqueiranne La Crau.

Hyères-Carqueiranne Vs Albi une rencontre à suivre en direct sur Le #MagSport via LFM 81 dès 14h50

Crédit photo Jacques Massine

On va revenir sur le match face à Rennes en disant que c’est une victoire mais qui a fait couler un peu d’encre ?

 

On a gagné et c’est bien…..

 

Tu ne reviendras pas sur le contexte du match ? 

 

Non, il n’y a pas de contexte. Des matchs, des saisons, des équipes à tous les niveaux en font des bons et des moins bons. Aujourd’hui, on n’est pas très bon, on a gagné un match sur deux et on n’est pas très bon, on le sait, on n’a pas fait un grand match mais l’essentiel était de gagner. On ne sera pas tout le temps bon et moi, je le prends de ne pas être bon mais de gagner des matchs, le résultat est là. Il faut être patient avec cette équipe et les gens qui ne le seront pas ne la supporteront pas mais il faut être patient. Dans la vie, être patient est une qualité.

Il y a des enseignements positifs à tirer de ce match ? 

 

Positifs oui, j’ai trouvé qu’on avait progressé dans le rugby. On a réussi à tenir le ballon pendant beaucoup de temps de jeu mais je trouve qu’au bout de ça, on a manqué d’efficacité. Ca, c’est une amélioration car à Blagnac, on n’avait pas fait deux temps de jeu sans faire tomber le ballon. Je nous ai trouvé assez bien sur ça, après, il faut scorer, mettre les points au pied et j’ai trouvé qu’on avait manqué d’efficacité sur ce match. 

Kevin Courties, l’entraîneur de Rennes, disait qu’il s’était senti un peu  » vexé  » car vous aviez essayé de prendre le bonus offensif avant de construire la victoire. Qu’est-ce que tu penses de ça ? 

 

Je ne vois pas et je ne comprends pas du tout. Je n’ai pas lu mais je ne comprends pas du tout, ce n’est pas qu’on a voulu prendre le bonus offensif, c’est qu’on était dans un jour sans avec les buteurs et qu’il valait mieux aller en touche que les tenter, c’est tout (rires). S’il y a bien un truc que mon équipe a, c’est le respect de l’adversaire, des matchs et des scores. Je suis bien placé pour le savoir car je ne suis pas un entraîneur qui se projette sur le match suivant donc je vais encore moins me projeter sur un potentiel bonus offensif. Non, c’est prendre les points quand ils sont bons à prendre mais quand on a les buteurs qui ne sont pas en réussite, il faut savoir faire autre chose. Je n’ai pas compris du tout. 

Ne pas prendre les points était peut-être aussi une manière de travailler le rugby ? 

 

Non, absolument pas ! Tu ne travailles pas le rugby dans un match de championnat, chez toi ou à l’extérieur, la saison a commencé. On était dans des positions où je préférais que les joueurs aillent en touche, ils ont pris leurs responsabilités et je trouve que c’est une bonne chose. Ça veut dire que le groupe s’affirme, il y a des leaders qui vont émerger dans les semaines qui vont arriver et c’est tant mieux. On ne le faisait pas pour travailler, on le faisait pour être efficace et essayer de marquer mais Rennes nous a bien contré pour ne pas qu’on marque. On était dans un jour sans et, au niveau du score, il fallait faire autrement donc on a décidé d’aller en touche. 

Tu nous disais que ton groupe avait besoin de vivre des choses hors rugby. Si on a de bons échos, vous l’avez un peu fait cette semaine pour essayer de ressouder ? 

 

On n’a pas fait grand-chose mais je ne veux pas en parler. On a besoin de vivre ensemble sur et en-dehors du terrain et le problème, c’est qu’on a un nouveau groupe qui a été monté à l’intersaison donc il faut du temps et il faut qu’ils passent du temps ensemble, sur le terrain comme à l’extérieur. 

Vous allez rencontrer Hyères-Carqueiranne, un autre promu, dans un contexte méditerranéen où l’on sait que là-bas, le public fait vraiment son œuvre. Ça va être un gros défi ? 

 

Oui, c’est un gros défi, même s’ils montent, c’est une grosse équipe de la poule. C’est toujours très, très difficile d’aller là-bas surtout dans le contexte actuel mais tous les matchs sont difficiles en Nationale donc on sait aussi à quoi s’attendre sur leur rugby. C’est une belle équipe et il faudra répondre présent. 

C’est justement bien d’avoir ce contexte pour forger son groupe sur le terrain ? 

 

Bien sûr. On a besoin de jouer ensemble et de passer du temps ensemble sur un terrain et, à la maison comme à l’extérieur, on a vraiment besoin de vivre des choses. Aujourd’hui, ce qui manque le plus à cette équipe est l’expérience collective et on peut faire toutes les phrases que l’on veut ou analyser tout ce qu’on veut, il faut les vivre. L’équipe est en train de vivre des moments et je vous redis qu’on fera le bilan dans quelques semaines. 

Il y a un contexte public car on sait que c’est chaud à Hyères. Est-ce que tu conditionnes tes joueurs pour qu’ils restent un peu dans leur bulle et qu’ils fassent abstraction de ce qui peut se passer tout autour ? 

 

Ce qui a fait du bien dans le rugby moderne, c’est que l’arbitrage est d’un bon niveau aujourd’hui. On ne peut plus se permettre de mauvais gestes ou quoi que ce soit donc, même si le public pousse et c’est sûr que c’est un plus, on va se cantonner à analyser notre rugby. On n’en a pas spécialement parlé, c’est la première fois que je vais là-bas, je ne connais pas. 

Le manager Greg Le Corvec est quelqu’un de ta génération que tu as peut-être croisé sur le début de ta carrière ? 

 

Il est un peu plus vieux mais je me rappelle du joueur qu’il était, je l’ai sûrement croisé quand j’ai débuté. C’est bien, on est passé de l’autre côté de la barrière ce qui est moins bon signe (rires). Mais non, je ne le connais pas personnellement. 

Si l’équipe a son ADN, ça va être une équipe combative ? 

 

Dans le Sud-Ouest, c’est toujours combatif mais je crois qu’aujourd’hui, il faut se cantonner à nous analyser nous, à travailler sur nous et à essayer de monter une marche après l’autre. On a monté des marches et aujourd’hui, il faut essayer de les maintenir en montant les autres. On sait qu’on n’a pas fait une prestation aboutie depuis le début mais j’ai souvenir qu’une équipe se construit et je crois qu’il faut aussi être patient avec cette équipe. Je vous l’ai dit, on fera les comptes en Décembre sinon au moins au bout des deux premiers blocs, là, on verra où on en est et on pourra dire  » cette équipe est comme ça ou comme ça « . 

Il y a aura quand même un premier gros juge de paix avec la réception de Narbonne avec deux équipes qui ont des prétentions ? 

 

Oui mais je pense qu’il y aura aussi un premier bilan après les 4 premiers matchs. Sur le second bloc, avec 5 matchs d’affilée et de gros matchs, on va savoir où on en est et sur quoi il nous reste à progresser mais c’est vrai qu’avec la réception de Narbonne, on en sera à 4 matchs et on sera où on en est. 

Tu parles d’expérience collective et ça passe aussi par de bonnes relations avec le public. Il n’y en avait pas vraiment samedi dans les tribunes, est-ce que ça a manqué au groupe ? 

 

Bien sûr que ça a manqué au groupe mais je ne change pas mon fusil d’épaule par rapport à samedi c’est à dire que c’est à nous d’être généreux, de donner beaucoup sur le terrain pour que le public veuille nous pousser. Après, quand on est supporter, on l’est quand les joueurs font de bons matchs et de moins bons matchs. Je pense qu’on avait trouvé une communion l’année dernière avec le public mais j’ai envie de dire que c’étaient les phases finales, j’avais bon espoir que ça continue dans cette dynamique-là mais il faut avouer que dès les 20 minutes de jeu, on aurait dit dans le stade qu’on faisait une mise en place. J’ai connu dans mon passé des ambiances où le public poussait de la 1ère à la 80e, bon ou pas bon et ça, j’ose le dire, c’est important pour les joueurs. 

Est-ce que, comme le groupe, le public n’a pas lui aussi besoin de temps pour se construire. Comme tu le disais, il y avait du monde à ton époque, il y a ensuite eu une baisse de résultats et le public est parti et maintenant, il faut le reconquérir ? 

 

Il est certain que le niveau y fait. Je me rappelle que quand je venais jouer, c’était plein, c’était gavé, c’était un chaudron, quand les équipes venaient ici, elles disaient  » waouh « . Ce que je dis est lié, il faut que l’ensemble du club, du groupe, du staff donne, qu’on soit généreux car ça, ça attire aussi et ça pousse le public à être derrière l’équipe. Mais, depuis que le club est descendu, le stade s’est un peu vidé et a du mal à se re-remplir mais, je pense, forcément de par le niveau. Malgré ça, la deuxième des choses, c’est que je pense, c’est qu’on peut tout le temps être 3 à 4 000 à Albi donc il faut que chacun fasse aussi les efforts pour revenir pour aider et pousser l’équipe. Je crois qu’il ne faut pas attendre l’un de l’autre à savoir que les joueurs ne doivent pas forcément n’attendre que des supporters et les supporters ne doivent pas forcément n’attendre que des joueurs. Je crois que les deux doivent être en symbiose et en harmonie pour qu’il y ait le plus de monde au stade. On a besoin de notre public et là, ce n’était pas une question de performance puisque même au bout d’un quart d’heure, on n’a pas entendu de ferveur. Qu’on n’entende pas de ferveur à la 65e, vu le match qu’on était en train de faire et l’efficacité qu’on avait, OK mais est-ce qu’on peut, au niveau auquel on est aujourd’hui à la 2e journée de championnat, être dans une ambiance hyper lourde ou non festive j’ai envie de dire, ce samedi soir ? Le rugby est quand même un sport qui, si on vient le voir, est notre passion mais qui est aussi amical par définition. C’est aussi pour ça qu’on est souvent allé en 3e mi-temps, tu as l’ambiance dans les tribunes pour les deux premières et derrière, tu as la 3e mi-temps. Donc, je me dis que ce côté festif du rugby, on doit pouvoir le retrouver à Albi, j’en suis sûr et convaincu, ils l’ont montré pendant les phases finales. Nous, on a montré qu’on n’avait pas été mal pendant les phases finales et eux ont montré qu’ils avaient été bons et je demanderai que les deux, nous, les joueurs et le staff, soyons meilleurs et que le public soit en harmonie avec nous. 

Je vais me faire un peu l’avocat du public. Pour expliquer ce déficit de soutien, il y a peut-être le match contre Graulhet qui avait été mi-figue, mi-raisin et la défaite contre Blagnac qui ont pu casser l’allant associé aussi à un sentiment d’identification aux joueurs. Avec tous ces nouveaux joueurs, le public a peut-être encore un peu de mal à s’identifier à son équipe ?

 

Les changements, oui et non, je suis supporter de clubs de rugby et de foot et quand il y a des recrutements, je suis excité de voir quel niveau ils ont donc ça, je n’y crois pas trop. Du coup, d’après ce que tu me dis, on en revient aux résultats et c’est dur quand même mais il faut accepter, c’est leur choix et c’est à nous de les pousser pour qu’ils nous supportent. C’est aussi à nous de faire de gros efforts. 

On peut dire que le Sporting Club Albigeois est un peu comptable pour l’instant, il est quasiment sponsorisé par KPMG ? 

 

L’important est de gagner et de ramener des points, d’avancer et aussi de progresser sur notre rugby. On aimerait mieux, plus vite mais on est souvent impatient et pour l’instant, on est en construction donc il faut passer par ces moments, ces phases un peu de recherche d’ADN, de repères et on l’accepte. 

Est-ce que cette cohésion que vous cherchez depuis le début avance bien ?

 

Oui, c’est réellement en train d’évoluer du bon côté mais il n’y a qu’une chose qui pourra nous dire si ça évolue ou pas, ce sont les résultats et ce qu’on va faire sur le terrain, ça n’est que ça. En 15 jours, on aurait dit une équipe qui jouait ensemble depuis 3 ans mais les performances n’ont pas été abouties ce qui veut bien dire que quelle que soit l’analyse que l’on fasse en dehors, et je suis quand même modéré, tu vois la cohésion d’une équipe sur le terrain lors des matchs. Pour ça, je pense qu’on est sur la bonne pente, c’est certain. 

On peut faire un parallèle avec le foot, que tu aimes bien et que j’aime bien. A Marseille, on entend toujours parler du dossier mercato du grand attaquant et au SCA, c’est celui du grand ouvreur. Où en est-on de cette histoire ? 

 

Pour le grand ouvreur, on est en plein, j’espère qu’on aura trouvé d’ici la fin du bloc. C’est vrai que c’était le bon clin d’œil avec l’attaquant à Marseille, je suis un grand supporter de Marseille et je connais (rires). On cherche quelqu’un qui renforcer le poste et qui va nous amener une plus-value, j’aurai pu en avoir un depuis longtemps mais j’ai pris la décision, et je l’assume, d’attendre et de trouver la personne adéquate. Si ça se trouve, je ne la trouverai pas et je l’assumerais mais je peux aussi la trouver et je serai très content. 

Le plus dur pour lui sera de s’adapter au projet de jeu qui est en cours et qui est déjà bien initié ?

 

Je suis d’accord avec toi mais par contre, je sais que les joueurs qu’on a actuellement le maîtrise, on a changé quelques trucs donc ils le maîtrisent de plus en plus. Il va arriver dans une équipe censée mieux jouer et mieux se placer donc il est sûr qu’il va falloir qu’il s’intègre aux autres mais les autres vont l’aider plus que s’il était rentré au début, à la création du projet. Mais oui, il est certain qu’il faudra qu’il s’intègre. 

Lucas Sperandio est arrivé. Comment est-il ? 

 

Sympa et agréable (rires). J’aime beaucoup cette nationalité-là, et pas parce-que ce sont mes origines, il nous a amené tout ce que j’attendais de lui et ce que je savais de lui. Il est vite arrivé, il est rempli de bonne humeur et j’aime beaucoup, ça a amené beaucoup au groupe sur plein de paramètres et c’est tant mieux. 

Dans le microcosme de la Nationale, tous les autres présidents et entraîneurs demandent comment le Sporting Club Albigeois a fait pour amener un poisson comme ça dans ses filets ?

 

Quand on regarde comme ça, j’aimerais encore deux ou trois recrutements donc les gens disent parfois  » pourquoi est-ce qu’il ne finit pas le recrutement plus tôt  » ? Parce-que je me dis que je vais peut-être ou peut-être pas trouver les 3 mais que c’est mon ambition et que, encore une fois, je ne vais pas prendre pour prendre. Il fallait aussi que l’on prenne un joueur d’expérience, on a eu l’opportunité et le club a décidé d’aller à fond dans ce truc-là. Lui avait envie de goûter une aventure française donc on s’est marié mais encore une fois, il faudra être patient, il faut aussi qu’il s’adapte. En tous cas, ce qu’on voit de lui est ce qu’on savait et je suis très content qu’il soit là. 

Il y a un an et demi, il jouait quand même contre l’équipe de France avec l’équipe d’Italie, ce n’est pas neutre ? 

 

Exactement, il est sûr que c’est une belle performance. Il a un bon CV mais, encore une fois, je suis très content du groupe que j’ai et des joueurs. Je ne l’ai pas recruté parce qu’on est en déficit à ce poste, on manquait un peu de nombre à certains endroits dont celui-là mais je suis très content des joueurs qui sont à son poste. Ce n’est pas une question de niveau ou du fait que je voulais renforcer, c’est juste qu’on était un peu juste en nombre à ce poste-là. 

Dans les prochains recrutements, un seconde ligne était envisagé. Est-ce que ça a avancé de ce côté-là ? 

 

Pareil, on est toujours en recherche. On va voir les opérations que l’on peut faire, il faut aussi réviser au niveau du budget car plus tu prends, moins il y en a. Pour Lucas, on avait l’opportunité de le prendre et je suis très content qu’il rejoigne le club, quant aux autres, on continue. 

Au #MagSport, on a fait un classement sur les budgets de Nationale. Le Sporting est 4e en termes de SASP, 8e en termes de formation à l’Association et 6e au général. Est-ce que le budget fait le sportif ? On a envie de dire pas tout à fait car, si on regarde Massy l’année dernière, ils n’avaient pas un gros budget mais ils sont montés

 

Massy était à peu près dans les mêmes clous que nous. Je suis convaincu que le budget ne fait pas le sportif par contre, il aide et il y contribue parfois. Je pense qu’il y a des limites à ne pas dépasser, que tu ne peux pas faire quelque chose si tu n’as pas de budget mais je suis persuadé que parfois, ce n’est pas parce-que tu n’as pas le plus gros budget que tu ne peux pas y arriver. J’ai souvent été dans des clubs qui n’avaient pas des budgets de folie et, à chaque fois, on ne s’est plutôt pas trop mal démerdé. Donc, je suis convaincu que même si on est le 6e budget de la poule, on peut arriver à tirer notre épingle du jeu mais, encore une fois, on va être très modéré. L’important est d’arriver dans l’objectif des 6 premières places et on verra après mais il est certain qu’il ne faut pas se cacher que le budget aide quand même les managers à monter ou à construire de grosses équipes. En tous cas, je suis très content de ce que font les partenaires, l’ensemble du bureau, le président, le directeur général et je suis content du budget qu’ils nous mettent à disposition. A un moment donné, il faut savoir aller dans ses limites et on ne va pas vendre des choses alors qu’on ne les a pas, on ne va pas prendre des joueurs alors qu’on n’a pas le budget. Franchement, je tiens à remercier l’ensemble des partenaires qui nous aident et le club, avec le président à sa tête qui est en total harmonie avec ce qu’on veut faire et ça aussi, ça m’aide à pouvoir monter une équipe qui sera performante dans les semaines ou les mois qui arrivent. Je suis très content des joueurs que j’ai à ma disposition. 

Quel est le mot d’ordre pour ce déplacement dans le Var ? 

 

Progresser, c’est hyper important. Je veux qu’on progresse et qu’on s’améliore, si on progresse, ça voudra dire qu’on avance. Après, le résultat … il en reste quand même 23 autres.

Propos recueillis par Loïc Colombié

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