#Rugby – ProD2 / Arnaud Feltrin (Montauban) : «Ici, la ville vit à 100% rugby!»

Pour commencer notre série d’article sur les anciens joueurs du Sporting Club Albigeois qui évoluent en Top14/ProD2, nous avons décidé de consacrer l’épisode 1 à Arnaud Feltrin. Parti cet été après 5 saisons au SC Albi, découvrir les joutes de l’antichambre du Top 14 avec l’US Montauban, le talonneur formé à l’UBB enchaîne les matchs (15 titularisations). Coaché par Florent Wiiedzorek, lui aussi passé par la maison jaune et noire, l’ex talon Albigeois nous a narré son adaptation rapide dans une ville qui respire rugby. Celui que ses coéquipiers surnommaient « La Feltre » n’oublie pas ses anciens camarades tarnais et posé un regard tant sur son parcours dans le club de la cité épiscopale que sur la saison en cours du SCA.

Prochain épisode : Fabien Dorey (Rouen Normandie Rugby)

 

Crédit photo US Montauban Officiel

 

Cet été, tu as quitté le Sporting Club Albigeois et la Nationale après la désillusion face à Bourg-en-Bresse pour franchir le grand pas de la Pro D2 avec l’USM pour connaître la ferveur de Sapiac. On a l’impression que tu te régales dans ce nouveau club et ce nouveau projet ? 

 

Il est certain que le stade Sapiac est mythique. Pour l’instant, tout va bien et tout roule, j’enchaîne les matchs donc tout va pour le mieux. Il y a une très grosse ambiance, c’est un très haut niveau en Pro D2 et ça fait toujours plaisir de matcher contre des adversaires de ce poids-là. 

 

On connaît le fossé qu’il y a entre la Nationale et la Pro D2 même s’il s’est réduit ces dernières années. Mais j’imagine que tu as dû bosser comme un damné tout l’été pour être au niveau et tenir la corde ? 

 

Oui, j’ai dû bosser pour rattraper un peu le niveau face aux autres joueurs qui étaient en pleine bourre. C’est vrai qu’il y a un fossé mais en Nationale, avec des matchs comme Bourg-en-Bresse, Nice ou Narbonne qui ont tapé dur, ça se rapprochait quand même de la Pro D2. Mais le fossé est là et il a vite fallu combler l’écart qu’il y avait pour que je sois en pleine bourre pour les matchs amicaux et pour rattraper le niveau que j’avais par rapport aux autres. 

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Maintenant que ça fait six mois que tu es à Montauban, parle nous un peu de l’état d’esprit de ce club. Tu dois maintenant connaître la maison montalbanaise ? 

 

C’est un état d’esprit, un groupe de copains avec beaucoup de combat et d’agressivité. Ça se rapproche beaucoup des valeurs d’Albi et de celles que nous enseignait Arnaud Méla, des valeurs de combat, de rigueur, d’agressivité et de grosse solidarité entre nous, avec en plus l’histoire du club qu’il faut prendre en compte ce qui, du coup, nous motive encore plus. C’est une famille où chacun se bat l’un pour l’autre et où l’on envoie tous les week-end.

 

Cette cuvette de Sapiac est quelque chose de particulier ? 

 

C’est un stade assez mythique, un ancien stade dans une cuvette où il y a beaucoup de supporters, des supporters qui aiment vraiment le rugby et qui s’y connaissent vachement. C’est assez impressionnant, c’est une grosse ambiance et, malgré parfois des hauts et des bas, les supporters sont toujours là pour nous soutenir. 

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Je suppose qu’à Montauban, durant toute la semaine d’avant-match, on ne parle que de rugby dans les rues de la ville ? 

 

La ville de Montauban vit à 100% rugby, elle n’est là que pour le rugby. Ça parle rugby, il y a toujours cette notion de rugby dans la ville et c’est très important pour nous de gagner les matchs à domicile pour pouvoir satisfaire tous ces supporters-là.

 

Quand tu es arrivé à Montauban, tu n’étais pas totalement en terre inconnue car il y avait ton ancien coach des avants Flo Wieczorek mais aussi Fred Quercy, Pueyo, Tailhades. Est-ce que ça t’a permis de t’intégrer ? 

 

Le fait de connaître Paul Tailhades, Simon Augry, Quentin Pueyo et Fred Quercy a facilité mon intégration. Ça m’a permis d’avoir une base de joueurs que je connaissais pour faire ensuite connaissance avec les autres joueurs. Il est sûr qu’il est toujours plus agréable d’arriver dans un club où tu connais déjà des joueurs. 

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Est-ce que Fredo Quercy a toujours le sang aussi chaud ? 

 

Oui, il est toujours aussi chaud (rires). 

 

On va parler de ce début de saison de Montauban où vous venez de passer la mi-saison. Comment est-ce que tu le qualifies ? Etes-vous un peu déçus ou bien dans les canons que vous attendiez ? 

 

On peut dire qu’on est un peu la surprise du début de saison où on a intégré les six pour y rester car on y est encore. On essaye de s’accrocher au maximum, de prendre match après match et de tout faire pour rester dans les six. On voit que c’est très difficile car il commence à y avoir un embouteillage au niveau de ces places-là qui sont très importantes pour nous. A nous de nous accrocher, de continuer à nous battre, à faire de gros matchs à domicile et d’aller quand même chercher quelques points à l’extérieur. 

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Quelle est l’équipe que vous craignez le plus dans les rétroviseurs ? 

 

Tu sais, il y en a beaucoup (rires). Il y a Aurillac, Nevers et Colomiers qui ne sont pas loin de nous mais aussi Béziers, ça en fait beaucoup dans les rétroviseurs qui sont accrochés à nous. Nous, on regarde plus les équipes du haut pour aller les chasser plutôt que de regarder derrière car si on commence à regarder derrière, ça n’est jamais bon. 

 

Tu nous parles d’Aurillac et de Béziers. Un peu comme Montauban, ce sont des clubs qui n’ont pas de budgets stratosphériques mais qui, avec du cœur, un ADN et de l’envie, arrivent à faire de belles choses. Ça montre qu’encore de nos jours, dans cette Pro D2, ce n’est pas l’argent qui fait tout ? 

 

C’est certain. Il y a beaucoup de clubs en Pro D2 avec des valeurs comme celles-là avec beaucoup d’agressivité, où il ne faut rien lâcher malgré le budget. Béziers et Aurillac en font partie, ce sont de belles équipes avec de grandes valeurs et c’est vrai que ça ressemble beaucoup à notre équipe. 

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Tu as matché quasiment 15 fois avec Montauban. J’imagine que c’est une fierté pour toi et peut-être même que c’est en avance par rapport à ce que tu pensais quand tu as signé ? 

 

Je ne m’attendais pas du tout à matcher autant dès le début. J’en suis très content mais j’ai aussi conscience que j’ai beaucoup matché car j’ai profité des blessures qu’il y avait au poste de talonneur. Mais je suis content, j’enchaîne les performances, je continue à matcher et j’espère que ça va continuer. 

 

On va maintenant parler de ton ancien club, le Sporting Club Albigeois. La semaine dernière, face à Cognac, un certain Arthur Castant,du haut de ses 23 ans, est devenu capitaine du SCA. Je suppose que ça a dû te faire plaisir d’entendre ça ? 

 

Oui, j’ai vu qu’il avait été capitaine. C’est très bien pour lui, ça rajoute quelque chose de plus dans son CV car être capitaine, ça n’est pas donné à tout le monde, il faut quand même avoir ça en soi. Je savais qu’il avait ce leadership de par sa rigueur dans le travail et de par les mots qu’il employait malgré son jeune âge. Je ne suis pas étonné qu’il soit capitaine, c’est très bien pour lui et il faut qu’il continue comme ça. 

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Est-ce que tu as un regard sur la saison du Sporting Club Albigeois ? On sait que tu étais venu voir Albi / Chambéry mais tu dois sûrement suivre les résultats donc, que penses-tu de cette saison ? 

 

Je suis les résultats, ce n’est pas parce-que je suis parti que je ne suis plus personne. J’essaye d’avoir un maximum de contacts avec les anciens joueurs avec qui j’ai partagé beaucoup de choses, on a soudé une grosse famille donc c’est dur de s’en détacher. Je suis tous les résultats d’Albi, je pense que la saison est dure et difficile car il y a de plus gros clubs et que le championnat est serré. Mais ils sont quand même 3es, je sais qu’ils vont s’accrocher et j’espère de tout cœur qu’ils vont réussir à avoir une place pour les play-off et essayer ensuite de monter en Pro D2. Ça serait top pour eux, ils le méritent et ça serait cool qu’ils réussissent à monter en Pro D2 mais on voit qu’il y a de grosses écuries, Soyaux-Angoulême, Massy, Valence-Romans, Nice qui commence à bien revenir. A eux de faire le taf sur cette fin de saison pour pouvoir prétendre aux play-off. 

 

Et si Albi remontait en Pro D2, tu te ferais une joie de les accueillir à Sapiac ? 

 

Franchement, ça serait cool qu’ils viennent à Sapiac et vice-versa, que j’aille sur ce Stadium du Sporting Club Albigeois. 

 

Et surtout son tunnel ? 

 

Et son long tunnel (rires). 

Ce n’est pas Chaban Delmas mais on en est pas loin. (Rires) On va terminer par une question traditionnelle : quel est ton plus beau souvenir sous le maillot jaune et noir ?

 

Il y en a eu plein mais le plus beau sera les demi-finale aller / retour contre Rouen. C’est un beau et un mauvais souvenir mais l’engouement qu’il y a eu autour du club pendant ces deux matchs-là a été énorme. Je vais même rajouter les deux matchs de quart contre Dijon car on s’était fait peur là-bas mais avec un Stadium plein, on avait réussi à les taper à la maison pour pouvoir se qualifier en demi-finale. Mais c’était vraiment les demi-finale contre Rouen, ils étaient favoris, nous non, et on a quand même réussi à montrer qu’on était largement à leur niveau et qu’on aurait pu mériter mieux que ça. 

 

Propos recueillis par Loïc Colombié

 

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