#Rugby – Fédérale1 / Thibault Evrard (USSS) : «Il y a 2 000 habitants dans le village et on arrive à avoir 3 000 personnes!»

En Fédérale 1 dans la poule 3 du Midi-Toulousain, Thibault Evrard, joueur de l’US Saint-Sulpicienne et ex-joueur du Sporting Club Albigeois panse ses blessures avec l’espérance de retrouver les pelouses le plus rapidement possible. Alors qu’il entame sa cinquième saison sur les bords de la Lèze, l’ex 3eme ligne du Sporting Club Albigeois ouvre la boite aux souvenirs et se projette sur les ambitions futures de l’USSS.

 

Comme on a pu le voir depuis le début de saison, tu t’es gravement blessé juste en amont de la reprise. Comment vas-tu depuis que c’est arrivé ? 

 

Je me suis fait les croisés pendant l’intersaison et me suis fait opérer fin Août. C’est une blessure que tous les rugbymen connaissent et qui est très longue donc je prends mon mal en patience et je remonte la pente petit à petit. Dans l’ensemble, la rééducation se passe très bien. 

 

Cela fait maintenant 5 ans que tu es à l’US Saint-Sulpicienne, club qui est en train de monter de niveau progressivement. En effet, au début, lorsque vous jouiez contre des équipes pros, vous faisiez parfois tomber le scalp d’Albi ou de Narbonne. Maintenant, il y a un objectif qui est plus concret : la montée en Nationale 2 ? 

 

Exactement, c’est ça. Lorsque je suis arrivé, c’était un club où on commençait à se qualifier en Fédérale 1 et au fur et à mesure des années, on a commencé à s’installer sur ce statut de qualifiable et on s’est toujours plus ou moins qualifié depuis. Maintenant, l’objectif est d’aller sur l’échelon supérieur qu’est la Nationale 2. 

Selon toi, est-ce que les 4 premières places, qui sont directement qualificatives, sont encore envisageables pour Saint-Sulpice ? 

 

Les trois premières sont déjà pas mal réglées par les trois gros de notre poule que sont Pamiers, Nîmes et Marmande. On a une 4e place à aller chercher en concurrence avec Graulhet, Mazamet et Castelsarrasin où on est à 4 points d’écart donc oui, c’est cette 4e place qu’il faut viser. 

 

Dans cette poule, tu croises aussi des coachs qui ont été tes entraîneurs à Albi avec Jean-Christophe Bacca à Graulhet et Vincent Clément à Castanet ? 

 

Ça fait maintenant 3 / 4 ans que je crois Jean-Chri et on a beaucoup de plaisir à se retrouver à chaque fois. En plus, pour la première fois depuis de longues années, il réussit à avoir de jolis résultats avec Graulhet. Quant à Vincent, il n’y est que depuis cette année et comme je n’ai pas encore joué cette saison et que je ne suis pas allé à ce match-là, je ne l’ai pas encore croisé mais ça serait avec plaisir que je le reverrais. 

 

Graulhet est quand même l’équipe avec laquelle vous allez ferrailler pour essayer d’accrocher le dernier strapontin ? 

 

Je pense que ça va être l’équipe à battre et celle avec qui le résultat notamment de notre match à la maison sera décisif. 

Avec un petit jeune devenu le facteur X de Graulhet, Kevin Boulogne ? 

 

Paraît-il qu’il y fait de jolies perfs depuis le début de saison. 

 

On va revenir sur Saint-Sulpice. Cette montée en Nationale 2 serait une révolution pour ce club qui est un club avec une grosse assise amateur et qui va maintenant basculer dans le rugby semi-pro s’il montait ? 

 

C’est un petit peu le problème mais je pense qu’au même titre que Blagnac arrive à ferrailler au niveau Nationale tout en ayant une équipe de réels pluriactifs, on pourrait essayer de prétendre là-dessus. De toute façon, on n’aura pas les moyens d’être une équipe semi-pro ou professionnelle et de par nos moyens financiers et de par notre assise géographique mais aussi de par les joueurs dont l’histoire fait que l’on joue dans ce club-là

 

Je pense que l’un des matchs qui t’a le plus tenu à cœur sous le maillot de l’USSS est la victoire contre Albi ? 

 

Evidemment, c’est à aujourd’hui mon plus beau souvenir. Ça a été une énorme émotion où tu commences le match dans une boue de 15 cm et où tu te dis à la mi-temps que tout est possible parce qu’on est devant à ce moment-là et que tu finis le match sur une joie exceptionnelle d’arriver à battre cette équipe qui était invaincue en venant chez nous et qui, derrière, n’a plus perdu un match sur le reste de la saison. C’était une grosse satisfaction ce jour-là. 

 

Avec un public qui vous avait poussé jusque dans les dernières encablures du match ? 

 

C’est LE propre de ce club-là. Il y a 2 000 habitants dans le village et on arrive à avoir 3 000 personnes dans les tribunes pour les matchs importants comme l’était celui d’Albi.

 

On va un peu parler de ton passage à Albi où tu as fait quelques piges en Pro D2. Tu as quand même connu quelques années compliquées à Albi, celle avec Mauricio Reggiardo et la fameuse année avec le duo Mihas / Bérot ? 

 

Exactement. Concernant l’année avec Mauricio, pour moi, l’entente avec l’entraîneur était bonne mais j’ai malheureusement eu quelques blessures qui ont fait que j’ai été freiné sur cette saison-là et que je n’ai pas pu concrétiser les bons prémices de début de saison. Mauricio est parti en fin de saison et est arrivé Serge Mihas qui, je pense, est arrivé au club en ayant comme seule crainte de déjà se faire sortir et du coup, la première chose qu’il a faite a été de mettre tous les jeunes de côté dont moi. Donc oui, cette année-là a été très compliquée. 

Est-ce que ces années albigeoises sont un regret pour toi ou, lorsque tu regardes dans le rétro, c’est maintenant une joie ? 

 

La première année est une vraie joie, la seconde a quand même été très frustrante de ce point de vue là où, sans même regarder ce que valaient les joueurs, le mec mettait directement les jeunes de côté et ça, ça a été compliqué à vivre. 

 

On va maintenant parler de l’actuel Sporting Club Albigeois. J’imagine que tu regardes les résultats quasiment toutes les semaines ? 

 

Je suis leurs résultats un petit peu de loin mais je les suis quand même car, quand tu as connu Albi en Pro D2, tu n’as qu’une seule envie, c’est qu’ils y retournent. Je suis leurs résultats en espérant qu’enfin, les Dieux du rugby leur sourient un peu et qu’ils arrivent à accrocher ces places qui leur permettent de remonter. 

 

Tu as encore un peu de contacts avec les anciens de ton époque ? 

 

J’ai notamment deux bons amis qui y sont toujours, même si on ne prend jamais suffisamment de nouvelles de ses amis, qui sont Gianni Gaillard et Louis Decrop et oui, je continue à avoir des contacts avec eux. 

Il y a un autre club qui te tient à cœur, c’est le Stade Toulousain car tu as passé toute ta jeunesse dans la maison stadiste ? 

 

Tout à fait et ça, c’est la 2e satisfaction quand tu vois tous les copains avec qui tu as passé tes jeunes années au Stade qui sont maintenant en équipe de France et qui, en plus, performent. C’est une grosse satisfaction et de voir le club réussir aussi bien et de voir les joueurs réussir par le biais des résultats qu’ils ont en club. C’est un club que je suis avec beaucoup d’attention également. 

 

Quand peut-on penser voir le retour de  » la cisaille Evrard  » sur les terrains ? 

 

Je n’ai pas trop envie de me prononcer pour cette année car je suis sur un moment de vie où on a aussi d’autres impératifs que le rugby et notamment le côté professionnel. Donc, je mets tout en œuvre pour revenir à mon meilleur niveau pour la saison prochaine. 

 

On compte donc sur toi pour étrenner la Nationale 2 ? 

 

Exactement, en comptant sur les copains pour qu’ils fassent monter le club en Nationale 2 et s’ils y arrivent, ce sera avec plaisir que je les aiderai à y rester. 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

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